Auteur Sujet: Les émeutes en banlieue  (Lu 7629 fois)

Hors ligne bruno

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Les émeutes en banlieue
« le: 06 novembre 2005 à 11:33:15 »
Répondant à un mail d'Ithaki j'ouvre ce post pour discuter sur ce sujet d'actualité :

"Que pensent les marxistes de ce qui se passent en banlieue ?"
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

Hors ligne bruno

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #1 le: 06 novembre 2005 à 11:33:37 »
Actuellement ce qui se déroule en banlieue est le symptome de la crise de la société capitaliste. En effet une partie de la jeunesse populaire, la plus exposé a la misère et à la précarité, la plus fragile et exposé au traffics en tous genre, se revolte et pratique la politique de la terre brulé pour manifeter sa detresse et son envie nihiliste de détruire tous ce qui lui rappelle la société capitaliste actuel qui l'exclus de toute vie sociale.

Pour les marxistes des accès de violences sans directions , c'est a dire sans le but de la prise du pouvoir par et pour la classe prolétarienne sont des excès de fièvres sans perspectives concrètes. Ils démontrent juste le ral le bol de la jeunesse la plus exposé aux ravages du capitalisme, mais ce n'est pas un mouvement organisé dans le sens de la prise du pouvoir ou plus basiquement dans celui de faire payer aux capitalistes l'addition de leur politique.
Beaucoup d'entreprises ont étés sacagés et brulé, fruit du mécontentement de jeunes qui voient, a juste titre, en ces entreprises les responsables de leur sous emploies et des profits réalisés en banlieue sans que la population en bénéficie.
Cependant nous marxiste militons pour la  requisition de l'instrument productif par les travailleurs plutôt que sa destruction, qui est une attitude anarchiste qui ne resoud rien.
Concernant le sacage des voitures particulières et d'outils collectifs comme les entrepots de bus, personne ne peux se permettre de justifier ces actes.
Simplement donner un avis morale sur la question n'est aucun intéret pratique. Quand a la résolution même du symptome, la réalité est de comprendre pourquoi ces événements nihiliste se produisent, quelles en sont les causes, si nous voulons une société juste et harmonieuse.
Et l'étude des causes : misères, chomage de masse, aculturation, racisme, traffic de drogue sont les sources même de cette violence, tous ces maux ne sont que la conséquence du capitalisme, et de son développement dans la période historique actuel !

Cependant de ces événements, nous pouvons retirer plusieurement enseignements pratiques :
Il suffit que quelques casseurs dans quelques villes commètent des exactions chaques soirs pour le gouvernement et la police soient dépassés, ce qui montre de façon limpide que face a un mouvement de masse l'etat capitaliste serait en difficulté de s'y opposer.

Deuxième enseignement et la gauche doit s'en inspirer, la jeunesse réclamme de façon désorganisé et de façon inconsciente, une autre politique, une autre perspective sociétal que le capitalisme.
Le temps des demi mesures et du reformisme est révolus.

En réalité nous sommes en faite en face d'une dégénérescence de la société capitaliste occidental et d'un recule civilisationnel et face a cette violence qui exprime le desespoire de la population il n'y a qu'une alternative : Socialisme ou Barbarie.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

IthaKi

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #2 le: 06 novembre 2005 à 13:09:56 »
Merci,


Je suis donc entièrement de ton avis.

J'ai discuté sur d'autre forum de ce sujet, et la majorité ne seront pas d’accord avec cette analyse.

En fait, pour nombre de personne, le déterminisme social n’existe pas. A partir de là, ils n’expliquent la situation actuelle que par des « imbécillités » résultant d'individualité.

La question qui se pose alors, est de savoir pourquoi les problèmes actuels ne concernent que les banlieues ?

Inutile de préciser que la réponse reste presque*en suspend quand on supprime tout déterminisme.

 
*Le comble de tout, c'est d'entendre que les responsables de cette situation serait ceux qui comprennent de par le déterminisme, la situation actuel, et qui "excuserait" les individus.

Je dis, que c'est le comble de tout, car en suivant cette logique, c'est bien l'environnement (la pensée d'un groupe de personne sur un autre groupe) qui serait responsable des agissements des jeunes de banlieues...

Hors ligne bruno

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #3 le: 06 novembre 2005 à 17:19:32 »
C'est tout a fait la logique capitaliste qui ne souhaite pas que l'on se pose les questions sur les réels responsables de ces affrontements.
Parler d'individualités qui cherchent a faire le mal parcequ'ils sont intrinsèquement mauvais est la réthorique des capitalistes et autres assassins qui accusent les conséquences de leur politique comme en etant leur propre causes. L'affabulation du gène de la criminalité chez les population etrangère n'est pas loin.

Ces stupidités ressasés par les medias de masses qui essayent en plus de les dramatiser afins de mettre la classe ouvrière en émoi devant ces évenements et de diviser les travailleurs.

Les responsables de ces évenements sont les SARKOZY, CHIRAC , DE VILLPIN, SELLIERES et consorts ce n'est qu'en extirpant le pouvoir a ces parasites pour que la classe ouvrière l'exerce que l'on résoudras définitivement le "problème des banlieue".
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

Soviet

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #4 le: 07 novembre 2005 à 00:43:56 »
Je dois dire que je suis plutôt content des prises de positions qui sont ici exprimées. Car j'ai entendu plusieurs fois de la part de militants de gauche que ces jeunes n'étaient que des voyous et qu'il faut assurer l'ordre. Comme j'ai été déçu de la phrase de l'appel du PC disant que le gouvernement n'était pas capable d'assurer l'ordre (même si le reste était juste)...

La colère des jeunes est absolument légitime. Seulement elle n'est orienté par aucune perspectives politique. La jeunesse défavorisé des banlieues n'a pas les rêves et les espoirs qu'avait la jeunesse de mai 68. A vrai elle n'a aucun espoir, et c'est plutôt son désespoir qui l'amène à des actions de type "terre brulée". Ceci dit il est nécessaire d'assurer une convergence entre la jeunesse et les travailleurs. Car pour le moment si rien n'est fait, l'extrême droite va tenter de capitaliser sur ces évènements. Il est logique que les travailleurs vivant dans les cités n'apprécient guère que l'on détruise leur voiture (souvent achetée à crédit et d'occasion). C'est pour cela que l'on a besoin d'organiser des évènement rassembleur et qui puisse donner une orientation à la jeunesse ainsi que l'espoir qu'un autre monde est possible. On est dans une situation vraiment forte, des mouvements de grèves qui vont se déclencher (SNCF, EDF...) d'autres qui sont en court et la RTM qui a redéposé un préavis de grève pour faire sauter l'acte de réquisition des grèvistes. Cela cumulé à l'explosion des cités montre le climat social chaud dans le quel nous sommes. Mais rien n'est gagné et beaucoup reste à faire. Sinon les fascistes en profiteront et tireront profit de la situation...

Hors ligne Greg Oxley

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #5 le: 08 novembre 2005 à 16:03:06 »
Chers camarades,

Puisque c'est dans le droit fil de cette discussion, je me permets de poster l'article que nous venons de publier sur le site de La Riposte.

La révolte des banlieues

Au cours de ces derniers jours, l’émeute n’a cessé de s’étendre. Elle a gagné plus de 200 communes. Des milliers de voitures ont brûlé, des centaines de locaux  et de magasins ont été saccagés. Les CRS et les policiers sont débordés, démoralisés, épuisés par l’épreuve. Les banlieues de nos grandes villes sont devenues autant de champs de bataille.

La cause immédiate de cette révolte a été la mort de deux jeunes qui, craignant d’être pris dans les filets d’une énième descente policière, se sont réfugiés dans une installation électrique. Mais au-delà de cet incident tragique, l’ampleur et l’extraordinaire vigueur de ce mouvement s’expliquent par les effets cumulés, sur plusieurs décennies, du chômage, de la pauvreté et de la discrimination sociale et raciale. C’est aussi une réaction au cynisme de toute cette classe parasitaire et corrompue qui trône au sommet de l’« ordre républicain », qui verse quotidiennement son mépris sur « la racaille des banlieues », et dont la mentalité réactionnaire s’incarne parfaitement dans le langage provocateur, méprisant et belliqueux de Nicolas Sarkozy.

Aucun effort n’est épargné pour stigmatiser les révoltés et cacher les véritables causes de leur colère. Ils seraient des voyous, des criminels, des imbéciles manipulés par des « caïds ». En fait, ils ne sont rien de tout cela. Ceci est un soulèvement de la jeunesse – non pas de la jeunesse dorée, mais de la jeunesse la plus opprimée, la plus écrasée, la plus désespérée. Les bourgeois sont choqués par leurs méthodes ? Ces jeunes ne sont-ils  pas assez « civilisés » ? Mais peut-être que leurs manières trop rudes, à leur goût, trouvent leur explication dans le fait qu’ils ont pour la plupart grandi dans une misère mordante, avec en prime la brutalité policière !

Peut-il y avoir ne serait-ce qu’un seul de ces jeunes qui n’ait pas été victime de privation ou de discrimination ? Oui, ils ont la haine. Mais, contrairement à ce que l’on entend souvent, la haine n’est pas toujours négative. La haine peut être un puissant levier d’émancipation humaine, dès lors qu’elle est dirigée contre l’injustice d’un système néfaste.

Du point de vue des militants communistes et syndicaux que nous sommes, il y aurait beaucoup à dire sur les méthodes employées par ces jeunes révoltés. Ce ne sont pas les méthodes du mouvement ouvrier. Ils se trompent de cible. On ne peut pas cautionner la destruction d’écoles, de crèches, d’entreprises ou même de véhicules. Mais de tels agissements sont dans la nature de ce genre de mobilisation. Avant l’émergence des premières organisations syndicales, au XIXe siècle, il arrivait souvent que des ouvriers désespérés détruisent des usines et des machines, ou s’en prennent à la propriété tous azimuts. Or, les jeunes dont nous parlons ne connaissent pas le monde du travail – et beaucoup de leurs parents en sont eux-mêmes exclus. Dans beaucoup de cités, le taux de chômage frôle les 40%. Parmi les jeunes eux-mêmes, beaucoup désapprouvent de telles actions – mais, à la différence de grévistes, qui disposent d’organisations et d’instances de décision collective, ils n’ont aucun moyen de les empêcher.

Quoi qu’il en soit, l’attitude du gouvernement et des médias envers de telles destructions est parfaitement hypocrite. Ils versent des larmes de crocodile. On comprend parfaitement la colère des travailleurs et des familles qui souffrent de ces destructions, et qui ne sont pourtant pour rien dans les causes sociales des émeutes. Ils sont eux-mêmes des victimes du capitalisme. Mais il faut bien se dire une chose : même s’il les émeutes devaient continuer pendant douze mois encore, elles auraient du mal à détruire autant d’entreprises, d’emplois et de services publics que le vandalisme des voyous – en costume-cravate, mais des voyous tout de même – qui siègent au MEDEF et à l’UMP.

De Villepin et Chirac en appellent au retour à l’« ordre ». De Villiers aussi, qui préconise l’envoi de l’armée pour mater la rébellion. Mais de quel « ordre » s’agit-il ? C’est l’ordre d’une république pourrie jusqu’à la moelle par l’affairisme et la corruption. C’est un ordre où un petit nombre de grands capitalistes soumettent l’ensemble de la société à leur soif de profit et de pouvoir. C’est un ordre où la jeunesse accepte passivement son sort, où les travailleurs se plient docilement aux lois du marché, où les riches s’enrichissent davantage pendant que la pauvreté et la précarité se généralisent. L’hostilité implacable de Sarkozy envers les « banlieues », allègrement présentées comme des nids d’intégristes musulmans, de criminels, voire de terroristes, n’est que l’autre versant de son hostilité envers les travailleurs de la SNCM, de la RTM ou de n’importe quelle autre catégorie de salariés qui essayent de lutter contre des privatisations et la régression sociale.

Cette rébellion recoupe celle qui couve dans le monde du travail. Elle interpelle le mouvement syndical, socialiste et communiste, qui ne doit pas se tenir à l’écart d’un mouvement aussi important. Entre cette jeunesse courageuse, combative, défiante, révoltée – malgré tous les défauts liés à son inexpérience politique et son manque d’organisation – et les représentants endurcis du capitalisme qui leur envoient les CRS, notre choix est vite fait.

Quand François Hollande se refuse à demander la démission de Sarkozy, sous prétexte de ne pas vouloir encourager les émeutes, il ne fait qu’encourager Sarkozy lui-même. Ceci dit, la seule démission de Sarkozy ne suffirait pas. Ce qu’il faut revendiquer, c'est l'organisation immédiate d'élections législatives, pour se débarrasser de ce gouvernement au plus vite.

Les jeunes n’ont pas besoin de discours moralisateurs, mais d’un programme d’action audacieux, révolutionnaire, aussi implacable contre le capitalisme que le capitalisme l’est contre eux. Les émeutes « aveugles » de ce genre sont non seulement la conséquence de l’impasse du capitalisme, mais aussi de l’échec des 15 ans de gouvernements de gauche depuis 1981, dans lesquels les représentants du PS et du PCF se sont contentés faire de petites reformes qui ne modifiaient en rien le caractère rapace et réactionnaire du capitalisme. Le dernier gouvernement de gauche a même réalisé un programme de privatisations à grande échelle, que Chirac, Raffarin et de Villepin n’ont fait que poursuivre depuis 2002.

Aujourd’hui, notre devoir, en tant que communistes, est d’expliquer patiemment mais sans détour à chaque jeune, à chaque travailleur, à chaque chômeur et à chaque retraité que le capitalisme signifie la régression sociale permanente, et qu’il n’y aura aucun moyen d’inverser la tendance tant que les banques et les grandes entreprises resteront sous le contrôle des capitalistes. Nous devons tendre une main fraternelle et solidaire aux jeunes en révolte, leur expliquer qu’aucune émeute, aussi étendue soit-elle, ne pourra résoudre leurs problèmes, et leur proposer de s’organiser avec nous pour préparer consciemment et sérieusement la lutte pour le renversement de l’ordre capitaliste.

Les représentants du capitalisme fourniront les matraques, les gaz lacrymogènes et les menottes nécessaires au « rétablissement de l’ordre ». Mais ils ne peuvent résoudre aucun des problèmes qui écrasent cette jeunesse. Certes, ces émeutes finiront inévitablement par s’estomper. Mais leurs causes profondes demeureront. Parmi les jeunes qui bravent la brutalité des CRS aujourd’hui, on retrouvera demain bon nombre de combattants pour la cause du socialisme. A condition toutefois de s’adresser à eux dans un langage qu’ils comprendront – un langage révolutionnaire.

Car à terme, c’est bien une révolution qui se prépare. Le système capitaliste est absolument incapable de répondre aux besoins de la population. Son existence est devenu incompatible avec les conquêtes sociales du passé. Ses représentants s’en prennent aux travailleurs, aux chômeurs, aux retraités. Le chômage, la précarité et la misère s’aggravent. Au moment même où de Villepin parle d’atténuer la « souffrance » de la jeunesse, le gouvernement et le MEDEF lancent une nouvelle attaque contre l’indemnisation des chômeurs. La révolte des banlieues est une expression concrète des très vives tensions qui traversent la société française. Elle est une nouvelle preuve – parmi bien d’autres – que la France est entrée dans une époque de profonde instabilité sociale, au cours de laquelle les travailleurs de ce pays seront confrontés à l’impérieuse nécessité de mettre fin au capitalisme.
 
Greg Oxley
Rédacteur de La Riposte
et PCF Paris 10

morganasha

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Les émeutes en banlieue
« Réponse #6 le: 08 novembre 2005 à 17:16:06 »
salut

ba moi je suis totalement d'accord avec vous !! et je voulais dire a monsieur Greg Oxley qu'il est trop bien son article.

pourquoi ne pas sensiblisé les jeunes maintenant car moi meme dans un lycée en plein milieu d'une zup à dammarie les lys 77. c'est le sujet principal partout !!!

djhaidgh

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un discours idéologique camouflé
« Réponse #7 le: 08 novembre 2005 à 22:20:46 »
Sous prétexte de ne pas faire l’amalgame entre les individus qui réalisent ces exactions, dont sont victimes actuellement la plupart des villes des France, et les jeunes issus de l’immigration, les politiques ainsi que les médias ne cessent de s'évertuer à les distinguer clairement. En effet, les violences sont commises par des jeunes de banlieues. Il s’agit en règle générale d’une vingtaine d’individus par quartiers. Ils n’agissent que par quartiers, aucun lien n’est constaté entre les violences commises dans les différentes villes.
Le point sensible de cette affiare, c'est le discours de l’idéologie dominante, qui entend distinguer les fauteurs de troubles des bons citoyens, mais qui en fait ne vise qu’à séparer ces jeunes des problèmes sociaux.
En réalité, cette crise a pour fond la crise sociale et économique larvée que les catégories pauvres de la population subissent le plus. Ce n’est pas sur l’individu que la crise agit, c’est sur une catégorie de la population. Ensuite, à l’intérieur de cette catégorie, les éléments les plus instables vont agir. Les médias le remarquent souvent : les individus commettant ces exactions ne sont pas nécessairement sans travail. Certes, on ne peut pas expliquer la violence d’un jeune par l’absence de travail. Celui-ci peut travailler, tout en se sentant solidaires des évènements. Une vision plus large permet de comprendre pourquoi un maghrébin qui aurait réussi, à force de perséverance, peut se sentir solidaire de ces 'compatriotes' et même être quelques fois plus actifs qu'eux, connaissant par ses propres tripes ce que se résigner au modèle français veut dire.
Le discours idéologique tentant de séparer les ‘voyous’ d'une part et les jeunes ‘bons’ immigrés cherchant à s’intégrer d'autre part est une tentative de masquer les vrais problèmes. C’est une façon de dire, qu’il n’y a pas de problème économique en France, que ceux qui veulent s’intégrer le peuvent toujours…
En focalisant le problème sur les voyous, et prenant bien soin de les distinguer du reste des habitants des quartiers, les politiciens entendent faire croire qu’une fois les fauteurs de trouble en prison, la vie dans les banlieues sera supportable…
En clair, sous prétexte de ne pas faire de racisme, les ‘voyous’ sont visés, afin de faire croire que le seul problème ce sont eux et non pas le fonctionnement d'une société qui produit de telles banlieues.
Il faut dénoncer ce travers idéologique et s’en méfier comme de la peste.

texte disponible sur : http://philo-analysis.com

Sboek

  • Invité
Les émeutes en banlieue
« Réponse #8 le: 09 novembre 2005 à 16:22:24 »
je voudrais souligner l'importance des grands média dans l'interprétation des évènements par le peuple: On assiste vraiment à une désinformation massive quand aux origines du conflit ( qui est tout simplement la régression sociale mené par le camp capitaliste) tout en stigmatisant les "jeunes des banlieues" de voyous, en versant des larmes de crocodile pour "les pauvres travailleurs qui ont perdu leurs voitures", etc etc...
Tout sa dans l'optique de justifier une politique de mattage des banlieues par la force afin de servir la politique des capitalistes.

On assiste à une révolte qui à clairement ses origines dans l'inefficacité des gouvernements successif depuis 20 ans (de droites comme de gauche) et les médias font tout, absolument tout pour masquer la Vérité et nous imposer une vision diabolisée de ce mouvement populaire (certe désorganisé, certe inefficace dans la durée...)

Sboek

  • Invité
Les émeutes en banlieue
« Réponse #9 le: 09 novembre 2005 à 16:27:00 »
notre but est bien évidemment de contrer cette vision imposé des choses et de faire le maximum pour diffuser et rétablir la véritésur ces émeutes, avant que tout celà ne deviennent un argument electorale pour l'extrème droite... (c'est bientot 2006)

djhaidgh

  • Invité
Les émeutes en banlieue
« Réponse #10 le: 10 novembre 2005 à 22:07:41 »
Sur la demande de Sboek, avec qui je suis d'accord sur ce qui est dit plus haut, je remets ici mes impressions :

Voici d'abord ce avec koi on nous bassine :

- Sarkozy : "Ces comportements sont des comportements de voyous. Ils n'ont rien à voir avec les jeunes [...] Ça prendra le temps que ça prendra, mais la République ne peut pas reculer", a-t-il poursuivi. "Soit c'est l'ordre de la République qui est rétabli, soit ce sera l'ordre des bandes, et, comme il n'est pas question que ce soit l'ordre des bandes, ça sera donc l'ordre de la République". Lundi 7 novembre.

- M. de Villepin : "Evitons de stigmatiser des quartiers auxquels les habitants sont attachés, jugeons différemment la petite délinquance et la grande criminalité", et "prévenons tout amalgame entre une minorité qui mène le désordre et la grande majorité des jeunes qui souhaitent s'intégrer dans la société" http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0,49-705876,0.html

Sous prétexte de ne pas faire l’amalgame entre les individus qui réalisent ces exactions, dont sont victimes actuellement la plupart des villes des France, et les jeunes issus de l’immigration, les politiques ainsi que les médias ne cessent de s'évertuer à les distinguer clairement. En effet, les violences sont commises par des jeunes de banlieues. Il s’agit en règle générale d’une vingtaine d’individus par quartiers. Ils n’agissent que par quartiers, aucun lien n’est constaté entre les violences commises dans les différentes villes.Le point sensible de cette affaire, c'est le discours de l’idéologie dominante, qui entend distinguer les fauteurs de troubles des bons citoyens, mais qui en fait ne vise qu’à séparer ces jeunes des problèmes sociaux.
En réalité, cette crise a pour fond la crise sociale et économique larvée que les catégories pauvres de la population subissent le plus. Ce n’est pas sur l’individu que la crise agit, c’est sur une catégorie de la population. Ensuite, à l’intérieur de cette catégorie, les éléments les plus instables vont agir. Les médias le remarquent souvent : les individus commettant ces exactions ne sont pas nécessairement sans travail. Certes, on ne peut pas expliquer la violence d’un jeune par l’absence de travail. Celui-ci peut travailler, tout en se sentant solidaires des évènements. Une vision plus large permet de comprendre pourquoi un maghrébin qui aurait réussi, à force de perséverance, peut se sentir solidaire de ces 'compatriotes' et même être quelques fois plus actifs qu'eux, connaissant par ses propres tripes ce que se résigner au modèle français veut dire. C’est pourquoi il est douteux de vouloir envers et contre tout distinguer obstinément jeunes vandales et jeunes bien intégrés.
Le discours idéologique tentant de séparer les ‘voyous’ d'une part et les jeunes ‘bons’ immigrés cherchant à s’intégrer d'autre part est une tentative de masquer les vrais problèmes. C’est une façon de dire, qu’il n’y a pas de problème économique en France, que ceux qui veulent s’intégrer le peuvent toujours…En focalisant le problème sur les voyous les politiciens entendent faire croire qu’une fois les fauteurs de trouble en prison, la vie dans les banlieues sera supportable…
En clair, sous prétexte de ne pas faire de racisme, les ‘voyous’ sont visés, afin de faire croire que le seul problème ce sont eux et non pas le fonctionnement d'une société qui produit de telles banlieues.
Quant aux conséquences sociales de cette sombre période, nous n’avons rien à attendre de la victoire de l’un ou de l’autre camp. La victoire de Sarkozy renforcerait son arrogance autoritariste, comme la défaite de celui-ci entraînerait une ignoble confirmation que brûler et détruire est le seul moyen de se faire entendre. Le mieux à espérer est sans doute une sorte de statut quo où la motivation des deux camps déclinerait en même temps. Bien que cela ne soit que peu probable.

djhaidgh

  • Invité
Les émeutes en banlieue
« Réponse #11 le: 10 novembre 2005 à 22:08:46 »
Sur la demande de Sboek, avec qui je suis d'accord sur ce qui est dit plus haut, je remets ici mes impressions :

Voici d'abord ce avec koi on nous bassine :

- Sarkozy : "Ces comportements sont des comportements de voyous. Ils n'ont rien à voir avec les jeunes [...] Ça prendra le temps que ça prendra, mais la République ne peut pas reculer", a-t-il poursuivi. "Soit c'est l'ordre de la République qui est rétabli, soit ce sera l'ordre des bandes, et, comme il n'est pas question que ce soit l'ordre des bandes, ça sera donc l'ordre de la République". Lundi 7 novembre.

- M. de Villepin : "Evitons de stigmatiser des quartiers auxquels les habitants sont attachés, jugeons différemment la petite délinquance et la grande criminalité", et "prévenons tout amalgame entre une minorité qui mène le désordre et la grande majorité des jeunes qui souhaitent s'intégrer dans la société" http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0,49-705876,0.html

Sous prétexte de ne pas faire l’amalgame entre les individus qui réalisent ces exactions, dont sont victimes actuellement la plupart des villes des France, et les jeunes issus de l’immigration, les politiques ainsi que les médias ne cessent de s'évertuer à les distinguer clairement. En effet, les violences sont commises par des jeunes de banlieues. Il s’agit en règle générale d’une vingtaine d’individus par quartiers. Ils n’agissent que par quartiers, aucun lien n’est constaté entre les violences commises dans les différentes villes.Le point sensible de cette affaire, c'est le discours de l’idéologie dominante, qui entend distinguer les fauteurs de troubles des bons citoyens, mais qui en fait ne vise qu’à séparer ces jeunes des problèmes sociaux.
En réalité, cette crise a pour fond la crise sociale et économique larvée que les catégories pauvres de la population subissent le plus. Ce n’est pas sur l’individu que la crise agit, c’est sur une catégorie de la population. Ensuite, à l’intérieur de cette catégorie, les éléments les plus instables vont agir. Les médias le remarquent souvent : les individus commettant ces exactions ne sont pas nécessairement sans travail. Certes, on ne peut pas expliquer la violence d’un jeune par l’absence de travail. Celui-ci peut travailler, tout en se sentant solidaires des évènements. Une vision plus large permet de comprendre pourquoi un maghrébin qui aurait réussi, à force de perséverance, peut se sentir solidaire de ces 'compatriotes' et même être quelques fois plus actifs qu'eux, connaissant par ses propres tripes ce que se résigner au modèle français veut dire. C’est pourquoi il est douteux de vouloir envers et contre tout distinguer obstinément jeunes vandales et jeunes bien intégrés.
Le discours idéologique tentant de séparer les ‘voyous’ d'une part et les jeunes ‘bons’ immigrés cherchant à s’intégrer d'autre part est une tentative de masquer les vrais problèmes. C’est une façon de dire, qu’il n’y a pas de problème économique en France, que ceux qui veulent s’intégrer le peuvent toujours…En focalisant le problème sur les voyous les politiciens entendent faire croire qu’une fois les fauteurs de trouble en prison, la vie dans les banlieues sera supportable…
En clair, sous prétexte de ne pas faire de racisme, les ‘voyous’ sont visés, afin de faire croire que le seul problème ce sont eux et non pas le fonctionnement d'une société qui produit de telles banlieues.
Quant aux conséquences sociales de cette sombre période, nous n’avons rien à attendre de la victoire de l’un ou de l’autre camp. La victoire de Sarkozy renforcerait son arrogance autoritariste, comme la défaite de celui-ci entraînerait une ignoble confirmation que brûler et détruire est le seul moyen de se faire entendre. Le mieux à espérer est sans doute une sorte de statut quo où la motivation des deux camps déclinerait en même temps. Bien que cela ne soit que peu probable...

loris

  • Invité
Re : Les émeutes en banlieue
« Réponse #12 le: 17 avril 2008 à 20:25:30 »
Ces émeutes sont le signe d'une future revolution en France! Nous sommes le pays soit disant "civilisé" ou il y a le plus d'émeute régulière!!! vive la révolte!!!

coco75

  • Invité
Re : Les émeutes en banlieue
« Réponse #13 le: 01 mai 2008 à 17:05:39 »
j avais fait une petite enquete sur les jeunes en banlieues a l 'epoque des emeutes,
je leurs avait dit que je les soutenais , que bcp de monde etait derriere eux...

la plupart m on dit qu ils se foutaient des gens de gazuche comme a droite et qu ils etaient la seulement pour se venger de l'imperialisme francais a une autre epoque

benny59360

  • Invité
Re : Les émeutes en banlieue
« Réponse #14 le: 04 mai 2008 à 10:13:30 »
je les soutiens car le gouvernement les voit comme de la racaille, pour eux c'est sa qu'il faut éliminer.