Salut camarades,
Après un suspens intolérable, Martine Aubry se lance dans les primaires socialistes, nul doute que Hollande et elle, sont les favoris, mais que peu de choses politiquement les différencient, à part le genre et quelques caractéristiques de personnalité...
C'est certainement pas le programme, qui n'est pas en rupture avec la société capitaliste pour le PS, mais un vague accompagnement d'un système Capitaliste, en soin palliatif, au mieux sauver les banques, pas les salarié(e)s de la faillite et renforcer l'austérité...
Les travailleurs dans les luttes passées, il y a quelques mois, exigeaient le retour à la retraite à 60 ans, avec pour beaucoup 37,5 années d'annuité... Mais aussi l'augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, pour vivre dignement ! Et que dira le PS sur la liquidation des fonctionnares par dizaines de milliers ?
La Direction du Parti Socialiste ne se pose pas ce genre de questions, il se s'interesse pas à la classe ouvrière, c'est démodé ? Et quand on voit en Espagne, au Portugal, et les giffles électorales de ces formations, en Grèce, ou trône le chef de leur dite "Internationale, on se dit bien que la politique qu'ils mèneront ne sera pas différente d'un iota de ceux - là...
Seuls les travailleurs peuvent infléchir par les luttes et colères, leurs droits, en 1936 d'ailleurs, c'est la grève générale qui a obligé Blum et le patronat a céder ! C'est cela aussi une, des limites du Réformisme.
l'Humanité,
le 28 Juin 2011
Parti Socialiste : Martine Aubry se lance dans la présidentielle de 2012
"J'ai décidé de proposer ma candidature à l'élection présidentielle". C'est par ces mots que Martine Aubry a lancé ce mardi matin sa candidature aux primaires du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de mai 2012.
"Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd'hui devant vous l'engagement de la victoire en 2012", a également assuré la maire de Lille, dans cette "adresse" aux Français, de 13 minutes, intitulée "Redresser la France, rassembler les Français dans la justice". "Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun", a-t-elle dit face à un mur de caméras.
Depuis la gare Saint-Sauveur, ancienne gare de marchandises transformée en centre culturel, la désormais cinquième candidate aux primaires du PS s'est exprimée, seule, debout à un pupitre, devant un fond de décor bleu ciel uni, d'une grande sobriété. Seuls sur ce décor, le sigle de son site et deux drapeaux, l'un tricolore, l'autre aux couleurs de l'Europe.
Dans sa ville, "capitale d'une région industrielle où rien n'a jamais été donné", Martine Aubry a affirmé sa "conviction" qu'"une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de recréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler devant la justice". S'appuyant sur les valeurs de la gauche, de la république, de la justice et de la laïcité, la future ex-première secrétaire du Parti socialiste appelle au changement en s'appuyant sur une France "innovante, compétitive et écologique".
"Nous rêvons d'un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes", a-t-elle affirmé. "Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m'y engage, ils seront justement répartis", a promis Martine Aubry. "Oui la France connaît des heures difficiles. Je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir".