Auteur Sujet: Premier congrès du NPA en février  (Lu 1250 fois)

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Premier congrès du NPA en février
« le: 16 janvier 2011 à 14:27:41 »
Chères camarades, chers camarades

le congrès du Nouveau Parti Anticapitaliste doit se tenir le mois prochain. Tout laisse à penser que ce sera un congrès important, puisque Besancenot a annoncé qu'il ne se représenterait pas comme porte-parole de l'organisation et que le rapport de force entre les différentes plateformes risque de créer une absence de majorité. Cependant, peu d'informations filtres. Apparemment, il y aurait 4 textes en compétition, mais pas moyen de savoir de quoi ils parlent ni quel est leur poid réel.

Si des camarades disposent d'informations sur ce qui se trame avec ce congrès, ce serait bien d'utiliser ce fil pour partager les infos. Pour l'instant tout ce que j'ai pu trouver, c'est ce site qui détail les proposition de la "Tendance Révolutionnaire".

Fraternellement.
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #1 le: 16 janvier 2011 à 14:48:31 »
Camarades,

peut-on considérer le fait que si Besancenot quitte son poste de porte parole du NPA prouve l’échec du NPA?

 

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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #2 le: 16 janvier 2011 à 15:16:54 »
Salut Camarade Ulrich,

En tout cas, le bilan que tireront les militants du NPA les 11-12-13 février 2011 à leur congrès national qui avait été repoussé, sera intéressant à lire ainsi que le résultat du rapport de force dans cette organisation...

Juste pour avoir un avant - goût des divergences internes, paru dans Tribunes des 4 positions, une chatte y retrouvera - t - elle ses petits ?

Ce qui est sûr c'est que le fait que Olivier Besancenot ne soit plus porte - parole, la voi(e)x du NPA, remplacé par d'autres comme un Omar Slaouti ou une Myriam Martin avec d'autres peut être... C'est le refus de la personnification du NPA, du dit Parti d'Olivier, une forme d'échec.

Le départ d'Ilham Moussaïd, la candidate voilée symbolique, qui a d'ailleurs récemment annoncé sa démission et la polémique faite autour, les présidentielles de 2012, et leur position à tenir devant le Front de Gauche par exemple va plomber les débats.

Voir ce que disent : les Unitaires de Convergences et alternative.
http://www.convergencesetalternative.org/2010/12/edito.html

A 20000 lieues sous les mers des Rrrévolutionnaires du Collectif pour une Tendance Révolutionnaire du NPA animé en parti par la tendance CLAIRE.
http://collectiftrnpa.wordpress.com/congres-du-npa/

De plus, il n'est pas sûr, mais je peux absolument me tromper qu'Olivier Besancenot soit candidat aux Présidentielle, et voir... Même membre, mais se serait étonnant de la future majo/majorité du NPA, il me semble bien plus à gauche qu'un Pierre - François Grond par exemple, qui incarne la majorité actuelle...

En tout cas le score que fera le NPA à la Présidentielles de 2012,  pas que pour ses finances, car le NPA comme la feue - LCR a bien du mal à équilibrer ses comptes, mais de son avenir politique, à moins de 5%, à fortiori un score qui serait jugé négligeable, il y aura de sérieuses difficultés...

Le fractionnisme à mon sens est réel au NPA, derrière chaque position, quel groupe ? quels dirigeants ? Je vous laisse deviner...

Salutations communistes,
W catharos

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 84 (06/01/11)


Position 1

Ne rien lâcher... du projet de départ du NPA
Le mouvement social de l’automne a subi une défaite sur la législation des retraites. Mais il a su gagner la bataille des idées. Les politiques des riches et de leurs gouvernement se font plus âpres pour faire payer la crise aux classes populaires. Mais des millions de victimes de ces politiques y résistent avec lucidité. C’est un point d’appui pour poursuivre la résistance la plus large possible. C’est aussi l’enjeu de l’expression d’une orientation politique claire. Alors que les mobilisations montent en Europe ainsi que les enjeux face à la profondeur de la crise, il faut rassembler celles et ceux qui refusent de se résigner face aux politiques d’austérité menées par la droite comme par la gauche, celles et ceux qui veulent une rupture anticapitaliste et écosocialiste d’Athènes à Tunis, de Lisbonne à Paris.
C’est cette orientation que porte la position 1, combinant luttes sociales radicales, vitalité unitaire et constance dans l’exigence d’indépendance vis-à-vis de la gauche libérale. Le chemin est long et difficile qui nous sépare de victoires décisives pour notre camp social. C’est ce que sous-estiment les camarades de la P2 et de la P3 qui, chacun à leur manière, nous proposent des raccourcis.
Les camarades de la P2 fustigent le bilan qualifié d’électoraliste de la majorité sortante, oubliant au passage de voir que le NPA tout entier a réussi son baptême du feu cet automne. Ils revendiquent une « pureté », comme si être plus durs vis-à-vis du reste de la gauche politique, syndicale et associative pouvait effacer les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. La conséquence de cette option isolationniste serait de nous mettre en grande difficulté. Les camarades de la P2 du Conseil politique national (CPN) sortant ont, par exemple, mené bataille contre la signature de l’appel Copernic, ce qui nous aurait mis en situation d’extériorité par rapport à la tournée de meetings qui en a résulté. Est-ce bien raisonnable ?
Les camarades de la P3 insistent quant à eux sur le déficit de bataille unitaire vis-à-vis du partenaire pressenti, le Front de gauche. Quitte à peindre en rouge le programme et la stratégie du PCF/PG. Les camarades connaissent pourtant les divergences qui se sont exprimées durant le mouvement social. Et il serait audacieux de prétendre que le Front de gauche aurait rompu avec le PS et les politiques sociales-libérales. Contrairement à ce qu’ils avaient parfois annoncé pendant la campagne des régionales, les élus PCF/PG/GU ne votent-ils pas les budgets socio-libéraux des régions dirigées par des formes d’union de la gauche ?
Les raccourcis proposés par P2 et P3 sont en réalité des impasses. Sans sectarisme, sans opportunisme, affirmons avec la P1 la volonté de ne rien lâcher... du projet de départ du NPA.

Position 2

Face à la crise, un parti pour le renversement du capitalisme
C’est désormais de plus en plus une hypothèse dont il faut tirer toutes les conséquences : le pire de la crise est encore devant nous. Après la Grèce et l’Irlande, la crise de la dette pourrait toucher le Portugal, l’Espagne, l’Italie... au point de remettre en cause l’euro et l’Union européenne. Les politiques de rigueur se succèdent et s’aggravent à l’échelle du continent pouvant faire de l’année qui vient une année dramatique pour le monde du travail.
En même temps, nous commençons à percevoir les premières réactions. Les mobilisations populaires se multiplient à cette échelle. En France même, la classe ouvrière en revenant sur le devant de la scène a donné à la période une tonalité anticapitaliste. Car au-delà de la question des retraites, c’est le refus de payer la crise qui s’est exprimé. Au travers de la mobilisation lycéenne, c’est la question de l’avenir de toute une génération qui s’est imposée. La lutte sur les retraites n’est pas forcément terminée dans le sens où elle peut rebondir de bien des façons, sur bien des terrains, et constituer une étape dans un mouvement général et de plus longue durée de reconstruction d’une conscience politique ouvrière.
C’est en tout cas dans cette perspective que nous devons inscrire le choix du NPA. Il est possible de surmonter la crise que nous avons connue, notamment à l’occasion des régionales, liée au fait que bien des illusions demeurent sur les possibilités qu’offrent les élections. Les deux années que nous venons de vivre depuis la fondation du NPA ont suscité inquiétudes et interrogations sur les orientations et le fonctionnement passés comme sur la suite à donner. Pour les surmonter, aller de l’avant, collectivement, il faut continuer à discuter de tout, du bilan et de nos orientations, y compris dans les luttes.
C’est pourquoi le parti doit chercher à approfondir et préciser davantage la politique qui a été la sienne au moment de sa fondation, une politique pour le renversement du capitalisme, en rupture avec les institutions, indépendante du PS et de ses alliés et, surtout, qui s’adresse directement aux travailleurs, s’appuie sur les besoins, les aspirations et la conscience de cette base qui cherche à résister aux attaques en même temps qu’elle cherche les voies de son émancipation.
Plus que jamais, la construction d’un parti anticapitaliste, révolutionnaire, est une nécessité dans la période actuelle.

Position 3

Que de vœux pour 2011 !

Tout d’abord, nous ne voulons pas supporter une cinquième année de règne du monarque qui nous nargue. Kärcher 1er et ses affidés, Marine Hortefeux et ses hordes de haine, dehors tous et sans attendre. Autant de ripostes que de coups bas qui attisent la colère… Après le vol de deux années de retraite avec effraction dans nos vies, le rapt annoncé de la Sécurité sociale pour briser encore plus les solidarités ! 2011 doit sonner la défaite d’un pouvoir politique imbriqué jusqu’à l’indécence avec celui de la finance. Pour les mettre hors d’état de nuire, nous savons – et cet automne est venu nous le rappeler – qu’il faut un rapport de forces qui suppose tout à la fois radicalité et unité du mouvement social…
Notre second vœu tient donc à l’espoir suscité par L’Appel de Montreuil lancé le 13 février à l’issue du congrès du NPA. Le message affirme clairement que face à l’urgence sociale, politique, écologique, le NPA n’entend pas cultiver son isolement, qu’il appelle au contraire à un rassemblement de toutes les forces sociales, politiques, associatives, de tous les militantEs qui rejettent l’affirmation que le système capitaliste serait indépassable et ont la volonté de transformer la société. Le contenu de cette rupture avec le capitalisme peut rester en débat si l’on s’accorde sur des mesures d’urgence qui contestent radicalement l’alternance social-libérale que propose le PS… Pour concrétiser cette alternative à l’alternance, il faut prolonger le combat mené à l’automne pour maintenir la retraite à 60 ans à taux plein qui a suscité tant de solidarités interprofessionnelles dans un tel rassemblement, un front social et politique pour les luttes et les élections. Pour l’élection présidentielle, L’Appel de Montreuil propose donc une candidature unitaire reconnue par le mouvement social et susceptible de rassembler au-delà des intérêts partisans.
Le troisième vœu a trait au NPA. Construire une nouvelle culture politique représente un défi difficile, surtout si l’on ne se confronte pas à des cultures politiques différentes, « l’ouverture » étant cantonnée à de petits groupes venant de l’extrême gauche trotskiste. L’ouverture du NPA à d’autres traditions, au mouvement social, syndical, associatif doit compenser cette difficulté. Nous avons besoin de nouvelles confrontations pour construire un parti qui lutte contre toutes les formes d’oppression qui se croisent dans la société et se réfractent dans l’organisation, pour inventer un collectif où chacun puisse revendiquer le commun comme lui appartenant en propre en même temps qu’à tout le monde.
Que l’année 2011 soit celle de cette remise sur pied du projet d’un parti large, ouvert, pluraliste et unitaire !

Position 4

Un parti révolutionnaire pour les travailleurs qui luttent
Les événements de l’automne ont changé la donne. Certes le gouvernement a pu imposer sa réforme avec la collaboration des directions syndicales qui ont bloqué la montée vers la grève générale. Cependant le fait nouveau est le réveil de la conscience de classe, mettant à l’ordre du jour la reconstruction du mouvement ouvrier au moment où la crise du capitalisme rend inévitable la radicalisation de la lutte des classes.
Mais notre parti est arrivé mal préparé à cet affrontement. Selon nous, les ambiguïtés des principes fondateurs, proposant la construction d’un parti sans claire délimitation de classe et refusant de trancher entre réforme et révolution, est à l’origine de notre faible implantation dans les grands bastions ouvriers comme du suivisme constant de la direction sortante à l’égard des réformistes.
Le NPA doit opérer un virage radical. Nous ne sommes pas pour construire un parti électoraliste, mais un parti prolétarien et révolutionnaire forgé dans la lutte de classes, intégrant les éléments les plus radicaux de la nouvelle génération ouvrière qui est en train de surgir.
Au projet de « révolution par les urnes » de Mélenchon, nous devons opposer une stratégie pour gagner, celle de la mobilisation révolutionnaire des travailleurs et de la constitution de leur propre gouvernement qui expropriera les capitalistes, détruira l’État bourgeois et construira la société socialiste en planifiant démocratiquement l’économie.
Aux trahisons et aux journées d’action sans perspective des directions syndicales, on oppose une politique de front unique ouvrier qui aide la classe à faire son expérience avec celles-ci, en mettant toutes nos forces dans les luttes pour développer l’auto-organisation (comités de grève, Interpro), la convergence des luttes et la grève générale. Nous nous battons en même temps dans les syndicats, pour un courant intersyndical de classe.
À la crise capitaliste, on oppose un programme de transition héritier de celui de la ive Internationale, liant les revendications immédiates à l’objectif du pouvoir des travailleurs.
C’est seulement ainsi que le NPA pourra attirer les éléments les plus combatifs de cet automne et se constituer en alternative ouvrière et révolutionnaire aux directions syndicales et partis réformistes. Il aidera alors la classe ouvrière à rompre avec la spirale des défaites et à avancer vers son émancipation.
« Modifié: 31 janvier 2011 à 23:06:40 par W catharos »
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #3 le: 16 janvier 2011 à 16:00:03 »
Je suppose que la position 1 rassemble la direction actuelle du NPA, que les positions 2 et 4 rassemble l'aile "révolutionnaire" qui n'a visiblement pas réussie à se mettre d'accord sur un texte commun et que la position 3 rassemble l'aile réformiste, héritière honteuse de Christian Picquet.

Si j'en crois le site internet de la position 4, celle-ci est en fait essentiellement portée par les militants "trotskistes" de l'ancien groupe Communiste, Révolutionnaire, Internationaliste (CRI). Je suppose donc que les autres groupes "trotskistes" ayant rejoint le NPA font partie de la position 2.

En fait, le NPA est aussi dispersé politiquement que le PS ou le PCF, mais en beaucoup plus petit.
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Re : Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #4 le: 16 janvier 2011 à 19:39:10 »
Camarades,

peut-on considérer le fait que si Besancenot quitte son poste de porte parole du NPA prouve l’échec du NPA?

 


Absolument pas car le NPA repose plus sur Krivine que sur Besencenot et on peut imaginer que ceci soit surtout juste un passement de pouvoir à une femme.
De plus le plus gros echet du NPA actuellement est sont incapacité à communiquer alors que Mélenchon est partout.
Moi je voit ça surtout comme un coup de com'
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

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Re : Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #5 le: 17 janvier 2011 à 23:02:15 »
Salut Camarade Maximilien,

En fait, le NPA est aussi dispersé politiquement que le PS ou le PCF, mais en beaucoup plus petit.

Bravo ! tu as presque gagné le quarté du NPA, mais il est pas forcément dans l'ordre, de plus, tu as absolument raison sur la suite, et juste ce petit commentaire goguenard :

Ah ! Ce mouvement ouvrier politique français qui doit renaître, si indiscipliné, morcelé, réfractaire à l'Unité, c'est pire qu'avant 1905 et la création sous les auspices de l'Internationale ouvrière, du Parti Socialiste Unifié ?

Mais les Guesde, Jaurès ou Vaillant de notre époque, ils n'ont pas les épaules, de ceux d'autrefois, au delà du poids de l'Histoire du mouvement ouvrier politique international du XXème siècle, quand l'intérêt des travailleurs devrait passer avant celui des chapelles !  ;D

Cependant, il n'existe plus d'Internationale digne de ce nom !  :-\

Fraternellement,
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« Modifié: 18 janvier 2011 à 00:10:21 par W catharos »
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NPA : premier congrès et résultats
« Réponse #6 le: 09 février 2011 à 14:53:09 »
Salut camarades,

Bien, les adhérents du NPA (en deux ans l'organisation a perdu près de 3 000 militants) ont voté dans les sections et le communiqué démontre qu'elle sera bien compliquée leur synthèse...

Vote des militants pour le 1er congrès du NPA.
mardi 8 février 2011

Les militants et militantes du NPA viennent d’achever leurs congrès locaux. 3 550 militantes et militants ont participé au vote. Les résultats provisoires donnent une participation de 70% par rapport aux membres à jour de cotisation.

Ce qui indique un effectif légèrement au-dessus de 6000 membres si on y ajoute celles et ceux qui ont pris leur carte au NPA sans s'être mis à jour de cotisation.

De nombreux votes ont été enregistrés, portant sur des sujets aussi importants que notre orientation, nos réponses à la crise, la question de la laïcité, du féminisme et de la religion. De nombreuses motions ont été également discutées localement. Elles alimenteront le débat de notre congrès.

Un vote a eu lieu pour élire les délégué-E-s sur la base de plateformes liées au débat sur l'orientation.

A l'issue de l'ensemble des congrès locaux et avant la vérification et la validation des résultats par la commission des mandats, les résultats sont les suivants:

P1: 40, 83 %
P2: 28, 29 %
P3: 27, 20 %
P4: 3, 40 %
Plateformes locales: 0, 29%


C'est une première étape dans la discussion, elle se poursuivra durant le congrès lui-même jusqu'à l'élection de la nouvelle direction.

Le 8 février 2011


Cet article de Stéphane Alliès, de Médiapart, que le site du NPA cite d'ailleurs, montre bien certains enjeux du 1er Congrès du NPA !

Sans majorité, le NPA se prépare à un premier congrès délicat
mercredi 9 février 2011

Majorité relative, mais équilibre instable. Après le vote de 3.550 militants (sur 6.000 revendiqués, mais pas tous «à jour de cotisation»), le NPA aborde son premier congrès, deux ans après sa fondation, dans une relative inconnue. Si la direction sortante autour d'Olivier Besancenot arrive en tête des votes militants (avec 40, 8%), elle va devoir composer lors du congrès de ce week-end avec deux autres orientations au poids quasiment similaire: les «identitaires» (28, 3%) partisans d'une ligne plus révolutionnaire, et les «unitaires» (27, 2%) tenants d'un rapprochement avec le Front de gauche. Une dernière position, que l'on pourrait qualifier d'anarcho-syndicaliste (la «P4»), recueille 3, 4%.

«La principale inquiétude pour nous est dans la participation, bien plus faible que lors de la dernière consultation (en décembre 2009, avec 4.500 votants et «plus de 8.000 cartes» revendiquées), reconnaît Pierre-François Grond, proche de Besancenot. Cela montre qu'on est aujourd'hui dans un parti à plusieurs vitesses, qui a du mal à intégrer tout le monde dans le collectif, avec des niveaux d'engagement militant différents. Pour autant, la direction progresse en pourcentage et le texte de réponse à la crise est largement majoritaire, ce qui nous laisse entrevoir une certaine stabilité.»

En 2009, le NPA était déjà tiraillé en trois, sur la stratégie électorale à adopter aux régionales. Cette fois-ci, elle a un poil repris la main (40, 8% contre 36% alors). Mais va toutefois devoir composer, au risque de continuer à ménager la chèvre unitaire et le chou identitaire. «C'est assez classique, tempère Grond, la LCR a longtemps fonctionné comme ça. En 2006 encore, la “majo” de la Ligue n'avait fait que 48%…»

Représentant au conseil politique national pour la «P2», Gaël se félicite de «la vitalité de la discussion et du débat au sein du NPA, ce qui est bien pour un parti neuf». Lui attend du congrès qui arrive qu'il «défini(sse) ce qu'on va dire et faire dans les luttes dès le 14 février, et pas en 2012. Pour cela, on aura une conférence en juin. Il sera bien assez tôt pour parler d'un candidat». Il estime que «ce qui nous rassemble largement, c'est la volonté d'en découdre et d'arrêter de subir. Si on ajoute les contextes tunisien et égyptien, la question de la révolution n'a jamais été autant d'actualité, bien plus en tout cas que de savoir s'il faut Mélenchon ou un candidat du NPA à la présidentielle!».

Quelle volonté unitaire ?

Représentante du courant minoritaire Convergence & alternative (qui a soutenu la «P3»), Danielle Obono estime que «la direction sortante est en partie sanctionnée sur son bilan contrasté, et pas qu'au point de vue électoral. Le NPA garde une capacité de mobilisation non négligeable, mais n'est pas LE parti des luttes, et n'est pas parvenu à être décisif dans une victoire sociale».

Selon elle, les résultats traduisent «une certaine division qui perdure, conséquence des idées vagues et des formulations floues. Le parti navigue à vue depuis un an au moins». Et d'interroger la direction, avant le congrès: «Il faut faire le choix d'un contenu et d'une orientation clairs, qui seraient menés jusqu'au bout. Arrêter le zig-zag entre la “P2” et la “P3”. Là, il faut un signal!» Elle et ses camarades minoritaires espèrent désormais convaincre les délégués, lors des débats du congrès, de pencher vers un rapprochement du Front de gauche.

Plus mesuré, l'ancien candidat aux européennes Omar Slaouti (passé progressivement de la direction à la «P3») se dit «optimiste» pour le congrès: «On risquait de se regarder en chiens de faïence. Finalement, on va juste avoir une direction qui va devoir faire un choix entre deux lignes à légitimité égale, sans qu'aucun débat stratégique soit définitivement tranché non plus, car un événement social peut resurgir à tout moment.» Et d'après lui, les signes envoyés par Besancenot «ne sont pas si négatifs».

Dans une interview donnée lundi à Libération, le porte-parole (qui n'a pas encore décidé s'il quittait son poste à l'issue du congrès) envisage de «proposer de fédérer les forces anticapitalistes qui s’activent au sein du mouvement social, et travailler à une candidature de rassemblement». Tout en rejetant dans la foulée Jean-Luc Mélenchon («Ce qu’il nous propose, c’est un ralliement, pas l’unité»).

Mélenchon et le Parti de gauche ont malgré tout saisi l'occasion du rassemblement anti-capitaliste, en envoyant une «adresse au NPA» ce mardi en début d'après-midi. Il y est notamment écrit: «Nous espérons que vous confirmerez vraiment cette volonté pour que nous puissions ouvrir les discussions. Mais soyons clairs entre nous : cette ouverture doit être une vraie ouverture et non un prétexte pour préparer un nouveau refus après celui des Européennes et des Régionales. Elle ne peut donc être assortie de l’exclusion par principe d’une candidature ou d’un type de candidature qui de facto reviendrait à éviter toute candidature de rassemblement sans le dire.»

Les «unitaires» du NPA espèrent de leur côté «sortir du congrès avec une réponse à cette adresse», sans être sûrs de parvenir à convaincre la majorité. Et il se pourrait qu'un appel à «une candidature de la gauche sociale ou altermondialiste» fasse office de point d'équilibre.

Féminisme et laïcité, puis huis clos...

Autre question qui pourrait agiter le congrès ce week-end, la résolution sur «religion, féminisme et laïcité», alors que les défenseurs de l'une des motions présentées, dites «d'Avignon» (parmi lesquels la candidate au foulard des dernières régionales Ilham Moussaïd), ont récemment quitté provisoirement le NPA. Objet de vifs déchirements internes, qui traversent toutes les tendances et générations du parti, le débat devrait surtout avoir lieu sur «la question de la représentation». En clair: une militante musulmane et voilée qui aurait un discours clair sur la laïcité et le droit des femmes peut-elle être candidate?

Selon une grosse moitié de bulletins dépouillés, le résultat des votes donnerait une majorité à la motion des «féministes historiques intransigeantes», mais une plus grande encore aux amendements soumis par «les Marseillais», prônant un peu d'ouverture, et notamment l'acceptation de la représentation politique pour les femmes voilées, assorties de conditions.

La question, que tous espèrent consensuelle mais que plus encore redoutent conflictuelle, aura lieu au deuxième jour du congrès, samedi matin. Ensuite, les votes et l'élection de la direction se passeront à huis clos. Contrairement au congrès de fondation, où toutes les sessions plénières étaient ouvertes à la presse. «C'est un moment où il faut que tout le monde puisse dire ce qu'il a envie de dire», explique Pierre-François Grond, qui espère «un congrès de sortie de crise». En espérant ne pas endurer dimanche une crise de sortie de congrès.

Stéphane Alliès, le 9 février.


Le Congrès du NPA à Montreuil les 11, 12, et 13 février, il y aura sans doute des rebondissements...

Qui seront les vainqueurs de l'affaire ? Que feront les vaincus si on peut parler ainsi ?

Nul doute que les résultats sur les plates - formes n'ont rien réglé, alors où ira le NPA ? A voir, en tout cas son Unité, restera compliquée à préserver...

Salutations Communistes,
W catharos
« Modifié: 09 février 2011 à 16:02:33 par W catharos »
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #7 le: 09 février 2011 à 22:50:39 »
Au delà du résultat du vote des militants NPA, leur nombre est également significatif. 6000 adhérents dont seulement 3500 "actifs", ce n'est pas beaucoup plus que l'ancienne LCR.

Le NPA revendiquait 9123 adhérents lors de sa fondation, puis 8000 un an après et 6000 à présent. Dans le même temps, sont score de 5% aux européennes est passé à 2,5% aux régionales. Bref, le parti de Besancenot est en déconfiture et la "grande famille anticapitaliste", si contente de se retrouver il y a quelques années se déchire pour se partager ce qu'il reste de l'ex futur grand parti des luttes.

Il est clair que le NPA est écartelé entre des courants opposés. Pour deviner la suite, je manquerais à toute modestie en faisant une auto-citation de mars 2010 :

"La seule chose qui peut maintenir des courants différents sous une direction commune, c'est la victoire. La direction tire sa légitimité de sa capacité à défendre les intérêts de toutes les composantes du collectif. Sans ces victoires, la direction est délégitimé et l'existence même du collectif est en péril. Voilà comment fonctionne une alliance opportuniste."(visible ici)
« Modifié: 10 février 2011 à 09:45:26 par Maximilien Robespierre »
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #8 le: 10 février 2011 à 07:14:51 »
Avec des choses comme ça dans le premier texte:

Citer
Les raccourcis proposés par P2 et P3 sont en réalité des impasses

comment est il possible qu'il n'y ait pas d'éclatemment
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #9 le: 10 février 2011 à 23:52:03 »
Honnêtement, si le NPA se plante, je ne vais tout de même pas m'en réjouir, car l'échec d'une initiative de gauche n'est une bonne nouvelle pour personne - sauf pour la droite.
Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme...si on s'y mettait tous on aurait plus de chances d'y arriver...

Salutations communistes
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #10 le: 11 février 2011 à 02:50:55 »
Salut Camarade Fireball,

Honnêtement, si le NPA se plante, je ne vais tout de même pas m'en réjouir, car l'échec d'une initiative de gauche n'est une bonne nouvelle pour personne - sauf pour la droite.
Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme...si on s'y mettait tous on aurait plus de chances d'y arriver...

Tu as tout à fait raison camarade Fireball, à titre personnel, je suis assez triste à vrai dire, pour beaucoup de mes anciens camarades de la LCR de cette situation. Mes choix politiques anticipaient, à mon sens, cette situation, de ne vouloir y participer aux erreurs du NPA, et de faire d'autres choix, qui peuvent être sommairement formulés par "Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme".

Une analyse pertinente de CÉDRIC DURAND...

L’isolement du NPA

L’hypothèse qui a présidé à la création du NPA il y a deux ans était simple. Et fausse. Entre l’anticapitalisme que le nouveau parti se proposait d’incarner et le social-libéralisme désormais hégémonique au Parti socialiste, il n’y a plus rien. Le réformisme pratiqué autrefois par la «vieille» social-démocratie européenne a été balayé par la mondialisation néolibérale, l’affrontement n’est plus dès lors qu’entre deux gauches : l’une d’opposition frontale au capitalisme, l’autre une variante teintée de «social» du néolibéralisme. Entre les deux, le vide absolu.

Deux ans plus tard, l’erreur est éclatante. Si éclatante que la direction du NPA a les plus grandes peines à la reconnaître, et à réajuster sa stratégie en conséquence. L’espace qui sépare l’anticapitalisme du social-libéralisme est aujourd’hui le plus encombré du spectre politique. Les organisations et sensibilités y prolifèrent : Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, Parti communiste, Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), gauche des Verts, même la gauche du PS a repris des couleurs, ne serait-ce qu’au plan du discours (mais en politique, les discours comptent). Des associations comme Attac ou la Fondation Copernic, chevilles ouvrières avec les équipes syndicales du puissant mouvement de l’automne contre la réforme des retraites, se situent elles aussi à cet endroit du champ politique. Si cette mobilisation a suscité la radicalisation de secteurs significatifs de la population, l’anticapitalisme n’y était certainement pas hégémonique.

Résultat des courses : l’hypothèse sur laquelle repose le NPA n’est pas la bonne. Sa direction se trompe tout simplement de période historique. Est-ce à dire que l’anticapitalisme est (déjà) bon à jeter ? Loin de là. A observer le monde qui nous entoure, l’opposition de principe au capitalisme est la seule position rationnelle. Il n’y a rien à réformer dans le capitalisme, même si toute son histoire montre l’incroyable capacité de ce système à survivre à ses crises et à se réinventer. Le capitalisme se nourrit de l’injustice, il consiste même en l’«organisation de l’injustice», selon l’expression pénétrante d’Alain Badiou. La catastrophe ininterrompue que constitue la crise et l’accélération de la destruction de la biosphère devraient conduire toute personne tant soit peu pragmatique à rejoindre les rangs de l’anticapitalisme. Une hostilité diffuse au capitalisme a d’ailleurs incontestablement progressé au cours de la dernière décennie, et davantage encore depuis 2008.

Ce qui manque au NPA depuis deux ans, c’est d’abord une bonne dose de modestie. S’imaginer qu’un seul courant de la gauche radicale, si clairvoyants soient ses représentants, allait à lui seul réinventer le «socialisme du XXIe siècle», après le désastre qu’a représenté celui du XXe, manque de sérieux. Partout où la gauche radicale se recompose, en Europe et ailleurs, elle le fait autour de plusieurs courants de l’ancien mouvement ouvrier. Bien entendu, cela accroît considérablement la complexité de ces processus, et soulève des problèmes politiques innombrables. S’imaginer qu’on fera l’économie de cette complexité est toutefois une erreur majeure. Le NPA en fait les frais, puisqu’il a perdu une partie importante des 10 000 membres qu’il avait su rassembler lors de son congrès de fondation.

Ce que n’a pas su accomplir le NPA jusqu’ici, c’est faire de la politique au plein sens du terme. Antonio Gramsci disait du parti des opprimés qu’il doit assumer trois fonctions : organiser, éduquer, expérimenter. Le NPA ne dispose pas de la taille critique qui lui permettrait de réaliser les deux premières, et il s’est jusqu’ici refusé à se livrer à la troisième. Expérimenter devrait lui permettre d’entrer en rapport avec des personnes et des organisations qui se situent précisément dans l’espace qui le sépare du social-libéralisme, afin de les attirer sur ses positions. A leur contact, il subira forcément lui aussi des mutations, dont il faudra veiller à ce qu’elles ne le conduisent pas à gérer le système plutôt qu’à le transformer. Cohérent dans son engagement contre toutes les oppressions, riche de la jeunesse et de l’implantation sociale de ses militants, le NPA a tout à gagner à une confrontation politique constructive vis-à-vis des autres courants de la gauche radicale. L’alternative à cette stratégie d’ouverture, nous l’avons sous les yeux : c’est le splendide isolement d’un parti qui perd en influence jour après jour, et dont l’utilité pour la construction d’un autre monde diminue d’autant.


Dans cet article une phrase me parait évidente...

"Partout où la gauche radicale se recompose, en Europe et ailleurs, elle le fait autour de plusieurs courants de l’ancien mouvement ouvrier"

Certes Cédric Durand n'a jamais lu Ted Grant, cependant, cette phrase a un réel intérêt parce qu'elle est juste.

Les communistes qui se posent les vrais problèmes, de construire le Parti Révolutionnaire, doivent en tirer un jour des conclusions, espérons qu'au moins le NPA, puisse un jour, sans que je veuille donner des leçons aux camarades, se poser cette question sérieusement...

Le NPA avait provoqué des espoirs, pour beaucoup, moi j'en étais pas, c'est pour cela que j'avais rejoint bien plus loin que le camarade Piquet et jamais d'accord avec lui, le PCF et La Riposte...

Salutations Communistes
W catharos
« Modifié: 19 février 2011 à 22:30:52 par W catharos »
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #11 le: 11 février 2011 à 11:15:52 »
Camarades,

On verra bien ce qui se passe au Congrès du NPA, mais, de toute façon, le déclin de cette organisation était inévitable.

Au fond, la transformation de la LCR en NPA était une tentative de rendre l'organisation plus attrayante, plus acceptable, notamment sur le plan électoral, par l'abandon de la référence au « communisme », à la faveur d’une vague étiquette « anti-capitaliste ».

Les médias capitalistes ont, pendant un certain temps, fait la promotion de Besancenot, dans le but de prélever des voix au PS et au PCF, Cette couverture médiatique a eu un certain effet, en apportant au NPA quelques milliers d’adhérents. Mais faute d'analyses sérieuses, de bases théoriques et d’un programme qui le distingue nettement de celui du PCF, le NPA ne pouvait pas faire une percée significative et durable. Il ne disparaïtra pas tout de suite, mais il restera une formation marginale et finira, à terme, par se désintégrer.

Fraternellement,

Greg Oxley


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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #12 le: 12 février 2011 à 11:35:05 »
fireball la disparition d'une initative de gauche est une exélente nouvelle pour la gauche et une mauvaise pour la droite car ça rassemble les voix de gauches plutot que de les dispersé en mille parti
l'union fait la force surtant lors d'élection
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne fireball

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Re : Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #13 le: 13 février 2011 à 19:56:56 »
fireball la disparition d'une initative de gauche est une exélente nouvelle pour la gauche et une mauvaise pour la droite car ça rassemble les voix de gauches plutot que de les dispersé en mille parti
l'union fait la force surtant lors d'élection

Je comprends ce que tu veux dire (encore que les élections ne sont pas la fin du monde), mais je ne prétends tout de même pas faire du bois à bruler de l'arbre sur le point de tomber...

Salutations communistes
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Re : Premier congrès du NPA en février
« Réponse #14 le: 13 février 2011 à 20:37:25 »
Camarades,

3550 adhérents ? C'est le nombre de personnes qui ont participe au vote pour le congres du NPA ? Cela représente moins que la fédération du Nord du PCF (en nombre de cartes) quand j'ai quitte le PCF en 2007. Cela représente le nombre de militants actifs au Labour dans le Grand Manchester.  En gros le congres du NPA n'est plus qu'un épiphénomène.  Sans dénigrer les militants du NPA -dont bon nombres sont de valeureux militants- le NPA est un échec et en déclin.

Nous verrons bien ce qui sortira de ce congres ( peu de chose je pense) mais la logique veut que la direction du NPA tirera quelques conclusions de ses échecs et s'orientera vers un programme plus réformiste et surtout sans presque aucune référence au communisme.  Le constat sera : nous sommes trop radicale, donc pas crédible, soyons moins radicale, plus souple et ensuite nous deviendrons plus crédible.