Auteur Sujet: Valeur ajouté et transport  (Lu 1011 fois)

Hors ligne sternberg

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Valeur ajouté et transport
« le: 23 septembre 2011 à 03:37:00 »
Bonjour a tous,

Je m'obstine avec un copain pour savoir si le transport des marchandises ajoute de la valeurs à celle-ci.

La marchandise transporté n'est pas transformé par le travail alors d'un certain point de vue on pourrait dire que le transport n'ajoute pas de valeur. Le cout du transport serait amortie par une partie de la plus valus produite comme c'est le cas avec la commercialisation des produits qui n'ajoute pas de valeurs a ceux-ci par leurs simple manipulation dans un magasin ou par leurs passage sous la caisse enregistreuse.

Mais d'un autre point de vue, si une marchandise doit etre transporté pour accomplir sa valeur d'usage, le transport pourrait être responsable de l'ajout de valeur? imaginons une mine nordique, le minerai qui en sort n'a aucune valeurs sur place, et le transport du minerai a l'usine de traitement est nécessaire donc en ce sens il ajoute de la valeur?

En même temps une marchandise auras la même valeurs ajouté que l'on réalise sa valeur d'usage ou pas alors QUANT EST-IL POUR LE TRANSPORT!! :P

je sais que c'est un peu abstrait comme question et je suis pourtant assez pratico-pratique, mais la c'est un détail qui me chicote.

Merci! 

Hors ligne fireball

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #1 le: 24 septembre 2011 à 18:44:53 »
Je crois que réponds toi-même à la question: la plus-value ne se réalise que dans l'échange, donc toute marchandise doit être transportée pour réaliser sa valeur d'usage, par exemple de l'usine au magasin. Cela ne rajoute pas de plus-value à celle obtenue à la production. D'un autre côté, peut-être que le transport fait partie du processus de production même (comme dans l'exemple cité) mais alors de toute façon seul le travail humain, pas le camion, pourrait y ajouter de la plus-value...je ne sais pas alors si me demander si le transport des pieces à l'interieur d'une usine creer de la plus-value en soi-même...

Salutations communistes
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Patrick Vandeweyer
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Hors ligne Conan

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #2 le: 28 septembre 2011 à 00:43:42 »
En principe , si tu peux revendre plus cher que tu n'as acheté , c'est qu'il y a eu de la valeur ajouté . En pratique c'est comme çà qu'on la mesure en économie de marché , avant de la taxer.

Hors ligne Naïké

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #3 le: 28 septembre 2011 à 17:31:51 »
Il faut d'abord distinguer deux type de plus value. En terme moderne la plus value c'est ce que l'on ajoute au prix de revient pour faire du bénéfice. Le prix du transport est inclus dans le prix de revient. Donc dans ton exemple la plus value n'ajoute pas de plus valus. Ca c'est dans le cas d'un transport simple. Mais maintenant admet-on que la marchandise soit acheminé au pole sud. Le manque d'infrastructure augmente les cout. Comme les seul qui peuvent se payer ce genre de truc c'est des gros organismes il peuvent faire une marge plus importante sur ce transport que sur un autre transport a égale distance.

Mais la question que tu me pose c'est si le transport ajoute de la valeur. En terme marxiste je te répondrais que oui et non. Si on parle d'objet fini et de valeur d'usage alors un marteau sert pas plus a trois cent km de distance.
Maintenant si on parle de valeur d'échange, la marchandise qui est transporté, elle l'est grace a un camion par exemple et par le chauffeur du camion et ceux qui remplissent et vident le camion. Ces gens la il faut les payé. Et comme à chaque fois qu'il y a un salarié, toute la richesse qu'il produit ne lui revient pas il y a une plus value. De plus les gens estime qu'il faut payer les travailleurs donc oui il y a création de valeur lors du transport.
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #4 le: 01 octobre 2011 à 03:06:23 »
Sur ce que dit le camarade Naïké, j'ai au mieux un doute et au pis un désaccord.

Si la valeur d'une marchandise est déterminée par la cantité de travail socialement nécessaire à sa fabrication, je ne vois pas en quoi le transport ajoute de la valeur au produit, le travail du camioneur est aussi improductif, en ce sens, que celui du fonctionnaire, de l'eboueur, du professeur, du juge ou du balayeur...

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Patrick Vandeweyer
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Hors ligne Naïké

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #5 le: 01 octobre 2011 à 13:43:16 »
Sauf que les metier dont tu parles, je ne les qualifierais pas d’improductif. Les métier de service reste une marchandise tel la force de travail qui est une marchandise. Ce sont tous des services. Le transport c'est la meme chose c'est un service.
 Cela ajoute de la valeur a la marchandise car le prix du transport est compris dans le prix de la marchandise. Quand un acheteur paye une marchandise il paye aussi sont transport, il ne vas pas voir le transporteur et lui payer le voyage.C'est le cout total de l'achat d'un produit qui définie sa valeur.On pourrait me rétorquer que dans le cas d'un achat par correspondance on paye séparément le produit et le transport. Mais je répondrais que c'est la marchandise qui a poussé l'achat donc c'est bien dans cette marchandise que la valeur du transport est payé.
Maintenant on pourrait me rétorquer aussi que le transport c'est comme une machine elle ne crée pas de valeur. La valeur de la machine est distiller dans la marchandise. Sauf que dans le cas de la machine, la machine ne crée pas de valeur mais sa production oui. Car elle fait intervenir le capital variable, le salarié.
Lors du transport d'une marchandise il y a ceux qui participent au transport qu'il faut payé. Comme on l'a vue avec la plus value, le salaire est inférieur à la création de richesse du salarié. Sinon celui à qui appartient l'entreprise ne fera pas de bénéfices. Pour rectifié un peut ce que j'ai marqué avant. Ce n'est pas le transport qui crée de la valeur, c'est la différence entre les salaires de ceux qui transportes et le montant de la facture du transport. Mais au final cette nouvelle valeur est comprise dans le prix de la marchandise finale. Tout comme la valeur créé pour fabriqué une machine outil est comprise dans les marchandises q'elle a permis de crée. C'est pour cela que je disais que ça créait de la valeur.
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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #6 le: 03 octobre 2011 à 13:09:07 »
Toujours douteux: si on admet le transport comme un produit en lui-même - et le reste de services en général, avec sa propre valeur, déterminée par le temps de travail socialement nécessaire, etc., cela ne dit toujours rien quant au fait que le transport ajoute de la valeur au produit transporté. À mon sens, cela voudrait dire qu'une voiture qui sort de la chaine de montage voit sa valeur augmentée entre la porte de l'usine et la porte du concessionnaire...

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Patrick Vandeweyer
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Hors ligne Delapaille

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #7 le: 03 octobre 2011 à 14:28:39 »
Citer
cela voudrait dire qu'une voiture qui sort de la chaine de montage voit sa valeur augmentée entre la porte de l'usine et la porte du concessionnaire...

Et c'est bien le cas.
Une marchandise à plus de valeur une fois sur lieu où elle doit être consommée.
Et cette valeur ajouté correspond au coût du transport.

Pour s'en convaincre, il suffit de comparer le prix d'un yaourt à Brest près des vaches et de l'usine, et le prix du même yaourt, sortis de la même usine, mais cette fois à la Réunion par exemple.

Dans le cas de ta voiture, s'ajoute le prix du fret, mais également les salaires des préparateurs, vendeurs etc de la concession.

Enfin je le comprends comme cela.
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne Naïké

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Valeur ajouté et transport
« Réponse #8 le: 04 octobre 2011 à 13:33:18 »
Tout d'abord Revenons à la valeur. Il y a de la valeur d'usage et la valeur d'échange. La valeur d'usage se base sur les caractéristiques physique d'un objet. La valeur d'échange se base non pas sur les caracteristique physique mais sur le fait que pour produire cette marchandise il faut du travail humain. Le travail humain est le seul point commun entre toute les marchandises. On dit que c'est le temps socialement nécessaire à sa production qui détermine le prix de celle-ci. Parmis toutes les marchandises une seule crée de la valeur durant sa consommation. La force de travail.

La force de travail c'est la capacité à un travailleur de travailler. Le travailleur n'a que ses bras à vendre. C'est donc bien un service. La valeur de la force de travail est estimé au coup de celle-ci pour se renouveler. C'est pour ca qu'Airbus priviliègeait pendant un temps les embauches de paysans dans les usines, non seulement ils s'organisaient moins mais il étaient moins payé car il ne payaient pas une part de leur nourriture qui venait de la ferme des parents. Mais lors du travail du salarié il produit plus de richesse qu'il n'est payé. C'est cette différence qui crée réellement la valeur, cela fait longtemps que l’être humain ne consacre plus tout son temps a la recherche de nouriture. Plus le temps passe plus se temps est réduit, mémé si entre temps ce qui est nécessaire ne se résume plus à de la nourriture mais il y a aussi un toit, le téléphone, un frigo, internet etc. La société dans son ensemble ne consacre pas tout son temps de travail à la production du strict nécessaire à la survie, c'est pareil pour un salarié mais on le paye toujours en fonction de sa stricte survie.

La machine elle ne crée pas de valeur. La valeur qui est ajouté à une marchandise lors de la fabrication d'une marchandise c'est le temps de travail qu'il a été nécessaire à sa production. Donc elle ne crée pas de valeur elle ne fait qu'écoulé celle qu'elle contient déjà en elle.

Revenons au cas du professeur, sont travail dans la production c'est d'augmenter la productivité. En faisant en sorte que les travailleurs sachent lire écrire compté et plein d'autres chose dont les capitalistes ont besoins. Leur richesse créé est difficile a quantifié vue le nombre d'élève dont ils s'occupent dans une carrière, mais ce qui est sur c'est que ca vaut bien plus que le salaire qu'ils gagnent. Le professeur crée de la valeur car il provoque un gain de productivité qui permet de réduire encore le temps nécessaire à produire ce que le salarié à besoin pour vivre ce qui augmente la valeur. Car je rappel que la valeur créé c'est la différence entre la valeur de ce qui est produit et la valeur de ce qui est nécéssaire pour survivre.

Penchons-nous sur le cas du transporteur. Pour simplifié l'exemple je ne prendrais qu'un chauffeur de camion employé par celui qui produit la marchandise. Admettons que ce chauffeur transporte des ordinateurs. Pour qu'il y ait valeur créé il faut que la marchandise soit vendus à un moment sinon pas de paye, pas de salaire et tout le monde crève de faim en simplifiant a l’extrême. Un ordinateur sans disque dur ne sers à rien en temps à un'utilisateur lambda, pour que qu'il l'achète il faut que l'ordinateur réunisse toute les caractéristiques physique qui intéresse l'acheteur. Et une des caractéristique principal c'est que l'acheteur n'ait pas à faire 2000 km pour acheter son ordinateur. Le transporteur ne fait même pas partie des services comme le professeur qui ne fait "qu’améliorer " la productivité, mais il participe pleinement à la production en transformant la caractéristique physique de la marchandise qui est son emplacement.

@fireball : Comme tu le dis dans ta première réponse la plus-valus ne se réalise que dans l'échange. Si cet échange n'est pas possible comment peut-on dire qu'il y a plus-valus. Tu donne l'exemple ensuite l'exemple de pièce déplacé dans une usine et dans un magasin qui ne font pas de plus valus. Si la piece doit etre déplacé dans l'usine cela fait partie du processus de production donc ca fait de la plus valus. Si elle est déplacé inutilement ca diminue la productivité et réduit la valeur créé. Mais ca ne change rien temps que la valeur des marchandises créé dépasse celle du salaire alors il y a plus valus. Il ne faut pas voir chaque action comme si tel ou tel action créait de la plus valus. C'est l'ensemble de la production jusqu'a sa vente qui compte. La pause pourait etre considéré comme une activité qui ne cré pas de plus valus pourtant durant cette pause les gens socialisent, ce qui permet une meilleur ambiance et productivité, ca évite aussi les erreurs qui peuvent coûter cher a la boite.
Enfin bref, ce n'est pal telle ou tel action qu'il faut prendre en compte. Pour en revenir au transport, en temps que particulier on ne peut aller acheter nos produit en sortie d'usine en france, mais dans d'autres pays j'ai pus voir que le prix d'une marchandise est bien moins chers a la sortie de l'usine qu'en magasin. Si on a l'impression qu'une voiture aura la meme valeur ou qu'elle soit en usine ou chez le concetionnaire, c'est que le cout du transport est deja compris dans le prix de la voiture a la sortie de l'usine.
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Hors ligne Andres

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #9 le: 04 octobre 2011 à 15:27:33 »
Salut camarades,

De mon point de vue il faudra distinguer deux scénarios:

.- pour la boîte qui fabrique les ordinateurs le cout de transport  fait partie de son capital constant, le même que la électricité ou le loyer.

.- Mais pour la boîte qui fait le transport c'est à la inverse, son transporteur c'est le capital variable et c'est grâce à son petit salaire que le patron de la boîte fait du profit.

En tous cas, c'est un débattre très intéressant

A+
Andrés


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Hors ligne Conan

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #10 le: 05 octobre 2011 à 00:23:17 »
J'aime bien la réflexion perso que tu montres , Naïké , en présentant la théorie de la valeur chez Marx . Mais j'ai plusieurs raisons d' être sceptique . Il y a là l'extrême rationalisme de son époque qui ne correspond pas aux réalités humaines .

De ce point de vue , il est vrai que les économistes "libéraux" sont encore pires et persistent dans un égarement aussi irréaliste qu'ultra-rationaliste.

Tu dis que la force de travail c'est la capacité de travail et c'est sans doute plus approprié comme appellation à notre époque où le travail humain fait beaucoup moins usage de force physique et d'huile de bras qu'au XIXème siècle . Je parle de ce qu'il est convenu d'appeler travail humain ( le boulot , quoi ! ) , et pas du travail en physique qui par définition demeure le produit d'une force par une distance.

Nous savons que le travail du Chinois est beaucoup moins bien rémunéré que celui de l' Européen . Et il n' y a bien sûr  pas que Chinois qui me laisse perplexe à propos de la théorie de la valeur travail. Il demeure une valeur morale mais sa valeur marchande est de plus en plus floue à notre époque . Toutefois , je ne sais pas ce qu'en pensent des marxistes de notre époque comme Samir Amin , par exemple.

Pour Andrès : Marx utilisait les agrégats comptables de son époque , mais toi tu n'es pas de son époque et ces agrégats anciens que tu reprends feraient marrer les comptables d'aujourd'hui.

A notre époque , il y a le capital fixe qui s'utilise plusieurs fois ( locaux , machines , etc...)  et le capital circulant qui est absorbé dans le cycle de production ( ne sert qu'une fois) .
Pour avoir des données chiffrées sur les boîtes tu es de toutes manières obligé d'en passer par ce qui s'utilise pour les produire à notre époque
« Modifié: 05 octobre 2011 à 00:27:18 par Conan »

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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #11 le: 05 octobre 2011 à 10:30:39 »
@Connan: A l'heure actuelle la pensée de Marx est celle qui prend le plus compte de la réalité humaine. Ce n'est pas par ce qu'il prend comme exemple et base le type de production de l'époque qu'il n'a pas su anticiper le développement des services par exemple.

De plus Marx prend des exemple simple avec un ouvrier et un capitaliste afin de rendre l'exposé simple et inteligible. Mais tout les autre institution comme les banque l'Etat etc peut facilement s'y intégré.
Il ne faut pas oublié que l'une des bases du marxisme c'est de dire que la production est social que plus personne ne peut produire seul dans son coin. Donc ca veut bien dire qu'il prend en compte l'ensemble de la société, de la production.

Si les salaire chinois et Européen sont si différent à travail égal c'est qu'il est socialement nécessaire moins de temps de travail pour faire vivre un chinois qu'un Européen. En caricaturant le chinoi on le fait vivre dans des cages, nous dans des mini appartements. Leur niveau de vie tend à nous rattraper, car la société chinoise pense qu'il est nécessaire de consacré plus de temps de travail à la reproduction de la force de travail.

Pour ce qui est du terme force de travail ou capacité de travail, ce sont deux termes synonymes. Car tous les métié du monde et ce sans exeption, à part peut etre rentié, déplace quelque chose en physique. Celui qui est payé pour lire à haute voiex déplace de l'air, l'architecte, utilise ses doigt pour déplacer son croyon en papier ou sur son ordi. Tout travail représente une transformation de notre environnement. Ce qui fait que meme si on s'épuise moins qu'avant on fait fondatalement la meme chose, et ce la pluspart du temps a travers nos outils a tout faire, nos mains.
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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #12 le: 12 octobre 2011 à 00:16:53 »
Deux choses très rapides: en premier lieu le capitalisme étudié et décortiqué par Marx dans Le Capital est un "capitalisme pur" qui n'existe pas dans la réalité, mais Marx isole le capitalisme pour l'étudier tel un biologue isolerait une bactérie sous son microscope: dans le capitalisme à l'état pur de Marx, la société ne serait composée que de capitalistes et de prolétaires ce qui lui permet de démontrer que le capitalisme ne saurait fonctionner s'il devait en arriver a développer toutes ses tendances intrinsèques. (On peut y revenir et développer la chose par la suite.)

En deuxième lieu, il me semble que vous confondez "valeur" et "prix" comme deux synonymes, mais les prix ne font que graviter autour des valeurs, les produits ne se vendent que rarement à leur valeur, normalement ils se vendent au-dessus ou en-dessous, seulement la somme de toutes les valeurs est égale à la somme de tous les prix...

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« Modifié: 12 octobre 2011 à 04:13:09 par fireball »
Patrick Vandeweyer
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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #13 le: 17 octobre 2011 à 17:59:20 »
Chers camarades.

Lorsque l'on commet une erreur théorique, je crois qu'il est indispensable de la rectifier aussitôt que l'on s'en rend compte.

J'avais dans l'idée que le transport ne rajoute pas de valeur aux marchandises transportées, mais comme je n'y aurais pas mis la main au feu, j'ai consulté ce qu'en disait Marx et Marx affirme bel et bien le contraire!

Voici ce qu'écrit Marx au sujet des frais de transport dans le Livre II du Capital:

Citer
Inutile de détailler ici tous les frais de la circulation, comme l'emballage, l'assortiment, etc. La loi générale est que les frais de circulation qui résultent uniquement du changement de forme de la marchandise, n'ajoute pas de valeur à celle-ci et sont simplement des frais de réalisation de la valeur et de son passage d'une forme à une autre. Le capital dépensé pour ces frais (y compris le travail qu'il commande) entre dans la catégorie des frais de la production capitaliste. Ceux-ci doivent être payés par le surproduit et constituent, au point de vue de la classe toute entière des capitalistes, une réduction de la plus-value ou du surproduit, tout comme le temps que l'ouvrier passe à acheter ses moyens d'existence est pour lui du temps perdu. Seulement les frais de transport jouent un rôle trop important pour que nous ne leur consacrions pas au moins quelques lignes.

C'est au cours du cycle du capital et de la métamorphose des marchandises qui en fait partie, que s'accomplit l'échange des produits engendrés par le travail social. Cet échange peut nécessiter le déplacement des produits d'un lieu à un autre. Cependant les marchandises peuvent circuler sans bouger matériellement et les produits peuvent être transportés sans circuler comme marchandises et même sans être échangés directement. Une maison que A vend à B circule comme marchandise, mais ne se déplace pas. Des marchandises mobiles, comme le coton ou le fer brut, restent en dépôt dans le même magasin tout en parcourant des douzaines de procès de circulation, vendues et revendues par des spéculateurs (1). Ce qui se meut dans ces cas, c'est le titre de propriété et non l'objet lui-même. Par contre, dans l'empire des Inkas, p. ex., l'industrie du transport jouait un grand rôle, bien que le produit social ne circulât pas comme marchandise et ne se répartit pas non plus au moyen du troc.

(1) C'est ce que Storch appelle la circulation factice.

Donc si, en régime capitaliste, l'industrie du transport devient une cause de frais de circulation, ce phénomène ne modifie en rien le fond des choses. La quantité des produits n'augmente pas par suite du transport et si celui-ci modifie parfois leurs qualités naturelles, il faut y voir, non un effet utile voulu, mais un mal inévitable. C'est parce que la valeur d'usage des objets ne se réalise que par leur consommation, que leur déplacement et par suite l'industrie du transport sont nécessaires. Le capital productif engagé dans cette industrie ajoute aux produits transportés une valeur, provenant d'une part des moyens de transport et d'autre part du travail de transport ; cette dernière, comme dans toute production capitaliste, se divise en remplacement de salaire et en plus-value.

Dans le procès de production lui-même, le déplacement des matières ainsi que les moyens et les forces de travail qui opèrent ce déplacement - p. ex., le coton passant de la carderie à la salle de filature ou les charbons montant du puits à la surface -jouent un grand rôle, et il en est de même, sur une échelle plus grande, du produit fini, de la marchandise transmise d'un lieu de production à un autre. Enfin, ce déplacement a pour complément celui des produits finis de la sphère de production à celle de consommation. Ce n'est que lorsqu'il a accompli tout ce mouvement, que le produit peut être consommé.

Comme nous l'avons démontré, c'est une loi générale de la production de marchandises que la productivité du travail est en raison inverse de la valeur qu'il crée. Cette loi s'applique à l'industrie du transport comme à toute autre industrie. Plus la quantité de travail nécessaire au transport de la marchandise à une distance donnée est petite, plus la productivité du travail est grande et inversement (1).

La grandeur absolue de la valeur qu'ajoute le transport aux marchandises, est en raison inverse, toutes autres circonstances restant égales, de la productivité de l'industrie du transport et en raison directe des distances à parcourir.

(1) Ricardo cite Say qui considère comme un bienfait du commerce le renchérissement des produits par les frais du transport. « Le commerce, dit Say, nous permet d'aller chercher une marchandise dans les lieux où elle existe et de la transporter dans d'autres lieux où on la consomme. Il nous donne donc les moyens d'accroître la valeur d'une marchandise de toute la différence entre les prix courants de ces différentes localités ». Ricardo fait remarquer ;  True but how is the additional value given to it ! By adding to the cost of production, first, the expenses of conveyance, secondly, the profit on the advances of capital made by the merchant. The commodity is only more valuable, for the same reason that every other commodity may become more valuable, because more labour is expended on its production and conveyance before it is purchased by the consumer. This must not be mentioned as one of the advantages of commerce » (Ricardo, Principles of. Pol. Econ., 31, éd. London, 1821, p. 309, 310).


La valeur relative que les frais de transport ajoutent au prix de la marchandise, est en raison directe de son volume et de son poids. Cependant, les circonstances modificatrices sont nombreuses. Le transport exige, p. ex., plus ou moins d'attention, et, par conséquent, plus ou moins de dépense de travail et d'outillage, selon le degré de fragilité, d'instabilité, d'explosibilité de l'article. C'est ici que les magnats du chemin de fer développent plus de génie à faire des classifications fantastiques que les botanistes ou les zoologues.

Les classifications des marchandises dans les chemins de fer anglais, p. ex., remplissent des volumes entiers et leur principe général est de faire des multiples qualités naturelles des marchandises autant de défauts au point de vue de leur transport et autant de prétextes d'extorsion. « Le verre qui avait autrefois une valeur de 11 L st. le crate (caisse d'une capacité donnée), ne vaut plus, par suite des progrès de l'industrie et de l'abolition de l'impôt, que 2 L st. , mais les frais de transport sont aussi élevés qu'auparavant et plus élevés pour le transport par canaux. Autrefois on transportait les Produits en verre utilisés dans l'industrie du plomb au prix de 10 sh. par tonne jusqu'à une distance de 50 lieues autour de Birmingham. Aujourd'hui le prix est triplé, sous prétexte de risque inhérent à la fragilité. Et cependant la direction des chemins de fer a soin de ne pas payer lorsqu'il y a réellement de la casse » (1). En outre, le fait que la valeur relative ajoutée à un article par les frais de transport est en raison inverse de sa valeur, est un motif spécial pour les magnats du chemin de fer d'imposer les articles en proportion directe de leur valeur. Les plaintes des industriels et des commerçants sur ce point reparaissent à chaque page des témoignages du rapport précité.

(1) Royal Commission on Railways, p. 31, nO 630.


La production capitaliste diminue les frais de transport des marchandises par le développement et la concentration des moyens de transport et de communication. Elle augmente la fraction du travail social, direct et matérialisé, dépensée dans le transport des marchandises, d'abord par la conversion de la grande majorité des produits en marchandises et ensuite par la substitution des marchés éloignés aux marchés locaux.

La circulation, c'est-à-dire le mouvement effectif des marchandises dans l'espace, est résolue par le transport. D’un côté, l'industrie du transport constitue une branche autonome de production et, par conséquent, une sphère spéciale de placement du capital productif ; d'autre part, elle se distingue en ce qu'elle apparaît comme la continuation d'un procès de production dans le procès de circulation et pour celui-ci.

PS: excusez la partie en anglais de Ricardo, mais bien que je dispose d'une édition complète du Capital en livre, c'est l'edition espagnole et j'ai eu du mal à trouver le texte correspondant en français, sur site du MIA on ne trouve que le Livre I et le III.
La version que j'ai trouvé sur le web en format word était déjà remplie de fautes que j'ai du corriger avant de poster et je n'avais pas envie d'encore devoir traduire de l'anglais...

Salutations communistes
PV
« Modifié: 22 octobre 2011 à 03:24:36 par fireball »
Patrick Vandeweyer
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Re : Valeur ajouté et transport
« Réponse #14 le: 18 octobre 2011 à 06:27:58 »
La loi de la République populaire de Chine sur le travail

http://www.droitfrancechine.msh-paris.fr/forum_fr/textes%20chinois/950101_loi_%20rpc_sur_le_travail.pdf

Tu te trompes Naïké ! Pas plus de 8h par jour , pas plus de 44h par semaine , dit le chapître 4 , mais en pratique l'ouvrier chinois fait beaucoup plus . Il se fait gruger par son patron et le chefton mafieux du parti qui est de mèche avec son patron . Bref , il bosse dur pour des clous.

La version de Marx et de Ricardo sur la relation globale entre prix et valeur , c'est Patrick Vandeweyer qui nous la formule , ici . Mais , faute de démonstration , il ne me suffit pas que Marx l' ai pensé et écrit pour y croire .

Tu as bien fait , Patrick , de vérifier que Marx n'avait rien contre le transport.