Auteur Sujet: La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx  (Lu 824 fois)

En ligne W catharos

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La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« le: 18 décembre 2011 à 12:24:54 »
Salut camarades,

Comme l'écrivait Karl Marx, dans les premiers mots du Manifeste du Parti communiste, de 1848 : Un spectre hante l'Europe - le spectre du communisme.

Alors quoiqu'il arrive, le Vieux Marx est de retour...  :D



Dans le journal Le Monde

La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
édité le 17.12.11
 
Depuis la chute du mur de Berlin, on le croyait mort et enterré. Or la crise prolongée du capitalisme financier ne cesse de le ressusciter. "Marx est mort", clamait le philosophe Jean-Marie Benoist, en 1970. "Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien", ajoutait avec humour le cinéaste Woody Allen... Nietzsche nous avait prévenus : "Dieu est mort : mais, puisque sont ainsi faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d'années des cavernes où l'on montrera son ombre"...
Et voici que Karl Marx revient nous hanter. Ou plutôt nous éclairer. Car les communistes militants ne sont plus les seuls à en faire une boussole pour notre temps. Les néolibéraux s'en emparent aujourd'hui. Les essayistes Alain Minc ou Jacques Attali, peu connus pour avoir animé des stands prolétariens à la Fête de L'Humanité, lui ont consacré des analyses et biographies. Bien sûr, ceux-ci s'intéressent davantage au Marx qui fit l'apologie de la bourgeoisie et du libre-échange qu'au théoricien d'un monde où les classes sociales seraient abolies. Mais le fait qu'un journal comme Le Monde publie un hors-série intitulé Marx, l'irréductible (122 p. , 7,90 €) est un signe des temps. Car Marx est devenu un classique.


En effet, il est possible aujourd'hui de s'y référer sans être relégué du côté des affreux jojos du soviétisme, des amoureux des défilés militaires de la Corée du Nord ou des adeptes du stalinisme tropical. Car il convient de défendre Marx contre le marxisme. D'ailleurs le vieux Karl l'avait dit à la fin de sa vie : "Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxiste. " Bien sûr, les ambiguïtés de sa pensée ne sont pas levées, comme son économisme ou sa façon de réduire les droits de l'homme à la défense de "l'homme égoïste" de la société bourgeoise. Mais, dégagé de l'idéologie, Marx permet de penser nos temps de crises en série.

La critique du fétichisme financier est chez lui portée à son acmé. Exilé à Londres, il s'est beaucoup intéressé aux paniques financières de la City - en 1857, 1866 et 1873 - qui rappellent singulièrement les nôtres. Il a vu la manière dont est né "tout un système de filouterie et de fraude au sujet d'émission et de trafic de titres" bancaires mais aussi que, chez le rentier "l'argent acquiert la propriété de créer de la valeur tout aussi naturellement que le poirier porte des poires".

L'illusion politique

C'est en tout cas dans ce contexte qu'Actuel Marx fête ses 25 ans. Dans une correspondance avec le cofondateur de la revue Jacques Texier, l'historien François Furet explique que Marx n'est paradoxalement pas un penseur de l'égalité, mais qu'il cherche surtout à dévoiler "l'aliénation de l'homme moderne dans l'illusion politique".

Les contributions sont prestigieuses : André Gorz (sur l'écologie politique), Judith Butler (sur la violence d'Etat), Jacques Rancière (sur la politique de l'art), Axel Honneth (sur la philosophie sociale)... De son côté, le philosophe Etienne Balibar remarque que l'idée communiste n'est pas morte. Qu'il soit conçu selon lui comme "une alternative au populisme", ou qu'il prenne la forme d'une "démocratie radicale" (Chantal Mouffe), le communisme n'a donc pas disparu du vocabulaire de notre monde post-soviétique. La preuve : née aux éditions L'Harmattan en 1987 puis éditée aux Presses universitaires de France, Actuel Marx a gagné en âge et en légitimité.

Actuel Marx, (Avec Marx, 25 ans d'"Actuel Marx", numéro spécial, PUF, octobre 2011, 224 p., 30 €.)

Nicolas Truong
« Modifié: 18 décembre 2011 à 12:44:14 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

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Hors ligne Maximilien Robespierre

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #1 le: 18 décembre 2011 à 14:47:36 »
Citer
le Vieux Marx est de retour...
Mais pour nous, il n'était jamais vraiment parti !
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

Hors ligne geronimo

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #2 le: 18 décembre 2011 à 17:57:25 »
Depuis la crise économique nombre de publications font référence à Marx, voire même au retour de ses idées. Tel ou tel de ses concepts peuvent leur apparaitre intéressant et même "prémonitoires". Tant mieux si Marx redevient à la mode un tant soi peu chez un partie de l'intelligentsia. Mais pour nous, militants communistes, Marx n'est pas seulement un l'économiste qui a écrit le capital, le philosophe qui a révélé la dialectique ou l'historien qui a conceptualisé la lutte des classe et le matérialisme historique. Marx n'était pas qu'un penseur, c'était aussi et avant tout un militant. Celui qui a rédigé le manifeste du parti communiste et surtout celui qui a fondé l'internationale. Un homme qui voulait changer le monde, pour un monde plus juste, débarrassé de l'exploitation de l'homme par l'homme, de  la misère, du racisme, du nationalisme, des guerres, des famines... de tous ces fléaux moyenâgeux ; pour qu'à travers une société égalitaire et collective, communiste, chaque individu puisse s'épanouir pleinement.
Alors si face au chaos actuel du capitalisme mondialisé (l'impérialisme), Marx redevient à la mode tant mieux. Mais moi je le veux tout entier.
PS : je vais quand même acheter la revue.
« Modifié: 18 décembre 2011 à 18:01:55 par geronimo »

Hors ligne fireball

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #3 le: 04 janvier 2012 à 01:41:20 »
Bien sur, face à une des crises les plus profondes de leur système, si pas la plus profonde, mais pas encore à maturité, certains intellectuels bourgeois peuvent se montrer tout à fait enclins à aller chercher chez l'ennemi, dont ils savent qu'ils est l'analyste le plus profond du capitalisme, les raisons de leurs malheurs et les clefs de leur survie...
Mais même s'ils sont disposés à reprendre en considération le Marx critique du capitalisme, ils rejetteront toujours le Marx communiste...

Salutations communistes
PV
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Hors ligne Comcom35

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #4 le: 17 janvier 2012 à 17:27:45 »
d'accord avec fireball et j'ai envie de dire... encore heureux car je n'aime pas penser que des invidus ayant concu le capitalisme comme voie de secours au monde puisse rabattre sur nos pensées comme simple moyen pour détourner l'attention de leur betises et grossieretés.

Hors ligne maiszeus

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #5 le: 21 janvier 2012 à 20:04:20 »
les intellectuel bourgeois ont accepter Marx. D'ailleurs, ils s'en foute car aprés 150 de crises, ils ont déjà trouver plus ou moins des parade aux crises.

Pour les crises de surproduction, D'abord par l'innovation constante avec la création de nouveau besoin futil diffuser par les publicités. Tous le monde à un portable mais pas le iphone. Tous le monde à le iphone mais pas le iphone 2 etc jusqu'aux 4S. et pareil pour 80% des objet qui nous entours. De plus en plus technique et de plus en plus futil
 Ensuite par l'obsolescence programmée. Une petite puce dans une imprimante pour lui dire d'arrêter de fonctionner au delà de 10 000 copie et l'affaire est joué. Utilisation de matériaux peu fiable. Les voitures d'aujourd'hui dépasse rarement les 15ans. Ma laguna de 10ans est déjà toute niqué électroniquement et ça coute plus chére de la réparer que ce quel vaut. 

Et puis ce que dit surtout Marx c'est que le capitalisme passe par des crises, mais que les crises ne feront jamais tomber le capitalisme. Les crises du capitalisme agisse comme les feu de foret qui font bruler tous les arbres. Avec les cendre se crée un excellent engrais et pousse alors de nouveau arbre. Sauf que pour le capitalisme, il y a certain arbre qui ne brule pas. Seul les petites entreprises font faillite et seul les petit gens en font les frai. Les profits sont toujours aux rendez vous. Ce que marx a appris au bourgeois c'est surtout de contrôler la masse pendant les crises. Et c'est ce qu'il font très bien. Sous prétexte de crise, une tonne de loi d'austérité pleuvent sur toute l'Europe. Les peuple de dise pas grand chose sous peine que se soi pire. On fait le dos rond, on courbe l'échine "c'est la crise mon petit monsieur." "Il faut bien revenir sur les 35h sinon notre entreprise va couler!" "on ne va pas devenir comme les grec". "c'est ça ou les consquence seront pire" "c'est à cause des acqui sociaux qu'on est plus compétitif" "la valeur du travail en france est trop chére"

C'est seulement par les force des révolutionnaires qui sont capable d'agiter (ou non) les masses que les révolutions ce font. Et l'agitation se fait d'autant plus facilement pendant les périodes de crise. Mais vu l'état de la gauche, les crises ne sont pas des problèmes... ENfin, en Europe du moins... Le parti Socialiste se réclame lui même pur partisan de l'autérité.

Agitons les esprits et les bourgeois pourront toujours lire marx, ils n'y comprendront rien
« Modifié: 21 janvier 2012 à 20:09:29 par maiszeus »
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne Maximilien Robespierre

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Re : Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #6 le: 21 janvier 2012 à 20:13:07 »
C'est seulement par les force des révolutionnaires qui sont capable d'agiter (ou non) les masses que les révolutions ce font. Et l'agitation se fait d'autant plus facilement pendant les périodes de crise.

Les révolutions peuvent éclater sans agitation organisée (en témoigne les récentes révolutions arabes), en revanche, elles ne peuvent pas être victorieuses sans une direction révolutionnaire conséquente. C'est pour ça que quand tu dis :

Mais vu l'état de la gauche, les crises ne sont pas des problèmes... ENfin, en Europe du moins...

Je dis, construisons la direction révolutionnaire, développons La Riposte  ;)
« Modifié: 21 janvier 2012 à 23:37:41 par Maximilien Robespierre »
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

Hors ligne maiszeus

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Re : La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx
« Réponse #7 le: 22 janvier 2012 à 07:05:22 »
Oui! tu as parfaitement raison
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »