Maiszeus tu trouves que je dis n'importe quoi mais je ne suis pas persuadé que ce soit moi qui dit n'importe quoi . Laisse béton pour les chemises de base à 3,95 € , c' est rapé pour en fabriquer ici
La mondialisation n'est ni un un moyen ni une fin mais un fait de notre époque . Il y a d'abord eu le développement des moyens de transport et comme les moyens de communication ont suivi la mondialisation s'étend et s'accélère . L'isolationnisme radical à la manière de l'Albanie d'Enver Hodja n'est plus possible avec le web et les téléphones portables . Je ne veux nullement dire par là qu'il faut se laisser faire quand un affairiste ferme une boîte de production ici pour aller produire en Inde ou en Chine . Mais c'est bien parce que çà peut se faire qu'il faut légiférer contre les patrons migrateurs qui viennent gober des subventions puis se tirent ailleurs
Tu ne t'embêtes pas à faire durer jusqu'en 73 la reconstruction d'après-guerre . Désolé , mais j'étais adolescent en 68 ,parce que je suis né juste après la reconstruction d'après-guerre . J'ai bien vu certains vestiges de la guerre , les blokhaus , mais il en reste.
N'invente pas une "race" d'ouvriers , il n'y a plus qu'une race humaine , celle des Cromagnons depuis la disparistion de Néanderthal et ses potes.
Je t'accorde qu'en Chine le riz est moins cher que dans ton quartier , mais faut dire que le Chinois prend le tout venant non trié par sac de 50 kg . Toi tu prends du beau riz à grains triés , traités pour ne pas coller, peut-être même du riz précuit , voir déjà cuisiné et juste à réchauffer . C'est plus cher beaucoup plus cher , ce confort de vie occidental . Tu oublies que si le chinois achète à prix écrasé , c'est avant tout parce qu'il achète du très basique pour tout , faute de ronds . Si je parle de confort de vie de l'ouvrier occidental , c'est par rapport à l'ouvrier chinois . Tout est relatif , le smicard occidental n'a bien sûr pas le confort de vie des gens dont les revenus sont plus élevés.
Tu oublies qu'en 45 il n'y a pas eu seulement le début de la reconstruction mais aussi une politique sociale instituée pour faire profiter les petits salaires des gains de productivité. Le patronat a bien sûr mis des freins à la progression des salaires et ce fut l'une des raidons de la grève générale en 68. Il y avait du retard à rattraper et le smig est passé tout de suite de 300 F à 510 F . Les ouvriers sont rentrés à l'usine . Ensuite , le patronat s'est employé à tout reprendre et plus , à partir de 73 . La concurrence était faible et la hausse du barril de pétrole décidée par l'opep , a été le prétexte à bien davantage de hausses des prix que le patronat mit sur le dos des ...Arabes. A partir de là , le patronat prit l'habitude d'effacer le rattrapage des salaires par de nouvelles hausses des prix . Bien sûr , les salaires furent présentés comme les responsables de la spirale inflationniste et le crédo monétariste arriva pour faire de plus en plus obstacle aux hausses keynésiennes des salaires en leur collant toute l'inflation sur le dos . Les monétaristes faisant comprendre aux patrons qu'ils avaient besoin d'une monnaie stable pour financer leurs boîtes avec le pognon placé par des nababs de pays pauvres comme Ben Ali. Si la monnaie se dévalue , leur pognon se casse ailleurs. Alors , ainsi dissuadés de reprendre d'une main inflationniste ce qu'ils lâchaient de l'autre aux salariés , les patrons devinrent habités par l'obsession de réduire leur masse salariale 0. Et celà c'est bien sûr aggravé avec la concurrence internationale . Pour le patron , le salaire est désormais affublé d'une méchante appellation . C'est pour lui une charge qu'il veut sans cesse réduire . La compression des salaires crée le chômage permanent et c'est tout bénef pour le patron , le chômage . Rien ne l'oblige à dire que çà lui plaît et pourtant çà lui plaît bien parce qu'il sait que çà freine dur les revendications salariales . Keynes était ami du salaire et du plein emploi , hélas çà fait plus de trente-cinq ans que le patronat leur tord le cou.