Chers Camarades,
Cet article m'a fait réagir en positif, "le Maréchalisme" politique du gouvernement est une diversion, et de la xénophobie, contre les Roms, il ressort le Sarkhozy, avec les recettes éculées de l'avant guerre, quand au lendemain du 6 février 1934, et après que les partisans de l'Ordre même pas républicain, attaquaient Blum dans sa voiture pour le lyncher parce qu'il était juif et surtout Socialiste... Bon je vais un peu loin mais quand même... Les Roms, le Nicolas et sa police (qui n'hésitait pas à arrêter les juifs pour le vel d'Hiv), il les flingue à tout va... Ils ne chantent pas l'hymne national, ah... Ben, moi non plus, cependant, il est clair, que devant le défit que lui impose les masses sur les Retraites par exemple, il se l'a joue populiste, maintenant que Sarkhozy relit Brasillac ou Drieu la Rochelle, la réponse s'attends...
Alors, soutien inconditionnel au peuple Gitan...
... C'est pas "je suis partout", c'est Céline nulle part... Oui, je suis furieux, ma capacité à me révolter reste immense... En tout cas, les "démocrates" de tous poils hurlent à la honte et ils ont raison...
Dans "l'Humanité" par jean-paul Piérot
La muleta
Nicolas Sarkozy est un adepte du détournement de débat. La réunion consacrée aux « problèmes » que poserait
le « comportement » rencontré au sein des gens du voyage et des Roms apparaît pour ce qu’elle est : une diversion.
La méthode n’est en pas moins dangereuse, car si la grande majorité des Français
rejette la stigmatisation d’une partie de la population
et une approche ethnique, c’est-à-dire raciste,
des réponses à apporter aux questions de sécurité,
la parole présidentielle, répétée par plusieurs membres
du gouvernement, risque d’ouvrir les vannes de la vulgate populiste et d’aviver les tensions. Or le moins que
l’on puisse attendre d’un gouvernement, ce n’est certainement pas qu’il favorise le trouble à l’ordre public.
Nul ne peut être dupe de l’objectif poursuivi.
Il s’agit de contenir, autant que faire se peut, le débat qui occupe les Français : l’avenir des retraites mis en danger par le projet gouvernemental prévoyant de porter l’âge légal donnant droit à une pension complète de
60 à 62 ans, et jusqu’à 67 ans, au lieu de 65 pour les salariés qui n’auront pas eu le nombre nécessaire d’annuités. Sur cette contre-réforme injuste et inefficace, le pouvoir peine à tromper l’opinion publique. Tous les sondages d’opinion convergent pour dire l’attachement du monde du travail à la retraite à 60 ans. La mobilisation du 24 juin a donné la mesure de l’état de l’opinion. L’unité syndicale s’est renforcée avec le ralliement de la CFE-CGC à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre, à la veille de l’ouverture de la discussion parlementaire.
La présentation du projet devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, en plein mois de juillet et à huis clos, est indicative de l’état d’esprit qui règne au sein de l’équipe dirigeante. Parler le moins possible des retraites, quitte, pour y parvenir, à échauffer les esprits en agitant la muleta du sécuritaire et de l’intolérance. Et cependant, l’avenir des retraites reste la préoccupation principale des Français, la chaleur de l’été et les campagnes de diversion n’y changent rien. Le gouvernement, empêtré dans l’affaire Woerth-Bettencourt qui étale au grand jour la collusion entre les grandes fortunes et le personnel politique sarkozyen, plombé par l’impopularité durable du chef de l’État dont la parole est largement décrédibilisée aux yeux des citoyens, a des difficultés pour convaincre jusque sur les plages parmi ses propres électeurs et sympathisants.
Alors, ministres et hiérarques du parti présidentiel sont prêts à tout, au mensonge et à l’indécence. Les dernières statistiques révèlent que le chômage des salariés de plus 50 ans a augmenté de 18 % en un an, que les chômeurs de longue durée sont plus nombreux, que la précarité flambe, Christine Lagarde parle de « stabilisation » et l’UMP, en manipulant les chiffres, applaudit une « baisse du chômage ».
À gauche et dans le mouvement syndical, l’idée de pouvoir faire reculer le gouvernement supplante un certain sentiment d’impuissance face à la brutalité
du gouvernement. La proposition de loi des députés
du PCF et du PG, pour une réforme alternative
à la contre-réforme de la droite, est signée par
des dizaines de milliers de citoyens dans tout le pays,
dans des rencontres de réunions publiques. des collectifs citoyens se constituent. Au lendemain du 7 septembre,
le combat pour les retraites rebondira à la Fête
de l’Humanité. Pendant ce temps, le président
joue l’esquive en appelant une fois de plus
à la division nationale.
L’avenir des retraites reste
la préoccupation principale des Français.
Par Jean-Paul Piérot