
Le programme du PS ne contient aucun engagement susceptible d’améliorer les conditions de vie des travailleurs. Dans l’ensemble, il revient à gérer le capitalisme pour le compte des capitalistes – au détriment de l’écrasante majorité de la population. En la matière, les engagements de François Hollande vont encore plus loin que le programme officiel de son parti. Il rejette par exemple le rétablissement de l’âge légal de la retraite à 60 ans, que les textes du PS évoquent vaguement. Il envisage un nouvel allongement de la durée de cotisation, voire la suppression pure et simple d’un âge légal de départ à la retraite : « tout sera déterminé par rapport à la durée de cotisation », dit-il.
Sur cette base, les critiques que François Hollande adresse à Sarkozy ne peuvent être que des effets de manche. Il reproche au président de vouloir inscrire la « règle d’or » dans la Constitution, avant de préciser que c’est avant tout « dans les actes » qu’il faut l’inscrire ! Il veut réaliser 50 milliards d’économies budgétaires dès la première année. Cette somme est supérieure au budget de l’Education nationale ! Elle implique une politique d’austérité nettement plus sévère que celle de Sarkozy. Et si Sarkozy est réélu, il mènerait lui aussi une politique d’austérité encore plus sévère que ces 5 dernières années, du fait de la crise. Il n’y a donc aucune différence politique fondamentale entre les deux candidats. Le Front de Gauche est la seule force politique significative qui, face aux capitalistes, défend les intérêts des travailleurs et de la masse de la population. Il faut faire en sorte que tous les travailleurs, chômeurs, jeunes et retraités, prennent connaissance de son programme.
Soutien critique
Ceci dit, à ce stade, le poids électoral du PS et le caractère réactionnaire de son programme posent certaines difficultés au PCF et au Front de Gauche. Ces difficultés impliquent des questions de principe et de stratégie de la plus haute importance. De très nombreux électeurs de gauche considèrent François Hollande comme le moindre mal face à Sarkozy. Et si, comme c’est très probable, Hollande se trouve face à la droite au deuxième tour, nous ne devrions pas nous tenir à l’écart du combat de la masse de l’électorat de gauche, sous prétexte que nous anticipons la politique rétrograde que mènera le candidat socialiste. Il faudra participer à cette lutte et le « soutenir » contre Sarkozy. Mais notre soutien devra être critique, et même très critique. Nous devons nous efforcer, par nos explications, d’ouvrir les yeux de tous. Entre les deux tours comme avant le premier, nous ne pouvons pas apporter le moindre soutien à la politique du PS, sous peine de trahir notre cause. Nous devons expliquer en toute circonstance, patiemment mais sans complaisance, le caractère réactionnaire de son programme et les conséquences sociales désastreuses qu’il entraînera.
Cette approche stratégique est cruciale pour la suite. Les élections ont une certaine importance, mais la lutte que nous menons, comme communistes, va bien au-delà des considérations électorales. Alors que le gouvernement Jospin avait au moins tenté d’appliquer quelques réformes positives, avant de virer à droite, le prochain gouvernement socialiste agira dès le premier jour comme un agent des intérêts capitalistes. En matière de coupes et de contre-réformes, la gravité de la crise le poussera à aller beaucoup plus loin que son programme ne le laisse présager. Les électeurs qui auront placé leurs espoirs en lui seront très rapidement déçus. Quant au Front de Gauche, sa lutte contre l’austérité et pour ses revendications se poursuivra. Une partie croissante des électeurs de gauche qui, pendant la campagne, avaient trouvé nos critiques injustes ou exagérées, se rendront compte que nous avions raison. Ceci augmentera considérablement l’autorité politique du PCF et du Front de Gauche aux yeux des travailleurs et renforcera d’autant notre combat contre le capitalisme et la politique du gouvernement.
« Rassembler toute la gauche » ?
Cette démarche ne fait pas l’unanimité. Il y a dans notre parti – et particulièrement dans ses instances dirigeantes – des camarades qui déconseillent fortement de « taper sur le PS ». L’un des arguments avancés est qu’en s’attaquant à la politique du PS, on risque de favoriser la droite. Il y a aussi, chez certains camarades, la crainte de compromettre des alliances électorales – actuelles ou futures – entre le PCF et le PS. Les points de vue qui existent à ce sujet se sont exprimés à plusieurs reprises, par exemple lorsque Jean-Luc Mélenchon a comparé François Hollande à un « capitaine de pédalo dans la tempête ». Par cette image, Mélenchon voulait souligner l’impuissance du programme socialiste face aux défis économiques et sociaux qui se posent. C’est le moins qu’on puisse dire. Et pourtant, cette formule n’a pas plu à tout le monde au sein du PCF. Soucieux de conserver de bons rapports avec le PS (et les bonnes places qui vont avec), Patrick Le Hyaric et bien d’autres responsables du parti n’en étaient pas du tout contents. Ne faut-il pas « rassembler toute la gauche » contre Sarkozy, disaient-ils, et donc épargner nos partenaires socialistes de critiques trop sévères ?
A notre avis, l’approche qui consiste à ménager le PS sous prétexte de ne pas favoriser Sarkozy est totalement irrecevable. Si on l’acceptait, elle vaudrait non seulement pour la campagne électorale, mais aussi pour après. Suivant cette logique, le fait de critiquer un gouvernement socialiste ne ferait-il pas courir le risque de renforcer l’opposition de droite, voire d’extrême droite ? Certes, notre priorité est d’attaquer la droite. Il faut discréditer son programme point par point, montrer ses conséquences néfastes pour la masse de la population. Mais justement, nous ne pouvons pas accomplir cette tâche primordiale en nous montrant indulgents vis-à-vis des dirigeants socialistes qui défendent essentiellement le même programme. Il faut toujours dire la vérité aux travailleurs. Jaurès n’écrivait-il pas que « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire » ?
Avant, pendant et après les élections, il faut expliquer la réalité des programmes de la droite et des dirigeants socialistes dans les termes les plus clairs et incisifs, dans le but d’élever le niveau de conscience des travailleurs à la hauteur nécessaire. Supposons que la droite remporte les élections parce que les électeurs n’auront pas vu de différence significative entre sa politique et celle des socialistes, comme ce fut le cas, par exemple, en 2007. Serait-ce la faute des dirigeants socialistes qui ont capitulé aux intérêts capitalistes – ou celle des partis du Front de Gauche qui auraient eu l’honnêteté de le dire ?
Enfin, que peut bien signifier « rassembler toute la gauche » lorsque les dirigeants de la principale force électorale de gauche – le Parti Socialiste – se préparent ouvertement à suivre la voie de Papandréou et Zapatero ? De deux choses l’une : soit on « rassemble la gauche » sur la base de leur politique réactionnaire, ce qui doit être évidemment exclu ; soit on gagne François Hollande et les siens au programme du Front de Gauche, ce qui est tout simplement impossible – et dire le contraire reviendrait à semer des illusions sur la nature politique des dirigeants du PS. La gravité de la crise trace des lignes de démarcation beaucoup plus nettes entre les partis et les programmes. Nous devons l’expliquer ouvertement plutôt que de prétendre qu’on peut gagner François Hollande à la lutte contre le système capitaliste. Encore une fois, les gens apprendront par l’expérience que nous avons raison.
La question des élus
Tous les communistes seraient d’accord pour que le PCF ait le plus grand nombre d’élus possible, que ce soit au niveau local ou à l’Assemblée nationale, au Parlement européen, etc. Ils voient la conquête de sièges comme autant de moyens pour défendre la politique du parti. Mais précisément parce que ces positions ne sont pas une fin en soi, mais un moyen de lutte, toutes les méthodes ne sont pas bonnes pour les obtenir. L’argument selon lequel il faut éviter de critiquer la politique du PS pour obtenir un maximum de mandats est, au fond, opportuniste. Sur la base de compromis sans principes, les élus deviennent les prisonniers – volontaires ou non – d’une politique qui n’est pas la nôtre.
L’exemple le plus évident de ce type de situation est celle dans laquelle les ministres communistes se sont trouvés sous le gouvernement Jospin (1997-2002), où ils étaient impliqués dans des privatisations, des interventions militaires (Serbie, Afghanistan) et bien d’autres actions gouvernementales dont il n’y avait pas de quoi être fier. Et c’est loin d’être le seul exemple. Des situations analogues existent au niveau municipal, régional, etc. Nous ne disons pas que le PCF ne devrait jamais siéger aux côtés du PS. Mais cette collaboration devrait toujours dépendre de la politique qui est menée. Elle ne doit en aucun cas associer les communistes à des politiques contraires à leurs principes, comme par exemple la privatisation des services municipaux ou des méthodes de gestion oppressantes à l’égard du personnel municipal. Nos idées et nos principes doivent passer avant tout. Il est préférable de perdre un mandat en les défendant que de l’obtenir en y renonçant.
Greg Oxley (PCF Paris)
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Vos réactions...
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 6 février 2012, par CécileMembre active du Front de Gauche, je souscris complètement à l’analyse faite. J’ai rejoint Mélenchon dès le début de la création du PG après avoir été Ô combien déçu par les renoncements et trahisons multiples du PS. Après bien des difficultés le FdG se met en marche et les militants de base dont je fais partie ne cessent de clamer qu’aucune compromission cette fois ne sera faite sur le dos des travailleurs. Dans certains endroits la FASE travaille avec nous et des ex-NPA écoeurés par leur direction seraient presque tentés de nous rejoindre si on arrivait à les persuader que "nous ne lâcheront rien". La plupart d’entre-nous sait très bien que l’avénement du FdG au 2° tour est impossible et que notre lutte portera ses fruits bien au-delà ; mais cela ne peut se faire qu’à la condition de rester crédible et donc fidèle à nos engagements si éloignés du PS.
Quand les propositions de Hollande sont presque plébiscitées par la presse libérale les Échos, la Tribune ou Challenges , nous avons effectivement un réel devoir de critique à l’endroit du PS qui ne supportera pas des compromis d’ordre purement politicien, sans quoi le FdG risque non seulement de se vider de ses militants mais aussi de se couper du peuple définitivement.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 6 février 2012, par Dos Santos JoséJe suis tout à fait d’accord avec cette analyse . Il est effectivement hors de question de baisser son pantalon devant le PS pour obtenir d’éventuelles promesses de siéger ici ou là !
Mais pourquoi penser que FDG ne peux pas être au 2ème tour ?
Nous sommes actuellement à environ 10% d’intentions de votes. Pour être au 2ème tour il faudra obtenir un peu plus de 20 % . Il reste plus de 2 mois pour convaincre un peu plus de 10% d’électeurs . Je reste persuadé que C’EST POSSIBLE !
Il FAUT que TOUS les militants et TOUS les représentants du FDG se bougent pour convaincre par TOUS les moyens dont nous disposons : Tracts , réunions , réseaux sociaux et surtout il primordial D’INFORMER nos amis , notre famille , nos commerçants , etc , etc . Expliquons par de mots simples et preuves à l’appuies que :
Le FN est un mouvement qui soutient le FASCISME international.Est-ce que voteriez pour Hitler si il se présentait ?
Leur programme est vide et repose sur la haine et la peur .
Les dirigeants , et non pas les militants , du PS tout comme Sarkozy sont aux ordres des "Bilderberg" . Strauss Kahn , Kouchner en font parti . Valls à été invité par les "Bilderberg" .
Il convient donc d’expliquer qui sont ces gens et quel est leur but : La domination du monde , les véritables motivations de la guerre prévue de longue date avec la Syrie et l’Iran .
Presque tout le monde a internet à la maison , il est simple de prouver tout cela . Conseillons TOUS les jours à TOUS les gens que nous rencontrons de s’informer sur Youtube en tapant : " Bilderberg" , " La Stratégie du Choc " ou "le diner du siècle " par exemple . Trop peu de gens sont au courant de la réalité de cette terrible situation , vu que la plupart ne s’informe que par les Médias traditionnels , à la botte de ce pouvoir machiavélique de la finance internationale
Au travail Camarades et Citoyens/Citoyennes , le combat n’est pas terminé . Il faut SE BATTRE pour GAGNER !!!!!
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 6 février 2012, par Norbert« Ces difficultés impliquent des questions de principe et de stratégie de la plus haute importance. »
« Il faudra participer à cette lutte et le soutenir (Hollande) contre Sarkozy »
A quel principe faites vous référence pour justifier votre soutien politique (vote) au PS au deuxième tour ?
Je ne comprends pas la stratégie qui consiste à appeler à un vote même critique au PS après avoir expliqué justement que ce parti allait gouverner pour la bourgeoisie. Si une « catastrophe » se produisait avec le PS aux commandes, on se souviendrait surtout de votre appel à voter pour Hollande.
Je comprendrais au moins l’argument du moindre mal s’il avait le moindre fondement, mais comme vous, je n’en trouve justement pas. On peut même parier que le PS tentera d’utiliser ses connivences avec les directions syndicales pour réaliser encore plus surement le programme dont la bourgeoisie a besoin. Ce genre de politique de collaboration, par la frustration qu’elle engendre est de nature à renforcer l’extrême droite. Evidemment, Sarkozy réélu essaiera lui aussi, avec ses arguments propres, d’imposer à la classe ouvrière la plus grande austérité possible. Nous avons deux partis en compétition pour défendre au mieux les intérêts de la bourgeoisie. Il n’y a aucune justification d’apporter le moindre soutien a l’un ou l’autre de ces partis bourgeois et un groupe qui se réclame de la Révolution ne devrait pas avoir peur d’apparaître à contre courant des illusions d’une partie des travailleurs. Si vous commencez à ne pas être conséquent avec vos idées à ce stade des événements, ce n’est pas de très bon augure pour la suite.
Le programme de Mélenchon est réformiste car il suggère que les institutions bourgeoises sont compatibles avec un gouvernement ouvrier pourvu que le Front de gauche accède au pouvoir d’Etat par des élections. Vous prétendez au contraire (enfin je crois) et avec raison qu’on ne fera pas l’économie d’une Révolution pour établir un gouvernement authentiquement ouvrier. Cependant malgré l’opposition de ces programmes, il me parait juste, sur la base de l’indépendance de classe, d’apporter un soutien critique à Mélenchon.
Donc le soutien critique pour Mélenchon OUI mais en aucun cas pour le PS.
« Il faudra participer à cette lutte et le soutenir (Hollande) contre Sarkozy »
Mon impression est que c’est en fait la phrase la plus importante de votre article et tout le reste consiste à tenter de recouvrir cette faute (Il se pourrait que vous ayez mauvaise conscience) en étalant votre opposition de façade au PS dans un débat avec les éléments droitiers du PCF.
Cet appel à voter PS au deuxième tour constitue pour moi une grande déception.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 6 février 2012, par francisJe pense que si j’avais un revenu mensuel inférieur à 1 700 €, sans aucun doute je voterais pour les 1700 € par mois. C’est à dire que sans trop réfléchir je donnerais mon vote au FRONT DE GAUCHE qui est la seule composante politique qui propose le SMIG à 1700 €.
Donc à la présidentielle, le vote doit être pour JL MELENCHON.
De plus le seul programme diffusé à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires est celui du front de gauche. Vous pouvez vous procurer ce livre programme "L’HUMAIN D’ABORD" de 95 pages auprès des militants ou en librairie pour la modique somme de 2 €.
Ce programme mérite d’être connu, c’est vraiment un programme en faveur du peuple et qui propose les moyens pour supprimer les injustices de notre société et la rendre plus humaine pour tous.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 7 février 2012, par Alain Brachet1) Accord global sur le texte de Greg Oxley : oui, il faut mettre le paquet pour que le FdG gagne, et cela commence à la Présidentielle. Toute dynamique qui s’amorcera là se répercutera aux législatives. C’est d’ailleurs pourquoi les sondages s’obstinent à maintenir Mélenchon à moins de 10% et à ne pas enregistrer de dynamique. C’est pourquoi aussi il ne faut pas supputer ce que l’on fera si Hollande est élu. On se bat pour que Mélenchon le soit et, de la dynamique pour son élection, dépendra la suite. Il ne faut pas partir battu.
2) Le "toute la gauche" régulièrement râbaché par le PCF, sans commentaire explicatif, est contre productif. C’est en effet une évidence qui n’a pas à être répétée comme une litanie. La question est : Pour quelle politique ? Et comment rassembler ?
Actuellement, peut-être faute de mieux pour certains,dont je suis : la politique est celle du programme du FdG "L’humain d’abord". Comment rassembler autour de ce programme, à gauche (et pourquoi pas au-delà ?). ll faut viser d’abord les abstentionnistes qui, malheureusement, sont surtout parmi les plus exploités, les couches populaires, fortement dépolitisées et donc plus sensibles à des arguments à l’emporte-pièce comme ceux du FN, ou inspirés par l’antisarkosisme et le vote utile pour le PS. Deux situations en apparence antinomiques mais réelles. Le point essentiel, à mon avis, pour ces électeurs potentiels du FdG "perdus", c’est la question européenne. C’est sur cet aspect (et plus tellement sur l’émigration) que Le Pen répond démagogiquement à leurs préoccupations. Malheureusement, le FdG, sur ce point, ne répond à la question que par des incantations du genre : on agira pour changer l’Europe ! Ce n’est pas convaincant, pour personne d’ailleurs. C’est là que le bas blesse : si le FdG n’évoque pas, fut-ce comme un "plan B" la sortie de l’euro,un "opt out" pour conduire les politiques qu’il envisage et qui vont à l’encontre de l’UE, il peinera à rassembler ces électeurs déboussolés. Il ne se donnera pas d’armes sérieuses contre l’abstention, contre les votes Le Pen ou "utiles". S’il mord sur ces électeurs potentiels, il enclenchera une dynamique, un rapport de force, qui attirera à lui de l’autre côté, c’est à dire du côté PS (électeurs PS, mais évidemment pas d’abord du côté des dirigeants PS) un mouvement de rassemblement qui tendra vers" toute la gauche".
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 7 février 2012, par sam9459Il n’y a qu’une personne qui peut rallier des suffrages utiles en vue de réellement changer les choses, c’est François Asselineau de l’UPR. Son programme s’appuie sur ce qu’avait mis en place le CNR et que Sarkozy était si fier de détruire le soir même de son élection.Asselineau est un candidat dont les médias cachent le programme, c’est le seul a avoir fait 5h de présentation détaillée de son programme excusez du peu !!!! Avant de donner vos voix à Mr Mélenchon (que je respecte), donnez vous au moins la peine d’aller voir les conférences de Mr Asselineau et vous verrez la différence !
De même , Asselineau est le seul candidat à poser comme préalable LA SORTIE DE L’EURO ET DE L’UE car il explique très bien que sans ce préalable, nulle politique allant à l’encontre du système ne pourrait être appliquée ! Mme Lepen ne veut pas sortir de l’euro, renseignez vous !
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 7 février 2012, par La RiposteChers camarades,
Je dois une réponse à Norbert, qui se demande comment nous pourrions appeler à voter pour Hollande contre Sarkozy au deuxième tour (supposant que ces deux candidats arrivent en tête du premier), surtout quand nous reconnaissons que les deux candidats appliqueront la même politique. C’est que, de notre point de vue, la nature de la politique mise en oeuvre n’épuise pas la question. D’autres aspects du problème entrent en ligne de compte.
Le caractère réformiste - voire contre-réformiste - des directions des partis de gauche et du mouvement ouvrier en général constitue le problème central de notre époque. Comme j’ai expliqué dans le texte, notre rôle doit être de rendre la masse des travailleurs, et non seulement les plus politiquement avancés d’entre eux, consciente de la véritable nature de ces directions. Par conséquent, le résultat du deuxième tour ne nous indiffère pas. Porter les dirigeants socialistes au pouvoir permettra aux travailleurs de mieux comprendre ce que nous disons à leur sujet.
Certains "marxistes" ne comprennent pas cette approche. J’en suis pleinement conscient. C’est à se demander s’ils ont jamais lu Marx, Engels, Lénine ou Trotsky, qui avaient la même attitude que nous envers les directions réformistes. C’est une chose pour nous de comprendre la véritable nature de ces directions. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas le cas de la masse des travailleurs, et que c’est précisément cette masse que nous devons gagner à la cause révolutionnaire. Le fait de faire l’expérience du PS au pouvoir, surtout dans le contexte actuel, permettra à des millions de travailleurs d’en prendre conscience.
Fraternellement,
Greg Oxley PCF Paris 10
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 8 février 2012, par Hélène. Crépy-en-ValoisJe souscris pleinement à l’idée que les choix politiques doivent se faire en fonction du projet et du programme. Mais pour moi vous oubliez un élément fondamental à tous les niveaux du combat y compris dans le choix du vote : l’implication populaire, la volonté populaire.
L’aspiration majoritaire aujourd’hui est de battre Sarkozy. Le Front de gauche devra participer à sa défaite, tout en montrant en permanence comment on bat sa politique ultra libérale. Ce qui implique la clarté en permanence avec le programme du PS, sans polémique, simplement pour donner tous les élements du choix aux électeurs PS. Car c’est eux qu’il faut rassembler, la gauche c’est le peuple. La confiner au PS c’est écarter le peuple et les citoyens de la bataille politique.
Si l’aspiration populaire après la défaite de Sarkozy est que le Front de Gauche participe au gouvernement il faudra dire dans quelles conditions : avec notre indépendance, notre action critique, sans renier notre programme et surtout avec l’action populaire pour créer le rapport de forces partout : dans les assemblées, au gouvernement, dans les entreprises privées, le secteur public et d’Etat, dans les têtes des citoyens etc.
Une rupture radicale dans les choix politiques impliquent une grande bataille populaire sur tous les fronts.
Hélène. Crépy-en-Valois.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 8 février 2012, par La RiposteChers camarades,
La camarade Hélène nous écrit : « Si l’aspiration populaire après la défaite de Sarkozy est que le Front de Gauche participe au gouvernement il faudra dire dans quelles conditions : avec notre indépendance, notre action critique, sans renier notre programme ... »
Aspiration populaire ou pas, je ne vois absolument aucun intérêt à ce que le PCF ou le PG participent au gouvernement avec les socialistes. Ceci nécessiterait précisément de « renier notre programme ». C’est une évidence. Il faudra rester en dehors du gouvernment et combattre la politique d’austérité que Hollande mettra en oeuvre.
Fraternellement,
Greg Oxley
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 8 février 2012, par NorbertMerci à Greg pour sa réponse, mais sans vouloir poursuivre indéfiniment le débat je voudrais juste préciser ma position (pas forcément très claire dans le premier post) et montrer en quoi je ne suis pas d’accord avec sa réponse.
Pour commencer, je ne revendique aucun statut d’expert « marxiste » même entre guillemets, non pas parce que cela ne correspond pas à mes idées, mais parce que je n’appartiens a aucun parti et ne suis pas un puits de science. Néanmoins ce que j’ai retenu de mes lectures de Marx, Engels, Lénine ou Trotsky, diffère quelque peu de ce que Greg pense.
Effectivement, un parti révolutionnaire peut très bien apporter un soutien critique à un candidat d’un parti ouvrier réformiste lors d’élections pour mieux le démasquer. J’ajouterais même ici qu’il devrait le faire à chaque fois que cela est possible. Cependant cette possibilité est exclue quand par exemple, le parti « ouvrier » réformiste fait alliance avec des éléments (ne serait-ce qu’un seul) appartenant à des partis bourgeois (radicaux, centristes, écolos…) pour gouverner. Car dans ce cas cette alliance sera toujours le prétexte idéal pour expliquer le fait que le programme ne dépasse pas le cadre de la propriété bourgeoise. C’est la question centrale du Front populaire très largement expliquée par Trotsky.
Dans une situation prérévolutionnaire le front populaire freine et sabote la révolution. Dans une situation de relative paix sociale, le principe de l’indépendance de classe doit à mon sens primer et nous interdire le soutien à une telle alliance avec des éléments bourgeois.
Le PS est un parti qui a changé, au delà de son réformisme, la collaboration de classe revendiquée est directement ancrée à l’intérieur. DSK est bien un emblème parfait de dirigeant bourgeois. La nature du PS ressemble de plus en plus au parti démocrate américain. Le PS au gouvernement n’a pas besoin de Bayrou pour être déjà une collaboration de classes. Il est vrai que depuis quelques années suite à la polarisation qui s’est amorcée, une partie des militants du PS et de sa basese se radicalise et souhaite une « vraie » politique de « gauche ». Il faudra gagner cette base du PS.
Votre argument : « faire l’expérience du PS au pouvoir » (le même que LO en 1981) me parait vraiment mauvais et usé jusqu’à la corde. Le règne de Mitterrand a vu une croissance explosive de l’idéologie pro-capitaliste et même du FN. On a commencé à parler de socialisme du possible puis de plus en plus de partenaires sociaux. La lutte de classe est enfin vite devenue un concept ringard prôné seulement par des dinosaures. Cette époque a vu le commencement de la régression la plus grande des acquis ouvriers, régression qui se poursuit évidemment encore aujourd’hui en s’accélérant. L’expérience de Jospin le champion des privatisations n’est quand même pas si loin et c’est assez culotté de demander à la classe ouvrière de faire ce genre d’expériences une élection sur deux en guise de piqure de rappel. Un parti révolutionnaire est le dépositaire de l’expérience chèrement acquise du passé. Sans tomber dans le sectarisme il ne doit pas craindre de représenter une menace (de perte d’élections) vis à vis de « bandits » qui nous trahissent depuis toujours. Vous trouveriez des moyens bien plus sûrs pour gagner la base sincère du PS (car je crois que l’avenir ne manquera pas d’occasions de proposer des stratégies de fronts uniques plutôt que des fronts populaires).
Fraternellement
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 9 février 2012
Mélenchon et le FdG seront obligés d’appeler à voter Hollande, les gens ne comprendraient pas un refus. Et c’est pas le blabla plus ou moins marxisant qui les éclairera.
toute participation à un gouvernement PS serait suicidaire.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 20 février 2012, par XuanBonjour, la question du "soutien critique" au PS ne date pas d’hier, il fut un temps ou les trotskystes préconisaient un "soutien critique" aux "partis ouvriers", autre façon de dénommer "la gauche" ou les "réformistes", etc.
Si ces expressions sont parlantes, je ne suis pas convaincu de
leur justesse. Je crois que Lénine parlait de soutenir les menchévicks "comme la corde soutien le pendu".
Or on n’en est pas là, les socialos peuvent se payer le luxe de déchirer des accords électoraux signés le jour même et de traiter votre parti d’inexistant...
Pour exercer un "soutien critique", il faut en avoir le moyen.
Il y a aussi une question essentielle qui reste dans le flou des définitions ci-dessus c’est : quelle classe représente le PS ?
la petite-bourgeoisie, les bobos, les artisans-commerçants, les petits entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, les professions libérales, les employés du public (c’étaient leurs premiers sympathisants ) ?...
Ni les uns ni les autres, le PS représente les intérêts de classe de la bourgeoisie, c’est-à-dire à notre époque la grande bourgeoisie monopoliste et financière : le CAC 40.
C’est ce qu’on a pu expérimenter avec Mitterrand.
Et il défend ces intérêts sur le plan national et international, c’est-à-dire l’impérialisme français. On a pu l’observer aussi.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le PS et l’UMP apparaissent comme deux face d’une même tête dans la représentation populaire, finalement très perspicace et peut-être un peu en avance sur le Front de Gauche.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 26 février 2012, par MacBlandExcellente analyse, merci !
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 27 février 2012, par vivianecette analyse est très bonne, je ne reviendrai que sur une phrase : la victoire du FDG au premier tour est impossible !!! et pourquoi donc ? un sondage auprès des travailleurs donne Mélenchon à 35 % des intentions de votes au premier tour, alors, il faut y croire !
tracter, parler, être là, les rangs du FDG grossissent de jours en jours, osons Mélenchon !!
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 27 février 2012, par F sharifiLe Front de Gauche a fait renaitre un grand espoir et une passion de lutte de classe et de combat en France .
Sans critiquer la politique et le programme du PS ou participer a un eventuel gouvernement du PS , aneantira l’idee de l’espoir comme passion de la colère et de la lutte.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 11 mars 2012, par PatrickSans l’absolue certitude d’une cession d’avec le PS et le Fdg en général et le PCF en particulier, je ne peux cautionner un vote FdG aux présidentielles.
Je regrette qu’un rassemblement de la gauche contre la droite et contre le PS n’ait pu encore aboutir pour cette échéance, l’effet boule de neige au sein de l’électorat de gauche en attente de changement aurait était bénéfique à une présence au deuxième tour d’une telle candidature.
Un candidat issu de la société civile, sociale ou syndicale aurait su rassembler les divergences de toutes les composantes d’un tel rassemblement.
Je regrette que les dirigeants du PCF aient sabordé un tel rassemblement qui garantissait une avancée indéniable contre le capitalisme, le NPA était disposait à abandonner une candidature issu de son sein à condition que ce rassemblement soit clair quant à sa position vis à vis du PS.
Le vote utile est encore une utopie pour cette échéance, tant que les différents dirigeants des différentes organisations n’écouteront pas leurs bases militantes et qu’ils continueront à calculer chaque élections en quantifiant la possibilité de maintien d’élus sur le terrain.
Alors stoppons tout net et à tout niveau toute collaboration avec le PS et partons sur des alliances afin de faire avancer la nécessité d’un réel combat face au pouvoir tout puissant mais non indétrônable du capitalisme. Et cette volonté n’est pas inscrit dans les intentions de gestion du PS, aussi bien dans un programme national que local.
Front de Gauche : quelle attitude face au Parti Socialiste ?
Le 11 juin 2012, par MaxJe trouve intéressant de réagir a posteriori sur cet article. Nous sommes au lendemain du premier tour des élections législatives et je suis perplexe sur les premiers résultats. Jean-Luc Mélenchon n’a pas obtenu les résultats qu’il souhaitait, pire, Marine Le Pen conforte sa position, Kemel du PS s’en sort sans avoir remué le petit doigt.... Même si ce que j’en dis présentement est sans recul et qu’il faudra bien faire une analyse politique plus approfondie, c’est dans cet ordre d"idées que cela se présente. De même, les résultats du FdG sont en-deçà du résultat des présidentielles, c’est un fait notable, important, qui appellera une réflexion approfondie également. Le second tour de ces législatives donnera vraisemblablement une majorité PS/Verts et un maintien renforcé de la représentativité du FdG (du moins je l’espère). Curieusement, l’UMP paraît limiter la casse ; avec la FN, la droite-extrême-droite a une représentativité qui résiste, malgré cinq années de sarkozysme ; le parti socialiste remonte à la surface mais nous ne sommes pas vraiment dans un raz-de-marée rose. Le centre s’effondre sur lui-même, l’extrême-gauche devient inexistante.
Alors quoi, le FdG ne progresse que relativement, MAIS devient une force politique qui s’affirme. Je souhaite que cette force "s’autonomise" vis-à-vis des socialistes parce que c’est maintenant (après le deuxième tour), que la FdG va devoir montrer qu’il existe, qu’il agit non comme appoint au PS et ses satellites verts/prg, mais comme LA force politique qui s’affirme. Contre le capitalisme et tous ceux qui, de près ou de loin, soutient cette politique de récession, d’austérité, une autre image devra apparaître comme la seule réponse : le Front de Gauche.
Mais pour l’instant, il faut virer la droite du maximum de circonscriptions.
Et puis développer ce Front de Gauche dans le pays entier, surtout devant la politique que la majorité socialiste s’apprête à mettre en place.