Mon cher Wilhelm , ne manipule pas en m'accusant de manipuler .
Tu sais très bien que le problème majeur souligné par mon copié-collé des liens du nazillion Soral n'est pas son culte de Chavez mais son lien lambertiste vers le Parti Ouvrier Indépendant.
Toutefois je n'ai pas de raison de masquer ses liens Chavez . Et je n'ai pas accusé le Cercle Bolivarien de Paris de fréquenter le nazillon Soral qui met un lien vers eux. Mais puisque tu t'orientes vers ces liens là , il ne sont pas pas mystérieux . Ce sont des liens nationalistes . Chavez est en effet un nationaliste vénézuélien , de surcroît en très mauvais termes avec les USA et associé par intérêt pétrolier au nationaliste antisémite iranien Almadinejad . De plus Chavez n'hésite pas à soutenir ce "versaillais" iranien antisémite . Alors il ne faut pas s'en étonner si le nazillon Soral se fait groopy de Chavez.
Ceci dit , le lien à bien regarder , c'est le lien POÏ . Et là , ne me dit surtout pas que le POÏ n'y est pour rien . Derrière les faux semblants rouges , le POÏ est brun à l'intérieur , profondément . Ménager ce parti nationaliste français parce qu'il se réclamme de Trotsky est une grave erreur trotskyste qui perdure depuis les termps d'occupation . Je ne crois pas que l' accusation d'hitléro-trotskisme ait été beaucoup utilisée au PCF avant d' être reprise méchemment par les ML. Mais c'est dommage que les trotskystes redoutant l'attaque stalinienne aient toujours donné l'absolution à des collabos dont le cézame était de se réclamer de Trotsky . On entend pas les protestations trotskystes lorsque le mal nommé journal "La Vérité" des temps d ' occupation est présenté comme un journal trotskyste , pourtant il s'agît d'un organe de la collaboration. Boussel avait coutume de charger Henri Molinier en disant qu'il n'avait pas comme lui rejoint le RNP de Marcel Déat . Pourtant Henri Molinier a réalisé son égarement , quitté Déat et rejoint la résistance tandis que chez Boussel les penchants pour le nationalisme vert de gris demeuraient tenaces et flagrants au sein de FO . L'entrisme des lambertistes au F-Haine est d'ailleurs une réalité d'aujourd'hui comme d' hier.
Le journal collaborateur "La Vérité" , devint hélas l'organe de la quatrième internationale avec le PCI reconstitué d'après 44 , avant la rupture salutaire de 53. Quel marigot ! Mais il n'est pas trop tard pour couper complètement la branche pourrie . C ' est clair que pas mal de trotskystes se sont fourvoyés en considérant que la seconde guerre mondiale était une guerre impérialiste du même tonneau que la précédente , sans comprendre que le combat pour la liberté y opposait les amis du genre humain à la plus sinistre barbarie de l'histoire. Tant pis ! Entre être ainsi à côté de la plaque et sombrer dans la collaboration , il y a une marge , franchie par certains , hélas. Et chez certains , le virage vert de gris fut particulièrement sinistre . Par exemple , Paul Cognet, adhérent du PCI depuis 1936, fut l ' un des concepteurs de la Charte du Travail de René Belin, Ministre du Travail du Maréchal Pétain et un des signataires de la loi sur le statut des Juifs du 3 octobre 1940
Sur le document original établissant le statut des juifs en octobre 1940 , portant la mention « Document confidentiel », on retrouve les annotations qui ont été apportées de la main de Pétain, suite au conseil des ministres du 1er octobre 1940.
Dans ce document original, on découvre que finalement, c’est Pétain qui a été le plus loin dans l’antisémitisme.
Ainsi, tandis qu’une mention épargnait « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860 », Pétain va rayer cette ligne, contredisant donc le mensonge comme quoi Pétain aurait « sacrifié » les juifs étrangers pour « sauver » les juifs français.
De plus, Pétain étend la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les juifs, et leur interdit de siéger à « toute assemblée issue de l’élection ». Il élargit l’interdiction d’exercer à « tous les membres du corps enseignant », et plus seulement à certaines fonctions dirigeantes.
À cela s’ajoute le souci très administratif et très français du détail, puisque Pétain rectifie les numéros des paragraphes : l’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, et se charge lui-même de renuméroter tous les articles suivants.
Les annotations de Pétain seront intégralement suivies dans la version publiée au Journal Officiel, le 18 octobre 1940 – qui porte entre autres la signature du trotskyste Paul Cognet…
Ainsi donc, on découvre que Pétain était un antisémite parmi les antisémites.
Mais pourquoi le trotskyste Paul Cognet est-il tombé si bas et pourquoi a-t-il voulu se racheter ensuite en rejoignant la résistance ? Mystère ! Les temps d'occupation conservent encore beaucoup de secrets.
Entre parenthèses , Nathalie Kosciusko-Morizet devrait avoir honte de servir la soupe au droitard xénophobe Sarkozy en tant qu'arrière-petite fille d'André Morizet , membre fondateur du PCF et maire communiste de Boulogne-Billancourt.
Exclu du Komintern en 23 parce que franc-maçon , il demeura communiste mais démissionna du PCF pour rejoindre l ' Union socialiste communiste avant d'être absorbé par la SFIO.
Sa page wikipedia n'en fait pas mention mais il me semble bien qu'il fut membre du Parti d'Unité Prolétarienne puis chez Pivert au PSOP . Il avait écrit "chez Lénine et Trotsky" après avoir rencontré Trotsky en 1921. Il était sympathisant trotskyste mais anti-bruns comme rouge
C'était un pragmatique ! Il n'est pas allé voter contre la remise des pleins pouvoirs à Pétain . Mais ce n'est pas par manque de courage qu'il opta pour la maladie diplomatique afin d'être absent ce jour là . Au bénéfice du doute , il a pu conserver sa mairie et y faire passer les clandestins en zone libre , rendre aussi bien des services à la résistance.