Auteur Sujet: travail ou déficite public  (Lu 247 fois)

Hors ligne maiszeus

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 252
    • Voir le profil
travail ou déficite public
« le: 16 avril 2011 à 20:37:01 »
A priori nous ne voyons pas clairement quel est le rapport entre le déficit public et le travail? Et pourtant, en lisant le « journal officiel de la république française » daté du 29 novembre 2010,  le gouvernement voit clairement la relation. On définit la dette publique comme étant l'ensemble des engagements pris par l'Etat sous forme d'emprunts aux banques. En France cette dette public s'élève à 1 574,6 milliards d'euros, soit environ 81,5 % du PIB.  Avant l'air de Sarkozy, premier du nom, la dette publique s'élevait à 1 149,9 milliards d'euros, soit 63,6 % du PIB. Je peux donc naturellement en conclure que de ce coté là, ceci n'est pas vraiment un problème pour le petit Nicolas et ce depuis 2007. Au contraire, il a plus contribué à enfoncer le clou plus qu'autre chose. La dette publique augmente alors année après année car l'Etat dépense plus qu'il ne gagne: c'est le déficit public. Le taux de déficit public n'est rien d'autre que l'indice qui détermine à quel point nous enfonçons la dette publique et en d'autres termes, à quel point nous sommes dans la m.... Dans cette société capitaliste, il faut donc réduire ce déficit et c'est ce que le gouvernement va faire (enfin c'est ce qu'il dit). Ainsi selon le « Journal officiel de la république française » l'objectif est qu':

   «  A partir de 2011, le Gouvernement va renforcer considérablement ses efforts d'assainissement: le déficit public sera ramené à 6% du PIB en 2011, puis à 4,6% du PIB en 2012, 3% du PIB en 2013 et 2% du PIB en 2014. »

En d'autres termes, la dette publique va continuer à grandir mais juste un peu car on a déjà légèrement abusé (de la bonne soupe). Selon moi, mais ce n'est que mon avis d'humble communiste, le déficit public se crée surtout lorsque l'Etat privatise toutes les entreprises qui réalisent des profits pour l'Etat: France Télécom, Airfrance, EDF, GDF mais aussi La Poste et bientôt la SNCF. Voici comment l'on crée du déficit et de la dette. Alors je me pose une question: en privatisant toutes les entreprises qui sont rentables et surtout en ne nationalisant rien, sauf peut être en subventionnant des entreprises en faillite (voir le financement des banques pendant la crise), comment peut-on diminuer la dette? Nous pouvons trouver la réponse dans ce merveilleux journal « officiel »:

   « A l'exception du ministère de la justice et du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, tous les ministères verront leurs effectifs réduits sur les années 2011 à 2013. Les efforts déployés [pour réduire le déficit] ne résultent pas de l'application d'une règle arithmétique, mais de gains de productivité »
   
   En d'autres termes, il y aura moins de personnels, et le peu qui restera devra non seulement en faire autant mais même en faire plus. De plus l'objectif des ministères n'est plus de servir le public mais de gagner de l'argent. Comment faire gagner de l'argent aux ministères de la Défense, de l'Éducation et de la Santé? Je ne suis pas sûr de vouloir entendre la réponse. Manifestement le fonctionnariat est un poste privilégié.

«    1.   Remplacement d'un départ à la retraite sur deux et diminution de 1.5% chaque année des            emplois.
2.Effort collectif de baisse de 10% des dépenses de fonctionnement, en commençant par 5% dès 2011
3.réexamen systématique des dispositifs d'intervention, avec pour objectif le même effort de 10% à horizon 2013  »

Donc non seulement il y aura une baisse considérable du personnel, mais en plus il y aura moins de moyens à la hauteur de 10%. Il faudra donc faire plus avec moins! En effet ceci « ne résultent pas de l'application d'une règle arithmétique » mais probablement d'une incantation magique ou peut être d'une sainte prière?
   Selon le gouvernement, le meilleur moyen de stopper la dette publique n'est pas d'enrichir l'Etat grâce aux entreprises qui réalisent des profits, puisqu'il ne taxe pas ceux qui réalisent des profits exceptionnel (comme Total et ses bénéfices record de 14 milliard d'euros) ni même de garder et préserver les entreprises qui réalisent des profits au nom de l'Etat (ouverture de la concurrence face au monopole de la Poste ainsi que de lourdes menaces de privatisation sur de nombreux secteurs). Mais le meilleur moyen est, selon lui, d'augmenter le taux de chômage. Nous sommes de plus en plus nombreux et non seulement l'Etat n'embauche pas, mais en plus il ne remplace pas ceux qui partent. Concrètement cela se traduit par la fermeture d'un secteur d'embauche et donc par une hausse du chômage. Le Gouvernement se félicite même de ce triste plan en ponctuant ce journal officiel par ce genre de déclaration: « Sur l'ensemble du ministères de l'agriculture, 650 emplois seront supprimés en 2010 grâce aux réformes conduites [...] ». Envoyer des gens au chômage et donc à la misère et associé ce fait au terme « grâce », je trouve cela très sale et triste. Voilà ce que nous promet Sarkozy pour 2011 et ceci me pousse plus à la révolte qu'à la confiance en ce gouvernement pour notre avenir.
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »