Camarade AIIXS,
Je ne sais pas où tu as lu que nos camarades britanniques ont quitté le Parti Travailliste, mais c'est faux.
Concernant La Riposte, nous récusons le terme d' "entrisme", qui est très négativement connoté car il fait penser à une opération clandestine, à la façon du Parti des Travailleurs dans le PS, à l'époque. Ce terme (entrisme) donne aussi l'impression d'un corps étranger qui "entre" dans le PCF. Or, premièrement, La Riposte ne cache pas ses idées au sein du PCF. Deuxièmement, ce que nous faisons "entrer" au PCF, ce sont les idées du marxisme et de l'internationalisme - les véritables idées du communisme. Les dirigeants réformistes du parti, par contre, y ont fait "entrer" des idées étrangères au communisme.
Concernant une fusion PRS/PCF, nous ne sommes pas du tout certains que c'est inéluctable. PRS est une toute petite organisation, comparée au PCF. Or Mélenchon - dont tout le parcours politique est marqué par l'opportunisme le plus flagrant - ne quittera pas le PS pour être un "dirigeant parmi d'autres" au sein du PCF. Il y a pas mal de "bluff" dans la stratégie actuelle de Mélenchon, qui consiste à laisser planer indéfiniment l'idée d'une possible rupture avec le PS, de façon à braquer les projecteurs sur sa propre personne. Mais si, dans la période à venir, le PS lui offre de bonnes perspectives de carrière (promesse de ministère ou autre), nul doute qu'il mettra ses critiques en veilleuse, comme il l'a toujours fait (par exemple à l'époque où Jospin lui a offert un poste de secrétaire d'Etat), et qu'il cessera soudainement de dire qu'il "pourrait" quitter le PS. Ceci-dit, nul ne sait comment les choses vont tourner, dans ce domaine, mais de toute façon, étant donné la taille de PRS, l'idée d'une fusion avec le PCF ne changerait pas grand chose.
Quoiqu'il en soit, nous savons bien qu'il y a, chez PRS et dans le PS en général, des militants qui s'opposent à la dérive droitière de la direction actuelle de leur parti. Nous encourageons ces militants à poursuivre leur lutte, à clarifier leurs idées (car celles de Mélenchon, Emmanuelli, etc. sont réformistes) et ils peuvent même rejoindre La Riposte s'ils le veulent.
Concernant la LCR, il n'y a pas d' "animosité", mais un désaccord politique de fond. Le mélange de sectarisme et de réformisme qui, selon nous, caractérise la LCR, ne lui permettra pas - même dans 1000 ans - de faire émerger un "nouveau parti-anticapitaliste de masse". On a longuement expliqué tout cela dans plusieurs textes, disponibles sur notre site.
Jérôme (PCF / La Riposte)