Journal communiste : La Riposte
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Jeux vidéo et propagande impérialiste

25
02-2011

Le marché des jeux vidéo a généré près de 38 milliards d’euros de chiffres d’affaires, en 2010. Les analystes tablent sur 54 milliards d’euros en 2014. Bien entendu, les principaux clients de cette industrie très lucrative sont les jeunes.

La presse s’interroge souvent sur l’impact psychologique de la violence de certains jeux. Mais ce qui est généralement passé sous silence, c’est l’énorme potentiel de ce secteur en matière de propagande pro-capitaliste et pro-impérialiste. Cela n’a pas échappé aux fabricants. Prenons l’exemple du jeu Call Of Duty Modern Warfare 2. En seulement trois semaines, il s’est vendu à 55 millions d’exemplaires, pour un chiffre d’affaires de 3 milliards de dollars. On y incarne un soldat en guerre contre les « méchants Russes », qui sont alliés à de tout aussi méchants pays arabes. Cette maléfique coalition veut lancer une bombe nucléaire sur les Etats-Unis. Votre mission est donc de les en empêcher – en tuant, cela va de soi, un maximum de soldats russes et arabes.

Après le triomphe de ce Call of Duty (« L’Appel du Devoir »), les développeurs ont sorti un nouvel opus : Call of Duty Black Ops. Il a pulvérisé tous les records de vente : 5,6 millions d’exemplaires en une semaine. La première mission se déroule à Cuba. Votre « devoir » est de tuer Fidel Castro, rien de moins. En satané communiste qu’il est, il veut lui aussi raser les Etats-Unis à coups de bombes atomiques. Mais Castro est un malin. Au moment où le joueur croit avoir accompli sa noble mission, il découvre qu’il a « malheureusement » tué un sosie de Fidel. Il est ensuite expédié dans un goulag soviétique. Il réussit à s’en échapper et retourne aux Etats-Unis, où le Président Kennedy en personne lui confie la tâche d’empêcher les « terroristes » communistes d’attaquer les Etats-Unis et de détruire le monde. Il repart donc, la fleur au fusil, tuer des Viet-cong au Vietnam, des communistes au Laos, et ainsi de suite.

La propagande anti-communiste atteignait déjà des sommets avec les films de James Bond, etc. Mais dans le cas de ces jeux, on n’est pas passifs. Avec Call of Duty Black Ops, des millions de jeunes pressent un bouton, comme on presse la détente d’un pistolet, pour tuer de sang-froid Fidel Castro. On brûle au lance-flammes des dizaines de milliers de Vietnamiens. Ce sont ces actes meurtriers qui vous font progresser dans le jeu. On vous récompense par de nouvelles armes qui vous permettent de mieux accomplir vos crimes. La guerre du Vietnam, qui dans la vraie vie s’est soldée par des millions de morts, n’est qu’un divertissement chez d’innombrables jeunes qui s’amusent à virtuellement massacrer des hommes pour défendre l’impérialisme américain.

Il est évident que les amateurs de ces jeux ne tombent pas tous dans le panneau, loin s’en faut. Mais il n’empêche que l’intention est claire. Le premier objectif des capitalistes de ce secteur est de faire un maximum de profit. Le deuxième – autant « joindre l’utile à l’agréable » – est de véhiculer l’idée que les impérialistes font la guerre pour de nobles causes, pour protéger le monde des méchants terroristes, et non pour conquérir des marchés et des sphères d’influence. Ici, la fiction rejoint la réalité : les scénarios de ces jeux se basent sur les mensonges réels des impérialistes.

Fabien L. (PCF 28)


Vos réactions...

Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 25 février 2011, par Andrés

J’invite aux développeurs de jeux vidéo de faire un jeux où comparer l’évolution d’une civilisation sous le capitalisme et une autre civilisation sous la communisme.

Et quand je parle de communisme ce n’est pas la URSS de Staline mais plutôt le communisme de La Commune de Paris à échelle planétaire, avec la démocratie participative et le partage des richesses (De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins)

A mon avis la seul manière que la civilisation communiste a pour continuer sa évolution culturelle et scientifique dans le bonheur sera que la civilisation capitaliste ignore sa existence pour éviter l’impérialisme dans le jeux.

Cordialement,
Andrés


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 25 février 2011, par Baptiste

J’ai honte mais j’ai moi aussi pressé la gâchette en direction du front de Castro ou encore écouté le discours de Kennedy qui m’appelait à "protéger notre société contre les communistes qui veulent détruire notre mode de vie".
Sans compter que dans call of duty 4 ils présentent des mecs avec faucille, marteau et s’appelant camarade mais ces mecs ressemblent plus à des nazbols qu’a autre chose.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 26 février 2011, par Kuzikuzi

Modern Warfare 2 ne s’est pas vendu à 55millions d’exemplaires, c’est le chiffre de l’ensemble de la série entière, tout call of duty confondu. MW2 atteint sans doute 20 millions, Black ops aussi. Maintenant si on se rappel de ancien épisodes (pas ceux de la seconde guerre mondiale), Call of Duty 4 Modern Warfare 1 avait comme annemi les Arabes et les Russes (Khaled Al Assad et Imran Zakahev). Dans Call of Durt Modern Warfare 2 ce sont aussi les Russes (Dimitri Makarov) et les Arabes (eux moins) mais aussi les Brésiliens (Rojas). Il y a une mission ou l’on massacre des civils Russes dans l’aéroport de Moscou quand on incarne le méchant du jeu. En étant le "gentil" si on tue un civil la mission est un echec ; cependant combien de civil ont été tués au Viêt-Nam ou en Irak (voir wikileaks) par les Américains ? Dans Black Ops les ennemis ne changent pas (Russe, Viêt, cubains, des communistes en somme), le président américain (l’idol de pays) nous appel et nous encourage à continuer ce massacre et comme dit plus haut. Bon certes il y a quand même quelque gentil Russes mais delà à ce qu’ils le soient tous... Modern Warfare 3 risque d’être annoncé avant mars dans les 5 jours qui viennent nous savons déjà qui seront les mauvais : Makarov
et donc surement ses alliés Russes


Genèse de la conscience sociologique ?

Le 26 février 2011, par Victor

Ou l’art de dire que le ciel est bleu et que l’eau mouille.

Moi je n’ai pas eu honte de tuer Fidel Castro, pas honte d’avoir gazé des centaines de vietnamiens, etc... Et si le prochain scénario est de tuer Karl Marx ou d’empécher la révolution russe, je jouerai le jeu avec plaisir.
Et pourtant je suis communiste.

Oui, les jeux vidéo, sont une (infime) part de propagande capitaliste. Tout est propagande. Oui, les scénarios peuvent être ridicules, voir énervant. Et alors ? L’idéal serait que de tels jeux vidéos existent, mais dont le point de vu serait opposé, ou au moins différent.
Parce que ce qui est dit dans cet article est vrai, mais pas pertinent :

Lisez des études sociologiques, étudier la sociologie des médias (école de Frankfurt, de Chicago, des auteurs comme Hannah Arendt, Pierre Bourdieu, etc) et vous verrez que ce que vous écrivez est déjà étudié depuis presque un siècle, avec un peu plus de subtilité.

L’intérêt serait alors de proposer des solutions, des idées pour éviter, limiter ou détourner cette "propagande", etc... Rien dans cet article. Vous voulez mon avis ?
La solution serait simplement que d’autres jeux vidéos proposent d’autres points de vu. C’est tout. À partir de là, relisez votre article et vous le trouverez dénué d’intérêt. C’est à peu près la réaction que j’ai eu en lisant votre article : aucun intérêt.

Victor, militant communiste et étudiant, 20 ans (Seine-Maritime).


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 26 février 2011, par Naiké

Le divertissement du jeux vidéo est un media qui en majorité se dit "apolitique". Et quand on refuse de prendre position on ne fait que diffuser et renforcer l’idéologie dominante, et dans ce cas, c’est le capitalisme et l’empire américain. Dans leur ensemble, peu de jeux réfléchissent à ce que qu’ils montrent.

Dans Mercenaries 2, on est des mercenaires qui acceptent des missions des USA, des chinois et du Venezuela, pays où se déroule l’action. Le président vénézuélien qui ressemble un peu à Chavez, y est dépeint comme un dictateur fou. Ce jeu a été créé par Pandémic studio. Ce studio a fait un autre jeu après, Sabotage. On joue un résistant dans Paris occupé durant la Seconde Guerre Mondiale. Et le traitement fait de paris sous cette période est approximatif. Les cabarets ressemblent plus à des saloons qu’à des cabarets. La Normandie est une banlieue de Paris. Bref, tout un tas d’incohérences géographiques, historiques et, bien sur, politiques. Ironie de l’histoire pour Pandemic Studio, il a fermé ses portes à cause du système qui est défendu dans ses jeux. Alors que le dernier jeu Sabotage n’était pas sorti, le studio a fermé car jugé pas assez rentable.

Peu de jeux font l’effort de travailler sérieusement leur background. Quelques jeux cependant sortent un peu du lot. Beyond Good and Evil, par exemple, se passe sur une autre planète où sévit une dictature sous couvert de protection des habitants, un faux ennemie est créé afin qu’on accepte cette dictature. On y joue une journaliste qui doit révéler cette supercherie. Une bonne dénonciation de la propagande officielle.

Il existe aussi des jeux indépendants, beaucoup moins ambitieux techniquement que Call of Duty, mais bien plus juste politiquement parlant. Comme ce jeu Mac donal’s http://www.mcvideogame.com/index-fr.... On doit réussir a satisfaire les actionnaires en augmentant les profits, pour ca on peut brimer les employés, détruire l’environnement en Amérique latine, et faire de la propagande pour étouffer les affaires de mal bouffe. Mais comme dans la réalité, il est en fait impossible de continuer sous ce mode de production.

Pour la petite histoire dans le jeu Guerrilla War (vo Guévara) sorti en 87 et fait par SNK pour l’arcade, on pouvait y incarner Ché guevarra et le deuxième joueur jouait Castro. C’est a ma connaissance le seul jeu où on incarne ces deux-là en temps que gentils. Cependant, les versions américaine et européenne on été modifiées pour éviter le sentiment anti-communiste.

Pour en revenir à Call of Duty et son éditeur Activision-Blizzard, une filiale de Vivendi, leur objectif est clairement la rentabilité au maximum. Activision est connu pour les rachats et fermetures rapides de studio s’ils n’atteignent pas les objectifs espérés rapidement. Entre 2002 et 2010, 16 studios ont été achetés et 7 ont fermé ou sont sur le point de fermer. Ce qui signifie en général 200 licenciements sec par studio.

Deux d’entre eux ont une histoire caractéristique du système capitaliste. Red Ocane, créateur de la série Guitar Hero, qui a généré plus d’un milliard de dollar depuis 2007, a été vendu dès qu’il y a eu baisse des ventes deux fois de suite. Et pour Blizzard, création basée à Liverpool réputée dans le milieux pour leur talent en jeu de course, 200 personnes ont été licenciées car leurs jeux n’ont par réussi a devenir les leaders dans le genre course auto.

Et on ne parle même pas des conditions de travail. Dans cette industrie, il est rare de prendre des vacances, le rythme est infernal avec des semaines où l’on ne compte plus les heures de travail pour pouvoir finir le projet a temps. J’ai un peu dévié du sujet initial. Les jeux vidéos on déjà atteint leur limites. Les ressources humaines et matérielles sont si énormes que la prise de risque est difficile, et en plus les seuls qui ont les moyens financiers pour développer de "grands jeux" sont des multinationales qui ne financeront pas un jeu qui va contre leur intérêt.

Le contrôle ouvrier est la seule solution pour qu’il existe des jeux où la compétition meurtrière et l’enrichissement ne soient pas les seules valeurs véhiculées.

Pour sortir de la domination idéologique et culturelle bourgeoise, seule l’expropriation des moyens de production permettra aux développeurs de sortir des cadences infernales et des obligations de rentabilité qui nuisent a la création artistique.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 26 février 2011, par Delapaille

Tout ce qui est dit ici est vrai, mais ni plus ni moins que pour n’importe quel média.
Le but de cet article (cette brève plutôt) n’est pas de stigmatisé le jeux vidéo en particulier (du moins j’espère) mais de signaler ce simple fait.

Cependant je tiens à signaler, en tant qu’amateur assidu de jeux vidéo, que comme pour le cinéma par exemple, de nombreuses productions, même à gros budget, proposent des critiquent pertinente de la société et des réflexions intéressantes sur tout un tas de sujets.

Citons quelques perles comme Bioshock, Half-Life etc etc.

Le Jeux Vidéo est un média, en tant que tel il n’est ni plus ni moins gangréné par l’idéologie capitaliste que les autres médias, musiques films etc.

Il est juste important de ne pas ignorer cette influence, à ce titre cet article a son utilité.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 27 février 2011, par maiszeus

A victor :

je pourrais juste te répondre que Karl Marx a écrit il y a un siècle et demi ses œuvres et ça n’empêche pas La riposte de diffuser ses idées en disant la même chose... On appelle ça informer et militer.

La riposte est un journal à but informatif et n’est pas un rassemblement de thèses sociologiques et philosophiques. Ce que tu as lu est un article de journal et non pas une thèse de philo. D’ailleurs tu peux lire mon mémoire de philosophie si tu veux mais il ne fait pas qu’une demi page... http://lapratiqueducommunisme.vefbl...

pour avoir lu et étudier Bourdieu et Arrendt, je n’ai jamais vu de critique des jeux vidéo... Ping pong sur Attari peut-être ?

Pour finir, peut-on dire d’un article qui suscite 4 paragraphes de commentaires qu’il est inintéressant ?

Fabien, militant communiste, diplômé d’un master de philosophie à Bordeaux, d’une licence de philosophie et de documentaliste à Rouen, 24ans et toutes ses dents


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 2 mars 2011, par Eric Jouen

Il est vrai qu’on peut être surpris d’une réaction comme celle de Victor. Le dédain qui marque son intervention n’est pas habituelle dans les rangs des camarades communistes.

Communisme et Internationalisme sont indissociables. Ainsi, si j’avais le temps de jouer à des jeux video, je me verrais mal avouer à des camarades cubains que, pour me détendre, je flingue des communistes cubains, ou avouer à des camarades vietnamiens que je gaze des communistes vietnamiens. J’en connais certains qui n’apprécieraient que très moyennement la plaisanterie. Je pense qu’ ils auraient, à juste titre, de forts doutes sur ma défense de l’Internationale.

De plus, je me vois mal défendre le point de vue marxiste et la révolution russe, tout en passant une partie de mon temps libre à jouer à tuer Marx ou empêcher la révolution russe. Cela ne ferait rire que mes ennemis !

Ensuite, comparer un petit article avec des études sociologiques pose question. Je ne sais pas si Victor connait le journal "Avant-Garde" par exemple, mais on ne peut traiter avec dédain ce journal en avançant juste l’argument que ce qui y est écrit a déjà été développé avec plus de subtilité par des socialistes il y a un siècle. Ce serait ridicule, à moins qu’un article ait la prétention d’apporter des solutions nouvelles.

Je pense que l’article "Jeux video et propagande impérialiste" a simplement l’objectif de montrer que le capitalisme produit de la propagande impérialiste, tous les jours, y compris dans les jeux.
Et rien que ce petit (r)appel à notre lucidité est fort utile.

Fraternellement


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 2 mars 2011, par Victor

Bonjour Eric,
Je me permet d’essayer de vous répondre si la modération du site le veux bien puisque mes deux précédents commentaires qui répondaient aux autres, n’ont visiblement pas été acceptés.

Communisme et Internationalisme sont indissociables. Pour autant c’est avec plaisir que je joue à Black Ops. Pourquoi ?
Parce qu’il s’agit d’un jeu vidéo. Jamais je n’aurai honte de tuer des cubains dans un jeu, de gazer des vietnamiens sous pretexte d’internationalisme. Qu’ils soient cubains, vitnamiens, ou bien étasuniens, français, australiens, anglais ou ce que vous voulez, cela ne change rien au fait qu’il s’agit d’un jeu.

Car si, sous couvert d’internationalisme communiste, je m’interdisais de jouer à Black Ops, alors devrais-je comprendre dans ce que vous dites, qu’a contrario je pourrais tuer des capitalistes, des libéraux comme Ron Paul ou d’autres comme Jean-Marie Lepen sous prétexte qu’ils ne sont pas communistes ?
Bel vision communiste et humaniste que vous avez là : certains méritent le respect même virtuel, d’autres non ?

Ou alors dans un autre cas, pensez-vous que personne ne mérite d’être tué dans un jeu vidéo ? Et donc que ferions nous ? Seuls les jeu vidéo de sports auraient le "droit" d’exister ?
Ou bien seriez vous simplement pour l’interdiction des jeux vidéos ?... Quel progrès technique inspire votre interpretation du communisme cher Eric.

L’idée va bien plus loin malheureusement. Être communiste, être internationaliste (ce qui ne joue pas grand rôle dans la question du jeu vidéo), mais surtout être humaniste et pour l’émancipation, c’est donner le droit à tous, de faire ce qu’il veut d’un jeu vidéo, puisqu’il s’agit d’un jeu. Peut-être est-ce votre âge ou votre manque de temps pour jouer aux jeu vidéo qui explique la construction disons réactionnaire (sans arrogance) du jeu vidéo.
Mais dans un jeu, puisqu’il s’agit d’un jeu (donc d’images factices) l’idée n’est pas d’empècher les joueurs à tuer des hommes politiques qui représentent l’idéologie qui nous est chère, mais bien que nous puissions nous aussi faire des actes virtuelle qui vont à l’encontre de(s) l’idéologie(s) que nous combattons.

Enfin, je tiens à rappeler pour remettre cette discussion dans le cadre de l’honnêteté que des jeux comme Call of Duty : Black Ops, sont interdit à la vente des -18 ans. Il s’adresse donc à un public a priori mature et donc moins influencable.

Quand vous dites : "De plus, je me vois mal défendre le point de vue marxiste et la révolution russe, tout en passant une partie de mon temps libre à jouer à tuer Marx ou empêcher la révolution russe. Cela ne ferait rire que mes ennemis !"
Alors, c’est sans doute que vos ennemis sont idiots. Car il n’y a rien de paradoxale à démolir (pour de faux) les idées que l’on défend.
Au contraire, même dans la vie réelle, remettre profondément en cause nos idéologies et nos convictions nous font apprendre soit qu’elles n’étaient pas les bonnes, soit que leur interpretation doit être nuancée, soit tout simplement nous renforce sur celles-ci en les connaissant d’autant mieux.
En sciences sociales, on appelle ça une rupture épistémologique, et comme processus vers l’émancipation, on n’a pas trouvé mieux.

Enfin pour finir, comparer La Riposte et ses articles à l’Avant Garde est osé. Dans un cas, il s’agit d’un journal, qui se cantonne à son rôle de journal officiel du MJCF. De l’autre, il s’agit d’un journal indépendant symbolisant un courant de pensé et qui souhaite influencer la ligne du PCF. Dans l’Avant-Garde, un tel article aurait conduit à trouver des solutions, proposer des idées. Ici il n’y en a aucune. Et surtout dans l’Avant-Garde, nous nous gardons d’appliquer des théories socialistes centenaires à des situations politiques actuelles, comme si l’on pouvait calquer l’histoire et son analyse à la manière d’un darwinisme social.

Mon premier commentaire n’était en aucun cas dédaigneux, à moins que vous ne voyiez le mal à chaque fois que l’idée exprimée soit différente de la votre.

C’est dans cette formule de politesse de salutation que je vous prierais de bien vouloir reconnaitre l’expression simplement sincère de mon opinion quant à cet article, ainsi que mes respectueuses salutations.

Victor


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 2 mars 2011, par Sanksion

c’est super drôle, d’un côté le communiste dit : les développeurs devraient faire un jeux où on voit un monde communiste se développer, mais pas l’URSS (ou tout les autres régimes), mais le développement d’une Commune de Paris du Monde Entier, rien que ça.
Et en même temps, le communiste dit : faire des jeux où on tue des soldats de l’URSS, d’Ho Chi Minh, et de Cuba, ou hyopthéthiquement un jeu où on empêche la révolution d’Octobre, c’est faire de la propagande anti communisme.

Et PAF, se sont trahis eux mêmes, l’URSS, Ho Chi Minh, Cuba, la Corée du Nord, sont bien les développements de communistes auxquels les communistes qui lisent la Riposte s’identifient.

Chers camarades, pour vaincre va falloir montrer un chouilla plus de cohérence.

Fraternellement,
Samuel, communiste, 24 ans, Hauts de Seine.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 3 mars 2011, par Eric Jouen

L’argument qui consiste à dire que "ce n’est qu’un jeu" ne tient pas la route.
Je me rappelle l’année dernière avoir été choqué, comme d’autres camarades du PCF et de la CGT, par un jeu vidéo inventé en Autriche, qui consistait à détruire des mosquées. Même s’il s’agissait d’un jeu, nous avions reconnu là de la propagande, d’extrême droite dans ce cas.

Je serais également choqué si un jeu était inventé pour éliminer des combattants palestiniens. Et si des jeunes communistes israëliens me disaient jouer à de tels jeux, je leur ferais part de mon désaccord, même si "ce n’est qu’un jeu".

En effet, un jeu peut être un filon très intéressant pour la propagande. Ne manquons pas de lucidité à ce niveau.

Par ailleurs, je trouve plutôt positif qu’un jeune comme Victor ait soif de solutions. C’est une exigeance très intéressante : ne pas s’arrêter à la dénonciation.

Un débat sur les solutions serait intéressant. Des militants découvrent régulièrement que les idées (soit-disant) "nouvelles" qu’ils défendent sont bien souvent antérieures aux idées marxistes.

Fraternellement


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 4 mars 2011, par Edouard

Comme Eric, je pense que l’argument "ce n’est qu’un jeu" n’est pas valide : que les images factices n’aient pas d’influence, cela me paraît pour le moins incertain, tout simplement parce que présenter Castro comme un dictateur sanguinaire, c’est ce que font les infos. Selon moi, on peut difficilement contester la portée du JT par exemple. Bref le seul élément qui est admit comme fictif, c’est l’assassinat de Castro, pas le fait qu’il mange des bébés ou que sais-je.

Je ne vois d’ailleurs pas en quoi tuer Castro ou "gazer" des Vietnamiens pourrait m’aider, moi, à remettre quoi que soit en cause. Je doute vraiment que ça pousse qui que ce soit à la réflexion, surtout la grande majorité des joueurs qui baignent depuis toujours dans la propagande impérialiste. Au contraire, je pense que ça participe à la banalisation de la violence, de ingérence "humanitaire" bref de la guerre, à la banalisation aussi des conflits partout dans le monde. Je mets ma main à couper que plus on passe de temps à "gazer" des Vietnamiens, moins on est choqué par l’occupation de la Palestine.

L’argument selon lequel c’est pour adulte, donc pour personnes moins influençables est également contestable, même sans tenir compte de tous les jeunes qui y ont sans aucun doute accès : quand on a eu droit à toutes les campagnes médiatiques concernant les armes de destruction massive en Irak, ce ne sont pas seulement les enfants qui étaient visés. La propagande influence, il ne faut pas se leurrer. Elle ne nous fera surement pas voter à droite ni forcera les gens à aimer la guerre du Vietnam, mais c’est certainement un frein à l’évolution de la société.

Et finalement pour moi, la liberté, c’est bien joli, mais ça n’a rien de sacré : la liberté d’exploiter, d’asservir les gens, de faire la guerre, ou la liberté de faire des jeux nazis, et bien d’autres libertés, je m’en tamponne.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 5 mai 2011, par Velkro

Bonjoir.
Comme vous le dites si bien, le marché du jeu vidéo est propice à la propagande. Il est vérolé. Le discours qui amène à la surconsommation, à l’embrigadement culturel et à la bêtise crasse est mixé avec des images d’une violence qui aurait été innacceptabe il y a une vingtaine d’années et des scénarios plus qu’impérialistes.

C’est bien gentil de dénoncer, et c’est même positif de chercher des solutions. Mais dites-vous bien que la propagande (soit-disant) anti communiste n’est pas le seul problème. Car orientation politique mise à part, c’est d’un racisme pur et simple dont il est question. J’en veux pour preuve que rare sont les jeux à proposer un protagoniste noir ou jaune ou café au lait qui ne meure pas à un moment donné. Le type caucasien règne en maître et, de par le fait, il impose sa politique.

Mais cela reste un problème de hierarchie ethnique (hierarchie qui, soit dit en passant, ne devrait pas exister) et je pense, pour ma part, que c’est contre cela qu’il faut lutter.
Prenons un exemple simple : Dans Assassin’s Creed, vous incarnez un jeune tueur surentraîné qui lutte contre les templiers (qui sont, je simplifie, un courant de pensée issu du catholicisme, l’extrémisme religieux en plus). Dans le premier, un jeune juif/hébreux (difficile de ne pas faire l’amalgame) et dans les deux autres jeux, un italien de riche famille. Et vous tuez des catholiques !
Mettez vous à la place du joueur croyant pratiquant, un peu naïf et (excusez-moi du peu) aussi réactionnaire que vous.
Le jeu est blasphème à souhait et pourtant, il a rencontré un immense succès dans des pays de "culture chrétienne" tels que la France et les USA.

Aujourd’hui, on tape sur les dogmes religieux sans craintes. Avec Resident Evil (par exemple), on dénonce les dérives de la science tout en massacrant des populations nords-africaines. Mais le producteur capitaliste n’est pas encore prêt à taper sur ses propres convictions pour se permettre de faire un jeu où ses propres convictions seraient remises en question.

Encore que, avec le jeu Homefront, on soit face à retournement de situation contrôlé. En 2027, les USA sont contrôlés par la Corée du Nord. Votre mission ? Libérer le pays (et le monde par la même occasion) de l’emprise du joug coréen. Rien que ça.
Comme quoi, même quand ils gagnent, les "méchants" perdent.
C’est beau l’impérialisme.

Velkro, Geek Bouddhiste Désabusé.


Jeux vidéo et propagande impérialiste

Le 30 mai 2011, par François Guinard

La propagande est partout. En son temps le géopoliticien Thibaut Viné démontrait cela avec l’exemple des soldats de plombs. On reste dans la même veine !

François Guinard, professeur révolté
http://loupigor.populus.ch



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