J'ouvre ce fil et reprends ton adresse web sur Jaurès défenseur des langues régionales , Nicolas.
http://gardaremlaterra.free.fr/article.php3?id_article=2915 août 1911 - C'est le bon texte de Jaurès que tu nous as mis ( Il en existe aussi des versions trafiquées ) .
En hors d'oeuvre quelques citations pas piquées des hannetons .
« Êtes-vous Bretons ? Les Français commandent! » (Mirabeau, adresse aux députés bretons)
«Créons, pour l'amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831)
« Les bretons parlent une langue morte, ce qui est faire habiter une tombe à sa pensée » Victor Hugo.
« La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent. » (Albert Dalimier, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale (et futur ministre de la Justice), discours à Tréboul, 11 septembre 1932)
«Il n'y a pas de place pour la langue bretonne dans une Europe que la France est appelée à marquer de son sceau . » (Georges Pompidou, président de la République, Discours à Sarre-Union, 1972).
«Ce n'est pas rendre service à des enfants que de les enseigner dans une langue qui n'a pas d'avenir » (Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Éducation Nationale, 1985)
«Monsieur Lang ayant créé un Capes de patois breton, pourquoi ne pas créer un Capes de mendicité ? Il y a une culture à préserver , comme on dit de nos jours. » (Jean Dutourd, France-Soir Magazine, Novembre 1985)
«Non aux identités factices ! » (Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, 1999)
«Les annonces faites dans les trains, c'est fait pour que ce soit compris et utile. C'est un service. Est-ce que ça apporte quelque chose de le faire en breton ? » (Adrien Jégo, chargé de la communication de la SNCF à Rennes, mai 2000)
Déclaration du porte-parole de la SNCF au sujet du licenciement d'un contrôleur coupable d'avoir osé anoncer les gares en allemand, anglais, francais et surtout breton.
«la France à besoin de fabriquer des informaticiens parlant anglais et on va fabriquer des bergers parlant breton ou occitan » (Claude Allègre, avril ou mai 2001).
Mélenchon et le POÏ c'est pire . Ils combattent les langues bretonnes de manière militante .
Sur la base de malveillances délibérées , assaisonnées de haineux sous-entendus qui se résument ainsi : langues de nazis et de calotins.
Je dis "les" , mais vu de Paris il n'est jamais question que d'une seule , la langue celtique , jamais de la langue gallèse qui est une langue romane d'oïl.
En Vannetais et Nantais la langue d'oil fut initialement d'oc et il en reste une toponymie en -ac comme à Cognac et Bergerac . La langue gallèse est dans l'histoire récente celle des campagnes de Haute-Bretagne , c'est-à-dire de la moitié est de la Bretagne. Plus loin dans le passé , vers l'an mille , il n'y avait pas encore de zone linguistique mais une mosaïque des deux langues celtique et romane . En guise d'explication , les celtomaniaques racontent encore que les Bretons insulaires auraient parcouru la Bretagne en tous sens , laissant à leurs lecteurs le soin de conclure que leur langue celtique les suivait à la trace. En pratique , les archéologues qui trouvent sans problèmes les traces laissées par les Saxons ne repèrent pas le moindre débarquement de Bretons insulaires. Mais nous nous doutions déjà qu'il n'y eut pas beaucoup de Bretons insulaires à rejoindre la péninsule armoricaine au VIème siècle . Des membres des familles aristocratiques celto-romaines sont venus fonder des monastères en se repliant sur leurs bases armoricaines.
Le passage de la langue celtique à la langue gallèse résulte d'évidence du choix local des aristocrates de conserver ou non leur bilinguisme latin-celtique. Là où ils abandonnent l'usage de leur langue celtique , la messe est désormais dite en latin à l'église . Cà oblige les paysans de langue celtique à inventer la langue romane en s'initiant à leur manière au latin de sacristie pour communiquer avec leurs aristos et leurs écclésiastiques.
A cette époque lointaine le grand nombre des paysans quittait si rarement sa localité habituelle que la pratique de langues différentes dans des patelins voisins sans frontière , ne posait pas de problèmes d'adaptation linguistique aux écclésiastiques et aristos bilingues
La péninsule armoricaine résistant aux Francs de Clovis et de sa succession n'a pas adopté le nom de Bretagne mais celui de Romanie , tout simplement parce que c'est en tant qu'irréductibles Romains d'occident qu'Armoricains et Bretons insulaires résistèrent aux Francs , Saxons , Frisons et autres Germains. Ce sont les évêques Francs qui par la suite ont imposé à la péninsule armoricaine le renoncement à son nom de Romanie et lui ont donné l'appellation Bretagne sur critère linguistique puisqu'on y pratiquait encore la langue celtique comme outre-Manche.
A l'époque où la Bretagne fut envahie de vikings , la plupart des aristos ont mis les bouts et lorsque leurs descendants sont rentrés au bercail soixante dix ans plus tard , ils avaient bien souvent perdu leur celtique.
Quelques siècles plus tard , les aristos et bourgeois des principales villes commencèrent à s'initier à une nouvelle langue , le français , lorsque la Bretagne fut conquise militairement par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenet , c'est-à-dire par le comte d'Anjou. Ce redoutable ferailleur moyenâgeux s'exprimait en français partout , en Bretagne comme à sa cour de Londres.
L'accent est une différence essentielle entre langue d'oc et langues d'oïl . Elles sont toutes romanes mais contrairement à celui de la langue ( ou des langues ) d'oc qui est d'origine latine , celui des langues d'oïl est d'origine celtique . En Bretagne on peut constater que les deux langues régionales fort différentes ont quand même en profondeur la même rythmique , la même musique .
Le français qui nous est présenté comme tel , n'est pas réellement une langue d'oïl . A l'origine c'est de l' italien voyellisé par des Germains , tout simplement parce que les rois francs faisaient venir de Rôme leurs instructeurs pour la langue profane comme pour le latin .Certes , par massification de son usage , le français a subi ensuite l'influence des langues d'oïl , influence qui a complètement raboté l'accent italien et adouci la voyellisation germanique . Cela donne comme résultante le français académique , une langue latine très particulière par sa génèse et son histoire , mais en dépit d'un apparentement important avec les langues d'oïl par son vocabulaire , ce n'est pas une langue d'oïl . Il n'en a ni la structure ni la rythmique .