Auteur Sujet: Rififi au PS sur les retraites !  (Lu 536 fois)

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 069
    • Voir le profil
Rififi au PS sur les retraites !
« le: 21 mai 2010 à 18:10:35 »
Chers camarades,

Oui, le temps est au Rififi au PS sur les retraites, DSK se profile et fait des concessions à la droite qui applaudit et parle de "l'intelligence" de DSK, sur les retraites et le droit légal du départ à 60 ans, il se veut présidentiable, le chef du FMI, en donnant de l'argument, de tranche d'âge, que La Riposte entre autres a démoli ?

http://www.lariposte.com/Non-a-la-casse-des-retraites-1370.html

Il est clair que les réponses du PS sur les retraites ne sont pas satisfaisantes, même si elles préconisent si j'ai tout compris la taxation du Kapital, une "Révolution Fiscale", mais des progrès ont été réalisés, Martine Aubry elle - même avait proposé 61 ans, pour le départ légal, il n'y a pas si longtemps... Le PS ne remet plus en cause, pour l'instant des acquis que François Miterrand avait promulgué...

Il est temps, serait temps, qu'une aile gauche du PS se structure, se déclare nettement sur les Retraites et annonce des perspectives plus offensives et radicales, beaucoup de Socialistes à mon sens y sont prêts et désireux...

Maintenant au delà des effets d'annonce, qui ont aussi des motifs électoraux, nous verrons bien si la lutte sur la sauvegarde des retraites peut compter sur un PS qui a choisi son camp...

Déjà le 27 mai dans la grève et dans la rue quand l'unité est un souci et une nécessité absolue avec le PS aussi !

Entre les intêrets du  Prolétariat ou ceux de la  Bourgeoise, Voilà la question... Que devrait se poser le PS... Et choisir clairement !

Comme le dit "le Monde"

"(...) Un nouvel allongement de la durée des cotisations étant écarté au-delà de ce qui est déjà prévu – 41 ans en 2012 et 41,5 ans en 2025 –, les socialistes innovent en proposant une "réforme systémique" autour d'une "retraite choisie". Un mécanisme de "surcote" (majoration) est présenté comme une "incitation pour ceux qui le peuvent et le souhaitent à travailler plus longtemps".

Avec ce dispositif, le PS tourne une page. Il entérine les précédentes réformes de la retraite, et notamment la loi Fillon de 2003, qui avait harmonisé à 40 ans les durées de cotisations pour le public et le privé, que jusqu'à l'élection présidentielle de 2007 il envisageait purement et simplement d'abroger."

Cela est grave et cette page tournée un recul quand à la question des 37,5 annuités de cotisations, "Un pas en avant deux pas en arrière", c'est la politique de la Social démocratie aurait dit Lénine...

Pour ce qui suit : Source Reuters

LE PS DÉFEND LA RETRAITE À 60 ANS, "STRAUSS-KAHN OU PAS"

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a pris jeudi soir à contre-pied le projet socialiste de réforme des retraites, qui prévoit de ne pas toucher aux 60 ans, un acquis du premier septennat de François Mitterrand.

"Si on arrive à vivre cent ans, on ne va pas garder la retraite à 60 ans", a dit l'ancien ministre de l'Economie sur France 2.

Jean-Christophe Cambadélis, l'un des principaux lieutenants de Dominique Strauss-Kahn au PS, s'est attaché à gommer toute contradiction entre ces propos et les propositions du PS.

"Dominique Strauss-Kahn est dans son rôle: il est au FMI, il parle du FMI et de l'allongement de la vie et de la vieillesse. Le Parti socialiste est dans le moment présent", a-t-il dit sur LCI.

"Avant qu'on soit tous à cent ans, il y a quand même quelques années qui vont se passer", a relativisé le député parisien, estimant que le PS avait raison "d'essayer de trouver un autre chemin qu'un seul élément sur lequel le gouvernement veut jouer, à savoir la retraite à 60 ans".

En présentant ses propositions sur les retraites mardi, le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, a promis qu'elle se battrait "de toutes ses forces" pour ne pas relever l'âge légal.

Le projet du PS prévoit également de ne pas allonger la durée de cotisation avant 2025 et de créer une série de taxes sur les revenus du capital pour financer les régimes de retraite.

Sur RTL, Pierre Moscovici a insisté sur la différence entre âge légal et âge moyen de liquidation de la retraite, qui est en France de 61,5 ans.

BAROIN APPLAUDIT, LE PCF SE DÉSOLE

"L'âge effectif de la retraite, oui, doit pouvoir être reculé", a expliqué le député du Doubs. "Mais "Dominique Strauss-Kahn ou pas, je le dis de la manière la plus claire qui soit, je défends l'âge légal de la retraite à 60 ans".

Pour François Baroin, Dominique Strauss-Kahn a fait preuve de "bon sens", contrairement aux autres socialistes.

"Je pense que tous ceux qui nous écoutent peuvent se dire : 'tiens Strauss-Kahn, il est intelligent'", a dit le ministre du Budget sur Europe.

Comme Dominique Strauss-Kahn lui-même jeudi, Jean-Christophe Cambadélis a réfuté tout penchant libéral chez l'ancien ministre du gouvernement Jospin, classé en tête des présidentiables socialistes.

"Quand on veut taxer les banques, réguler le marché mondial on n'est pas libéral, on est keynésien. Dans le monde actuel, il faut de la régulation, c'est son grand combat", a-t-il expliqué.

Pour le Parti communiste, entre les mesures d'austérité imposées à la Grèce et ses propos sur les retraites, "DSK met ses pas dans ceux des libéraux de tout poil qui n'ont qu'une obsession: en finir avec les droits sociaux pour donner des gages aux marchés".

Invité de l'émission "A vous de juger" sur France 2, qui a annoncé avoir battu son record d'audience, le directeur général du FMI a demandé qu'on le "laisse travailler" sans évoquer la prochaine élection présidentielle française.

Il a également prévenu que personne "n'était autorisé à parler en (s)on nom" alors que les sondages le donnent favori pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.

"Ce que nous constatons, c'est qu'il y avait tellement de Strauss-Kahniens qu'on n'était pas loin de l'apéro géant", a raillé Jean-Christophe Cambadélis, qui ne s'est pas senti visé par la mise en garde.

"Il était temps de mettre de l'ordre".
 
« Modifié: 21 mai 2010 à 18:32:52 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 069
    • Voir le profil
Re : Rififi au PS sur les retraites !
« Réponse #1 le: 22 mai 2010 à 08:58:48 »
Chers camarades,

Strauss-Kahn prend la porte à droite

Applaudi par la droite, Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans… mais pas les marchés financiers.

Ce jeudi, DSK a lancé le pavé dans le "marigot", c'est le temps de la discorde entre DSK et Aubry et le PS, en prenant le contre - pied de la numéro 1 du PS, DSK se pose en dirigeant "responsable" en soutien aux interêts de la Bourgeoisie. Mais le PS n'est pas sur cette longueur d'onde, il s'est manifesté sur l'âge légal du départ à la retraite, à 60 ans, DSK n'est pas à une contradiction prêt, enfin pas une contradiction, son programme est clair, c'est une attaque aux acquis de la Classe Ouvrière, lui, il a choisi son camp, défendre le MEDEF, le chef du FMI, mais qui le suit au PS ? Quels échos dans la Classe Ouvrière, alors que DSK divise la gauche, alors que l'Unité dans le combat des retraites est nécéssaire... Manifestement DSK conjugue son Libéral -Socialisme à la sauce FMI, avec vigueur, mais ses intêrets personnels le font positionner clairement, il n'a rien à voir avec le Socialisme...

En tout cas pas les militants sincères du PS aspirent sans doute à autre chose que les dires de DSK... Comme programme politique...

Dans "l'Humanité"

Par Patrick Apel-Muller

C’est le baiser qui tue.

Le ministre du Budget a applaudi hier aux propos du directeur du FMI soutenant le report de l’âge de la retraite et s’exclamant : « Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans ! »

François Baroin, trop content de dénoncer « les gros mensonges » des défenseurs de cette conquête sociale qu’il a jugés « tellement irresponsables qu’ils ne sont pas dignes d’être un parti de gouvernement », a quasiment proposé un ban d’honneur : « Je pense que tous ceux qui nous écoutent peuvent se dire, ,Äò,Äò tiens, Strauss-Kahn, il est intelligent " . » Provoquer une telle ferveur chez un homme qui vient de rallier la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy devrait alerter ceux qui, à gauche, caressent le rêve d’une candidature de l’ancien responsable socialiste.

En revanche, le président de la République ne doit pas regretter d’avoir appuyé sa candidature à la tête de la principale institution financière internationale.

Á ce poste, DSK se montre d’une sagesse exemplaire pour qui voit dans les marchés financiers les meilleurs moteurs de la marche du monde. Au plus gros de la crise financière, il a réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris, assurer des perfusions massives de liquidités. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. Pour voler, disait en substance Bertold Brecht dans l’Opéra de Quat’sous, mieux vaut devenir banquier qu’en dévaliser un.

L’air bonasse, craignant les « projets ambitieux qui ne sont pas crédibles », Dominique Strauss-Kahn n’en est pas moins l’un des grands ordonnateurs de la saignée qui fait défaillir la Grèce et des plans d’austérité européens. Les hommes en noir du FMI ont débarqué à Athènes comme à Bucarest, à Vilnius comme hier à Buenos Aires pour tailler dans les services, les budgets sociaux, les salaires ou les retraites. Là où ils passent, les marchés financiers se surpassent et les économies trépassent. Combien de pays ces recettes ont-elles mis à genoux ? Les institutions financières internationales affichent toujours les meilleures intentions - de quels effets ont été suivies les proclamations régulatrices des grands de ce monde ? -, mais leurs critères sont à ce point libéraux qu’elles sèment à foison sur leur passage misère et chômage. Mais DSK reste serein : « La crise peut être un mal pour un bien. » Sans doute pense-t-il au futur sort des fonctionnaires grecs, aux retraités espagnols et aux chômeurs portugais. N’était-ce pas hier la journée mondiale contre l’obésité qui ne connaît sans doute pas de meilleur remède que se serrer la ceinture.

Alors que les pays émergents contestent le fonctionnement du FMI, que l’utilisation du crédit au service de la croissance et de l’épanouissement humain devient une revendication, le directeur du FMI se contente d’accompagner la mondialisation capitaliste et de prêcher la mise en cause d’acquis sociaux aussi considérables que la retraite à soixante ans. Hélas, il emprunte « la porte à droite ».
« Modifié: 22 mai 2010 à 09:11:12 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

Hors ligne Maximilien Robespierre

  • Administrateur
  • Ancien
  • *****
  • Messages: 216
    • Voir le profil
    • Le site de la TMI
Re : Rififi au PS sur les retraites !
« Réponse #2 le: 27 mai 2010 à 17:43:56 »
Le problème, c'est que la soi-disant aile gauche du Parti Socialiste fais partie intégrante de la direction actuelle. Par conséquent, il semble improbable qu'elle se lance dans une opposition résolue à elle-même  ::)
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

Hors ligne W catharos

  • Ancien
  • ***
  • Messages: 1 069
    • Voir le profil
Re : Rififi au PS sur les retraites !
« Réponse #3 le: 27 mai 2010 à 18:42:36 »
Cher Maximilien,

Tu es assurément, par ton parcours politique, et ton expérience, un bien meilleur connaisseur que moi, de la vie du PS et de sa vie interne...

Cependant penses - tu qu'il faille attendre une éventuelle victoire du PS à la Présidentielle de 2012, pour voir émerger une "aile gauche" non aliénée, ne n'ose pas dire marxiste, car cela serait une réelle avancée, digne de ce nom au PS ?

Ou que les luttes en cours et leurs développements, incertains, fassent que les choses avancent beaucoup plus vite ? Contre un DSK ou une Martine Aubry, certes, au carré sur les 60 ans pour la Retraite, mais bien plus flou sur les durées de cotisations... Je ne parle même pas de cet inculte et néant politique, qu'est Valls...

De plus, il y aura les primaires, et le PS peut voir se structurer à cette occasion, une demande bien à gauche, l'ambition politique des opportunistes fait parfois des "miracles" qui les dépassent... Dans la cours des grands en ajoutant la "folle du Bocage", ils seront nombreux et la gauche du PS risque d'être la seule à avoir un "programme politique", qui soit une rupture, ou du moins une critique du Capitalisme...

Enfin, je m'adresse à un expert de l'affaire, peut être, as - tu des réponses ?

Salutations communistes

W catharos
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux