Salut Rapha - El,
Le Christianisme a été à l'origine de mouvements de contestations sociales parfois radicaux, des ordres religieux urbains et mendiants en réponse au catharisme, de John Wycliff à Jean Huss, au Nivellers protestants en Angleterre au XVIIème siècle, de l'éthique du Protestantisme et l'esprit Capitaliste contre le Catholicisme féodal, aux prêtres ouvriers ou Théorie de la Libération, mais l'échec et ou la condamnation de ces mouvements, en montre aussi les limites politiques.
Le Christianisme primitif fut mais pas seulement, la religion des esclaves, des affranchis, des opprimés. Engels notait que la Bible était une arme des paysans contre les princes, la noblesse, le clergé, ce qui explique que l'Eglise Catholique a longtemps interdit, la lecture de la Bible et sa traduction en langues vulgaires, ce texte finalement bien dérangeant.
Si dans l'absolu, le Christianisme primitif à des aspects révolutionnaires de partage des richesses, l'Eglise elle, n'a jamais été même sous l'Empire Romain, un organe de remise en cause de l'Ordre Social, ne remettant en cause, ni l'esclavage, ni le servage, ni le salariat ensuite, le Christianisme n'est révolutionnaire de fait, que par son monothéisme intégral, et la promesse d'une vie après la mort, ce que le paganisme ne proposait pas.
Le Christianisme est devenu, avec l'Eglise, un outil de domination, au service de l'Etat, qu'il soit féodal ou bourgeois, en respectant la société du temps, puisque c'est elle, finalement la conception divine du monde, puisque la réalité.
En ce sens la Bible est une fausse espérance, car une espérance désespérée. Enfin, il y a aussi des points communs entre le Christianisme originel débarrassé de certains dogmes venus après, pour justifier des faits, comme la puissance de l'Eglise Catholique, le culte des Saints ou de la Vierge Marie qui sont des absurdités ou l'incroyable infaillibilité papale, car et c'est aussi une question :
Le Christianisme originel de la Bible, n'est - il pas une forme de Communisme Primitif ?
Le Christianisme et la Bible "in fine", ne tend pas être une analyse ou une critique de la société, mais plutôt se veut une "bonne nouvelle", des évangiles, un espérance certes, mais d'un autre monde après la vie, ce qui pose problème à un Marxiste, pour qui l'Homme au centre et acteur de l'Histoire et non "Dieu qui pèserait le poids à tout le Monde", et la Lutte des Classes, moteur de l'Histoire, soumise aussi l'Humanité à des lois naturelles et économiques, Luttes des Classes qui changent le monde, quand le Christianisme lui, n'est qu'acceptation du réel, pour autre chose, mais ailleurs et uniquement pour celui qui croit...
Désespérant, je vous dis !
C'est cela l'échec final, des Religions et du Christianisme Biblique en particulier...
Salutations Communistes
W catharos