Auteur Sujet: point faible de la pensée de Marx  (Lu 11431 fois)

Fabrice

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point faible de la pensée de Marx
« le: 25 janvier 2005 à 10:58:55 »
Bonjour,

Il y a quelques jours, j'ai eu une discussion passionnante avec une personne qui connait trés bien la philosophie et les différents philosophes.

En effet, la personne m'expliquait que, pour Marx, l'homme naît naturellement bon et c'est la société avec ses rapports de production qui le "dégrade". Pour cette personne, c'est ici le point faible de la pensée de Marx car, de tout temps, des hommes ont voulu dominer d'autres hommes et ceci se vérifie même dés la naissance d'un individu: lorsque des bébés se retrouvent ensembles, il y en a toujours qui prennent l'ascendant sur les autres.

Aussi, la personne me disait que la notion du bonheur est tellement subjective que le bonheur pour les uns ne signifie pas forcément le bonheur pour les autres...

Qu'en pensez-vous?  :shock:

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point faible de la pensée de Marx
« Réponse #1 le: 25 janvier 2005 à 22:56:28 »
Ouais...bof, bof.
J'ai jamais entendu ces théories sur Marx, mais bon...admettons.
D'une, l'historicisme et la sociologie de Marx (car ce n'est pas de la philosophie à proprement parlé) sont très subjectives en certain points, et Marx n'a jamais prétendu détenir la Vérité Absolue, il se peut qu'il se soit trompé, mais je pense que ce n'est qu'un point de détail car Marx ne fonde pas sa théorie sur la naissance des hommes mais sur leur évolution et les conditions sociales qui le font naître. Pour ma part, je pense que l'homme ne naît pas plus "mauvais"(ça aussi, c'est subjectif à souhait) qu'un autre animal; mais qu'une fois encore, son éducation et le milieux social, historique, économique, etc dans lequel il évolue conditionne sa pensée. Donc, un mec qui veut bouffer le nez d'un autre, c'est pas forcement grâce à son libre-arbitre qu'il le fait (même si cela intervient) mais aussi grâce à sa pensée _qui toute entière n'est pas le résultat d'une évolution interne, personnelle et bien organisée et cadrée par celui qui pense mais au contraire_ soumise en partie au monde extérieur.

Quant à "Aussi, la personne me disait que la notion du bonheur est tellement subjective que le bonheur pour les uns ne signifie pas forcément le bonheur pour les autres... " c'est le résultat logique d'une pensée comme celle de la personne qui t'a parlé: du Kantisme de bas étage qui ne veut rien dire pour un matérialiste dialecticien.
En effet, ceci est du subjectivisme total, c'est-à-dire que justement, la vérité (et donc la réalité objective) ne dépend que de celui qui la perçoit.
J'aurais pu être d'accord avec cela, avant, mais lorsqu'on réalise ce que je vais te dire, tu perds de suite ces réflexes puérils de l'idéalisme-subjectiviste de Kant.
Ainsi, lorsqu'un homme travaille 12 heures par jour dans des conditions abominables (style 1850, je te laisse imaginer), qu'il fait rapporter au capitaliste 120 francs par jours (donc 10 francs par heure) mais qui ne touche au final que 5 francs à la fin de sa journée, ajoute à cela qu'il n'a pas de contrat de travail et qu'il peut être au chômage le lendemain. Tu seras d'accord avec moi pour dire que cet homme est exploité, qu'il se fait voler par le capitaliste, etc...et que, lorsqu'on sait qu'un pain coûte en moyenne 1 francs, qu'il faut nourrir toute la famille, payer le loyer, j'en passe et des meilleurs, on se dit que c'est scandaleux et que cet homme, qui perdra sa jambe, son bras, sa tête demain à cause des conditions plus que dangereuses dans l'usine, n'est certainement pas heureux, tout comme le petit dernier de la famille qui n'a que 8 ans et qui verra son père mort le lendemain, avec plus un sou pour payer un cercueil. Le malheur de ces gens, c'est la réalité objective.
Or, pour le subjectiviste, le malheur dépend de l'individu qui le perçoit et donc, on peut se dire qu'ils sont heureux ces gens et que l'on peut toujours trouver pire...car cela dépend!
Pour nous, matérialistes dialecticiens, nous reconnaissons la réalité objective, la chose qui peut être connue en elle-même (cf la chose en-soi) et nous pensons que le subjectivisme est une dérive idéaliste qui écarte du monde réel et donc, de la souffrance des gens et de leurs réels besoins matériels.
Pour info, on reconnait aussi que c'est la matière qui compose le monde et qu'il n'y a qu'un monde, celui de la matière (dans son concept le plus large) et qu'aucun autre monde du style celui des Idées, de l'âme, ou un Paradis n'existe. On pense que notre pensée, l'esprit si tu préfères (c'est pareil) est matière: des atomes, de l'énergie électrique, chimie,etc...
d'où la phrase "La pensée est au cerveau ce que la bile est au foie" de Karl Vogt. De plus, on reconnait la dépendance du spirituel au matériel, de la pensée par rapport à l'être, etc...
J'espère que je t'aurais éclairé et que, même si tu n'est pas d'accord avec ce marxisme, tu peux penser autrement est être toujours aussi communiste. Lénine était marxiste mais acceptait au sein du gouvernement des marxistes-idéalistes (drôles de bêtes) comme Lounatcharski.
’est l’heure des brasiers, et il ne faut voir que la lumière. José Marti

Fabrice

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point faible de la pensée de Marx
« Réponse #2 le: 28 janvier 2005 à 15:04:28 »
Citer
Pour ma part, je pense que l'homme ne naît pas plus "mauvais"(ça aussi, c'est subjectif à souhait) qu'un autre animal; mais qu'une fois encore, son éducation et le milieux social, historique, économique, etc dans lequel il évolue conditionne sa pensée. Donc, un mec qui veut bouffer le nez d'un autre, c'est pas forcement grâce à son libre-arbitre qu'il le fait (même si cela intervient) mais aussi grâce à sa pensée _qui toute entière n'est pas le résultat d'une évolution interne, personnelle et bien organisée et cadrée par celui qui pense mais au contraire_ soumise en partie au monde extérieur.


Je suis d'accord avec ça.

Pour ce qui est du "Kantisme" et des "Marxistes-idéalistes", je n'y connais rien...  :wink:

Soviet

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point faible de la pensée de Marx
« Réponse #3 le: 16 avril 2005 à 16:50:14 »
Pour les marxistes les hommes ne sont ni bons ni mauvais. Le bien et le mal en soit sont des constructions morales ayant un but qualitatif.
Les hommes sont déterminés par leurs conditions d'existence. Les conditions d'existence déterminent la conscience. Après qualifier ce qu'ils font de bien ou de mal revient à y appliquer une forme de moralisme. La morale d'une société est toujours la morale de la classe dominante. Ainsi ce qui est "bien" va en fait dans le sens de la bourgeoisie et ce qui est "mal" va à son encontre.

Il y a un très bon texte de Trotsky sur la morale,Leur morale et la notre:
http://marxists.org/francais/trotsky/livres/morale/morale.htm

Hors ligne Naïké

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #4 le: 13 novembre 2008 à 14:03:32 »
La question posé est très intéressante.
On critique souvent Marx pour le peut de place accordé au sujet ou à l'individu.

Mais de ce que j'ai put lire de Marx ou des marxistes, l'individu est très important dans le déroulement de l'histoire, mais à certains moment clé, seulement. Car l'individu n'est que le produit de son époque.
Pour moi l'individu à son propre libre arbitre mais dans les limites de son temps.
Par exemple Luis XIV qui représente ce que l'on fait de mieux en terme de pouvoir de libre arbitre. Et bien même lui ne pouvait aller sur la lune. Alors que de nos jours quelqu'un comme neil amstrong peut le faire alors qu'il est bien moins libre que notre très chers roi soleil.( louis XIV était lui meme prs dans sa classe...)

Ce n'est pas des individus qui font l'histoire mais le développement des forces productive.

Pour ce qui est de savoir si les gens naissent bon ou mauvais, ce n'est ni 'un ni l'autre. Un bébé n'est pas encore un homme formé, c'est un petit d'Homme. Son monde n'est pas le meme que le notre, il est envahie par ses pulsion de faim de plaisir et avec la socialisation il devient un produit de sa classe. C'est à dire bon si il a les valeur de la classe dominante et mauvais si il ne les à pas.

Ensuite effectivement les marxistes sont bien plus optimiste que les autre sur la capacité de l'Homme à l'entraide et à ne plus chercher à s'auto-détruire. Mais ca ne repose pas sur de l'idéalisme, mais sur les faits.
Nous sommes toujours soumis à la loi de la sélection naturel. Partant de là ce sont les mieux adapté  qui survivent. Et force est de constaté que l'entraide est bien plus efficace pour la survie que la concurrence, surtout à notre époque où l'on produit suffisamment de bien pour toute la planète.

C'est l'évolution logique de l'espèce humaine. L'homme des cavernes à laisser place aux cité organisé en plusieurs hordes. Qui elle même ont laissé place à des région puis des nation. Il est temps d'une copération au niveaux mondial pour le bien de tous.

Pour finir je reviendrais sur le bonheur subjectif. Le bonheur est effectivement subjectif, quelque chose qui rend heureux quelqu'un ne rendra pas forcément heureux quelqu'un d'autre. Mais la on parle quand on à le choix de son bonheur, quand on sait ce qu'il existe et que l'on à le temps de réfléchir sur ce qui peut nous rendre heureux. Et pour cela il faut avoir une base matériel suffisante, c'est à dire  de quoi manger, un toit,la santé et une certaine éducation. A partir de là on peut envisager le bonheur suivant plusieurs point de vue. Temps que l'on à pas ces quatre choses essentiel alors toute discutions sur le bonheur subjectif est inutile.

De plus pour que le bonheur subjectif puisse s'exprimer, faut il encore en avoir les moyens. Et pour pouvoir en avoir les moyens, il faut d'abort que tout le monde puissent participé aux décisions qui les concernent. Et c'est ce que propose le marxisme, une société où toute la société dispose des prérequis matériel, pour que chacun puissent chercher son bonheur subjectif.

Fraternellement Naïké.
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #5 le: 13 novembre 2008 à 20:08:21 »
Il faut faire attention à ne pas poser la question de manière ontologique c'est à dire considérer l'homme comme étant... On retombe là dans une visée mystique et métaphysique ...

or le marxisme posera toujours la question en terme dialectique c'est à dire en terme de mouvement de changement  et d'interaction...  ce sera le grand oeuvre de Marx dans son livre l'idéologie allemande qui répond tout à la fois à Feuerbach et à la phénomonologie de l'esprit de Heggel...

En fait pour Marx la question de savoir si l'homme est bon ou mauvais ne se pose pas... On ne peut pas parler de point faible dans la mesure où en tant que philosophe il rejoindra les plus grands penseurs de tous les temps  enfin ceux qui ne sont ni mystiques ni métaphysiciens...

La conscience humaine n'existe pas en soi sauf si l'on considère que l'homme a une âme ...

en fait le sujet est compliqué et ne peut pas se traiter en deux coup de cuillère à pot ...


Marx est aussi un philosophe ne l'oublions pas, et n'en déplaise à certains, et même c'est  un grand philosophe... à qui j'ai du beaucoup tout au long de ma carrière...

fraternellement

Maryvonne Leray

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #6 le: 14 novembre 2008 à 00:55:05 »
Je suis d'accord avec toi Maryvonne, l'etre humain n'est ni bon ni mauvais. C'est ce que je voulais dire avec la phrase "C'est à dire bon si il a les valeur de la classe dominante et mauvais si il ne les à pas. "

Le bon c'est ce que la classe dominante veux que l'on soit, et elle va utiliser cette notion pour categoriser et faire plier les classe dominé par la culpabilité.
Et effectivement il n'y a de bonté et de mauvais que si l'on considère l'homme comme possédant une ame. Hors l'homme ne possède pas d'ame et il est en perpétuel mouvement, quelqu'un peut faire des chose utile pour sa classe un moment et à d'autre plus néfaste. Mais en rien cela peut être imputé à une quelconque qualité intrinsèque de la personne.

La notion d'une bonne personne n'est que ce que découle des valeur de la classe dominante.

Maintenant si on prend compte de la theorie psychanalytique, certains comportements sont plus dut a une structure psychique donné. Cependant cette structure n'est pas inné elle se construit durant l'enfance et l'adolescence, et par la suite elle peut evoluer, certes dans une moindre mesure que dans l'enfance mais elle évolue.  Mais ses structures ne sont pas encore une fois a prendre cmme bonne ou mauvaise, mais comme étant des possibilité d'évolution de notre structure psychique.
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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #7 le: 15 novembre 2008 à 00:21:11 »
Sur Marx et l'individus

Citer
La structure sociale et l'État résultent constamment du processus vital d'individus déterminés; mais de ces individus non point tels qu'ils peuvent s'apparaître dans leur propre représentation ou apparaître dans celle d'autrui, mais tels qu'ils sont en réalité, c'est-à-dire, tels qu'ils œuvrent et produisent matériellement; donc tels qu'ils agissent sur des bases et dans des conditions et limites matérielles déterminées et indépendantes de leur volonté.
L'idéologie allemande


La liberté

Le libre-arbitre n'existe pas. Car il est sous-entendu que la pensée agit seule partiellement et que d'autre part elle est soumise partiellement au monde exterieur. L'individus est totalement déterminé par le monde exterieur à commencer par ses parents qui l'ont fait naître, ensuite par son contexte social et hypothétiquement par la nature (non produit de l'homme).
Le fait de ne pas connaître tel ou tel lien de causalité dans telle ou telle action ou plus précisément dans le cerveau d'un individus n'en change pas moins la nécessité dans la nature aussi complexe que soit les rapports entre les causes et les effets.
Il n'y a pas d'intervention mystique dans le cerveau d'un humain au moment de prendre une décision.
Mais les hommes faisant partie de la réalité, et n'en étant pas l'élément le moins actif, la façonnent à leur tour.

Citer
Donc, plus le jugement d'un homme est libre sur une question déterminée, plus grande est la nécessité qui détermine la teneur de ce jugement; tandis que l'incertitude reposant sur l'ignorance, qui choisit en apparence arbitrairement entre de nombreuses possibilités de décision diverses et contradictoires, ne manifeste précisément par là que sa non-liberté, sa soumission à l'objet qu'elle devrait justement se soumettre.

Citer
La liberté n'est pas dans une indépendance rêvée à l'égard des lois de la nature, mais dans la connaissance de ces lois et dans la possibilité donnée par là même de les mettre en oeuvre méthodiquement pour des fins déterminées.

Engels, Anti-Düring - La morale et le droit - liberté et nécessité

Le bonheur

Il est subjectif car la pensée est toujours dans un cerveau mais ce bonheur dépend de l'évolution historique donc objective des relations au sein de la société et du développement des forces productives, ce que tu disais Naïké. Le bonheur comme le reste de la conscience dépend des condition d'existences. Les différence de conception du bonheur viennent des, inégalités sociales, de l'information, de la région, etc...   

Cependant le bonheur dépend de la constitution objective du corps humain et de choses qui sont des sources de bonheur objectives. Il appartiendra aux génération qui géreront la plan économique de déterminer ces sources, car il n'y a pas de corrélation exacte entre le bonheur et l'état des forces productives, ni la liberté définie plus haut, ce sont des facteurs. Mais tu as souligné ce qui relève des besoin essentiels.

Considérons une personne dont le "bonheur subjectif" consiste à tuer des gens. Cette personne est considérée comme mauvaise par la morale bourgeoise, prolétarienne et presque toutes car nuisible objectivement à la société.
On ne peut considérer le bonheurs que sur des critères objectif et en général dans le cadre de relation avec autrui.

La morale

Toute morale se place du point de vue humain, historique et ne peut avoir un caractère absolue, mais pour le bien être d'une société on peut généralement accepter ce commendement: tu ne tuera point.

Quant à savoir si il s'agit, concernant notre individus, réellement d'un bonheur, d'un trouble, ou d'un enfermement dans un mode de pensée, une conséquence d'un traumatisme.... lui dira subjectivement que ça lui fait plaisir.

Concernant la morale prolétarienne elle prône l'égalité économique, la fin de l'oppression, la coopération et globalement tout ce qui peut améliorer la société et ses composante relativement au bien-être des individus quelle que soient leurs caractéristiques particulières.

Il n'y a pas uniquement la morale de la classe dominante, chaque personne emet des jugement moraux (plutôt bien ou mal) sur les autre ou des phénomène qui sont issu d'une part de l'idéologie dominante largement diffusée et d'autre part de la vie pratique.
 

Citer
C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes.
Idem - La morale et le droit - Vérités éternelle


Je voudrai revenir sur une citation:
"La pensée est au cerveau ce que la bile est au foie" de Karl Vogt.
Citer
Il est bien plus facile de tomber, avec le troupeau irréfléchi à la Karl Vogt, sur la vieille philosophie de la nature que d'apprécier sa signification historique.
Idem - préface

Les matérialistes du 18ème luttaient contre les dogmes de l'église et notamment l'évêque Berkeley, idéaliste subjectif. Leurs idées représentaient celles de la bourgeoisie montante.

Vogt exprime que la pensée est produite par le cerveau mais la comparaison n'est pas appropriée. La bile est de la matière et un produit direct du foie. Alors que la pensée, dont l'organe central est le cerveau, est un reflet plus ou moins exact de la réalité objective existant indépendament de nous et qui nous est donné par nos recepteur sensoriels qui transforme un stimuli en signal électrique transmis au cerveau mais qui n'est pas lui-même la pensée.
La pensée est le produit le plus élevé de la matière mais n'est pas exactement de la matière.

Citer
Que pensée et matière soient « réelles », c'est‑à-dire qu'elles existent, cela est juste. Mais dire que la pensée est matérielle, c'est faire un faux pas vers la confusion du matérialisme et de l'idéalisme. Au fond, c'est plutôt chez Dietzgen une expression inexacte, ‑ il s'exprime en effet ailleurs en termes plus précis : « L'esprit et la matière ont au moins ceci de commun qu'ils existent » (p. 80). « La pensée est un travail corporel, affirme Dietzgen. J'ai besoin, pour penser, d'une matière à laquelle je puisse penser. Cette matière nous est, donnée dans les phénomènes de la nature et de la vie... La matière est la limite de l'esprit ; l'esprit ne peut sortir des limites de la matière. L'esprit est le produit de la matière, mais la matière est plus que le produit de l'esprit... »
Lénine, Matérialisme et empiriocriticisme

Il faudrait voir la neurologie

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #8 le: 15 novembre 2008 à 01:00:17 »
Pour répondre à Naiké je dirais que ma formation de psychanalyste ne me fera pas le contredire ... L'être humain est infiniment complexe...

Marx dit c'est un être social et Lacan dit c'est un être de langage ... 

Mais ce que je peux rajouter c'est que ma formation Marxiste et la pratique constante de la dialectique m'a aidée à mieux faire mon travail... ce que l'on peut reprocher à tous les psy machin chose c'est d'être déconnectés des réalités sociales ... La psychanalyse, si elle est bien menée, est une pratique dialectique constante c'est la seule condition de sa réussite...

Les neurologues ne résoudront jamais le problème de la conscience, ils peuvent tout au plus démontrer le fonctionnement des neurones et cela n'a pas plus d'importance (sauf pour la médecine) que de savoir comment fonctionne un transformateur.

La conscience n'existe que par la conscience qu'on en a .... elle est formatée et irréelle.... ce qui peut faire évoluer l'homme c'est de le savoir et de sans cesse la confronter à la réalité et d'accepter cette réadaptation constante...

Comme je ne suis pas "psychanalyste en chambre" j'ai souvent eu à me confronter aux réalités sociales et à celle de l'école...

il faudra bien accepter que le Marxisme ne disent pas tout sur tout et la psychanalyse non plus.... et la neurologie encore moins ....



fraternellement

Maryvonne Leray

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #9 le: 15 novembre 2008 à 02:39:36 »
A Maryvonne, pour que l'être humain soit social il faut qu'il puisse communiquer, et pour qu'il puisse communiquer il faut qu'il soit social...

A Victor. Je ne croie pas que le bonheur puisse être objectivé une fois pour toute à une population entière.
Car  chacun de nous vie une vie différente, et vie les choses d'une manière différente.
Partant de ce principe simple que chacun vie une vie qui lui est propre. C'est à chacun de trouver son bonheur de la manière qui lui convient. Mais avant cette étape n'est possible que si les besoins élémentaires sont satisfait. Mais maintenant peut être qu'au bout d'un moment tout les désirs humain vont converger et chacun pourra être heureux de la même manière, mais la ce n'est que supposition abstraite car ce niveau de connaissance nous est inaccessible car pour développer cette idée il faudrait déjà être dans une société communiste de quatre générations. Donc tout ce que l'on a accès pour le moment c'est à mon avis les premières années de socialisme, et là la diversité de chacun sera là avec la diversité de désir. Et c'est là que le socialisme pourra être une source de bonheur pour chacun en permettant à chacun de se consacrer à son bonheur et non à sa survie.

Pour ce qui est de l'exemple de ton tueur et de son bonheur subjectif il n'est pas approprié, car ce tueur ne tue peut être pas par plaisir, nos actes ne sont pas toujours mut par nos désirs. Pour cela je te renvoie à la lecture du livre de freud par delà le principe de plaisir.

Cela serait une erreur de croire que l'on puisse considérer le bonheur que sur des critères objectifs. Car les faits nous prouvent le contraire. Là on à besoin d'être reconnus pour être heureux, ici on a besoin de vivre près de la nature. D'autre ont besoin d'une personne comme tutelle. Il y a pleins de facon d'être heureux. Mais bien sur je te parle du bonheur dans une société de classe. Mais au delà de ça, on ne peut pas savoir si les structures psychiques évolueront de façon rapide ou pas. Et dans quel sens elle évolueront. Car tant que les structures resteront ce qu'elles sont à l'heure actuel alors le bonheur de chacun restera incompréhensible pour les autres il restera donc subjectif. Maintenant pour voir le bonheur, il faut bien avoir une base matérielle minimum.

Je m'arrete là car j'ai sommeil.
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #10 le: 15 novembre 2008 à 11:28:10 »
oui, il ne faut pas confondre pulsions, envie, et désir...

Le meurtrier est une victime, victime de ses pulsions...

La civilisation le langage et l'être social sont là pour canaliser les pulsions. ça ne marche pas toujours... Le système capitaliste sait fort bien jouer des contradictions de l'être humain.
fraternellement

Maryvonne Leray

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #11 le: 16 novembre 2008 à 00:44:08 »
je vais répondre à un message de 4 ans mais intéressant

Citer
de tout temps, des hommes ont voulu dominer d'autres hommes et ceci se vérifie même dés la naissance d'un individu: lorsque des bébés se retrouvent ensembles, il y en a toujours qui prennent l'ascendant sur les autres.

Dans l'histoire primitive, il existait des tribus ou les roles étaient réparties entre chaque membre suivant ses qualité mais où il n'y avait pas de domination particulière.
Marx dit que l'histoire de toutes les société est l'histoire de la lutte des classes. Par conséquent se sont des catégories d'hommes qui en dominaient d'autre et encore aujourd'hui. (On peut également dire qu'il y a toujours eu une certaine entraide entre les membre de chaque classe).
Jusqu'ici les classe dominante n'ont été remplacée que par d'autre classes dominantes minoritaires dans la population.
Aujourd'hui et déjà à l'époque de Marx l'opposition a lieu entre la bourgeoisie et le prolétariat, entre une partie de plus en plus infime de la population et une autre partie de plus en plus grande (85%). Lorsque cette dernière arrive au pouvoir il n'y a plus de raison d'exploiter une classe car la société est gérée par tous, écartant la possibilité pour un individus en particulier d'en dominer un autre.
La dégénérecsence bureaucratique de l'URSS est la conscéquence, non de la nature humaine qui n'existe pas, mais de son isolement dans un pays arrièré de la guerre civile et celle contre les pays capitalistes du monde entier et du blocus économique.
Ensuite les bébé ne se disputent pas systématiquement, et prendre un jouet n'est pas comparable à de l'esclavagisme par exemple.     


Naïké

L'exemple du tueur est tout à fait approprié pour la simple et bonne raison que tu me dis qu'il ne s'agit pas de bonheur sur la base de critères objectifs catégoriques en affirmant qu'il s'agit nécessairement d'un trouble psychologique.
Mais tous le monde a des troubles psychologique à un certain degré (aliénation dira-t-on) donc personne n'éprouve de bonheur: c'est le genre de sophisme auquel on arrive si l'on s'en tient au subjectivisme. On peut dire de la même manière que tout le monde est heureux.

Citer
nos actes ne sont pas toujours mut par nos désirs

Nos désirs sont toujours mus par la réalité objective indépendante de nous.
D'ailleurs pour te contredire encore tu dis que la société socialiste permettra l'émergence du bonheur: c'est encore une multitude de critères objectifs.

Citer
Là on à besoin d'être reconnus pour être heureux, ici on a besoin de vivre près de la nature.

Ce sont des désirs plutot que des besoin mais la différence entre les deux concernant le sujet, qui est le bonheur, est relative.
C'est exactement la même question que pour le tueur: qu'est-ce qui détermine objectivement dans le mode de vie de telle ou telle personne, que la reconnaissance ou la vie dans la nature le rende heureux?
Ces conditions d'existences.
Je répète: la pensée est dans un seul cerveau.
Le bonheur en tant que représentation n'échappe pas aux question fondamentales du rapport de la pensée à l'être:
Ce qui le détermine est soit une production autonome de l'esprit soit la réalité exterieure, il n'y a pas de juste milieu.
Le bonheur dépend nécessairement et uniquement de facteur objectifs, il n'échappe ni à la matière, ni à sa causalité. 


Citer
Car tant que les structures resteront ce qu'elles sont à l'heure actuel alors le bonheur de chacun restera incompréhensible pour les autres il restera donc subjectif.

Il est possible de comprendre le bonheur ou le malheur des autres en connaissant ce qui le détermine et ressentir de l'empathie en se représentant les condition objective qui peuvent s'y rapporter.
Le fait que la pensée soit dans un cerveau ne change rien au fait que celle-ci a son unique source dans la réalité exterieure.

Citer
Je ne croie pas que le bonheur puisse être objectivé une fois pour toute à une population entière.

Le bonheur se défini objectivement par les besoin naturels des être humains et par les propriété de leurs organes sensoriels. Ceci se réduit à l'individus.

Certains types d'organisation de la société permettent objectivement mieux le bonheur que d'autres organisations. En ce qui concerne l'architecture, la communication et l'information et toutes les nouvelles technologies, il y a des organisations qui permettent plus l'épanouissement que d'autres.   

La restriction des possibilité d'actions est néfaste et le développement des forces productives les augmentent mais on ne peut pas trouver le bonheur sur un choix indéterminé (ce qui est un des problème de la société capitaliste) ce qui rejoint la question de la liberté (déjà évoquée) qui est, déjà pour celles qui sont offerte par le système capitaliste une source de bonheur.
Bien qu'elle soit définie objectivement cette notion est relative mais il y a des cas flagrant où l'on peut dire que l'un est meilleur que l'autre.

Enfin je suis d'accord avec toi que seule la société socialiste peut donner les bases matérielles pour le bonheur de tous.

Le bonheur est une catégorie qui recouvre beaucoup de chose et, comme je l'ai dit, est une représentation. Ce qui est bon c'est l'épanouissement physique et intellectuel des individus qui ne peut être envisagé pleinement que dans le cadre de rapports sociaux les favorisant au mieux.

Je n'ai jamais fait de dogmatisme métaphysique d'uniformisation.
 
Je reviens encore sur une de tes phrases qui est en rapport avec ces questions, un peu de chipotage.

Citer
C'est l'évolution logique de l'espèce humaine. L'homme des cavernes à laisser place aux cité organisé en plusieurs hordes. Qui elle même ont laissé place à des région puis des nation. Il est temps d'une copération au niveaux mondial pour le bien de tous.

Cela resulte de l'évolution de la réalité des société, ce n'est pas forcément le destin de l'humanité: "socialisme ou barbarie". C'est là l'intérêt des partis politique révolutionnaire et de la subjectivité mise en action qui n'est pas une logique éternelle au dessus du monde.

Citer
« En dehors de la nécessité logique (souligné par Mach), il n'en existe aucune autre ; par exemple, il n'existe pas de nécessité physique. » C'est justement la conception que combattit si énergiquement Feuerbach.
Lénine, Matérialisme et empiriocriticisme
(Feuerbach etait un matérialiste conséquent d'après les marxistes; Mach un empiriocriticiste)

Maryvonne

l'exemple de mon meurtrier comprenait le fait qu'il en soit heureux.
Toi qui a une formation de psychanalyste, peux tu m'expliquer la différence entre envie, désir et pulsion?

Dans mon post j'ai parlé de la conscience et de son rapport à la réalité objective et de ce qu'elle est. Et tu dis   

Citer
La conscience n'existe que par la conscience qu'on en a .... elle est formatée et irréelle

Je ne comprends pas bien le sens de cette phrase mais elle m'apparait à première vue en contradiction avec le marxisme (et notament ma citation) car la conscience fait partie de la réalité objective, et avec elle même: "formatée et irréelle" si elle est formatée elle est réelle, c'est un produit du cerveau et le rapport avec la neurologie c'est de savoir comment elle est produite.   


Citer
Les neurologues ne résoudront jamais le problème de la conscience, ils peuvent tout au plus démontrer le fonctionnement des neurones et cela n'a pas plus d'importance (sauf pour la médecine) que de savoir comment fonctionne un transformateur.

Cela dépend de ce qu'on appelle le "problème de la conscience" mais il est indubitable que les connaissances progressent.

Citer
Or, si je dis que la pensée de tous ces hommes, y compris les hommes de l'avenir, synthétisée dans ma représentation est souveraine, est capable de connaître le monde existant dans la mesure où l'humanité dure assez longtemps et où cette connaissance ne rencontre pas de bornes dans les organes de la connaissance et les objets de connaissance, je dis quelque chose d'assez banal et, qui plus est, d'assez stérile. Car le résultat le plus précieux ne peut être que de nous rendre extrêmement méfiants à l'égard de notre connaissance actuelle, étant donné que, selon toute vraisemblance, nous sommes encore plutôt au début de l'histoire de l'humanité et que les générations qui nous corrigeront doivent être bien plus nombreuses que celles dont nous sommes en cas de corriger la connaissance, - assez souvent avec bien du mépris.
Anti-Dühring


La psychologie se base essentiellement sur des connaissance empirique du fonctionnement de la conscience mais peu sur le fonctionnement physique et la "production" de celle-ci, ce qui est mon intérrogation. A priori on ne pourra jamais voir la pensée mais les médicament qui sont utilisé pour soigner les malades mentaux témoigne d'une certaine connaissance du fonctionnement physique du système nerveux.
Il est bon pour les marxistes d'être au courant des dernières découvertes dans les sciences pour les interpréter de leur point de vue, celui du matérialisme dialectique et c'est l'objet du livre de Ted Grant et Allan Woods, La raison en révolte.
http://www.lariposte.com/La-Raison-en-revolte-597.html
La Raison en révolte - La Riposte
 

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #12 le: 16 novembre 2008 à 14:45:38 »
Je suis content de voir que tu ne fait pas de dogmatisme métaphysique d'uniformisation.
C'est surtout sur ce point que ton post précédent me posait problème.

Ensuite je me rend compte que des fois en voulant faire simple on fini dans le simpliste et le faux.
 
Citer
Citation
C'est l'évolution logique de l'espèce humaine. L'homme des cavernes à laisser place aux cité organisé en plusieurs hordes. Qui elle même ont laissé place à des région puis des nation. Il est temps d'une copération au niveaux mondial pour le bien de tous.

Cela resulte de l'évolution de la réalité des société, ce n'est pas forcément le destin de l'humanité: "socialisme ou barbarie". C'est là l'intérêt des partis politique révolutionnaire et de la subjectivité mise en action qui n'est pas une logique éternelle au dessus du monde.

Je ne voulais pas dire que c'est au dessus du monde et que c'est une logique éternelle, mais juste que les sociétés qui ont une force productive supérieur au autres supplante les premières.
Ce qui ne veut pas dire qu'aucun retour en arrière n'est possible.

Citer

L'exemple du tueur est tout à fait approprié pour la simple et bonne raison que tu me dis qu'il ne s'agit pas de bonheur sur la base de critères objectifs catégoriques en affirmant qu'il s'agit nécessairement d'un trouble psychologique.

C'est justement ce que je voulais dire quand je te renvoyais au livre par delà le principe de plaisir. Dans ce livre on peut justement voir que nos actes ne sont pas dut à un dysfonctionnement psychologique, même quand ça n'est pas fait pour notre plaisir.

Citer
Citer
nos actes ne sont pas toujours mut par nos désirs

Nos désirs sont toujours mus par la réalité objective indépendante de nous.
D'ailleurs pour te contredire encore tu dis que la société socialiste permettra l'émergence du bonheur: c'est encore une multitude de critères objectifs.

Je ne comprend pas ta remarque. Tu dis que nos désir sont toujours mut par nos désir, mais moi je te parle de la causalité de nos actes. Maintenant si tu voulais dire acte par désir alors oui nos actes sont mut par la réalité objective.
Mais cette réalité nous est-elle accessible? Par exemple si quelqu'un à peur de monter à cheval, un sentiment que l'on pourrait qualifier de subjectif, la raison de sa peur est dans son histoire personnelle, c'est là le critère objectif. Cependant  tu ne peux pas connaitre l'histoire de cette personne en la regardant, même en regardant au microscope électronique son cerveau.
Cependant il est indubitable que les souvenirs la personne et toutes les autres caractéristique individuelles ne sont que matières, des neurones et autres substances qui interagissent.
Pour savoir pourquoi cette personne a peur du cheval tu ne peut que passer par son discourt c'est à dire sa subjectivité.

Citer
Il est possible de comprendre le bonheur ou le malheur des autres en connaissant ce qui le détermine et ressentir de l'empathie en se représentant les condition objective qui peuvent s'y rapporter.

Le fait que la pensée soit dans un cerveau ne change rien au fait que celle-ci a son unique source dans la réalité exterieure.

Je suis d'accord avec la seconde partie. Par contre la première partie ne justifie pas la seconde.
Il n'est justement pas possible de comprendre et encore moins de ressentir de l'empathie en se représentant les conditions objective qui peuvent s'y rapporter. Car justement notre représentation est subjective, dans le sens qu'elle est faite de notre histoire et que rien ne peut la reconstituer à part le discourt du sujet.
Même si j'utilise toute mon imagination je ne pourrais jamais me représenter ce que ressent un psychotique quand il a l'impression que tout ces membres sont dissocié de son corps. La réalité objective c'est son corps tel qu'il est, et la réalité subjective, c'est que son corps ne fait pas un tout. Les actes de cette personne seront fait en fonction de sa réalité subjective, par exemple il ne s'attardera pas dans un bain de peur que son corps parte avec l'eau. Mais tout ceci ne veut pas dire que ça ne viens pas d'une réalité objective, son histoire.

Maintenant on peut ce demander pourquoi alors que suivant ce que je dis on agit de manière subjective on est amener a agir de manière similaire lors d'une crise économique ou un attenta comme le 11 septembre. Et bien justement parce que la réalité subjective n'est pas la réalité. Et que la réalité frappe de plein fouet dans ce genre d'événement. Nos représentation sont bouleversé et nos actes par la même occasion.

Citer
Le bonheur se défini objectivement par les besoin naturels des être humains et par les propriété de leurs organes sensoriels. Ceci se réduit à l'individus.

Certains types d'organisation de la société permettent objectivement mieux le bonheur que d'autres organisations. En ce qui concerne l'architecture, la communication et l'information et toutes les nouvelles technologies, il y a des organisations qui permettent plus l'épanouissement que d'autres.   

La restriction des possibilité d'actions est néfaste et le développement des forces productives les augmentent mais on ne peut pas trouver le bonheur sur un choix indéterminé (ce qui est un des problème de la société capitaliste) ce qui rejoint la question de la liberté (déjà évoquée) qui est, déjà pour celles qui sont offerte par le système capitaliste une source de bonheur.
Bien qu'elle soit définie objectivement cette notion est relative mais il y a des cas flagrant où l'on peut dire que l'un est meilleur que l'autre.

Enfin je suis d'accord avec toi que seule la société socialiste peut donner les bases matérielles pour le bonheur de tous.

Le bonheur est une catégorie qui recouvre beaucoup de chose et, comme je l'ai dit, est une représentation. Ce qui est bon c'est l'épanouissement physique et intellectuel des individus qui ne peut être envisagé pleinement que dans le cadre de rapports sociaux les favorisant au mieux.

Je suis à 100% d'accord avec ce qui est écrit.

Mon propos sur la subjectivité et l'objectivité n'est pas là pour faire passé les faits matériels après la subjectivité. Mais étant un révolutionnaire qui est mené à agir je veux savoir quels sont les outils qui me permettront à atteindre mon objectif. Si je suis d'accord que tout est matière et que tout peux s'expliquer et que rien n'est mystique, je sais aussi que l'on est loin de tout savoir. Et en ce qui concerne le bonheur de chacun une fois les besoins matériels satisfait le meilleur outils que l'on dispose c'est la psychanalyse, c'est à dire un bonheur subjectif.

Pour le moment le savoir que l'on à sur le cerveaux sont ridiculement faible. Et il est vrais que les médicaments ont une efficacité apparente avéré, et c'est normal car on est que matière. Mais au vue de nos connaissances il est prétentieux de croire que l'on résoudra tout par cette voie. Car ce qui pose problème dans cette méthode c'est que l'on agit sur l'ensemble du cerveau pour en général soit inhibée soit excité l'émission d'un certain neurotransmetteur. Alors qu'il est certain que là où l'on arrange quelque chose, on dérègle autre chose. Alors temps que notre cerveaux nous sera inconnus, la psychanalyse restera notre plus grand outils pour comprendre les actes de chacun. La sociologie aussi joue un rôle important dans cette compréhension, même si elle sont toute les deux insuffisante.

Pour finir j'aime beaucoup ta citation.
Citer
Or, si je dis que la pensée de tous ces hommes, y compris les hommes de l'avenir, synthétisée dans ma représentation est souveraine, est capable de connaître le monde existant dans la mesure où l'humanité dure assez longtemps et où cette connaissance ne rencontre pas de bornes dans les organes de la connaissance et les objets de connaissance, je dis quelque chose d'assez banal et, qui plus est, d'assez stérile. Car le résultat le plus précieux ne peut être que de nous rendre extrêmement méfiants à l'égard de notre connaissance actuelle, étant donné que, selon toute vraisemblance, nous sommes encore plutôt au début de l'histoire de l'humanité et que les générations qui nous corrigeront doivent être bien plus nombreuses que celles dont nous sommes en cas de corriger la connaissance, - assez souvent avec bien du mépris.
Anti-Dühring

C'est cette idée qui me fait aborder le problème du bonheur du coté subjectif, car l'on ne connait que très peut de choses sur ce qui nous rend heureux. La seule chose que l'on soit sure c'est qu'il nous faut un plus grand développement physique et intellectuel. Une fois ces nécessités comblés, le bonheur sera subjectif dans son approche le temps d'en savoir plus sur la question.
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #13 le: 16 novembre 2008 à 15:03:44 »
Je suis content de voir que tu ne fait pas de dogmatisme métaphysique d'uniformisation.
C'est surtout sur ce point que ton post précédent me posait problème.

Ensuite je me rend compte que des fois en voulant faire simple on fini dans le simpliste et le faux.
 
Citer
Citation
C'est l'évolution logique de l'espèce humaine. L'homme des cavernes à laisser place aux cité organisé en plusieurs hordes. Qui elle même ont laissé place à des région puis des nation. Il est temps d'une copération au niveaux mondial pour le bien de tous.

Cela resulte de l'évolution de la réalité des société, ce n'est pas forcément le destin de l'humanité: "socialisme ou barbarie". C'est là l'intérêt des partis politique révolutionnaire et de la subjectivité mise en action qui n'est pas une logique éternelle au dessus du monde.

Je ne voulais pas dire que c'est au dessus du monde et que c'est une logique éternelle, mais juste que les sociétés qui ont une force productive supérieur au autres supplante les premières.
Ce qui ne veut pas dire qu'aucun retour en arrière n'est possible.

Citer

L'exemple du tueur est tout à fait approprié pour la simple et bonne raison que tu me dis qu'il ne s'agit pas de bonheur sur la base de critères objectifs catégoriques en affirmant qu'il s'agit nécessairement d'un trouble psychologique.

C'est justement ce que je voulais dire quand je te renvoyais au livre par delà le principe de plaisir. Dans ce livre on peut justement voir que nos actes ne sont pas dut à un dysfonctionnement psychologique, même quand ça n'est pas fait pour notre plaisir.

Citer
Citer
nos actes ne sont pas toujours mut par nos désirs

Nos désirs sont toujours mus par la réalité objective indépendante de nous.
D'ailleurs pour te contredire encore tu dis que la société socialiste permettra l'émergence du bonheur: c'est encore une multitude de critères objectifs.

Je ne comprend pas ta remarque. Tu dis que nos désir sont toujours mut par nos désir, mais moi je te parle de la causalité de nos actes. Maintenant si tu voulais dire acte par désir alors oui nos actes sont mut par la réalité objective.
Mais cette réalité nous est-elle accessible directement? Par exemple si quelqu'un à peur de monter à cheval, un sentiment que l'on pourrait qualifier de subjectif, la raison de sa peur est dans son histoire personnelle, c'est là le critère objectif. Cependant  tu ne peux pas connaitre l'histoire de cette personne en la regardant, même en regardant au microscope électronique son cerveau.
Cependant il est indubitable que les souvenirs la personne et toutes les autres caractéristique individuelles ne sont que matières, des neurones et autres substances qui interagissent.
Pour savoir pourquoi cette personne a peur du cheval tu ne peut que passer par son discourt c'est à dire sa subjectivité.

Citer
Il est possible de comprendre le bonheur ou le malheur des autres en connaissant ce qui le détermine et ressentir de l'empathie en se représentant les condition objective qui peuvent s'y rapporter.

Le fait que la pensée soit dans un cerveau ne change rien au fait que celle-ci a son unique source dans la réalité exterieure.

Je suis d'accord avec la seconde partie. Par contre la première partie ne justifie pas la seconde.
Il n'est justement pas possible de comprendre et encore moins de ressentir de l'empathie en se représentant les conditions objective qui peuvent s'y rapporter. Car justement notre représentation est subjective, dans le sens qu'elle est faite de notre histoire et que rien ne peut la reconstituer à part le discourt du sujet.
Même si j'utilise toute mon imagination je ne pourrais jamais me représenter ce que ressent un psychotique quand il a l'impression que tout ces membres sont dissocié de son corps. La réalité objective c'est son corps tel qu'il est, et la réalité subjective, c'est que son corps ne fait pas un tout. Les actes de cette personne seront fait en fonction de sa réalité subjective, par exemple il ne s'attardera pas dans un bain de peur que son corps parte avec l'eau. Mais tout ceci ne veut pas dire que ça ne viens pas d'une réalité objective, son histoire.

Maintenant on peut ce demander pourquoi alors que suivant ce que je dis on agit de manière subjective on est amener a agir de manière similaire lors d'une crise économique ou un attenta comme le 11 septembre. Et bien justement parce que la réalité subjective n'est pas la réalité. Et que la réalité frappe de plein fouet dans ce genre d'événement. Nos représentation sont bouleversé et nos actes par la même occasion.

Citer
Le bonheur se défini objectivement par les besoin naturels des être humains et par les propriété de leurs organes sensoriels. Ceci se réduit à l'individus.

Certains types d'organisation de la société permettent objectivement mieux le bonheur que d'autres organisations. En ce qui concerne l'architecture, la communication et l'information et toutes les nouvelles technologies, il y a des organisations qui permettent plus l'épanouissement que d'autres.   

La restriction des possibilité d'actions est néfaste et le développement des forces productives les augmentent mais on ne peut pas trouver le bonheur sur un choix indéterminé (ce qui est un des problème de la société capitaliste) ce qui rejoint la question de la liberté (déjà évoquée) qui est, déjà pour celles qui sont offerte par le système capitaliste une source de bonheur.
Bien qu'elle soit définie objectivement cette notion est relative mais il y a des cas flagrant où l'on peut dire que l'un est meilleur que l'autre.

Enfin je suis d'accord avec toi que seule la société socialiste peut donner les bases matérielles pour le bonheur de tous.

Le bonheur est une catégorie qui recouvre beaucoup de chose et, comme je l'ai dit, est une représentation. Ce qui est bon c'est l'épanouissement physique et intellectuel des individus qui ne peut être envisagé pleinement que dans le cadre de rapports sociaux les favorisant au mieux.

Je suis à 100% d'accord avec ce qui est écrit.

Mon propos sur la subjectivité et l'objectivité n'est pas là pour faire passé les faits matériels après la subjectivité. Mais étant un révolutionnaire qui est mené à agir je veux savoir quels sont les outils qui me permettront à atteindre mon objectif. Si je suis d'accord que tout est matière et que tout peux s'expliquer et que rien n'est mystique, je sais aussi que l'on est loin de tout savoir. Et en ce qui concerne le bonheur de chacun une fois les besoins matériels satisfait le meilleur outils que l'on dispose c'est la psychanalyse, c'est à dire un bonheur subjectif.

Pour le moment le savoir que l'on a sur le cerveaux sont ridiculement faible. Et il est vrais que les médicaments ont une efficacité apparente avéré, et c'est normal car on est que matière. Mais au vue de nos connaissances il est prétentieux de croire que l'on résoudra tout par cette voie. Car ce qui pose problème dans cette méthode c'est que l'on agit sur l'ensemble du cerveau pour en général soit inhibée soit excité l'émission d'un certain neurotransmetteur. Alors qu'il est certain que là où l'on arrange quelque chose, on dérègle autre chose ailleurs. Alors temps que notre cerveaux nous sera inconnus et qu'on ne saura pas comment agir correctement, la psychanalyse restera notre plus grand outils pour comprendre les actes de chacun. La sociologie aussi joue un rôle important dans cette compréhension, même si elles sont toute les deux insuffisante.

Pour finir j'aime beaucoup ta citation.
Citer
Or, si je dis que la pensée de tous ces hommes, y compris les hommes de l'avenir, synthétisée dans ma représentation est souveraine, est capable de connaître le monde existant dans la mesure où l'humanité dure assez longtemps et où cette connaissance ne rencontre pas de bornes dans les organes de la connaissance et les objets de connaissance, je dis quelque chose d'assez banal et, qui plus est, d'assez stérile. Car le résultat le plus précieux ne peut être que de nous rendre extrêmement méfiants à l'égard de notre connaissance actuelle, étant donné que, selon toute vraisemblance, nous sommes encore plutôt au début de l'histoire de l'humanité et que les générations qui nous corrigeront doivent être bien plus nombreuses que celles dont nous sommes en cas de corriger la connaissance, - assez souvent avec bien du mépris.
Anti-Dühring

C'est cette idée qui me fait aborder le problème du bonheur du coté subjectif, car l'on ne connait que très peut de choses sur ce qui nous rend heureux. La seule chose que l'on soit sure c'est qu'il nous faut un plus grand développement physique et intellectuel. Une fois ces nécessités comblés, le bonheur sera subjectif dans son approche le temps d'en savoir plus sur la question.


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Re : point faible de la pensée de Marx
« Réponse #14 le: 18 novembre 2008 à 18:26:30 »
Citer
Dans ce livre on peut justement voir que nos actes ne sont pas dut à un dysfonctionnement psychologique, même quand ça n'est pas fait pour notre plaisir.

Je ne comprend pas cette phrase, donne-moi un dernier éclaircissement et ensuite j'irai voir ce livre.

Citer
Citation
nos actes ne sont pas toujours mut par nos désirs
...
Citer
Nos désirs sont toujours mus par la réalité objective indépendante de nous.
...
Je ne comprend pas ta remarque. Tu dis que nos désir sont toujours mut par nos désir, mais moi je te parle de la causalité de nos actes. Maintenant si tu voulais dire acte par désir alors oui nos actes sont mut par la réalité objective.

Il me semble que tu obscurcie la question en interprétant mal mes propos. Concernant la causalité la réalité extérieure façonne l'individus. De cette réalité vont naître des désirs plus ou moins éphémères, et plus généralement une conscience. Ces désirs ne peuvent s'exprimer que dans les limites des lois de la nature et des conditions de vie pratiques, en des actes. La réalité objective les détermine (chipotage encore: mouvoir est trop imprécis) . Ainsi , ni leur naissance ni leurs satisfaction n'échappent à une stricte détermination, complexe soit.  Leurs existence considérée indépendament du reste n'est que pure abstraction. La conscience et le monde exterieur sont en perpétuelle intéraction.   

Citer
Il n'est justement pas possible de comprendre et encore moins de ressentir de l'empathie en se représentant les conditions objective qui peuvent s'y rapporter. Car justement notre représentation est subjective, dans le sens qu'elle est faite de notre histoire et que rien ne peut la reconstituer à part le discourt du sujet.
Je ne voulais en aucun cas dire qu'il peut y avoir identité absolue entre deux représentations. La capacité à comprendre le bonheur, le malheur ou une pathologie mentale résulte du fait que l'on connait de manière empirique et chimique, c'est à dire approximativement que telle cause engendre tel effet sur la conscience et même sans avoir ressenti quelque chose de similaire mais par la capacité d'abstraction. Je ne crois pas à une sorte de copie de la sensation par télépathie.

Citer
Même si j'utilise toute mon imagination je ne pourrais jamais me représenter ce que ressent un psychotique quand il a l'impression que tout ces membres sont dissocié de son corps. La réalité objective c'est son corps tel qu'il est, et la réalité subjective, c'est que son corps ne fait pas un tout. Les actes de cette personne seront fait en fonction de sa réalité subjective, par exemple il ne s'attardera pas dans un bain de peur que son corps parte avec l'eau.

Ici tu te contredit car tu donne un exemple de l'abstraction de ta pensé qui se représente la sensation de ce psychotique ce qui ne veut pas pour autant dire que tu en est un, cette représentation n'est pas exacte comme toute représentation.


Citer
Pour savoir pourquoi cette personne a peur du cheval tu ne peut que passer par son discourt c'est à dire sa subjectivité.
Encore un cas abstrait. Si le sujet ne parle pas mais que l'on a une connaissance exacte des événement de sa vie on pourra le guérir partiellement par les connaissance en psychologie et neurologie (je n'ai jamais voulu opposer l'un à l'autre). Je n'y connait pas grand chose, mais il y a des cas similaires je crois.
L'idée que se fait le sujet de lui-même n'est pas la réalité de sa conscience, elle contribue à s'en rapprocher.

Citer
Par exemple si quelqu'un à peur de monter à cheval, un sentiment que l'on pourrait qualifier de subjectif, la raison de sa peur est dans son histoire personnelle, c'est là le critère objectif.
Ici tu sépare la conscience et la matière
Citer
Cependant il est indubitable que les souvenirs la personne et toutes les autres caractéristique individuelles ne sont que matières
Ici tu les associe complétement.
Citer
Et bien justement parce que la réalité subjective n'est pas la réalité.
Ici tu nie la réalité de la conscience.

Tout sentiment, désir... c'est la conscience. Par ailleurs il y a aussi l'inconscient (on vulgarise en le mettant avec la conscience) qui, et son nom l'indique, bien que que l'on en ait pas conscience, existe. Tout cela est bien réel et solidement lié à la matière, dont on peut dire qu'elle est tout ce que n'est pas la conscience.
On peut reconnaitre un lien de causalité entre la matière et la conscience mais cela ne fait pas tout. Car certain reconnaissent ce lien et pour autant sont dualistes c'est à dire que le monde à deux composante: l'une matérielle l'autre spirituelle, et certains se donnent du mal à le démontrer.
Il y en a d'autre qui considèrent qu'il n'y a aucune différence entre matière et conscience, les matérialistes métaphysiciens tels Vogt (plus haut)     

Selon le matérialisme dialectique, la conscience est une propriété de la matière organisée de manière complexe dans le cerveau.     
Citer
La pensée mal exprimée de Dietzgen est que la différence entre la matière et l'esprit n'est pas excessive mais relative.
Matérialisme et empiriocriticisme

Ou encore
Citer
Un mode d'action méthodique existe déjà en germe partout où du protoplasme, de l'albumine vivante existent et réagissent, c'est à dire exécutent des mouvements déterminés, si simples soient ils, comme suite à des excitations externes déterminées. Une telle réaction a lieu là ou il n'existe même pas encore de cellule, et bien moins encore de cellule nerveuse. La façon dont les plantes insectivores capturent leur proie apparaît également, dans une certaine mesure, méthodique, bien qu'absolument inconsciente. Chez les animaux, la capacité d'agir de façon consciente, méthodique, se développe à mesure que se développe le système nerveux, et, chez les mammifères, elle atteint un niveau déjà élevé
Engels, Le rôle du travail dans la transformation du singe en homme

Cela montre que la conscience n'est pas identique à la matière mais qu'elle y est fortement liée. La différence entre les hommes et les autre être vivants c'est que cette propriété est beaucoup plus développée chez ces dernier.
La conscience est une catégorie que nous appliquons à une propriété de la matière que nous connaissons mal.

Citer
Si je suis d'accord que tout est matière et que tout peux s'expliquer et que rien n'est mystique, je sais aussi que l'on est loin de tout savoir. Et en ce qui concerne le bonheur de chacun une fois les besoins matériels satisfait le meilleur outils que l'on dispose c'est la psychanalyse, c'est à dire un bonheur subjectif.
La psychanalyse résout des problème individuels qui sont liés à la structure de la société et comme disait Maryvonne
Citer
ce que l'on peut reprocher à tous les psy machin chose c'est d'être déconnectés des réalités sociales
L'évolution des réalité sociales dans la société socialiste devront permettre d'éviter des rapport sociaux ad hoc pour avoir du bonheur et c'est donc strictement objectif.
Les besoin matériels ne seront jamais pleinement satisfaits. L'eau courante est-elle un besoin? Un ordinateur? etc... Je n'ai pas de boule de cristal mais il y a surement une suite. Ce qui était un luxe devient un besoin. Il y a des besoin que l'on peut caractériser de vitaux, mais pour prendre l'exemple du fait de manger, il y a des aliments meilleurs que d'autres pour le développements, quant aux gouts ils se discutent. Pour mieux illustrer cet exemple, les hommes préhistoriques mangeait leurs aliments crus, et avec  la maîtrise du feu, ils ont amélioré la qualité de ce besoin.
Un autre exemple cité:                 

Citer
Mais la chose la plus essentielle a été l'action de la nourriture carnée sur le cerveau, qui recevait en quantités bien plus abondantes qu'avant les éléments nécessaires à sa nourriture et à son développement et qui, par suite, a pu se développer plus rapidement et plus parfaitement de génération en génération.
Engels, Le rôle du travail dans la transformation du singe en homme

Ainsi la différence entre besoin et désir n'est pas non-plus absolue mais relative.

Tu attribue à juste titre une importance au langage, celui-ci est une matérialisation de la conscience mais comme je l'ai dit ce n'est pas la réalité.
Je suppose qu'en psychologie on doit faire face à un double obstacle: la représentation d'un événement qui n'est pas exactement la réalité et le langage qui n'est pas exactement cette représentation.

Citer
Dès le début, une malédiction pèse sur "l'esprit", celle d'être "entaché" d'une matière qui se présente ici sous forme de couches d'air agitées, de sons, en un mot sous forme du langage. Le langage est aussi vieux que la conscience, — le langage est la conscience réelle, pratique, existant aussi pour d'autres hommes, existant donc alors seulement pour moi-même aussi et, tout comme la conscience, le langage n'apparaît qu'avec le besoin, la nécessité du commerce avec d'autres hommes. Ma conscience c'est mon rapport avec ce qui m'entoure.
Marx et Engels, L'idéologie allemande

Une explication très nette que l'on ne peut pas considérer la conscience de manière autonome à un instant donné. Par ailleur il n'existe pas d' "instant" sauf dans notre représentation car la matière est en perpétuel mouvement.

Ce que l'on peut relever de cette citation, en rapport avec le reproche souvent fait au marxisme de nier l'individus, c'est que l'individualisme prôné  par l'idéologie dominante exclu, par définition, les rapport sociaux du bonheur individuel. Mais la conscience, dont le bonheur est une partie, est historiquement liée à ces rapport sociaux et donc aux condition d'existence d'une population donnée.

La révolution change considérablement les condition d'existence, avec une différence qualitative, relativement à une longue évolution du capitalisme: ce qu'évoquait maryvonne.
L'exercice de la psychanalyse s'en trouve donc modifiée et elle ne peut que constater, pour certain événement dans la vie d'un individus, les conséquence sur son mode de penser et donc rectifier ce que les condition d'existence de cette personne ont induit dans sa pensée.
Si par cette science, et dans de nouvelles condition d'existence, on peut généraliser ce qui est constaté, et en conséquence procéder à des modification de structure de l'ensemble de la société cela serait tout à fait appréciable.
Si c'est ce à quoi tu fais allusion en parlant de "bonheur subjectif" je pense que c'est une erreur de formulation.
   
Citer
C'est cette idée qui me fait aborder le problème du bonheur du coté subjectif, car l'on ne connait que très peut de choses sur ce qui nous rend heureux.

Si tu aborde un problème, c'est qu'il existe indépendament de ta conscience. Le bonheur est une partie de la conscience. Les exemple de psychose ne montre que ce n'est que par la science que l'on peut faire progresser le bonheur individuel. La science c'est le reflet le plus exact de la réalité qui existe indépendament du sujet, d'ailleurs elle est trop vaste pour qu'un sujet la contienne entièrement. On ne peut pas faire progresser le bonheur, même individuel et spécifique, par une simple réflexion personnelle.

On ne peut pas prendre pour base ce que l'on ne connait pas, mais le découvrir par rapport à ce que l'on connait. D'ailleurs chacun a une connaissance plus ou moins juste de ce qui le rend heureux et les différences entre les appréciations de deux personnes résultent de critère objectif.
Il y a certes beaucoup de choses que l'on ne connait pas mais ce n'est pas pour autant qu'il faut partir des représentations de l'individus.   

Je n'est jamais nié l'existence de la conscience, mais je critique vivement le fait de la considérer de manière indépendante.

Ensuite tes doutes répétés sur nos connaissances sont justifiés. Mais l'exemple que tu donne sur les médicaments montre que l'on a une connaissance absolue du fait que tel medicament inhibe ou excite.
Ce que l'on ne connait pas encore n'est pas inconnaissable par nature.   
Ce qui me pousse à ajouter une citation sur l'agnosticisme, juste pour faire la distinction.

Citer
Engels dit franchement et nettement que ce qui le sépare de l'agnostique, ce n'est pas seulement le doute de ce dernier sur l'exactitude des reproductions, mais aussi le doute agnostique sur la possibilité de parler des choses mêmes, sur la possibilité de connaître « authentiquement » leur existence.
Lénine, matérialisme et empiriocriticisme

Enfin j'ai du mal a comprendre ta notion de "bonheur subjectif", si tu en donnais une définition claire je pourrai éviter de m'égarer. D'ailleur le bonheur étant une partie de la conscience, c'est une redondance.

fraternellement
Victor