Chers camarades, s'il faut se présenter encore plus, je le fais, je me mets à nu ! Il en était de tradition là, d'où je viens...Ici, et pour mes camarades de
"La Riposte", je suis
"Wilehlm Catharos", je suis né à
Carmaux (nascut a Caramauç, la ciutat Roge en occitan) dans le Tarn, la cité prolétaire, rouge, la ville de Jean Jaurès qui fut son député,
Carmaux, c'est comme aurait pu dire la chanson de
Pierre Bachelet :
"Carmaux, c'était les corons
la terre c'était le charbon
le ciel c'était l'horizon
les hommes des mineurs de fond"Du côté paternel, mon grand père Alfonso Gutierrez - Navarro était membre du
PSUC, stalinien de choc, mineur dans les mines de plomb, à Alumbre, entré dans la mine à l'âge de 11 ans, à côté de Cartagena, avait participé plus tard à la bataille de l'Ebre,
46ème division, commandée par
Enrique Líster, puis membre du
PCE en exil, ouvrier, dans une cimenterie, à
"Ranteil", à Albi, condamné par Franco, il n'a jamais revu l'Espagne, mort de désespoir et d'alcool.
Du côté maternel, on était gueule noire à
Carmaux de père en fils depuis au moins 5 générations au service de la famille de Solages, mes arrières grands pères Germain Bousquet (le verrier), aristocratie ouvrière, qui avait participé à la création de la Coopérative Socialiste,
"La verrerie Ouvrière d'Albi", qui n'avait de propriétaire, que le prolétariat mondial, Pierre BAYSSE (le mineur/carbonièr) étaient guesdistes, puis jauresistes enfin communistes, mon grand père Roger BAYSSE porion à la tronquié à
Carmaux stalinien de choc aussi,
(avait fait un stage en URSS en 1950 entre autre) ancien FTPF, dirigeait la CGT des employés des mines pour les houillères d'Aquitaine, avait dirigé, les grèves d'octobre - novembre 1948, arrêté, emprisonné, sanctionné...
Il est mort, le 16 mai 1953, d'un coup de grizou... laissant trois filles et une veuve. Enterré sans curé, derrière les drapeaux rouges, devant des milliers de ses camarades, en habit de travail, lampes allumées, en signe de deuil...
L'Occitan, je l'ai appris sur les genoux de ma grand mère, Reine Bousquet, depuis 1936, pour toute sa vie, "fidèle à la Révolution" comme elle me disait et me faisant promettre d'y être, une camarade pour moi, elle aussi militante communiste, une amie, ma
"Maïdina" comme on dit chez moi
"dins lengadoc", entre Tarn et Aveyron, sur le Viaur.
C'était le temps de mon enfance, des franc - camarades, des premiers amis, alors dans ces conditions entre Jean Jaurès,
"Nostre Janon " comme on dit en occitan, j'ai été élevé par une famille communiste, mon père chaudronnier soudeur à 14 ans, en usine, chez Limouzy, à Albi, était de la cellule du
Parti de l'usine, comme tous mes oncles.
Je me souviens de la Sainte Barbe, où les vieux camarades du
Parti Communiste, m'appelaient
"lo filh del Bayssou" dans la salle il y avait une photo de Jean Jaurès et de mon grand père, où ont chantait 5 fois l'inter à la fête des radis, car les radicaux c'est comme les radis rouges, dehors blanc à l'intérieur et toujours près de la motte de beurre.
Né, le 25 octobre 1967, pour le 50ème anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917, en 1982, les Usines Limouzy qui fonctionnaient depuis des lustres licencient, mon père est muté à Dijon en Bourgogne et nous voilà
"dins lo nord dins França emperi colonial", car c'est dans l'exili que j'ai appris que nous avons appris que nous étions occitans, mon père quitte le
PCF ecoeuré par le parti au gouvernement et sa politique de destruction sociale en trahison de son idéal prolétarien.
Lycéen à 16 ans, devant mon bahut, Le Castel à Dijon, j'ai rencontré
"Myrtille" elle vendait le journal, Lutte Ouvrière, et d'autres camarades, bien d'autres, de cafés en cafés, de discussions en polémiques, vaincu par
"Myrtillle", j'ai adhéré et ... me voila faire des cours d'éducation marxiste dans mon bahut au Castel, me voila parti pour des stages de formation Lecture 1, 2, 3, 4... Organisation 1, 2... En mentant à mes parents, le jour où je leur est dit que j'étais trotskiste mon père m'a dis :
"Ta révolution tu la fera avec les prêtres mais pas avec nous, les prolos, petit con de petit bourgeois", aujourd'hui il continue à voter pcf critique...
C'était l'époque des feuilles de boites, braqué à la ronéo, qui datait d'Octobre 1917, et sur laquelle je tapais frénétiquement les échos ouvriers, contre le petit chef et les patrons, avec l'éditorial d'Arlette à la pointe du jour, à un doigt, et le drapeau rouge devant les usines pour la collecte... Nécessaire, et indispensable à la lutte des classes, une chose que
Lutte Ouvrière sait faire. Malgré le défaitisme de sa direction,
"nous ne sommes rien, soyons tout !" eh ! Camarade
"Hardi", confiance !
En 1988,
"Myrtille", Martine était son prénom, ah..., toujours les pseudonymes, croire dans la clandestinité, en ces périodes redoutables, qui attendent le
"Grand soir", qui m'avait gagner à
Lutte Ouvrière, en qui j'avais une confiance absolue de mon pseudo
"Catharos", fuit
Lutte Ouvrière, du coup, je suis démissionné de
Lutte Ouvrière, j'en pars en pleurant, pour entrer dans la
"Fraction" de
"la ligue",
"LCR" sous le pseudo de
"Wilehlm" du père de Karl Liebknecht, phare et anonciateur du Marxisme allemand avec August Bebel... Et rencontre "Boris", "Jean Louis Michel, du
Bureau Politique de la
Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) responsable du CEI de la IVème Internationle,
Secrétariat Unifié, Directeur de l'Hebdomadaire
"Rouge", fils de Pierre Franck et Mandel si j'ose dire, pour qui j'ai tout de suite le flash, avec "Gari", "Haydé", le camarade
Jean Claude, aussi et les autres contre Pierre Juquin
le renégat pour Arlette Laguiller ...
En 1989 après la manifestation parisienne "Ca suffat comme ci" j'adhère enthousiaste donc à la LCR. Dans une lutte fractionniste... contre la Majorité de la
Ligue... qui voudra abandonné jusqu'à son nom
"LCR", Communiste et Révolutionnaire, et le fera avec le NPA, je me souviens d'un congrès local, où j'avais interpellé vigoureusement, Alain Krivine à ce sujet, mais c'est du passé... Et dire que j'ai passé plus de 20 ans dans "
l'Organisation", j'en frémis, et en reste digne !
Lors du drame de la section de Dijon de la
LCR, coupée en deux, je reste avec celle qui reste fidèle au Comité Central, certains "mercenaires" que j'avais connu à l'UNEF - ID où j'étais vice - président à Dijon, je les vois rejoindre la
LCR revenu du
PS, leur parcours fut difficile. J'y retrouvais mes anciens poteaux de la TEMAS, tendance de l'UNEF - ID, anciens camarades, des grèves étudiantes de 1986, Thierry Desanti qui avait eu un passé à l'OCI et d'autres...
Avec ma compagne
Anne nous étions à la
LCR de toute les campagnes même électorales, j'ai eu fait 2,4% aux cantonales dans le bled ou je bossais. Toutes les Campagnes oui, manifs, grèves pas seulement celle de 1995, élections en tout genre où je fus aussi candidat des Régionales aux Législatives avec ma camarade et amie Nathalie Malka suicidée dans la fleur de l'âge... Et de la lutte !
"Mourir à Trente ans"... Misère, Romain Goupil en a fait un film !
Mais voilà, c'est la grande rupture avec la LCR, entretemps mon occitanisme s'était affirmé, avec
"Anaram Au Patac" et lo
"Corrent Revolucionari OCcitan" (CROC), on militait eux en Béarn, en
"Lengadoc/Gasconha", nous en
Exil, la
"Diaspora" pour le socialisme et l'Indépendance pour le Pays Basque,
EUSKAL HERRIA ASKATU et
l'Occitània, on s'est rencontré a Pau, on est allé en
Euskadi, où j'ai vu un peuple colonisé,
"Batasuna", la
"kalle boroka", les camarades, les photos, partout, des nôtres, des manifestations très dures, un peuple colonisé comme était le mien
l'Occitània, occitanof, j'ai collaboré à la revue HAR/FAR et délaissé un peu la
LCR qui se déchirait à Dijon.
Seulement le
"Corrent Revolucionari Occitan" c'est divisé,
AAP est devenu
"Libertat", Domergue Sumien, qui était l'un chef de file est parti et nous aussi, entretemps on avait créé avec un ami, Nicolau DELSOL,
"Los Del Exili" ... j'anime encore la
Diaspora Occitane et par
"l'Institut d'estudi occitan" l'IEO, on repend, la langue occitane en
Diaspora.Voilà, après quelques mois de réflexions après 25 ans de militantisme à l'extrême gauche, sous le drapeau du Marxisme, du Léninisme, de l'héritage politique de Léon Trotsky aussi, sans avoir rien renié, bien au contraire, le 13 décembre 2009, je demande et obtiens mon adhésion au
PCF, pourquoi un tel revirement ?
Au delà de la nostalgie que j'avais du
PCF, c'est l'idée de l'outil nécessaire au prolétariat qui s'est posé, pour les luttes, la Lutte des Classes et la victoire du socialisme
par la Révolution, militer dans un parti de masse, traditionnel de la classe ouvrière, j'ai lu entre temps, paisiblement,
Ted Grant, historique du groupe
Militant avec Alan Woods, si peu à vrai dire, mais si clairvoyant, que des bribes, mais un signe...
Alors, Ras le bol des sectes, sectaires, il y avait mon désaccord profond sur l'abandon de la
LCR pour le
NPA, abandonné la 4, le trotskisme, devenir un parti centriste de quelques milliers d'adhérents le militant de la
LCR que j'étais a refusé le passage, revenir à
Lutte Ouvrière ? Non...
Alors, j'ai décidé de défendre mes idées marxistes, au sein du
PCF, à la base, avec espoir sur le Parti de toujours,
"cette hardi bande de camarades ", sur ce qu'est ce parti, pour demain si nous en changeons
"la ligne générale".
Mais toujours étonné de sa base de prolos, de tout, mais aussi des militants honnêtes et courageux qui sont devenus mes frères de combat pour le Socialisme ! Mais
"bordel", si j'ose dire, c'est le
PCF c'est mon
âme... Me suis - je répondu ! Même, si les communistes n'en n'ont pas, d'âme...
Je fais mien tout combat anti - capitaliste, anti - colonial, de classe, car j'ai appris dès mon enfance ce qu'était la classe ouvrière sa force, ses faiblesses, il lui faut un grand parti ouvrier révolutionnaire en France et dans le monde, je ne vois pas le
NPA devenir ce grand parti, reste le
PCF, le parti de mon enfance toujours, celui de mon père, de mes grand parents, qui reste à Refonder, grâce à
"LA RIPOSTE" qui amine ce réseau, mon réseau, faire
renouer le PCF avec le Marxisme et le renforcer et en ce sens construire la
Tendance Marxiste Internationale...Alors,
"ce n'était qu'un début tout ça ! Oui, alors... Je continue le combat !".
Je termine avec les paroles de
Pierre Bachelet, Ringarde la chanson ?
Pas, pour le petit - fils de mineur de fond !...
"il y avait à la mairie
le jour de la kermesse
une photo de jean Jaurès
et chaque verre de vin
était un diamant rouge
sur fond de silicoze
il parlaient de 36 et des coups de grizou
des accidents du fond du trou
il aimaient leur metier
comme on aime "son paîs"
c'est avec eux que j'ai compris"!
Amitiés de camarade prolétaire !
Wilehlm catharos
