
L’année 2011 a été marquée par une très nette accélération de l’histoire. Elle a commencé par le soulèvement révolutionnaire des peuples du monde arabe. Les mouvements qui ont suivi en Grèce, en Espagne et aux Etats-Unis s’en sont directement inspirés. Début août, les bourses chutaient. Dans la foulée, l’économie mondiale glissait vers la récession et la crise des dettes européennes précipitait l’UE au bord du gouffre.
Grisés par l’orgie spéculative des années 90 et 2000, les économistes bourgeois n’ont rien vu venir et ne comprennent toujours pas ce qui se passe. A l’inverse, La Riposte avait anticipé ces développements. Pendant des années, nous avons expliqué qu’une crise de surproduction majeure était inévitable, à terme. Nous soulignions également que l’accumulation de dettes colossales aggraverait la crise.
Celle-ci aura de très profondes répercussions sociales et politiques. Elle met à l’ordre du jour une intensification de la lutte des classes. Les travailleurs ne resteront pas les bras croisés pendant que les capitalistes saccagent des décennies de conquêtes sociales. Sur le plan politique, la crise sape les bases matérielles du réformisme. L’idée d’un « capitalisme à visage humain », moyennant quelques ajustements, est en contradiction flagrante avec les faits. Esclaves des marchés, les « réformistes » Papandréou et Zapatero ont mené une politique de contre-réformes draconienne.
Tout ceci souligne la nécessité d’un retour aux idées fondamentales du communisme – les idées du marxisme. En 2011, La Riposte a poursuivi et intensifié son travail dans ce sens. Nous avons organisé de nombreuses réunions publiques aux quatre coins du pays. Dans le domaine de la théorie, nous avons notamment publié un Manifeste sur la révolution arabe qui a connu un grand succès. En publiant La révolution trahie, le chef d’œuvre de Trotsky sur le stalinisme, nous avons cherché à nourrir le débat très important sur les causes de la dégénérescence bureaucratique de la révolution russe. Notre site internet est actualisé tous les deux jours, en moyenne. En septembre, nous avons invité un camarade grec à prendre la parole lors d’une réunion organisée dans notre stand de la Fête de l’Humanité. Nous avions également un stand sur les Fêtes de l’Humanité de Grenoble, Toulouse, Lyon et Rouen.
Ce ne sont là que quelques exemples du travail que les militants de La Riposte mènent au jour le jour pour défendre les idées du marxisme et développer leur influence dans le mouvement ouvrier. Et tout cela coûte, évidemment ! Rien de ce que nous avons accompli n’aurait été possible sans le soutien financier de nos adhérents et sympathisants. L’argent est le nerf de la guerre. Réunir les moyens financiers nécessaires à la réalisation de nos projets est une lutte de tous les instants. Pour 2012, nous avons de très nombreux projets. Par exemple, nous voulons publier un autre classique du marxisme. Il s’agira soit des écrits de Trotsky sur la France des années 30 (dont Où va la France ?), soit d’un recueil d’écrits de Marx et Engels. Bien sûr, la campagne électorale des présidentielles et des législatives nécessitera un investissement politique et matériel très important.
Aussi, cher lecteur, nous t’appelons à participer à la « Souscription 2012 » de La Riposte, qui vise un montant total de 5 000 euros sur toute l’année. La Riposte n’est soutenue ni par l’Etat, ni par des « amis » fortunés du genre de ceux qui signent de gros chèques à l’UMP. En revanche, nous savons que nous pouvons compter sur l’enthousiasme de travailleurs, de jeunes et de militants qui, faute de grandes fortunes, ont de grandes convictions. En cette période de crise économique, les idées du marxisme sont l’investissement le plus sûr !
Vous pouvez faire un don en ligne ICI.
Vous pouvez également nous envoyer un chèque à :
La Riposte
BP 80378
75869 Paris Cedex 18
Ordre : « La Riposte ». Notez « Souscription 2012 » au dos du chèque.
Enfin, vous pouvez bien commencer l’année en vous abonnant à notre journal, ICI (20 euros/10 numéros. Bimestriel).
Merci d’avance – et meilleurs vœux !