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	<title>Journal communiste : La Riposte</title>
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		<title>Journal communiste : La Riposte</title>
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		<title>Front de Gauche : les le&#231;ons d'un succ&#232;s</title>
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		<dc:creator>Greg Oxley, PCF Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Elections 2012</dc:subject>

		<description>La campagne du Front de Gauche &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fut un immense succ&#232;s. Le score r&#233;alis&#233; par Jean-Luc M&#233;lenchon (11,1 %) est pr&#232;s de six fois plus &#233;lev&#233; que celui de la candidate du PCF en 2007. Mais la port&#233;e historique de ce qui s'est pass&#233; va bien au-del&#224; du seul scrutin. Les rassemblements, massifs et enthousiastes, que nous avons organis&#233;s au cours de la campagne, &#233;taient d'une ampleur in&#233;dite en France depuis 1981. En plus des militants du Front de Gauche, (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1784.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La campagne du Front de Gauche &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle fut un immense succ&#232;s. Le score r&#233;alis&#233; par Jean-Luc M&#233;lenchon (11,1 %) est pr&#232;s de six fois plus &#233;lev&#233; que celui de la candidate du PCF en 2007. Mais la port&#233;e historique de ce qui s'est pass&#233; va bien au-del&#224; du seul scrutin. Les rassemblements, massifs et enthousiastes, que nous avons organis&#233;s au cours de la campagne, &#233;taient d'une ampleur in&#233;dite en France depuis 1981. En plus des militants du Front de Gauche, ils ont mobilis&#233; des centaines de milliers de militants syndicaux, de travailleurs et de jeunes. L'engagement des militants du PCF et du PG a &#233;t&#233; exemplaire. Leurs id&#233;es, leur &#233;nergie et leur action sur le terrain &#8211;&#8200;tractages, affichages, porte-&#224;-porte, manifestations, assembl&#233;es citoyennes, etc.&#8200;&#8211; ont &#233;t&#233; un facteur d&#233;terminant dans le r&#233;sultat obtenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'arri&#232;re-plan &#233;conomique et social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La production stagne. Le ch&#244;mage a massivement augment&#233;. Le d&#233;ficit commercial &#8211; 75 milliards d'euros &#8211; n'a jamais &#233;t&#233; aussi important. La dette publique se situe &#224; plus de 1700&#8199;milliards d'euros, ce qui fait que l'Etat ne peut plus intervenir pour stimuler l'activit&#233; &#233;conomique. La dette s'alourdit annuellement d'environ 150&#8199;milliards d'euros. La France est sur le m&#234;me chemin que la Gr&#232;ce et l'Espagne, celui qui m&#232;ne &#224; la faillite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les capitalistes n'ont pas de solution &#224; la crise, puisqu'ils en sont la cause. Par contre, ils la font payer aux travailleurs en imposant la r&#233;gression sociale dans tous les domaines. Les mobilisations syndicales &#8211; notamment en 2010, avec le mouvement contre la r&#233;forme des retraites &#8211; n'ont pas permis de faire reculer le gouvernement. Avec l'approche des &#233;lections, les travailleurs se sont donc tourn&#233;s vers la politique pour trouver une solution. Ceci explique, en partie, le succ&#232;s du Front de Gauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais malgr&#233; le d&#233;sastre social provoqu&#233; par le capitalisme, la campagne n'aurait jamais eu autant d'impact avec un candidat moins combatif. C'est la premi&#232;re grande le&#231;on de la campagne. M&#233;lenchon a men&#233; une campagne vigoureuse et militante. Il a activement soutenu et mis en valeur les travailleurs en lutte. L'adversaire &#8211; le syst&#232;me capitaliste &#8211; &#233;tait clairement d&#233;sign&#233;. Il a r&#233;pondu point par point aux id&#233;es r&#233;actionnaires de Sarkozy et de Le Pen. Le programme qu'il a d&#233;fendu, malgr&#233; ses lacunes, &#233;tait le seul qui visait &#224; d&#233;fendre et am&#233;liorer les conditions de vie de la masse de la population. M&#233;lenchon s'est efforc&#233; de convaincre les travailleurs de leur propre force, de leur donner confiance en eux-m&#234;mes, de les inciter &#224; l'action, &#224; la r&#233;sistance. Le mot d'ordre &#171; Prenez le pouvoir ! &#187; communiquait, lui aussi, une confiance dans la classe ouvri&#232;re et sa capacit&#233; &#224; imposer un changement fondamental de r&#233;gime. C'est avant tout cette approche militante et audacieuse qui a pay&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;clarant qu'il ne participerait pas &#224; un gouvernement socialiste, compte tenu de son programme, le candidat du Front de Gauche a envoy&#233; &#224; l'&#233;lectorat un message dont l'impact a &#233;t&#233; particuli&#232;rement fort dans les rangs de la CGT. A l'&#233;poque du gouvernement Jospin, le PCF a perdu des dizaines de milliers d'adh&#233;rents, dont un nombre tr&#232;s important de CGTistes, &#233;c&#339;ur&#233;s de voir des ministres communistes approuver des privatisations et bien d'autres mesures r&#233;trogrades. Ces camarades s'&#233;taient r&#233;fugi&#233;s dans le syndicalisme. Mais la campagne de M&#233;lenchon les a largement ramen&#233;s &#224; la politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les luttes &#224; venir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande et son gouvernement &#171; socialiste &#187; h&#233;ritent de tous les probl&#232;mes &#233;conomiques et sociaux qui existaient sous Sarkozy. Et devant eux se dresse une r&#233;alit&#233; implacable &#224; laquelle ils ne pourront pas se soustraire : il est impossible d'emp&#234;cher la r&#233;gression sociale sans s'attaquer frontalement &#224; sa cause fondamentale, &#224; savoir l'emprise asphyxiante de la classe capitaliste sur la vie &#233;conomique du pays et du continent europ&#233;en. L'alternative au combat, c'est la reddition. Et quelles que soient les intentions subjectives de Hollande &#8211; son &lt;i&gt;d&#233;sir&lt;/i&gt; ou sa &lt;i&gt;volont&#233;&lt;/i&gt; de faire mieux que Sarkozy &#8211;, aucune &#171; troisi&#232;me voie &#187; entre ces alternatives ne lui sera ouverte. On ne peut pas &#224; la fois maintenir un syst&#232;me en d&#233;clin et en &#233;viter les cons&#233;quences sociales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, bien avant le vote du 6 mai, Hollande avait donn&#233; des gages aux milieux capitalistes, leur expliquant sans d&#233;tour qu'ils n'avaient rien &#224; craindre de son gouvernement. Dans le contexte actuel, un gouvernement qui limite ainsi son action &#224; ce qui est conforme aux int&#233;r&#234;ts capitalistes se verra contraint, par la force des choses, &#224; adopter une politique de r&#233;gression sociale. C'est ce que commande la loi du profit. Accepter le capitalisme, c'est accepter les lois qui r&#233;gissent son fonctionnement. Les espoirs plac&#233;s en Hollande par ceux qui l'ont port&#233; au pouvoir seront rapidement dissip&#233;s. Hollande deviendra aussi impopulaire que Sarkozy &#8211; et m&#234;me plus encore, car ses concessions &#224; la classe capitaliste n'att&#233;nueront pas l'hostilit&#233; de la droite &#224; son &#233;gard. En m&#234;me temps, il perdra sa propre base sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette situation profitera &#224; l'UMP et au Front National, sur le plan &#233;lectoral. Mais sur le plan social, elle obligera la classe ouvri&#232;re &#224; entrer en action. Les principales organisations syndicales &#8211; particuli&#232;rement la CGT &#8211; se trouveront en premi&#232;re ligne des luttes. Le Front de Gauche qui, pour l'heure, n'a attir&#233; sous ses drapeaux que la couche la plus consciente et militante du mouvement ouvrier, pourra devenir le point de ralliement de toutes les forces sociales en lutte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La discussion sur le programme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De grandes perspectives s'ouvrent donc devant le Front de Gauche et les partis qui composent cette alliance. Et ces m&#234;mes perspectives nous obligent &#224; une &#233;valuation critique de notre &lt;i&gt;programme&lt;/i&gt;. Au PCF, la publication de &lt;i&gt;L'Humain d'abord&lt;/i&gt; a mis la question de notre programme au c&#339;ur des discussions &#224; un point jamais connu depuis le &lt;i&gt;Programme Commun&lt;/i&gt; des ann&#233;es 70. Chez les communistes, comme sans doute chez les militants du Parti de Gauche, le contenu du programme ne fait pas l'unanimit&#233; sur tous les points. Le contraire serait &#233;tonnant. Il n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme achev&#233; et immuable, mais comme une premi&#232;re &#233;bauche susceptible d'&#234;tre am&#233;lior&#233;e et modifi&#233;e &#224; la faveur d'une discussion d&#233;mocratique. Cette discussion doit se poursuivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Humain d'abord&lt;/i&gt; marque un progr&#232;s par rapport &#224; l'extr&#234;me timidit&#233; du programme que d&#233;fendait le PCF en 2007, lequel ne contenait aucune nationalisation et aucune autre mesure significative contre la propri&#233;t&#233; capitaliste. Mais le programme du Front de Gauche comporte une faille majeure : il ne d&#233;fend pas explicitement l'abolition du capitalisme et l'instauration du socialisme. Or, les m&#234;mes pressions capitalistes et les m&#234;mes alternatives qui s'op&#233;reront contre le gouvernement &#171; socialiste &#187; s'exerceraient &#233;galement contre un gouvernement du Front de Gauche. Consid&#233;r&#233; dans son ensemble, &lt;i&gt;L'Humain d'abord&lt;/i&gt; repr&#233;sente une tentative de r&#233;soudre les probl&#232;mes cr&#233;&#233;s par le capitalisme dans les limites de ce m&#234;me syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://www.lariposte.com/interview-de-jean-luc-melenchon,1724.html&quot; class='spip_out'&gt;l'interview&lt;/a&gt; qu'il a accord&#233;e &#224; &lt;i&gt;La Riposte&lt;/i&gt;, Jean-Luc M&#233;lenchon a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; d'affronter les march&#233;s financiers. C'est absolument correct. Sans cela, la lutte pour changer la soci&#233;t&#233; est impensable. Mais dans ce cas, notre programme ne doit pas perdre de vue que les sommes colossales qui s'&#233;changent sur les march&#233;s financiers ont &#233;t&#233; accumul&#233;es gr&#226;ce &#224; la &lt;i&gt;propri&#233;t&#233; priv&#233;e&lt;/i&gt; de l'industrie et de quasiment toutes les branches de l'appareil productif, des transports, des banques, des assurances et organismes de cr&#233;dit, des terres et des ressources naturelles en g&#233;n&#233;ral. Il serait tout &#224; fait illusoire d'imaginer qu'il est possible de remporter la lutte contre la finance sans s'attaquer &#224; cette racine de la puissance financi&#232;re de la classe capitaliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gr&#232;ve &#233;tudiante historique au Qu&#233;bec</title>
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		<dc:date>2012-05-13T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Villeret (PCF et CGT 93)</dc:creator>



		<description>Le 13 f&#233;vrier dernier, 200&#8200;000 &#233;tudiants se sont engag&#233;s dans la gr&#232;ve illimit&#233;e la plus massive de l'histoire du Qu&#233;bec. Ce mouvement fait suite &#224; l'annonce par le gouvernement provincial, dirig&#233; par Jean Charest (Parti Lib&#233;ral, droite), de doubler les frais de scolarit&#233;. Depuis, la lutte des &#233;tudiants n'a cess&#233; de renforcer son soutien de masse au sein de la population, ce qui fait craindre &#224; la classe dirigeante une extension de la contestation sociale &#224; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1783.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 f&#233;vrier dernier, 200&#8200;000 &#233;tudiants se sont engag&#233;s dans la gr&#232;ve illimit&#233;e la plus massive de l'histoire du Qu&#233;bec. Ce mouvement fait suite &#224; l'annonce par le gouvernement provincial, dirig&#233; par Jean Charest (Parti Lib&#233;ral, droite), de doubler les frais de scolarit&#233;. Depuis, la lutte des &#233;tudiants n'a cess&#233; de renforcer son soutien de masse au sein de la population, ce qui fait craindre &#224; la classe dirigeante une extension de la contestation sociale &#224; d'autres secteurs et d'autres provinces du Canada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 22 mars, pr&#232;s de 300&#8200;000 personnes ont manifest&#233; &#224; Montr&#233;al &#224; l'initiative des &#233;tudiants en gr&#232;ve. Ils ont &#233;t&#233; rejoints par des enseignants et des travailleurs, notamment des secteurs de la sant&#233; et de la m&#233;tallurgie, tr&#232;s touch&#233;s par la crise. C'&#233;tait, par le nombre, la plus importante manifestation de l'histoire du Qu&#233;bec, qui compte 8 millions d'habitants. Face &#224; l'ampleur de la contestation, le gouvernement s'efforce de diviser le mouvement et de l'&#233;touffer. Mais la propagande de Charest, qui parle de sacrifices n&#233;cessaires dans un contexte de crise &#233;conomique, a rapidement atteint ses limites. Les salari&#233;s, les jeunes et les retrait&#233;s subissent une baisse g&#233;n&#233;rale de leur niveau de vie et ne l'acceptent plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le gouvernement, il n'est pas question de n&#233;gocier. La hausse des frais de scolarit&#233; s'inscrit dans un vaste plan d'aust&#233;rit&#233; dont les capitalistes exigent la mise en &#339;uvre. Aussi le gouvernement est-il r&#233;solu &#224; employer tous les moyens n&#233;cessaires pour faire plier les &#233;tudiants. La police intervient dans les universit&#233;s pour briser les piquets de gr&#232;ve. Des centaines d'&#233;tudiants sont arr&#234;t&#233;s chaque semaine. Les tribunaux condamnent les gr&#233;vistes et ordonnent la r&#233;ouverture des universit&#233;s. Mais rien n'y fait et la mobilisation s'amplifie. Le 20 avril, des centaines d'&#233;tudiants ont assailli le palais des congr&#232;s de Montr&#233;al, o&#249; le premier ministre du Qu&#233;bec tenait une conf&#233;rence. Deux jours plus tard, 200&#8200;000 personnes ont &#224; nouveau manifest&#233; &#224; Montr&#233;al. L&#224; encore, des salari&#233;s se sont joints aux &#233;tudiants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grandes traditions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La propagande, la r&#233;pression polici&#232;re et les sanctions judiciaires n'y faisant rien, la classe dirigeante pourrait c&#233;der, par crainte d'une extension incontr&#244;l&#233;e de la gr&#232;ve. La classe ouvri&#232;re qu&#233;b&#233;coise a une longue tradition de lutte. Ses centrales syndicales peuvent mobiliser massivement, comme en 2008 contre la casse de la fonction publique. Elles devraient appeler explicitement &#224; rejoindre les cort&#232;ges &#233;tudiants et &#224; &#233;tendre la gr&#232;ve aux salari&#233;s des secteurs public et priv&#233;. La CSN, le principal syndicat, a fait un pas dans cette direction, &#224; l'occasion du 1er mai, en appelant les travailleurs &#224; organiser des piquets de gr&#232;ve en solidarit&#233; avec les &#233;tudiants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dette publique du Qu&#233;bec est l'une des plus importantes au monde. Elle repr&#233;sentait en 2010 pr&#232;s de 95&#8200;% de son PIB et n'a cess&#233; depuis d'augmenter. Elle est due &#224; l'injection massive d'argent public dans l'&#233;conomie pour retarder les effets de la crise et soutenir les exigences de rentabilit&#233; des capitalistes. Ce sont eux qui aujourd'hui exigent que la facture soit pr&#233;sent&#233;e aux &#233;tudiants et aux travailleurs. Dans le m&#234;me temps, l'emploi priv&#233; est en train de d&#233;visser. Les d&#233;localisations industrielles se multiplient. Face aux gr&#232;ves, le patronat recourt aux &lt;i&gt;lock-out&lt;/i&gt;. Interdites en France, mais l&#233;gales au Qu&#233;bec, il s'agit de fermetures d'entreprises &#224; l'initiative de l'employeur, lorsqu'il est confront&#233; &#224; une gr&#232;ve des salari&#233;s. C'est en fait une gr&#232;ve patronale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Qu&#233;bec entre dans une p&#233;riode de tr&#232;s fortes tensions sociales. La base des centrales syndicales s'est montr&#233;e tr&#232;s combative en 2008 et 2009. Les salari&#233;s du secteur public et les ouvriers de l'industrie en crise accumulent de la col&#232;re contre la d&#233;gradation de leurs conditions de vie. Ils sont pr&#234;ts &#224; passer l'offensive. Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire du Canada, le parti traditionnel de la gauche parlementaire &#8211; le NPD &#8211; est arriv&#233; second aux derni&#232;res &#233;lections. Il a fini en t&#234;te au Qu&#233;bec. Le flambeau de la lutte est aujourd'hui brandi par la jeunesse du Qu&#233;bec dans une gr&#232;ve historique qui a port&#233; la contestation sociale &#224; un niveau sans doute jamais atteint dans le pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;sistance ou capitulation - Edito du n&#176;62</title>
		<link>http://www.lariposte.com/resistance-ou-capitulation-edito,1782.html</link>
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		<description>L&#8202;&#8202;a victoire de Fran&#231;ois Hollande marque une nouvelle &#233;tape dans l'histoire du pays. Nous devons maintenant remporter la bataille des l&#233;gislatives. Il faut renverser la majorit&#233; de droite &#224; l'Assembl&#233;e Nationale et y &#233;lire un maximum de d&#233;put&#233;s du Front de Gauche. Mais n'oublions pas que Sarkozy n'&#233;tait que le repr&#233;sentant le plus en vue d'une classe et d'un syst&#232;me. Sarkozy, ses id&#233;es r&#233;actionnaires et racistes, sa haine et son m&#233;pris de la (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1782.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L&#8202;&#8202;a victoire de Fran&#231;ois Hollande marque une nouvelle &#233;tape dans l'histoire du pays. Nous devons maintenant remporter la bataille des l&#233;gislatives. Il faut renverser la majorit&#233; de droite &#224; l'Assembl&#233;e Nationale et y &#233;lire un maximum de d&#233;put&#233;s du Front de Gauche. Mais n'oublions pas que Sarkozy n'&#233;tait que le repr&#233;sentant le plus en vue d'une classe et d'un syst&#232;me. Sarkozy, ses id&#233;es r&#233;actionnaires et racistes, sa haine et son m&#233;pris de la classe ouvri&#232;re, ses attaques contre les services publics et contre toutes les conqu&#234;tes sociales du pass&#233;, contre les retraites, contre les droits syndicaux, n'&#233;taient que la traduction id&#233;ologique et politique des int&#233;r&#234;ts de la classe capitaliste. Cette classe est toujours au pouvoir. Le syst&#232;me est toujours intact. Si on change la composition du gouvernement sans toucher aux fondements de ce syst&#232;me, il s'av&#233;rera impossible d'en finir avec la r&#233;gression sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sc&#232;nes de liesse populaire &#224; la Bastille et &#224; travers le pays &#233;taient compr&#233;hensibles. Mais derri&#232;re la joie, il y a des attentes, des besoins &#233;normes. Le ch&#244;mage a atteint des proportions historiques. Dans l'un des pays les plus riches au monde, la pauvret&#233; &#233;tend son empire. Tous les travailleurs ne vivent pas dans la mis&#232;re, mais pratiquement tous subissent une d&#233;t&#233;rioration de leurs conditions de vie. Hollande nous assure qu'il sera le pr&#233;sident de l'&#233;galit&#233; et de la justice. Il a promis de &#171; mettre fin aux privil&#232;ges &#187;. Mais en m&#234;me temps, il a d&#233;clar&#233; sans ambages que les march&#233;s &#8211; c'est-&#224;-dire les capitalistes &#8211; n'ont rien &#224; craindre de sa pr&#233;sidence. Ces d&#233;clarations sont pour le moins contradictoires. On ne peut servir deux ma&#238;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hollande a compar&#233; sa victoire &#224; celle de Fran&#231;ois Mitterrand en 1981. Mais cette exp&#233;rience nous a surtout appris &#8211; et pas pour la premi&#232;re fois &#8211; qu'un gouvernement de gauche qui cherche &#224; g&#233;rer le capitalisme finira, au contraire, par &#234;tre g&#233;r&#233; par le capitalisme. Toutes les mesures que Fran&#231;ois Hollande prendrait dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs seront consid&#233;r&#233;es comme une atteinte &#224; la rentabilit&#233; capitaliste. Les sp&#233;culateurs vont se mettre &#224; &#171; &lt;i&gt;parier contre la France&lt;/i&gt; &#187;, pour reprendre l'expression employ&#233;e par le &lt;i&gt;Financial Times&lt;/i&gt; au lendemain du second tour de la pr&#233;sidentielle. La BCE, le FMI, les Bourses et fonds d'investissement du monde entier &#8211; et surtout les capitalistes fran&#231;ais &#8211; se serviront de l'immense pouvoir dont ils disposent pour obtenir ce qu'ils veulent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont justement ces march&#233;s, la Bourse, les chefs des grandes entreprises et des banques qui dirigent le pays, qui sont le vrai gouvernement de France. Le paradoxe, c'est que la classe capitaliste est tr&#232;s puissante &#233;conomiquement, mais n'est presque rien socialement. La source de son pouvoir, c'est sa propri&#233;t&#233;. Mais ce n'est qu'une toute petite minorit&#233; de la population. Et tant que cette minorit&#233; parasitaire n'est pas &#233;branl&#233;e et renvers&#233;e &#8211; c'est-&#224;-dire expropri&#233;e &#8211; le gouvernement institutionnel ne peut apporter que quelques corrections marginales aux conditions sociales et &#233;conomiques qu'elle nous inflige. Autrement dit, une politique de r&#233;forme sociale qui n'est pas li&#233;e &#224; l'expropriation des capitalistes ne peut pas aboutir. Il faut r&#233;sister, combattre le capitalisme &#8211; ou alors capituler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'importe pas, &#224; cet &#233;gard, qu'un chef de gouvernement soit plus int&#232;gre et plus honn&#234;te qu'un autre. Reconnaissons volontiers que Hollande n'a ni le m&#233;pris, ni l'arrogance, ni les penchants racistes de Sarkozy. Mais son souci de m&#233;nager les capitalistes l'am&#232;nera in&#233;luctablement &#224; abandonner les travailleurs et la jeunesse &#224; leur sort. Les pressions capitalistes &#8211; contre lesquelles lui et son gouvernement se sont volontairement d&#233;sarm&#233;s &#8211; parviendront &#224; fa&#231;onner la politique du gouvernement. Celui qui nous parlait d'&#233;galit&#233; nous parlera de rigueur et de sacrifices. Celui qui hier nous parlait de r&#234;ves nous parlera demain des r&#233;alit&#233;s &#8211; celles du capitalisme en d&#233;clin. Les capitalistes et la droite, tout en sabordant l'&#233;conomie, mettront la responsabilit&#233; des cons&#233;quences sociales sur le dos les &#171; socialistes &#187; au pouvoir. La position du gouvernement sera min&#233;e et son &#233;lectorat d&#233;&#231;u.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse de construire une alternative r&#233;volutionnaire &#224; la politique de Hollande. Pour nous, militants du PCF et nos alli&#233;s dans le Front de Gauche, la source de la crise r&#233;side dans le syst&#232;me capitaliste. Il faut donc compl&#233;ter notre programme pour tenir compte de cette r&#233;alit&#233; et fixer l'attention des travailleurs sur la n&#233;cessit&#233; de briser le pouvoir des banques, de mettre fin &#224; l'emprise des capitalistes sur l'&#233;conomie et proc&#233;der &#224; la construction d'une R&#233;publique Socialiste.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez vous abonner &lt;strong&gt;en ligne&lt;/strong&gt; (ci-dessous) ou &lt;strong&gt;par courrier postal&lt;/strong&gt; en envoyant un ch&#232;que (de 20 ou 30 euros) et vos coordonn&#233;es &#224; :
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		<title>Num&#233;ro 62</title>
		<link>http://www.lariposte.com/numero-62,1781.html</link>
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		<dc:date>2012-05-10T08:37:54Z</dc:date>
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		<description>Quelle strat&#233;gie et quel programme pour la CGT ? Paris 17e : licenciement abusif d'un syndicaliste Edito : R&#233;sistance ou capitulation LVL Medical : de gros profits sur le dos des salari&#233;s et de la S&#233;cu G&#233;n&#233;ration pr&#233;caire Animateur socioculturel : la pr&#233;carit&#233; au service des gens Front de Gauche : les le&#231;ons d'un succ&#232;s La crise du NPA L'avenir du Front de Gauche et du PCF A propos du mot d'ordre de &#171; VIe R&#233;publique &#187; Le Front de Gauche et le gouvernement (...)

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&lt;a href="http://www.lariposte.com/-archives-.html" rel="directory"&gt;Archives&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1781.jpg&quot; width='114' height='150' style='height:150px;width:114px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle strat&#233;gie et quel programme pour la CGT ?
&lt;br /&gt;Paris 17e : licenciement abusif d'un syndicaliste
&lt;br /&gt;Edito : R&#233;sistance ou capitulation
&lt;br /&gt;LVL Medical : de gros profits sur le dos des salari&#233;s et de la S&#233;cu
&lt;br /&gt;G&#233;n&#233;ration pr&#233;caire
&lt;br /&gt;Animateur socioculturel : la pr&#233;carit&#233; au service des gens
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&lt;br /&gt;La crise du NPA
&lt;br /&gt;L'avenir du Front de Gauche et du PCF
&lt;br /&gt;A propos du mot d'ordre de &#171; VIe R&#233;publique &#187;
&lt;br /&gt;Le Front de Gauche et le gouvernement socialiste
&lt;br /&gt;La menace du Front National
&lt;br /&gt;Le vote FN dans la Fonction publique
&lt;br /&gt;Situation explosive en Espagne
&lt;br /&gt;Gr&#232;ve &#233;tudiante historique au Qu&#233;bec
&lt;br /&gt;Etats-Unis : la destruction capitaliste de D&#233;troit
&lt;br /&gt;La guerre civile en Syrie
&lt;br /&gt;La vie et l'oeuvre de Robert Owen (1771-1858)
&lt;br /&gt;Un classique du marxisme : &lt;i&gt;R&#233;forme sociale ou r&#233;volution ?&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Courriers des lecteurs
&lt;br /&gt;L'exploiteur du mois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sarkozy battu, la lutte continue</title>
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		<dc:date>2012-05-07T13:28:11Z</dc:date>
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		<description>Sarkozy est vaincu. Le candidat socialiste a remport&#233; 51,62 % des suffrages exprim&#233;s. Mais ce r&#233;sultat global cache l'ampleur r&#233;elle du rejet de Sarkozy et de la droite. Dans pratiquement toutes les grandes villes de France, m&#234;me celles qui se trouvent dans des d&#233;partements empreints de conservatisme, le score de Hollande est bien sup&#233;rieur &#224; son score national. Citons les cas de Strasbourg (55 %), Reims (53 %), Chartres (52 %) ou encore Cherbourg (60 %). Une large majorit&#233; de (...)

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&lt;a href="http://www.lariposte.com/-politique-francaise-.html" rel="directory"&gt;Politique fran&#231;aise&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sarkozy est vaincu. Le candidat socialiste a remport&#233; 51,62 % des suffrages exprim&#233;s. Mais ce r&#233;sultat global cache l'ampleur r&#233;elle du rejet de Sarkozy et de la droite. Dans pratiquement toutes les grandes villes de France, m&#234;me celles qui se trouvent dans des d&#233;partements empreints de conservatisme, le score de Hollande est bien sup&#233;rieur &#224; son score national. Citons les cas de Strasbourg (55 %), Reims (53 %), Chartres (52 %) ou encore Cherbourg (60 %). Une large majorit&#233; de salari&#233;s a vot&#233; pour la gauche. M&#234;me chose chez les &#233;lecteurs de 18 &#224; 55 ans. Les r&#233;serves sociales de la droite r&#233;sident essentiellement chez les riches, chez ceux qui vivent de l'exploitation d'autrui, chez les personnes &#226;g&#233;es, dans les campagnes et plus g&#233;n&#233;ralement dans les eaux stagnantes de la soci&#233;t&#233;. Les villes, la jeunesse, les travailleurs &#8211; toutes les forces vives du pays, en somme &#8211; ont massivement rejet&#233; Sarkozy et sa politique r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette victoire marque une nouvelle &#233;tape dans l'histoire du pays. La d&#233;faite de Sarkozy est une excellente chose. Nous devons maintenant remporter la bataille des l&#233;gislatives. Il faut renverser la majorit&#233; de droite &#224; l'Assembl&#233;e Nationale et y &#233;lire un maximum de d&#233;put&#233;s du Front de Gauche. Mais ne perdons pas de vue que Sarkozy n'&#233;tait que le repr&#233;sentant le plus en vue d'une classe et d'un syst&#232;me. Sarkozy, ses id&#233;es r&#233;actionnaires et racistes, sa haine et son m&#233;pris de la classe ouvri&#232;re, ses attaques contre les services publics et contre toutes les conqu&#234;tes sociales du pass&#233;, contre les retraites, contre les droits syndicaux, n'&#233;taient que la traduction id&#233;ologique et politique des int&#233;r&#234;ts de la classe capitaliste. Cette classe est toujours au pouvoir. Le syst&#232;me est toujours intact. Si on change la composition du gouvernement sans toucher aux fondements de ce syst&#232;me, il s'av&#233;rera impossible d'en finir avec la r&#233;gression sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sc&#232;nes de liesse populaire &#224; la Bastille et &#224; travers le pays sont compr&#233;hensibles. Nous sommes tous contents de la d&#233;faite de Sarkozy. Mais quelle sera la politique du nouveau gouvernement ? Hollande nous assure qu'il sera le pr&#233;sident de l'&#233;galit&#233; et de la justice. Il a promis de &lt;i&gt;&#171; mettre fin aux privil&#232;ges &#187;&lt;/i&gt;. Mais en m&#234;me temps, il a d&#233;clar&#233; sans ambages que les &lt;i&gt;&#171; march&#233;s &#187;&lt;/i&gt; &#8211; c'est-&#224;-dire les int&#233;r&#234;ts capitalistes &#8211; n'ont rien &#224; craindre de sa pr&#233;sidence. Ces d&#233;clarations sont pour le moins contradictoires. On ne peut servir deux ma&#238;tres. Sa victoire a &#233;t&#233; compar&#233;e &#8211; par Hollande lui-m&#234;me et bien d'autres &#8211; &#224; celle qui a port&#233; Fran&#231;ois Mitterrand au pouvoir le 10 mai 1981. Mais cette exp&#233;rience nous apprend surtout qu'un gouvernement qui limite son action &#224; ce qui est conforme aux int&#233;r&#234;ts capitalistes se verra contraint, par la force des choses, d'adopter une politique de r&#233;gression sociale. C'est ce que commande la loi du profit. Accepter le capitalisme, c'est accepter les lois qui r&#233;gissent son fonctionnement. Les espoirs plac&#233;s en Hollande par ceux qui l'ont port&#233; au pouvoir seront rapidement dissip&#233;s. La capitulation du gouvernement &#171; socialiste &#187; aux int&#233;r&#234;ts capitalistes n'att&#233;nuera pas l'hostilit&#233; de la droite &#224; son &#233;gard. Mais elle lui fera perdre, en m&#234;me temps, sa propre base sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse de construire une alternative r&#233;volutionnaire &#224; la politique de Hollande. Pour le PCF et ses alli&#233;s dans le Front de Gauche, la source de la crise r&#233;side dans le syst&#232;me capitaliste. Il faut donc compl&#233;ter notre programme pour tenir compte de cette r&#233;alit&#233; et fixer l'attention des travailleurs sur la n&#233;cessit&#233; de briser le pouvoir des banques, de mettre fin &#224; l'emprise des capitalistes sur l'&#233;conomie et proc&#233;der &#224; la construction d'une R&#233;publique Socialiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chassons Sarkozy ! Passons &#224; l'offensive ! - Tract pour le 1er mai</title>
		<link>http://www.lariposte.com/chassons-sarkozy-passons-a-l,1779.html</link>
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		<dc:date>2012-04-25T13:17:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Riposte</dc:creator>



		<description>Pendant cinq ans, Sarkozy et sa clique ont travaill&#233; au service exclusif des grands capitalistes. Ils ont d&#233;fendu leurs profits, multipli&#233; les cadeaux fiscaux aux plus riches, renflou&#233; les banques priv&#233;es avec de l'argent public. Dans le m&#234;me temps, les conditions de vie et de travail de l'&#233;crasante majorit&#233; de la population n'ont cess&#233; de se d&#233;grader. Depuis 2007, pas moins de 350 000 emplois industriels ont disparu. Le pays compte un million de ch&#244;meurs en plus. Chaque (...)

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&lt;a href="http://www.lariposte.com/-politique-francaise-.html" rel="directory"&gt;Politique fran&#231;aise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1779.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant cinq ans, Sarkozy et sa clique ont travaill&#233; au service exclusif des grands capitalistes&lt;/strong&gt;. Ils ont d&#233;fendu leurs profits, multipli&#233; les cadeaux fiscaux aux plus riches, renflou&#233; les banques priv&#233;es avec de l'argent public. Dans le m&#234;me temps, les conditions de vie et de travail de l'&#233;crasante majorit&#233; de la population n'ont cess&#233; de se d&#233;grader. Depuis 2007, pas moins de 350 000 emplois industriels ont disparu. Le pays compte un million de ch&#244;meurs en plus. Chaque jour, en moyenne, un millier de personnes tombent dans la pauvret&#233;. Dans tous les domaines &#8211; sant&#233;, &#233;ducation, logement, pouvoir d'achat, droits sociaux, etc. &#8211;, la soci&#233;t&#233; a recul&#233;. En stigmatisant les &#171; &#233;trangers &#187;, l'UMP a favoris&#233; la mont&#233;e du Front National.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut chasser Sarkozy. Mais nous savons qu'il n'est que le repr&#233;sentant le plus &#233;minent d'un syst&#232;me&lt;/strong&gt; &#8211; le capitalisme &#8211; dont nous ne pouvons rien attendre de mieux qu'une r&#233;gression sociale permanente. La crise &#233;conomique et ses cons&#233;quences sociales d&#233;sastreuses sont loin d'&#234;tre termin&#233;es. Si Fran&#231;ois Hollande est &#233;lu, il sera imm&#233;diatement soumis &#224; la pression implacable des &#171; march&#233;s &#187;, qui exigeront une politique de rigueur drastique. Or le programme du Parti Socialiste ne comporte aucune mesure susceptible de r&#233;sister &#224; ces pressions. Aussi n'avons-nous aucune raison de penser que la politique de Fran&#231;ois Hollande serait diff&#233;rente de celle men&#233;e par les gouvernements &#171; socialistes &#187; de Papandreou et Zapatero.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il nous faut donc pr&#233;parer de puissantes mobilisations contre l'aust&#233;rit&#233;&lt;/strong&gt;. Et nous devrons commencer par tirer la principale le&#231;on des grandes luttes de ces derni&#232;res ann&#233;es : dans le contexte actuel, &lt;i&gt;des manifestations et des gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales de 24 heures, m&#234;me massives, ne suffisent pas&lt;/i&gt;. Notre lutte contre la casse des retraites, fin 2010, et les mobilisations des travailleurs grecs et espagnols (entre autres) l'ont clairement montr&#233;. Il n'y aura donc pas d'autre voie que la pr&#233;paration d'un vaste mouvement de gr&#232;ve interprofessionnelle et reconductible. Nous devrons &#233;galement passer de la &lt;i&gt;d&#233;fense&lt;/i&gt; de nos conditions de vie &#224; l'&lt;i&gt;offensive&lt;/i&gt; contre la classe dirigeante. &lt;strong&gt;La CGT et le Front de Gauche, en particulier, ont la responsabilit&#233; d'expliquer syst&#233;matiquement&lt;/strong&gt; aux jeunes et aux travailleurs que pour en finir avec les &lt;i&gt;cons&#233;quences&lt;/i&gt; de la crise, il faut s'attaquer &#224; ses v&#233;ritables &lt;i&gt;causes&lt;/i&gt; : la grande propri&#233;t&#233; capitaliste et le chaos du &#171; libre march&#233; &#187;. Seule la nationalisation des grands leviers de l'&#233;conomie, sous le contr&#244;le d&#233;mocratique des travailleurs, permettra d'en finir d&#233;finitivement avec la mis&#232;re et les in&#233;galit&#233;s sociales qu'engendre le syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_961 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/pdf/2012-05-01_Tract_1er_mai.pdf&quot; title='PDF - 114.7 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.lariposte.com/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 114.7 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Chassons Sarkozy ! Passons &#224; l'offensive ! - Tract pour le 1er mai</title>
		<link>http://www.lariposte.com/chassons-sarkozy-passons-a-l,1778.html</link>
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		<dc:date>2012-04-25T13:05:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;a href="http://www.lariposte.com/-nos-tracts-.html" rel="directory"&gt;Nos Tracts&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_961 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/pdf/2012-05-01_Tract_1er_mai.pdf&quot; title='PDF - 114.7 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.lariposte.com/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 114.7 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Succ&#232;s du Front de Gauche &#8211; Et maintenant, chassons Sarkozy !</title>
		<link>http://www.lariposte.com/succes-du-front-de-gauche-et,1777.html</link>
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		<dc:date>2012-04-23T10:01:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>La Riposte</dc:creator>



		<description>Le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc M&#233;lenchon, a obtenu 11,1 % des suffrages exprim&#233;s lors du premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Cet excellent r&#233;sultat est &#224; l'image d'une campagne exemplaire qui, pendant plusieurs mois, a mobilis&#233; les &#233;nergies de dizaines de milliers de militants du PCF, du Parti de Gauche et des organisations syndicales, en particulier de la CGT. Sans rien enlever au d&#233;vouement et &#224; l'effort collectif colossal de cette masse de (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1777.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc M&#233;lenchon, a obtenu 11,1 % des suffrages exprim&#233;s lors du premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Cet excellent r&#233;sultat est &#224; l'image d'une campagne exemplaire qui, pendant plusieurs mois, a mobilis&#233; les &#233;nergies de dizaines de milliers de militants du PCF, du Parti de Gauche et des organisations syndicales, en particulier de la CGT. Sans rien enlever au d&#233;vouement et &#224; l'effort collectif colossal de cette masse de militants, le r&#244;le personnel de Jean-Luc M&#233;lenchon m&#233;rite &#233;galement d'&#234;tre soulign&#233;. Par la force avec laquelle il a port&#233; les id&#233;es et les revendications du Front de Gauche, il a r&#233;ussi &#224; galvaniser de larges masses de jeunes et de travailleurs. Des centaines de milliers de personnes ont assist&#233; aux meetings et rassemblements organis&#233;s autour de sa candidature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le score qu'il a obtenu est en dessous du soutien r&#233;el qui existe pour le Front de Gauche. Toute notre exp&#233;rience au cours de la campagne atteste de ce fait. De nombreux &#233;lecteurs acquis aux id&#233;es du Front de Gauche se sont laiss&#233;s impressionner par la propagande des dirigeants socialistes sur le soi-disant &#171; vote utile &#187;. On les retrouvera plus tard, sans doute. Toujours est-il qu'on n'a jamais vu une mobilisation aussi massive et enthousiaste autour d'un candidat de gauche depuis la campagne de Fran&#231;ois Mitterrand en 1981. Cela marque un tournant dans l'histoire de la gauche fran&#231;aise. Incontestablement, la campagne du Front de Gauche a eu un impact majeur sur la couche la plus consciente et militante de la classe ouvri&#232;re. Elle ne manquera pas de donner un nouvel &#233;lan &#224; l'ensemble du mouvement ouvrier et aux luttes qu'il aura &#224; mener dans les mois et les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A droite, le fait le plus marquant est le score tr&#232;s &#233;lev&#233; du Front National. Il aurait &#233;t&#233; plus important encore si le Front de Gauche n'avait pas accord&#233; une place centrale au combat contre les id&#233;es racistes et r&#233;actionnaires du FN, pendant la campagne. Le soutien accord&#233; aux FN est une expression du profond malaise social qui existe en France. La crise du capitalisme est en train de broyer les vies et les conditions d'existence d'une fraction sans cesse croissante de la population. La candidate du FN a sciemment aliment&#233; les pr&#233;jug&#233;s et la haine &#224; l'&#233;gard des &#171; &#233;trangers &#187;, tout en d&#233;non&#231;ant les &#233;lites et &#171; le syst&#232;me &#187; en g&#233;n&#233;ral. Cette d&#233;magogie &#171; contestataire &#187; du Front National a rencontr&#233; un &#233;cho chez de nombreuses victimes du capitalisme emp&#234;tr&#233;es dans la pauvret&#233;, la pr&#233;carit&#233; et le d&#233;sespoir. Sarkozy et ses acolytes ont eux aussi utilis&#233; le racisme pour semer la confusion et dresser les travailleurs les uns contre les autres, et ce non seulement pendant la campagne, mais depuis de nombreuses ann&#233;es, ce qui n'a fait que renforcer l'impact de la propagande lep&#233;niste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats du premier tour ont de quoi inqui&#233;ter Sarkozy. Mais il ne faut surtout pas sous-estimer l'adversaire. Un sursaut en sa faveur est toujours possible, compte tenu du vide programmatique du c&#244;t&#233; du candidat du PS. Sarkozy est soutenu par un puissant appareil &#233;tatique et m&#233;diatique. Il est soutenu par les &#171; march&#233;s &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire par tous les capitalistes dont il a toujours &#233;t&#233; un d&#233;fenseur habile et implacable. M&#233;lenchon a appel&#233; &#224; participer massivement aux manifestations du 1er mai &#8211; puis &#224; battre la droite, le 6 mai, par le seul moyen dont nous disposons, &#224; savoir le vote Hollande. &lt;i&gt;La Riposte&lt;/i&gt; lance un appel dans le m&#234;me sens. Nous n'avons aucune illusion sur le programme de Fran&#231;ois Hollande et la politique qu'il s'appr&#234;te &#224; mener s'il est &#233;lu. Mais l'enjeu du deuxi&#232;me tour est ailleurs. Il faut chasser Sarkozy et son gouvernement r&#233;actionnaire. C'est une &#233;tape incontournable dans la lutte contre le syst&#232;me qu'ils repr&#233;sentent. Par la suite, ce combat se poursuivra sur d'autres plans. Les forces sociales derri&#232;re le Front de Gauche seront au premier rang de cette lutte, quel que soit le gouvernement en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chassez la droite ! Votez Front de Gauche !</title>
		<link>http://www.lariposte.com/chassez-la-droite-votez-front-de,1763.html</link>
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		<dc:date>2012-04-20T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Riposte</dc:creator>


		<dc:subject>Elections 2012</dc:subject>

		<description>Nous sommes &#224; 2 jours du premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. La Riposte appelle &#224; voter massivement pour le Front de Gauche et son candidat, Jean-Luc M&#233;lenchon. L'enthousiasme suscit&#233; par la campagne de M&#233;lenchon est indiscutable. M&#234;me nos adversaires sont oblig&#233;s de le reconna&#238;tre. Cela ne tient pas seulement &#8211; ni m&#234;me principalement &#8211; aux talents d'orateur et de d&#233;batteur du candidat du Front de Gauche. Bien s&#251;r, de telles qualit&#233;s sont importantes. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1763.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes &#224; 2 jours du premier tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. &lt;i&gt;La Riposte&lt;/i&gt; appelle &#224; voter massivement pour le Front de Gauche et son candidat, Jean-Luc M&#233;lenchon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'enthousiasme suscit&#233; par la campagne de M&#233;lenchon est indiscutable. M&#234;me nos adversaires sont oblig&#233;s de le reconna&#238;tre. Cela ne tient pas seulement &#8211; ni m&#234;me principalement &#8211; aux talents d'orateur et de d&#233;batteur du candidat du Front de Gauche. Bien s&#251;r, de telles qualit&#233;s sont importantes. Mais l'essentiel est ailleurs : &#224; chacune de ses interventions publiques, M&#233;lenchon se fait le porte-voix de l'immense col&#232;re qui gronde dans les profondeurs du pays. Il d&#233;nonce les injustices du syst&#232;me capitaliste, d&#233;signe l'adversaire de classe et appelle &#224; la r&#233;sistance. Il d&#233;voile les projets r&#233;actionnaires de la droite. Il secoue les r&#233;signations en rappelant que les travailleurs font tout, dans ce pays, et doivent donc &#171; prendre le pouvoir &#187;, c'est-&#224;-dire l'arracher des mains de la poign&#233;e de milliardaires qui s&#232;me la mis&#232;re et le chaos. Ce discours combatif rencontre un &#233;cho chez des millions de jeunes et de travailleurs confront&#233;s aux tr&#232;s graves cons&#233;quences sociales de la crise &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le programme du Front de Gauche va &#224; l'encontre de tout ce que la droite a fait ces dix derni&#232;res ann&#233;es. Il avance un ensemble de mesures dont la mise en &#339;uvre se traduirait par une tr&#232;s nette am&#233;lioration du niveau de vie de la masse de la population. En m&#234;me temps, nous savons que l'&#233;lection d'un gouvernement du Front de Gauche ne r&#232;glerait pas tout. Les mesures qu'il propose toucheraient directement aux int&#233;r&#234;ts des capitalistes. Elles se traduiraient par une baisse de la rentabilit&#233; de leurs investissements. Or il est &#233;vident qu'ils ne resteraient pas passifs. Ils contre-attaqueraient. Ils utiliseraient leur pouvoir &#233;conomique pour tenter de contraindre le gouvernement &#224; renoncer &#224; son programme. Ils menaceraient de fermer des entreprises, de d&#233;localiser, de supprimer des centaines de milliers d'emplois. Ils lanceraient une gr&#232;ve d'investissements. En bref, ils saboteraient l'&#233;conomie dont ils sont les ma&#238;tres. Un gouvernement du Front de Gauche n'aurait alors que deux options. La premi&#232;re consisterait &#224; faire marche arri&#232;re et renoncer aux r&#233;formes, comme l'a fait Fran&#231;ois Mitterrand &#224; partir de 1983, sous la pression des march&#233;s. La deuxi&#232;me serait de passer &#224; l'offensive en expropriant les capitalistes et en pla&#231;ant les grands leviers de l'&#233;conomie sous le contr&#244;le des salari&#233;s. Autrement dit, il faudrait emp&#234;cher les saboteurs de saboter en les privant de leur contr&#244;le de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut anticiper cette situation. Le programme du Front de Gauche pr&#233;voit de nationaliser les grandes entreprises du secteur de l'&#233;nergie (Total, EDF et GDF-Suez) et quelques banques (sans dire combien, ni lesquelles). C'est un premier pas, mais il faut aller plus loin. Il n'y a aucune raison de laisser les entreprises du CAC 40 dans le secteur priv&#233;. Toutes devraient &#234;tre nationalis&#233;es, sous le contr&#244;le d&#233;mocratique des salari&#233;s, sans indemnisation pour les grands actionnaires. Le Front de Gauche dit aux travailleurs : &#171; Prenez le pouvoir&#8200; !&#8200; &#187;. Mais tant que les capitalistes conserveront le contr&#244;le de l'&#233;conomie, ils garderont le pouvoir &#8211; quelle que soit la couleur du gouvernement en place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous faisons ces remarques dans un esprit fraternel et constructif, confiants dans le fait que le d&#233;bat d&#233;mocratique et l'exp&#233;rience nous permettront de convaincre un nombre croissant de camarades. En attendant, &lt;i&gt;La Riposte&lt;/i&gt; fera tout ce qu'elle peut pour soutenir la candidature de Jean-Luc M&#233;lenchon. Elle a particip&#233; pleinement &#224; la campagne pour qu'il recueille un maximum de suffrages, le 22 avril. Plus son r&#233;sultat sera &#233;lev&#233;, plus cela renforcera le moral et la combativit&#233; de tous ceux qui se battent contre le capitalisme et ses injustices. C'est l'un des enjeux majeurs de cette campagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bonapartisme et fascisme</title>
		<link>http://www.lariposte.com/bonapartisme-et-fascisme,1776.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lariposte.com/bonapartisme-et-fascisme,1776.html</guid>
		<dc:date>2012-04-18T12:20:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;on Trotsky</dc:creator>



		<description>L'importance pratique immense d'une orientation th&#233;orique juste se manifeste de la fa&#231;on la plus frappante au cours des p&#233;riodes de conflit social aigu, de tournants politiques rapides, de changements brusques dans la situation. Au cours de ces p&#233;riodes, les conceptions et les g&#233;n&#233;ralisations politiques s'usent rapidement, et exigent d'&#234;tre soit compl&#232;tement remplac&#233;es &#8212; ce qui est facile, soit d'&#234;tre concr&#233;tis&#233;es, pr&#233;cis&#233;es ou partiellement rectifi&#233;es (...)

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&lt;a href="http://www.lariposte.com/-le-marxisme-et-l-etat-.html" rel="directory"&gt;Le marxisme et l'Etat&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1776.jpg&quot; width='150' height='137' style='height:137px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'importance pratique immense d'une orientation th&#233;orique juste se manifeste de la fa&#231;on la plus frappante au cours des p&#233;riodes de conflit social aigu, de tournants politiques rapides, de changements brusques dans la situation. Au cours de ces p&#233;riodes, les &lt;i&gt;conceptions&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;g&#233;n&#233;ralisations&lt;/i&gt; politiques s'usent rapidement, et exigent d'&#234;tre soit compl&#232;tement remplac&#233;es &#8212; ce qui est facile, soit d'&#234;tre concr&#233;tis&#233;es, pr&#233;cis&#233;es ou partiellement rectifi&#233;es &#8212; ce qui est plus difficile. C'est pr&#233;cis&#233;ment au cours de telles p&#233;riodes que se manifestent n&#233;cessairement toutes sortes de situations &lt;i&gt;transitoires&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;interm&#233;diaires&lt;/i&gt;, et une foule de combinaisons qui bousculent les sch&#233;mas habituels et exigent doublement une attention th&#233;orique soutenue. En un mot, si, dans une &#233;poque de d&#233;veloppement pacifique et ordonn&#233; &#8212; avant la guerre &#8212;, on pouvait encore vivre sur le revenu de quelques abstractions toutes faites, &#224; notre &#233;poque chaque &#233;v&#233;nement nouveau nous enfonce dans la t&#234;te la loi la plus importante de la dialectique : &lt;i&gt;la v&#233;rit&#233; est toujours concr&#232;te&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &#171; th&#233;orie &#187; stalinienne du fascisme repr&#233;sente sans aucun doute l'un des exemples les plus tragiques des terribles cons&#233;quences pratiques qui peuvent d&#233;couler du remplacement de l'analyse dialectique de la r&#233;alit&#233; dans toutes ses &#233;tapes concr&#232;tes, dans toutes ses phases de transition, c'est-&#224;-dire aussi bien ses changements graduels que r&#233;volutionnaires ou contre-r&#233;volutionnaires, par des cat&#233;gories abstraites fond&#233;es sur une exp&#233;rience historique partielle et insuffisante ou sur une vision globale &#233;troite et incompl&#232;te. Les staliniens ont fait leur l'id&#233;e qu'&#224; la p&#233;riode contemporaine le capital financier ne peut s'accompagner de la d&#233;mocratie parlementaire et se trouve contraint de recourir au fascisme. De cette id&#233;e parfaitement juste dans certaines limites, ils ont tir&#233;, suivant une logique formelle et purement d&#233;ductive, des conclusions identiques pour tous les pays et toutes les &#233;tapes du d&#233;veloppement. Pour eux, Primo de Rivera, Mussolini, Chang Ka&#239;-chek, Masaryk, Br&#252;ning, Dollfuss, Pilsudski, le roi serbe Alexandre, Severing, MacDonald [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Trotsky estimait que les r&#233;gimes de Mussolini et de Pilsudski &#233;taient des (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], etc., &#233;taient des repr&#233;sentants du fascisme. Ce faisant, ils oubliaient a) que, dans le pass&#233; &#233;galement, le capitalisme ne s'est jamais accommod&#233; de la d&#233;mocratie &#171; pure &#187;, tant&#244;t y rajoutant quelque chose et tant&#244;t la rempla&#231;ant par un r&#233;gime de r&#233;pression ouverte, b) que le capital financier &#171; pur &#187; n'existe nulle part, c) que, m&#234;me quand il occupe une position pr&#233;dominante, le capital financier n'agit pas dans le vide, mais est oblig&#233; de compter avec les autres couches de la bourgeoisie et avec la r&#233;sistance des classes opprim&#233;es, d) enfin que, entre la d&#233;mocratie parlementaire et le r&#233;gime fasciste, s'intercalent in&#233;vitablement toute une s&#233;rie de formes de transition, dont l'une remplace l'autre tant&#244;t de fa&#231;on pacifique et tant&#244;t par la guerre civile. Et chacune de ces formes de transition, si l'on veut avancer et non pas &#234;tre rejet&#233; en arri&#232;re, exige une approche th&#233;orique juste et politique du prol&#233;tariat correspondante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la base de l'exp&#233;rience allemande, les bolcheviks-l&#233;ninistes ont constat&#233; pour la premi&#232;re fois l'existence d'une forme transitoire de gouvernement &#8212; m&#234;me si elle aurait pu et d&#251; &#234;tre &#233;tablie auparavant d'apr&#232;s l'exp&#233;rience italienne &#8212; que nous avons appel&#233;e &lt;i&gt;bonapartiste&lt;/i&gt; : les gouvernements Br&#252;ning, Papen, Schleicher [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Br&#252;ning avait gouvern&#233; avec des &#171; pleins pouvoirs &#187; que lui avait accord&#233;s (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. De mani&#232;re plus pr&#233;cise et sous une forme plus d&#233;velopp&#233;e, nous avons observ&#233; ensuite le r&#233;gime bonapartiste en Autriche. Le d&#233;terminisme de cette forme de transition est devenu patent, naturellement pas au sens fataliste, mais au sens dialectique du terme, c'est-&#224;-dire pour les pays et les p&#233;riodes o&#249; le fascisme, avec un succ&#232;s croissant, c'est-&#224;-dire sans rencontrer de r&#233;sistance victorieuse du prol&#233;tariat, attaquait les positions de la d&#233;mocratie parlementaire pour de l&#224;, &#233;trangler le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant la p&#233;riode de Br&#252;ning-Schleicher, Manouilsky, Kuusinen [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Dimitri Z. MANOUILSKY (1883-1959), vieux-bolchevik, li&#233; ensuite &#224; Trotsky, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] proclamaient : &#171; Le fascisme est d&#233;j&#224; l&#224; ! &#187; De notre th&#233;orie de l'&#233;tape interm&#233;diaire bonapartiste, ils disaient qu'elle n'&#233;tait qu'une tentative pour enjoliver et dissimuler le fascisme afin de faciliter la politique sociale-d&#233;mocrate du &#171; moindre mal &#187;. En m&#234;me temps, ils appelaient les sociaux-d&#233;mocrates des &#171; sociaux fascistes &#187;, et les sociaux-d&#233;mocrates &#171; de gauche &#187;, du type Zyromski - Marceau Pivert - Just [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Ces trois hommes repr&#233;sentaient la gauche de la S.F.I.O. Claude JUST (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;], passaient &#8212; apr&#232;s les &#171; trotskystes &#187; &#8212; pour les plus dangereux des sociaux fascistes. Tout cela a chang&#233; aujourd'hui. En ce qui concerne la France actuelle, les staliniens n'osent pas r&#233;p&#233;ter : &#171; Le fascisme est d&#233;j&#224; l&#224; ! &#187; Au contraire, ils ont accept&#233; la politique du front unique qu'ils rejetaient hier, afin d'emp&#234;cher la victoire du fascisme en France. Ils ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de distinguer le r&#233;gime Doumergue [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Gaston Doumergue, ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique, avait remplac&#233; (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] du r&#233;gime fasciste. Mais ils sont arriv&#233;s &#224; cette distinction en empiristes, pas en marxistes. Ils n'ont m&#234;me pas essay&#233; de donner du r&#233;gime Doumergue une d&#233;finition scientifique. Celui qui op&#232;re dans le domaine de la th&#233;orie &#224; l'aide de cat&#233;gories abstraites est condamn&#233; &#224; capituler aveugl&#233;ment devant les faits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourtant en France pr&#233;cis&#233;ment que le passage du parlementarisme au bonapartisme &#8212; ou plus exactement la premi&#232;re &#233;tape de ce passage &#8212; a pris un caract&#232;re particuli&#232;rement frappant et d&#233;monstratif. Il suffit de rappeler que le gouvernent Doumergue est apparu sur la sc&#232;ne entre l'avant-premi&#232;re de la guerre civile, le 6 f&#233;vrier, et la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du prol&#233;tariat, le 12 f&#233;vrier [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='C'&#233;tait dans la nuit du 6 au 7 f&#233;vrier que s'&#233;taient produits, (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. D&#232;s que les camps irr&#233;conciliables ont occup&#233; leurs positions de combat aux deux p&#244;les de la soci&#233;t&#233; capitaliste, il est apparu rapidement que la machine &#224; calculer du parlementarisme avait perdu toute importance. Il est vrai que le gouvernement Doumergue, comme en leur temps les gouvernements Br&#252;ning et Schleicher, semble au premier abord gouverner avec l'accord du parlement. Mais c'est un parlement qui s'est reni&#233;, un parlement qui sait que, s'il r&#233;sistait, le gouvernement se passerait de lui. Du fait du relatif &#233;quilibre entre le camp de la contre-r&#233;volution qui attaque et celui de la r&#233;volution qui se d&#233;fend, l'axe du pouvoir s'est &#233;lev&#233; au-dessus des masses et de leur repr&#233;sentation parlementaire. Il a fallu chercher le chef du gouvernement en dehors du parlement et &#171; en dehors des partis &#187; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Rappelons que Gaston Doumergue s'&#233;tait retir&#233; de la vie politique (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]. Le chef du gouvernement a appel&#233; &#224; la rescousse deux g&#233;n&#233;raux [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Le gouvernement Doumergue comprenait deux chefs militaires. Le g&#233;n&#233;ral (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. Cette trinit&#233; a pris appui &#224; la fois sur sa droite et sur sa gauche en s'assurant des otages parlementaires sym&#233;triques. Le gouvernement n'appara&#238;t pas comme l'organe ex&#233;cutif d'une majorit&#233; parlementaire, mais comme l'arbitre entre deux camps en lutte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un gouvernement qui s'&#233;l&#232;ve au-dessus de la nation n'est pourtant pas suspendu dans le vide. L'axe v&#233;ritable du gouvernement actuel passe par la police, la bureaucratie, la clique militaire. Nous avons affaire &#224; une dictature militaro-polici&#232;re &#224; peine voil&#233;e sous le d&#233;cor du parlementarisme. Mais un gouvernement du sabre en tant qu'arbitre de la nation &#8212; c'est pr&#233;cis&#233;ment le &lt;i&gt;bonapartisme&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sabre, en lui-m&#234;me, n'a pas de programme ind&#233;pendant. Il est l'instrument de &#171; l'ordre &#187;. On fait appel &#224; lui pour conserver ce qui existe. S'&#233;levant &lt;i&gt;politiquement&lt;/i&gt; au-dessus des classes, le bonapartisme, comme son pr&#233;d&#233;cesseur le c&#233;sarisme, a toujours &#233;t&#233; et reste, &lt;i&gt;du point de vue social&lt;/i&gt;, le gouvernement de la partie la plus forte et la plus solide des exploiteurs ; par cons&#233;quent, le bonapartisme actuel ne peut &#234;tre rien d'autre que le gouvernement du capital financier qui dirige, inspire et ach&#232;te les sommets de la bureaucratie, de la police, de l'arm&#233;e et de la presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &#171; r&#233;forme constitutionnelle &#187;, dont on a tant parl&#233; au cours des derniers mois, a pour seule t&#226;che d'adapter les institutions de l'&#201;tat aux exigences et aux convenances du gouvernement bonapartiste. Le capital financier cherche des voies l&#233;gales qui lui permettraient d'imposer chaque fois &#224; la nation le meilleur arbitre avec l'assentiment forc&#233; du quasi-parlement. Il est &#233;vident que le minist&#232;re Doumergue n'est pas l'id&#233;al du &#171; gouvernement fort &#187;. De meilleurs candidats au r&#244;le de bonaparte sont en r&#233;serve. En ce domaine, de nouvelles exp&#233;riences et de nouvelles combinaisons sont possibles si le cours &#224; venir de la lutte des classes en laisse le temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En formulant ce pronostic, il nous faut r&#233;p&#233;ter ce que les bolcheviks-l&#233;ninistes ont dit autrefois &#224; propos de l'Allemagne : les chances politiques du bonapartisme fran&#231;ais actuel ne sont pas grandes ; sa stabilit&#233; est d&#233;termin&#233;e par l'&#233;quilibre temporaire et, par sa nature m&#234;me, instable, entre les deux camps du prol&#233;tariat et du fascisme. Le rapport des forces entre ces deux camps peut changer brutalement, en partie sous l'influence de la conjoncture &#233;conomique, mais surtout en fonction de la qualit&#233; de la politique de l'avant-garde prol&#233;tarienne. La collision entre ces deux camps est in&#233;vitable. Le processus se mesurera, non en ann&#233;es, mais en mois. Un r&#233;gime stable ne pourra &#234;tre &#233;tabli qu'au lendemain de cette collision et en fonction de ses r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fascisme au pouvoir, comme le bonapartisme, ne peut &#234;tre que le gouvernement du capital financier. Dans ce sens &lt;i&gt;social&lt;/i&gt;, ils ne se distinguent pas, non seulement l'un de l'autre, mais l'un et l'autre de la d&#233;mocratie parlementaire. Chaque fois, les staliniens font &#224; nouveau cette d&#233;couverte, oubliant que les questions &lt;i&gt;sociales&lt;/i&gt; se r&#233;solvent dans le domaine de la &lt;i&gt;politique&lt;/i&gt;. La puissance du capital financier ne r&#233;side pas dans sa capacit&#233; &#224; &#233;tablir, &#224; son gr&#233;, n'importe quel gouvernement, n'importe quand : il ne poss&#232;de pas cette force. Sa puissance r&#233;side dans le fait que tout gouvernement non prol&#233;tarien est oblig&#233; de servir le capital financier, ou plut&#244;t que le capital financier a la possibilit&#233; de remplacer un syst&#232;me de domination en d&#233;clin par un autre qui corresponde mieux aux nouvelles conditions. Cependant, le passage d'un syst&#232;me &#224; un autre signifie &lt;i&gt;la crise politique&lt;/i&gt;, laquelle, avec le concours de l'activit&#233; du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire, peut se transformer en un danger social pour la bourgeoisie. Le passage du r&#233;gime de d&#233;mocratie parlementaire au bonapartisme a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; accompagn&#233; en France de flamb&#233;es de guerre civile. La perspective du passage du bonapartisme au fascisme est grosse de troubles infiniment plus graves et, par cons&#233;quent &#233;galement, de possibilit&#233;s r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusqu'&#224; hier, les staliniens consid&#233;raient que notre &#171; faute principale &#187; consistait &#224; voir dans le fascisme la petite bourgeoisie et pas le capital financier. Mais l&#224; aussi ils substituaient des cat&#233;gories abstraites &#224; la dialectique des classes. Le fascisme constitue un moyen sp&#233;cifique de mobiliser et d'organiser la petite bourgeoisie dans les sens des int&#233;r&#234;ts sociaux du capital financier. En r&#233;gime d&#233;mocratique, le capital financier &#8211; c'&#233;tait in&#233;vitable &#8211; s'est efforc&#233; d'inoculer aux ouvriers la confiance dans la petite bourgeoisie pacifiste et r&#233;formiste. Le passage au fascisme, au contraire, est inconcevable sans que la petite bourgeoisie ait &#233;t&#233; pr&#233;alablement p&#233;n&#233;tr&#233;e de haine contre le prol&#233;tariat. La domination de la seule et m&#234;me super-classe, le capital financier, repose, dans ces deux syst&#232;mes, sur des rapports directement inverses entre les classes opprim&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mobilisation politique de la petite bourgeoisie contre le prol&#233;tariat est cependant inconcevable sans cette d&#233;magogie sociale qui, pour la grande bourgeoisie, signifie jouer avec le feu. Le danger que constitue pour l'&#171; ordre &#187; cette r&#233;action petite-bourgeoise d&#233;cha&#238;n&#233;e vient pr&#233;cis&#233;ment d'&#234;tre confirm&#233; par les r&#233;cents &#233;v&#233;nements d'Allemagne [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Au cours de ce qu'on a appel&#233; la &#171; Nuit des Longs Couteaux &#187;, le 30 (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]. C'est pourquoi, tout en soutenant activement et en finan&#231;ant les bandits r&#233;actionnaires en tant qu'un de ses d&#233;tachements, la bourgeoisie fran&#231;aise essaie de ne pas pousser les choses jusqu'&#224; la victoire politique du fascisme, mais plut&#244;t jusqu'&#224; l'&#233;tablissement d'un &#171; pouvoir fort &#187; qui, en derni&#232;re analyse, devra discipliner les deux camps extr&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui vient d'&#234;tre dit d&#233;montre suffisamment l'importance qu'il y a &#224; distinguer la forme bonapartiste du pouvoir de la forme fasciste. Il serait pourtant impardonnable de tomber dans l'exc&#232;s inverse, c'est-&#224;-dire de faire du bonapartisme et du fascisme deux cat&#233;gories logiquement incompatibles. Tout comme le bonapartisme commence par une combinaison du r&#233;gime parlementaire et du fascisme, de m&#234;me, le fascisme triomphant se voit contraint non seulement de faire alliance avec les bonapartistes, mais plus encore de se rapprocher dans sa structure interne du syst&#232;me bonapartiste. La domination prolong&#233;e du capital financier au moyen de la d&#233;magogie sociale r&#233;actionnaire et de la terreur petite-bourgeoise est impossible. Arriv&#233;s au pouvoir, les chefs fascistes sont forc&#233;s de r&#233;fr&#233;ner, au moyen de l'appareil d'&#201;tat, les masses qui les ont suivis. Ils perdent du coup le soutien de larges couches de la petite bourgeoisie. Une petite partie d'entre elles est assimil&#233;e par l'appareil bureaucratique. Une autre tombe dans l'indiff&#233;rence. Une troisi&#232;me, sous des banni&#232;res diff&#233;rentes, passe dans l'opposition. Mais, dans le m&#234;me temps qu'il perd sa base sociale de masse, le fascisme, en prenant appui sur l'appareil bureaucratique et en louvoyant entre les classes, d&#233;g&#233;n&#232;re en bonapartisme. L&#224; aussi, l'&#233;volution graduelle est bris&#233;e par des &#233;pisodes sanglants et violents. &#192; la diff&#233;rence du &lt;i&gt;bonapartisme pr&#233;ventif&lt;/i&gt; ou pr&#233;fasciste (Giolitti [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Giovanni GIOLITTI (1842-1928) &#233;tait premier ministre en Italie &#224; (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;], Br&#252;ning-Schleicher, Doumergue et autres), qui refl&#232;te l'&#233;quilibre extr&#234;mement instable et &#233;ph&#233;m&#232;re entre les camps bellig&#233;rants, &lt;i&gt;le bonapartisme d'origine fasciste&lt;/i&gt; (Mussolini, Hitler, etc.), qui s'est nourri de la destruction, de la d&#233;sillusion et de la d&#233;moralisation des deux camps des masses, se distingue par sa bien plus grande stabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question &#171; &lt;i&gt;fascisme ou bonapartisme ?&lt;/i&gt; &#187; a fait appara&#238;tre dans les rangs de nos camarades polonais certaines divergences quant au r&#233;gime de Pilsudski [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Trotsky venait d'avoir une longue discussion, sur la question de (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]. La possibilit&#233; m&#234;me de l'existence de telles divergences atteste que nous ne sommes pas en pr&#233;sence de cat&#233;gories logiques irr&#233;ductibles, mais de formations sociales vivantes qui repr&#233;sentent des particularit&#233;s extr&#234;mement prononc&#233;es dans divers pays &#224; diverses &#233;tapes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pilsudski est arriv&#233; au pouvoir au terme d'une insurrection bas&#233;e sur un mouvement de masse de la petite bourgeoisie et dirig&#233;e &lt;i&gt;directement&lt;/i&gt;, au nom de l'&#171; &#201;tat fort &#187;, contre la domination des partis bourgeois traditionnels : c'est l&#224; un trait fasciste caract&#233;ristique de ce mouvement comme de ce r&#233;gime. Mais le r&#244;le jou&#233; par le poids politique, c'est-&#224;-dire le r&#244;le jou&#233; par les masses dans le fascisme polonais, &#233;tait infiniment plus faible que celui du fascisme italien en son temps et bien plus encore que celui du fascisme allemand ; Pilsudski a &#233;t&#233; contraint d'utiliser beaucoup plus les m&#233;thodes du complot militaire, et il a abord&#233; de mani&#232;re beaucoup plus circonspecte la question des organisations ouvri&#232;res. Il suffit de rappeler que le coup d'&#201;tat de Pilsudski s'est d&#233;roul&#233; avec la sympathie et le soutien du parti stalinien polonais [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Dans un premier temps, le parti communiste polonais s'&#233;tait montr&#233; (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]. L'hostilit&#233; grandissante de la petite bourgeoisie juive et ukrainienne au r&#233;gime de Pilsudski lui a, &#224; son tour, rendu plus difficile le d&#233;clenchement d'une attaque g&#233;n&#233;rale contre la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;sultat de cette situation est que l'oscillation entre les classes et les fractions nationales des classes a occup&#233; et occupe encore sous Pilsudski une place plus importante, et la terreur de masse une place moins importante que sous Mussolini et Hitler pour les p&#233;riodes correspondantes : c'est l&#224; l'&#233;l&#233;ment bonapartiste dans le r&#233;gime de Pilsudski. Il serait n&#233;anmoins manifestement faux de comparer Pilsudski &#224; Giolitti ou &#224; Schleicher, et de s'attendre &#224; ce que la rel&#232;ve soit prise par un nouveau Mussolini ou Hitler polonais. Du point de vue m&#233;thodologique, il est faux de se former une image d'un fascisme &#171; id&#233;al &#187;, et de l'opposer &#224; ce fascisme r&#233;el qui s'est d&#233;velopp&#233; avec ses particularit&#233;s et ses contradictions, sur le terrain des rapports entre les classes et les nationalit&#233;s &#224; l'int&#233;rieur de l'&#201;tat polonais. Pilsudski sera-t-il capable de mener &#224; son terme la destruction des organisations prol&#233;tariennes ? La logique de la situation l'y conduit de fa&#231;on in&#233;luctable, cependant, cela ne d&#233;pend pas d'une d&#233;finition formelle du &#171; fascisme en tant que tel &#187;, mais du rapport r&#233;el des forces, de la dynamique des processus politiques dans les masses, de la strat&#233;gie de l'avant-garde prol&#233;tarienne et, finalement, du cours des &#233;v&#233;nements en Europe occidentale, et particuli&#232;rement en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est parfaitement possible que l'Histoire enregistre le fait que le fascisme polonais ait &#233;t&#233; renvers&#233; et r&#233;duit en poussi&#232;re avant d'avoir r&#233;ussi &#224; se trouver une forme &#171; totalitaire &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le processus de fascisation de l'&lt;i&gt;Autriche&lt;/i&gt; ne pr&#233;sente pas moins d'originalit&#233;. Jusqu'&#224; l'&#233;crasement de Vienne sous les obus, le r&#233;gime de Dollfuss conservait un caract&#232;re bonapartiste &#233;vident ; mandataire de la grande bourgeoisie, sans appui dans les masses, il jouait le r&#244;le d'arbitre arm&#233; entre les camps de la social-d&#233;mocratie, du national-socialisme et de l'austro-fascisme de type provincialo-paysan. Cet antagonisme triangulaire, plus le soutien de l'Italie et de la France, garantissait &#224; Dollfuss une stabilit&#233; beaucoup plus grande qu'aux &#233;quilibristes de m&#234;me acabit d'autres pays. L'&#233;crasement des nazis autrichiens ne fut possible que gr&#226;ce &#224; la neutralit&#233; bienveillante de la social-d&#233;mocratie. L'&#233;crasement de celle-ci, ayant &#233;lev&#233; le poids sp&#233;cifique des Heimwehren [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='En allemand dans le texte. La Heimwehr &#233;tait la milice bourgeoise.' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;], a conduit de fait &#224; l'&#233;tablissement d'un r&#233;gime fasciste dans lequel Dollfuss incarne les restes de l'h&#233;ritage bonapartiste. Il ne faut pas oublier que dans le fascisme allemand, dont personne ne niera l'authenticit&#233;, Hindenburg et ses supp&#244;ts repr&#233;sentent aujourd'hui encore les traditions de la p&#233;riode o&#249; le pr&#233;sident a rempli son r&#244;le bonapartiste en extirpant l'axe de la constitution de Weimar et en ouvrant les portes au fascisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons dit plus haut que le bonapartisme d'origine fasciste &#233;tait infiniment plus stable que les exp&#233;riences bonapartistes pr&#233;ventives auxquelles la grande bourgeoisie a recours dans l'espoir d'&#233;viter le bain de sang du fascisme. Il est pourtant infiniment plus important de souligner &#8212; du point de vue th&#233;orique comme du point de vue pratique &#8212; que &lt;i&gt;le fait m&#234;me de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence du fascisme en bonapartisme signifie le commencement de sa fin&lt;/i&gt;. Combien de temps durera le d&#233;p&#233;rissement du fascisme, &#224; quel moment sa maladie se transformera-t-elle en agonie, tout cela d&#233;pend de nombreux facteurs externes et internes. Mais le d&#233;p&#233;rissement de l'activit&#233; contre-r&#233;volutionnaire de la petite bourgeoisie, sa d&#233;ception et sa d&#233;sagr&#233;gation, l'affaiblissement de sa pression sur le prol&#233;tariat ouvrent de nouvelles possibilit&#233;s r&#233;volutionnaires. Toute l'Histoire d&#233;montre qu'il n'est pas possible de maintenir le prol&#233;tariat encha&#238;n&#233; par le seul moyen de l'appareil policier. Il est vrai que l'exp&#233;rience italienne t&#233;moigne que l'h&#233;ritage psychologique d'une gigantesque catastrophe subie ant&#233;rieurement se maintient dans les masses ouvri&#232;res beaucoup plus longtemps que le rapport des forces politiques qui avait engendr&#233; cette m&#234;me catastrophe. Mais l'inertie psychologique cr&#233;&#233;e par la d&#233;faite est une base fragile. Elle peut s'&#233;crouler d'un coup sous l'effet d'un choc puissant. Un tel choc &#8212; pour l'Italie, l'Allemagne, l'Autriche et d'autres pays &#8212; pourrait &#234;tre le succ&#232;s de la lutte du prol&#233;tariat fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cl&#233; r&#233;volutionnaire de la situation en Europe et dans le monde entier se trouve maintenant avant tout en France !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 15 juillet 1934&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Trotsky estimait que les r&#233;gimes de Mussolini et de Pilsudski &#233;taient des r&#233;gimes fascistes. Mais il &#233;num&#232;re ici des hommes incarnant des r&#233;gimes que les staliniens qualifiaient &#233;galement de fascistes, ce qui &#233;tait &#224; ses yeux compl&#232;tement faux. Le g&#233;n&#233;ral Miguel Primo de RIVERA y ORBANEJA (1870-1930) exer&#231;ait la dictature en Espagne avec l'appui du roi et le soutien de l'arm&#233;e. Le g&#233;n&#233;ral CHANG KA&#207; CHEK (1887-1975), chef du parti nationaliste Kuomintang, avait unifi&#233; la Chine et pers&#233;cut&#233; le mouvement ouvrier. Tomas MASARYK (1850-1937) &#233;tait un lib&#233;ral, pr&#233;sident de la r&#233;publique tch&#233;coslovaque. Le conservateur catholique BR&#220;NING avait &#233;t&#233; chancelier du Reich de 1930 &#224; 1932. Le chr&#233;tien social Engelbert DOLLFUSS (1892-1934), chancelier et admirateur de Mussolini, enfant ch&#233;ri de l'&#201;glise catholique, venait de noyer dans le sang la r&#233;sistance des travailleurs de Vienne. Le roi ALEXANDRE II de Yougoslavie &#8212; de la dynastie des Karageorgevitch &#8212; (1884-1934) avait suspendu la constitution et pris un pouvoir sans contr&#244;le avec l'appui de l'arm&#233;e en 1929. En tant que ministre de l'Int&#233;rieur de gouvernements de coalition, le social-d&#233;mocrate Carl SEVERING (1875-1952) avait dirig&#233; la r&#233;pression contre les ouvriers r&#233;volutionnaires. Enfin, le britannique James Ramsay MAC DONALD &#233;tait ce premier ministre du Labour Party qui avait choisi en 1931 d'appliquer le programme des banques plut&#244;t que celui de son parti et en avait &#233;t&#233; exclu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Br&#252;ning avait gouvern&#233; avec des &#171; pleins pouvoirs &#187; que lui avait accord&#233;s le Reichshstag entre mars 1930 et mai 1932. Ses successeurs avaient eu recours &#224; ce proc&#233;d&#233; : le hobereau Franz von PAPEN (1879-1969) avait &#233;t&#233; chancelier de juin &#224; d&#233;cembre 1932, et le g&#233;n&#233;ral Kurt von Schleicher, qui avait vainement tent&#233; de s'appuyer sur les syndicats et de diviser le parti nazi, avait &#233;t&#233; le pr&#233;d&#233;cesseur imm&#233;diat de Hitler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Dimitri Z. MANOUILSKY (1883-1959), vieux-bolchevik, li&#233; ensuite &#224; Trotsky, avait rejoint le parti bolchevique en 1917, puis la fraction stalinienne. Il &#233;tait secr&#233;taire de l'I.C. depuis 1931. Otto KUUSINEN (1881-1964), professeur de philosophie, d&#233;put&#233; social-d&#233;mocrate, avait &#233;t&#233; l'un des dirigeants de la r&#233;volution de Finlande en 1918, puis s'&#233;tait r&#233;fugi&#233; en U.R.S.S. o&#249; il avait &#233;t&#233; secr&#233;taire de l'I.C. de 1922 &#224; 1931. Ces deux hommes appartenaient &#224; la fraction stalinienne aux yeux de laquelle, &#224; l'&#233;poque, les &#171; fascistes &#187; incluaient jusqu'aux socialistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Ces trois hommes repr&#233;sentaient la gauche de la S.F.I.O. Claude JUST (1888-1956), tailleur, &#233;tait le dirigeant du Comit&#233; d'Action Socialiste-R&#233;volutionnaire qui avait une certaine audience dans la f&#233;d&#233;ration de la Seine. Il deviendra trotskyste apr&#232;s 1945. Jean ZYROMSKI (1890-1975), avocat, &#233;tait le dirigeant de sa tendance &#171; n&#233;o-guesdiste &#187;, la &lt;i&gt;Bataille Socialiste&lt;/i&gt; (1927-1940) tr&#232;s proche des communistes. Il finira au P.C.F. apr&#232;s 1945. Marceau PIVERT (1895-1958), instituteur, &#233;tait alors l'autre dirigeant de la &lt;i&gt;Bataille Socialiste&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Gaston Doumergue, ancien pr&#233;sident de la R&#233;publique, avait remplac&#233; Daladier, d&#233;missionnaire le 7 f&#233;vrier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] C'&#233;tait dans la nuit du 6 au 7 f&#233;vrier que s'&#233;taient produits, devant le Palais-Bourbon, de s&#233;rieux accrochages entre les manifestants d'extr&#234;me droite r&#233;unis par les Ligues contre le gouvernement Daladier qui venait de d&#233;cider de remplacer leur protecteur, le pr&#233;fet de Paris Jean Chiappe, et les forces de l'ordre qui prot&#233;geaient la Chambre des d&#233;put&#233;s devant laquelle se pr&#233;sentait le nouveau gouvernement. Le 12 f&#233;vrier, journ&#233;e de gr&#232;ve d&#233;cid&#233;e par la C.G.T., avait vu &#224; Paris la jonction des deux cort&#232;ges, celui de la S.F.I.O. et de la C.G.T., celui du P.C. et de la C.G.T.U., une jonction qui exprimait le profond sentiment d'aspiration &#224; l'unit&#233; de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Rappelons que Gaston Doumergue s'&#233;tait retir&#233; de la vie politique quand il fut fait appel &#224; lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Le gouvernement Doumergue comprenait deux chefs militaires. Le g&#233;n&#233;ral Louis MAURIN (1869-1956) &#233;tait ministre de la Guerre. L'un des principaux &#171; sabres &#187; de r&#233;serve de la bourgeoisie fran&#231;aise, le mar&#233;chal Philippe P&#201;TAIN, &#233;tait, ainsi qu'Andr&#233; Tardieu et &#201;douard Herriot, ministre d'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Au cours de ce qu'on a appel&#233; la &#171; Nuit des Longs Couteaux &#187;, le 30 juin 1934, Hitler venait de se d&#233;barrasser par l'assassinat en masse, au nom d'un pr&#233;tendu complot, de l'aile pl&#233;b&#233;ienne de son parti incarn&#233;e par les cadres de sa troupe de choc, les S.A., et leur chef Ernst R&#214;HM (1887-1934). Il avait d'ailleurs utilis&#233; la circonstance pour se d&#233;barrasser du m&#234;me coup d'autres &#171; g&#234;neurs &#187;, comme le g&#233;n&#233;ral von Schleicher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Giovanni GIOLITTI (1842-1928) &#233;tait premier ministre en Italie &#224; l'&#233;poque de la gr&#232;ve des m&#233;tallurgistes de septembre 1920. Il avait tent&#233; de gouverner avec l'appui des socialistes et la tol&#233;rance des fascistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Trotsky venait d'avoir une longue discussion, sur la question de savoir si le r&#233;gime de Pilsudski en Pologne &#233;tait &#171; bonapartiste &#187; ou &#171; fasciste &#187;, avec son camarade polonais Herschl Stockfisch que lui avait amen&#233; G&#233;rard Rosenthal. La section polonaise &#233;tait divis&#233;e sur cette question : Stockfisch lui-m&#234;me ne pensait pas qu'on pouvait qualifier le r&#233;gime Pilsudski de fasciste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Dans un premier temps, le parti communiste polonais s'&#233;tait montr&#233; favorable au r&#233;gime de Pilsudski, ce qui lui avait valu de la part de l'I.C. &#8212; et de Trotsky &#233;galement &#8212; une critique en r&#232;gle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] En allemand dans le texte. La Heimwehr &#233;tait la milice bourgeoise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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