La Riposte : journal communiste
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Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

11
08-2012

En plus de toutes les questions politiques, économiques et sociales, La Riposte s’intéresse également aux questions culturelles et artistiques qui traversent la société. Nous publions ci-dessous le point de vue d’une camarade sur l’évolution de certaines idées dans l’industrie du cinéma.


Lutte des classes et idées dominantes

« On a tendance à considérer les idées dominantes d’une société donnée comme étant constantes et figées. La “nature humaine”, entend-on parfois, incite les gens à la passivité, à l’indifférence, à l’égoïsme, et ainsi de suite. Mais en réalité, la conscience humaine en général — et la conscience des classes exploitées en particulier — est une réalité extrêmement mobile. Dans certaines circonstances, elle peut changer brusquement et radicalement. Elle évolue en effet en suivant un processus dialectique, au cours duquel l’accumulation de changements mineurs et largement imperceptibles aboutit, à un moment donné, à des bouleversements soudains et explosifs.

« La pression sans relâche qui s’exerce actuellement sur les travailleurs est en train de provoquer de profondes modifications dans la psychologie du salariat. Bien sûr, on ne trouvera pratiquement aucune trace de ces changements dans les reportages télévisés ou dans les journaux des capitalistes. Mais ils ne s’en opèrent pas moins. L’époque des compromis mutuellement bénéfiques est terminée. Les choses ne sont plus comme avant, et la nouvelle réalité ébranle les points fixes dans la conscience de chacun. [...] » écrivait Greg Oxley en 2004 dans l’article Les prémisses de la prochaine révolution française.

Bien que datant de 8 ans, ces lignes sont d’une actualité brûlante. Suivant cette analyse, il est intéressant d’observer l’évolution des idées véhiculées par la grande industrie du cinéma. Nous ne parlons pas ici du film à petit budget, du « film d’auteur » qui ne sortira jamais dans les grandes salles. Au contraire, intéressons-nous aux blockbusters qui, ces dernières années, ont été obligés de prendre un curieux virage politique, afin d’attirer les masses dans les petites salles obscures. Suivant l’éternelle logique consistant à réaliser toujours plus de profits, ces grandes entreprises n’ont vu que leur intérêt en produisant ces films qui, à première vue, semblent n’être que des films de science-fiction. Mais le discours sous-jacent est beaucoup plus intéressant.

Virage politique de certains blockbusters

Rappelez-vous de Bienvenue à Gattaca, sorti en avril 1998 : c’est l’histoire d’une société où la place de chaque individu est déterminée par son patrimoine génétique (les plus « parfaits » sont des ingénieurs et les autres des balayeurs). En gros, la lutte des classes est inscrite dans votre ADN, et vous n’avez aucun moyen d’échapper à votre condition.

Juin 1999, Matrix sort sur les grands écrans, dont le scénario se prête à plusieurs niveaux de lecture. Ce qu’il en ressort principalement, c’est que l’humanité peut courir à sa perte en faisant le choix de privilégier uniquement les conditions matérielles d’existence — le confort bourgeois individuel. Car les hommes y perdraient leur indépendance et leur liberté de conscience (les hommes ne sont plus dans la réalité, mais inconscients et dépendants de machines qui les maintiennent en vie). Dans la même veine, Equilibrium sort en juillet 2003. Là encore, il s’agit d’une société dictatoriale, où les progrès de la science ont permis l’invention d’une drogue — le prozium — permettant aux hommes de refouler leurs sentiments. L’humanité qui a survécu à un holocauste nucléaire adopte cette drogue en acceptant de perdre à la place son libre arbitre.

En avril 2006, c’est V pour Vendetta qui est présenté en salles. Adaptation d’une bande dessinée, ce film peut sembler léger au point de suivre la lignée des autres comics en tout genre (Batman, Superman et SpiderMan). Sauf que la BD est créée par deux Anglais en 1982, et qu’à cette époque la Grande-Bretagne faisait l’expérience de la Dame de Fer et de sa politique ultraconservatrice. L’histoire se déroule donc à Londres dans une société dystopique, où un combattant de la liberté se faisant appeler « V » cherche à mettre en place un changement radical de politique en menant une violente vendetta contre le gouvernement fasciste en place.

Enfin, dernièrement, Time Out, sorti en novembre 2011, décrit une société où le temps est la nouvelle unité monétaire mondiale, payant factures, péages, denrées alimentaires ou biens de consommation. On y voit Justin Timberlake, icône de la jeunesse actuelle, en train de travailler dans une usine, essayant de survivre tant bien que mal, et gagnant du temps pour vivre. Une journée de travail ne lui rapporte pas plus que le temps nécessaire pour pouvoir rentrer chez lui, dormir, et retourner travailler le lendemain.

Quels sont les points communs de ces 5 films ? Tout d’abord, ils décrivent par métaphore le système capitaliste, et les aberrations inhumaines auxquelles il pourrait s’adonner — sachant que sa réalité est déjà inhumaine avec le lot de souffrance universelle qu’il fait subir à une majorité de la population mondiale.

Tous les personnages principaux de ces films sont à la recherche de la justice, de l’égalité, et de la liberté. Et pour cela, ils se révoltent afin de défendre leurs idées, et pour leur mise en pratique. C’est un message révolutionnaire, et les valeurs défendues ici sont celles du socialisme.

Si les grandes productions cinématographiques s’orientent vers ce genre de films, parsemés de références plus ou moins ouvertes aux valeurs socialistes, ce n’est certainement pas par bonté d’âme et dans une volonté de les populariser. Il ne s’agit pour elles que d’attirer les masses afin de réaliser un maximum de profits. Et selon leur logique capitaliste, elles ne font que répondre à la demande.

Donc, dans une certaine mesure, l’orientation de ces blogbusters illustre les attentes des masses qui sont séduites par ce genre de films. Cela reflète, à un certain stade, leur niveau de conscience. Si les valeurs socialistes font résonnance, ne serait-ce que dans l’inconscient des masses, alors peut-être, plus tôt qu’on ne le croit, nous retrouverons ces aspirations dans la rue, en pleine lumière, à l’instar des salles obscures de cinéma.

Salama


Vos réactions...

Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 11 août 2012, par yoyo

Si vous pensez que les idées socialistes pointent leur nez à travers ces films je vous plains.


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 12 août 2012, par Mary

Ou alors en étant un brin machiavélique , un brin seulement , on peut imaginer que cet exutoire leur permettra de rester bien sages et de retarder le passage à l’acte de révolte , voire de le tuer dans l’oeuf !!!
Qui sait ???
J’espère toutefois que vous avez raison et qu’il s’agit des prémices de la prise de conscience et donc de l’indignation débouchant à terme sur le changement .
Car une chose est sure : le changement c’est pas maintenant !!!! :(


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 13 août 2012, par Andrés

Je pense qu’"Avatar" fait aussi partie de ces films que critiquent l’impérialisme (phase supérieur du capitalisme, selon Lénine).

Et il y a aussi un film d’animation que mérite d’être dans la même liste de films anticapitalistes : "Animaux & Cie"

http://www.cgt-beaulieu-structures.org/article-animaux-cie-un-film-ecolo-et-anticapitaliste-pour-toute-la-famille-71477405.html

Fraternellement,
Andrés


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 13 août 2012

Cher Yoyo,

Il s’agit d’une interprétation parmi d’autres.
Ces films peuvent avoir plusieurs niveaux de lecture.

Militante politique, j’ai eu cette analyse, et j’ai été étonné, en discutant avec des gens qui n’ont aucune formation politique et qui ne militent pas, de constater à quel point ces films les avaient touché.

Ce qui les a véritablement bouleversé est le courage des personnages qui se battent pour changer radicalement leur monde. Tous ont fait leur rapprochement avec notre monde actuel, et m’ont confié désirer voir les choses changer : une véritable démocratie, l’arrêt des guerres, des famines etc... tous les abominations du système capitaliste.

Certes, leurs idées ne sont pas claires au point qu’ils puissent les appeler "socialistes". Mais je suis là pour le leur faire remarquer, et, à la fin de nos discussions, ils semblaient être convaincus de la nécessité de changer de système :-)

Fraternellement,
Salama


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 13 août 2012, par Patrick Vandeweyer, PCE Manilva-Málaga, Espagne

A dire vrai, en voyant Time Out, je n’ai su que noter que la "marchandise des marchandises", l’argent, s’y voyait directement remplacé par le temps, et sachant que la valeur d’un produit est déterminée par le temps moyen, socialement nécessaire à sa fabrication, j’y ai vu une espèce d’interpretation dérivée de la loi de la valeur, mais c’est assez confus...


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 13 août 2012, par Bruno

Aucune forme de socialisme dans ces filmes ; Juste une vision manichesiste de la societe teinte du christianisme cher a nos amis americains.
Ils se placent toujours du cote contestataire de la jeunesse mais ne professent jamais la fin de la propriete privee, ni de la socialisation de l economie, ni la democratie directe. je pense que l auteur de l article y voit ce qu il recherche lui meme. c est le principe meme de l industrie hollywoodienne...


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 14 août 2012

Peut-être bien Bruno,

Mais je ne suis pas la seule dans ce cas, et c’est ce qui m’a intéressé. Chacun a son interprétation, mais le fait est que pour certains, les résonances de ces films se font à travers les valeurs socialistes inconscientes, et qui peuvent à un moment donné - discussion, lecture ou autre - émerger dans la conscience politique de l’individu.

Par exemple, pour ma part, bien avant de lire de la théorie politique, les grands "classiques" comme Le Manifeste etc... je ne lisais pas du tout mais je regardais énormément de films. Et j’ai remarqué que les films que je préférais avaient tous des point communs.

Petit à petit j’ai commencé à faire le lien entre ce qui pouvait m’émouvoir et mes idées politiques, qui, au départ, confuses et réformistes, ont évolué au fil du temps et des événements vers les idées marxistes révolutionnaires.

A chacun son parcours, à chacun son expérience, à chacun son "éveil" politique. Il me semble que, dans une certaine mesure, ce genre de films, indépendamment de la volonté de leurs producteurs, peut déboucher sur certaines prise de conscience.

Je n’ai peut-être pas été assez claire dans mon article : bien sûr que ces films "ne professent jamais la fin de la propriété privée, ni de la socialisation de l’économie, ni la démocratie" de manière directe.

Mais les scenarii de ces films sont basés tout de même sur quoi ? Que recherche les personnages principaux ? La liberté, la justice et l’égalité. C’est un fait. Pas besoin d’être marxiste pour le noter.

Ce que je dis, c’est que ces valeurs là sont la base des valeurs socialistes, et donc du socialisme utopique.

En tant que militants politiques, c’est à nous d’aller plus loin et de parler de socialisme scientifique.

Peut-être bien que mon article est mal rédigé, alors je m’en excuse.

En tous les cas, l’important, c’est que cela donne sujet à discussion, et c’est ce que je cherchais. Car c’est par énormément de discussions dans mon entourage que je tente de convaincre de la nécessité du socialisme, et que cette analyse et cet article m’y ont déjà aidé.

Fraternellement,
Salama


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 14 août 2012

Les blockbusters sont en générale des films pour seulement amassés énormément d’argent, nous en conviendrons. Les cérémonies des Oscars, à titre personnel, je ne leur donne aucun considération. Quand des acteurs et actrices que j’apprécie sont récompensés, tant mieux, mais quand un film tel que Démineurs, justifiant la guerre d’Irak, est primé comme meilleur film et meilleur scénario, et d’autres, on ne peut que constater.

Parmi les blockbusters cités, je ne parlerais que de ceux que j’ai vu, à savoir Matrix et V for Vendetta.
Le premier est, il faut le remarquer, une prouesse technique pour la fin du XXe siècle. Il ne faut pas le perdre de vue, que chaque année l’industrie cinématographique fait des progrès techniques qui sont phénoménaux. Quand nous voyons aujourd’hui la 3D ainsi que le bullet time, on se dit que depuis 1895 les changements sont plus qu’impresionnants.
Pour ce qui est du second, c’était durant un temps mon films favori. Il est parmi les cinq films cité par Salama le plus politique. Le régime de Adam Sutler est sur de nombreux points une copie du IIIe Reich hitlérien : parti unique, répression politique, police spéciale, ... Et en face se dresse V, prototype de l’anarchiste, poète révolutionnaire admirant le comte de Monte-Cristo et Guy Fawkes, opposant à son époque de la Couronne britannique. Le fait que ce personnage soit aussi symbolique explique que les manifestants du mouvement Occupy, que ce soit aux USA, en Allemagne ou partout ailleurs, aient adopté le masque de V comme accessoire.

Après savoir si les réalisateurs de films à gros budget sont forcément des socialistes, j’en doute. Hollywood entier se prononce en faveur du candidat démocrate ou républicain à chaque campagne, et on ne peut pas dire que Obama ou Romney soit socialiste. Que Clint Eastwood, malgré toute la considération artistique que j’ai pour lui, déçoit beaucoup quand il soutient un candidat ultra-libéral.
Ce n’est pas ce qu’on voulu faire les réalisateurs de leurs oeuvres qui comptent, c’est comment nous les analysons. Un seul film peut avoir de très nombreux angles. Je ne saurais en citer ici, mais ils en existent.

Je viens d’évoquer la grande industrie cinématographique et Hollywood, mais je pense que cet article est aussi l’occasion de dire que le capitalisme détruit l’art. Dernièrement, dans son nouveau plan d’austérité, le Premier ministre de droite espagnol Mariona Rajoy, est inclus la mesure d’augmenter la TVA artistique de 8 à 21%. Le résultat est que le cinéma d’auteur espagnol est au bord du précipice. C’est une chose extrêmement inquiétante, qui me concerne personnellement, menant des études cinématographiques. Voir le cinéma d’auteur s’effondrer est une tragédie. Tant de chefs d’oeuvres, dans tant de pays, sont nés. Le capitalisme empêche à de nouveaux Bresson, Fellini, Bunuel, Tarkovski, Bergman, ... de naîtrent. Un exemple suffirait : Béla Tarr, un réalisateur hongrois très audacieux, auteur de films très particuliers, lourds mais magnifiques, au niveau de la photographie, comme Les harmonies Werckmeister ou Le cheval de Turin, a décidé d’abandonner sa carrière dans le cinéma pour deux causes : ils considèrent que les gens de n’intéressent plus à ce genre de films (conséquence du consumérisme petit-bourgeois), et le gouvernement réactionnaire de Viktor Orban ne veut autoriser sur son territoire que des films glorifiant la Grande Hongrie.

Heureusement certains réalisateur, Oliver Stone pour ses positions clairement à gauche, ou Terrence Malick et Darren Aronofsky pour la très grande poésie de leurs films, font exception aux USA. Et quelques pays peuvent encore faire des films hors du commun, tel que ces dernières années la Corée du Sud.

Pour terminer, une citation de Trotsky : « Quand nos hameaux auront des cinémas, nous serons prêts à achever la construction du socialisme »


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 16 août 2012, par burnbabyburn

Enfin on parle de culture ici !
C’est pas trop tot (mais vaut mieux tard que jamais).

Bravo Salama, bien que dans le cas de "Matrix " je trouve la trilogie trop confuse et trop flou pour en tirer une analyse politique precise.

En tout cas c’est une bonne chose d’aborder ces sujets, meme si le titre de l’article est peut etre exageré.

Ce n’est pas la "grande industrie du cinema" qui " commence a avoir des intonations revolutionnaires", ce sont les oeuvres des auteurs et des realisateurs qui refletent et synthetisent les aspirations des masses.
Et l’industrie du spectacle s’en sert pour ses profits.

"Les capitalistes nous vendraient la corde avec laquelle on veut les pendre".


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 17 août 2012, par philippe

Bonjour
je travaille pour ma part dans un cine et je voudrais repondre a cette phrase de trotski qui disait que quand les hameaux auront leurr cinema nous pourrions parfaire notre revolution socialiste et bien laissez moi vous dire qu on est loin de la, au contraire aujourd hui les cines sont sous le regnes de grands groupes industriels qui voient avant tout la meilleure maniere de faire du fric sans consideration pour leur personnel ou les clients, ce qui compte c est nombre de lunettes 3d vendus ou encore le nombre de tickets et les petits cinemas dans les petites villes de campagne ferment d annee en annee, alors la revolution que decrivait trotsky n est pas pret d arriver, quand a la culture faudrait t il encore que les groupes de gauche dont nous sommes decident de creer des groupes d art social pour faire en sorte de mettre en avant notre propre vision plutot que d esperer une revolution dans les esprits de la grande industrie du cinema...certes des films comme matrix ont sans doutte leur interet mais s il y a une culture socialiste elle doit venir avant tout des personnes qui veulent reelement defendre ces idees et je deplore souvent que le front de gauche n investisse pas d avantage les milieux de la culture, je m explique je pense que c. Est aussi le role d un parti politique qui desire transformer la societe de promouvoir une vision disons art social , cette contre culture si vous preferez pour ebranler de systeme capitaliste, alors pourquoi au front de gauche il n existe tjs pas une organisation d art dit social ou socialiste pour permettre la libre expression bridee chaque jour par les industries du capitalisme, j espere que mon analyse ne sera pas pris pour une agression mais il est vrai que je deplore le vide culurel et cet art de la contestation qu on retrouvait autrefois avec les ferrat, aragon picasso, et autre dans le passe...je ne vois helas pas de telles figures aujourd hui et je deplore que le front de gauche n encourage pas l art populaire car il est la base de toute transformation sociale, il y a la je pense une reflexion a developper et un maillage a mettre en place sur tout le territoire francais voir europeen....


Quand la grande industrie du cinéma commence à avoir des intonations révolutionnaires

Le 17 août 2012, par Dwaabala

Est-il possible de penser plus justement (et sans avoir en point de mire l’auteure de l’article !) que les intonations révolutionnaires d’aujourd’hui finissent par ressembler aux produits de la grande industrie du cinéma, peut-être plus précisément à des films de série B ?

La seule attitude possible pour nous aujourd’hui, impérialistes plus que nous le croyons, a déjà été celle de Lénine pour la Russie avant 1917 : tout faire pour la défaite de notre système dans son affrontement aux aspirations des peuples.

Après l’écroulement, et si nous lui survivons, il sera temps de revoir les questions telles que celle de l’Europe.


GATAGA et Time Out VS le reste

Le 30 août 2012, par JV

Il est à noté que GATACA et Time Out sont du même auteur. Ces films restent loin des Blockbuster classiques. Ils sont même atypiques.

Le fond de l’article n’est pas totalement faux mais l’analyse est partielle.
En effet, elle ne prend pas en compte la masse énorme de films qui font l’éloge de la contre-révolution et de la réaction.
Le dernier en date étant Batman the dark knight rises ou l’on voit un homme vouloir la destruction du monde pourri refoulé par la toute puissance de l’ordre et de la justice incarnés par Batman.



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