Auteur Sujet: LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou  (Lu 636 fois)

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LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« le: 26 juin 2011 à 17:18:33 »
Salut camarades,

Le NPA a choisi par une courte majorité de fait 53%, ‎(121 pour, 50 contre, 18 abs, 47 NPPV, qui sont comptabilisés comme votants !), lors de sa Conférence Nationale à Nanterre ce week end, Philippe Poutou…

Cependant, le nouveau candidat et le NPA devront surmonter outre une crise interne, de trouver 500 signatures d’élu(e)s, dans les huit mois qui viennent, et pas sûr que la pugnacité du candidat, suffise...…

On pourrait objecter que Sylvia Zappi dit bien ce qu'elle veut, c'est pas nouveau, cependant dans cet article il y a non les commentaires de sa part, mais des élements de se qui joue au sein du NPA. Mais pour rester tant soit peu objectif et pluraliste, dans l’article qui suit, de la dite « spécialiste au Monde » du mouvement communiste, qui en profite aussi pour régler ses comptes d’ex LCR avec le NPA et souvent le mouvement communiste en général…

... Je mets donc aussi, un article publié sur le site du NPA, quant à la candidature de Philippe Poutou, qui est inconnu à échelle large...

Fraternellement,
W catharos

En pleine crise, le NPA choisit la ligne du repli
25.06.11

En décidant de jeter l'éponge pour 2012, Olivier Besancenot a-t-il mesuré la crise qu'il déclenchait au Nouveau Parti anticapitaliste ? Ou a-t-il sciemment décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée ?

L'organisation révolutionnaire réunit, samedi 25 et dimanche 26 juin à Nanterre (Hauts-de-Seine), une conférence nationale pour désigner le ou la camarade qui portera ses couleurs en 2012. Mais c'est dans un climat de profonde division que l'organisation va tenter de trouver son nouveau porte-drapeau. Signe du désarroi, seuls 3 100 militants ont voté lors de cette consultation. Divisé, amoindri, le NPA plafonne à 0,5 % dans les sondages. Depuis l'envoi de sa lettre aux militants datée du 5 mai, où il annonçait qu'il ne voulait pas être candidat à la présidentielle et souhaitait "passer le relais à un(e) autre camarade", l'ex-porte-parole du NPA a activement participé aux débats qui ont mené à l'explosion de la majorité et de la direction du parti, entraînant une déflagration majeure dans toute l'organisation.

Que cherche-t-il ? On le savait hésitant depuis de longs mois sur sa présence à la présidentielle de 2012. Il n'avait pas envie de devenir une "Arlette bis", en référence aux six candidatures successives de la représentante de Lutte ouvrière (LO). Il voulait amoindrir la pression médiatique et passer à autre chose. Mais à la veille du congrès de février, il rassurait ses amis : il repartirait pour un tour à la présidentielle.

Deux mois plus tard, en avril, le NPA propose à l'ensemble de la gauche radicale l'idée d'une "candidature du mouvement social" pour tenter de mettre Jean-Luc Mélenchon en porte-à-faux. Les dirigeants du NPA entament même des discussions sur un possible programme présidentiel. Sans conclusions, mais l'attitude demeure plus ouverte que lors des régionales de mars 2010.

DEUX CAMPS SE TOISENT

M. Besancenot vit mal cet entre-deux. Il souhaite stopper les discussions avec le Parti de gauche et le PCF, qu'il juge vaines et susceptibles de brouiller l'image radicale du NPA qu'il avait réussi à imposer. Il change alors de pied et annonce à ses mentors, Alain Krivine et François Sabado, qu'il n'y va plus. Le leader envoie sa lettre à l'organisation et mène bataille pour imposer le lancement d'une candidature "pur jus" le plus rapidement possible. Il y parvient lors du conseil politique national qui suit, mais au prix d'un éclatement de la majorité. Autour de lui restent des personnalités comme Alain Krivine et Christine Poupin, qui décident de s'allier aux plus identitaires du parti venus de LO ou de groupuscules révolutionnaires.

Ses anciens alliés Pierre-François Grond ou Frédéric Borras se retrouvent, eux, dans la minorité. Ainsi que Myriam Martin, l'autre porte-parole, dont le nom avait été évoqué pour porter les couleurs du parti en 2012.

Lors de la consultation des militants, organisée depuis dix jours, la nouvelle majorité emmenée par M. Besancenot a obtenu 50,2 % des voix, contre 41 % à la plate-forme défendue par ses anciens proches. Un autre petit courant plus sectaire atteint 5,75 %.

Désormais, les deux camps se toisent. Les proches de M. Besancenot accusent les minoritaires de vouloir "créer un bloc regroupant à la gauche du PS", et de regarder du côté du PCF, "qui est mouillé jusqu'au cou dans les institutions du capitalisme". Les autres dénoncent une majorité qui "cultive l'isolement comme une vertu".

La direction a décidé de présenter la candidature à l'élection présidentielle de Philippe Poutou, ouvrier du secteur automobile, syndicaliste CGT de 44 ans. L'homme a fait ses premières armes comme candidat aux européennes en 2009 puis aux régionales de 2010. Il milite à Bordeaux où les anciens de LO tiennent le NPA local. Pas vraiment une image d'ouverture.

Sylvia Zappi Article paru dans l'édition du 26.06.11

NPA : Philippe Poutou, un ouvrier pugnace pour succéder à Besancenot
samedi 25 juin 2011

BORDEAUX, 25 juin 2011 (AFP) 

Philippe Poutou, désigné candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pour la présidentielle, est un ouvrier qui s'est fait connaître à travers le combat qu'il mène depuis des années à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine Ford de Blanquefort (Gironde).

Contrairement au populaire Olivier Besancenot, que beaucoup de cadres du parti ont poussé à se présenter pour la troisième fois à la présidentielle Philippe Poutou est un total inconnu du grand public et "même d'une partie de la direction du parti", s'inquiètent certains de ceux qui, au NPA, entendent poursuivre à l'avenir les discussions avec le Front de gauche (FG).

D'ailleurs, selon Christian Picquet, un ancien de la Ligue communiste révolutionnaire (devenue NPA) ayant rejoint le FG de Jean-Luc Mélenchon, M. Poutou, qui fut un temps proche de Lutte ouvrière, fait "partie de l'aile la plus sectaire du NPA, la plus hostile à tout dialogue avec le reste de la gauche et à toute forme d'accord et d'alliances avec le Front de gauche".

Très pugnace, cet homme de 44 ans a en tout cas toujours su mener de front aussi bien ses activités syndicales que politiques. "Grâce à son charisme, il a su grimper rapidement les échelons (dans ces deux organisations) pour lesquelles il se rend disponible 7 jours sur 7", souligne un de ses camarades de la CGT.

Aujourd'hui, il est secrétaire CGT de Ford Aquitaine Industrie (FAI) alors que pour le compte du NPA, il s'est déjà présenté à trois élections, comme tête de liste aux élections régionales de 2010 (2, 52% des voix) ainsi qu'aux européennes pour le Sud-Ouest en 2009 et aux législatives en Gironde en 2007 sous l'étiquette LCR.

C'est à partir de 2007 que le nom de Philippe Poutou, alors délégué CGT à l'usine, a commencé à apparaître dans les médias, quand Ford a annoncé la fin de la production en 2010 de boîtes automatiques sur le site de Blanquefort faisant planer des menaces pour l'emploi de quelques 2.000 salariés.

Toujours disponible, excellent orateur, cet homme au look très décontracté s'est vite imposé comme un interlocuteur privilégié des journalistes au sujet de l'avenir de ce site.

Aux côtés d'autres syndicalistes, il a participé à des dizaines de réunions avec la direction ainsi que les représentants politiques de tous bords.
Toujours calme, il a, "grâce à son intelligence, toujours su apaiser les esprits", reconnaît un syndicaliste.

Parallèlement, ce grand quadragénaire au physique sec a été de toutes le manifestations, dans les rues de Bordeaux comme au salon de l'automobile à Paris, afin de sensibiliser l'opinion sur les menaces pesant sur les emplois de Ford.

Toujours volontaire, il se laissait parfois aller à un peu de lassitude devant l'inertie de nombre de salariés qui semblaient baisser les bras face à la fatalité à laquelle il s'est toujours refusé.

Le combat a cependant fini par payer, puisque début mai, le géant de l'automobile américain a confirmé un plan industriel permettant de pérenniser 955 emplois au sein de FAI.

Mais ce n'est pas pour autant qu'au cours de toutes ces années, il a laissé tomber son métier d'ouvrier au sein de l'usine dans laquelle il a été embauché au début des années 2000, après un grand nombre d'années d'intérim.

Ainsi, tous les matins, cet ouvrier aux cheveux grisonnants sur un front dégarni a continué d'arriver à 6H00 pour prendre son poste de réparateur de machines-outils dans l'usine.

Très simple et facilement à l'aise, il mène une vie tranquille à Bordeaux auprès de sa compagne et leurs deux enfants.

« Modifié: 26 juin 2011 à 20:50:13 par W catharos »
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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #1 le: 26 juin 2011 à 19:10:46 »
Antifasciste , antinucléaire , syndicaliste ouvrier , bon orateur , il me plaît bien Pilippe Poutou .



Son succès est également synonyme d'échec de la tentative de sabordage du NPA par les sous-marins du nationaliste Mélenchon. Sectaire ultra-gauchiste  nous disent les vindicatifs furibards du national-populisme ! Mais ses succès dans la défense des emplois dans l'automobile , à Bordeaux , et sa paisible assurance , suffisent à balayer ces furieux anathèmes.

Tiens , si çà ne met pas la gauche en danger par dispersion des voix , je voterais bien pour Philippe Poutou au premier tour , en 2012
« Modifié: 26 juin 2011 à 19:30:07 par Conan »

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Re : Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #2 le: 26 juin 2011 à 20:22:18 »
Antifasciste , antinucléaire , syndicaliste ouvrier , bon orateur , il me plaît bien Pilippe Poutou .

Et sinon ? Il a quoi d'original ? Est t'il pour la socialisation des grands moyens de production en priorité ? Ou est t'il juste antinucléaire partisan ? Car sortir du nucléaire... pourquoi pas.. Mais que fait on des déchets ? Encore un candidat opportuniste de plus pour le NPA selon moi.

Et je ne parle même pas de la stratégie sectaire, qui va encore enfermer le NPA un peu plus... Car entre faire parti du front de gauche, et aller tout seul aux élections, avec un mini parti derrière soi, sans envisager aucune alliance , il y a de la marge.
« Modifié: 26 juin 2011 à 20:24:17 par Christophe-31 »

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #3 le: 26 juin 2011 à 20:49:23 »
Effectivement Christophe tu as raison...

Le programme qu'avance le NPA de se que j'en vois, n'est même pas à la hauteur, ils vont avancer sur l'Ecologie et le sortir du nucléaire, (faudrait déjà se poser la question de sortir du Capitalisme), le droit des femmes (et s'empailler là - dessus), des minorités, s'amuser encore avec les objecteurs de croissance...

Cela serait important soit, mais pour moi des arguments de premières urgences et nécessaires à partager maintenant, les termes centraux d'un programme socialiste, (d'ailleurs Lutte Ouvrière, dit de son côté, les choses plus clairement que le NPA, mais qui peux l'entendre à échelle de masse ?) C'est la prise en main par les travailleurs sous leur contrôle, des banques, des grands moyens de productions, une planification de l'Economie, avec ceux qui la font tourner...

Ce n'est qu'un constat, mais l'extrême gauche à ce jour est très marginalisée, c'est aussi la période, déjà l'Union de la Gauche (même si aujourd'hui le Front de Gauche est le dixième de cela) avait largement entamé le potentiel militant de la LCR en 1981 réduit à quelques centaines, qui n'avait pu se présenter, le NPA veut occuper un espace politique qui aujourd'hui, n'existe pas...

Le coup de bâton à gauche du NPA ne résoudra rien de l'impasse où l'a mise sa Direction, la construction du NPA, s'est faite sur du vent, un amalgame non réalisés de courants de toutes sortes, anti, alter, quelque chose contre, centristes voire réformistes et rrrévolutionnaires des plus dogmatiques...

Salutations Communistes,
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« Modifié: 26 juin 2011 à 21:00:51 par W catharos »
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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #4 le: 27 juin 2011 à 06:16:58 »
Salut camarades,

Pour essayer, de mieux comprendre, la situation au sein du NPA, cet article de Lénaïg Bredoux sur le site Médiapart, est sans doute plus juste et honnête que celui de Sylvia Zappi, mais il y a des éléments qui reviennent et sont révélateurs de la situation dans cette organisation à ce jour...

Le NPA en crise choisit un ouvrier de l’automobile pour candidat
26 juin 2011, par Lénaïg Bredoux

Le NPA est plus que jamais en crise, mais il a son candidat à la présidentielle. Il s'appelle Philippe Poutou, 44 ans, et il est ouvrier dans l'usine automobile de Blanquefort en Gironde, menacée à plusieurs reprises de fermeture avant que son ancien propriétaire, le géant américain Ford, ne finisse par la racheter. Tout un symbole pour la jeune organisation anti-capitaliste qui espère ainsi marquer son ancrage dans les luttes sociales et se différencier des autres forces de la gauche radicale.

En 2002, l'ancêtre du NPA, la Ligue communiste révolutionnaire, la LCR, avait fait un pari assez similaire en jetant Olivier Besancenot, alors totalement inconnu du grand public, dans l'arène médiatique et électorale, avec pour carte de visite «facteur, 27 ans». Sur les plateaux de télévision, il n'avait eu de cesse de critiquer les professionnels de la politique, réputés éloignés des réalités quotidiennes des milieux populaires, et de se placer en défenseur des salariés, sa fiche de paie à l'appui. La mayonnaise avait pris, avec plus de 4% des voix, tout comme en 2007, offrant ainsi une visibilité et une audience inédites pour ce courant politique et conduisant à la création du NPA.

Avec le retrait de son leader, les anticapitalistes devaient donc trouver une nouvelle figure pour la présidentielle. Et ils espèrent bien rééditer l'exploit du facteur de Neuilly en choisissant délibérément un salarié qui a promis de continuer à travailler pendant la campagne. «Je ne sais pas encore comment je vais faire. Il faudra peut-être négocier avec le patron, et on est pas vraiment en bons termes», explique Poutou, ancien de Lutte ouvrière qui a rejoint la LCR à la fin des années 1990. Il a aussi été tête de liste aux dernières régionales en Aquitaine sous les couleurs du NPA.

Pour la présidentielle, le nouveau candidat devra d'abord obtenir les fameuses 500 signatures nécessaires pour se présenter. Et la tâche s'annonce ardue: en 2002, la LCR avait bien failli échouer avec Besancenot. Surtout, Poutou hérite d'un mandat délivré par une organisation plus que jamais en crise, concurrencée par le Front de gauche.

Un parti coupé en deux

Lors de la conférence nationale, réunie ce week-end à Nanterre, les débats ont été très houleux, avec une salle coupée en deux. D'un côté, la «position A», qui réunit une partie de l'ancienne majorité, comme Olivier Besancenot ou Alain Krivine (et Philippe Poutou), et les tenants d'une ligne dite «révolutionnaire», et, de l'autre, la «position B», avec l'autre partie de l'ancienne direction, comme Pierre-François Grond, ancien proche de Besancenot, et les partisans d'une orientation plus «unitaire». Même les deux nouvelles porte-parole du NPA, autrefois sur les mêmes positions, sont cette fois divisées, Christine Poupin votant A et Myriam Martin B.

Pour résumer, leur principal désaccord repose sur le profil, plus ou moins unitaire, du NPA: les "A" refusent la poursuite des discussions avec le Front de gauche, actant de désaccords insurmontables quand les "B" veulent continuer à rencontrer les autres formations, et accusent leurs camarades de renier le projet fondateur du NPA en l'enfermant dans un profil proche de Lutte ouvrière.

Au final, c'est la "A" qui l'a emportée, avec 50,41% des voix des militants consultés dans les comités locaux (contre 40,1% pour la "B"). Résultat, seuls 53% des délégués présents à Nanterre ont voté pour la candidature de Philippe Poutou. «On est en situation de crise, on ne peut pas le nier. On ne va pas résoudre tous les désaccords, mais on va essayer de faire retomber les tensions», a-t-il expliqué lors de sa première conférence de presse de candidat.

«Il y a plein de risques en interne, on le sait, affirme Sandra Demarcq, membre du comité exécutif et "A". Mais en tant que majorité aujourd'hui, on pense que toutes ces difficultés peuvent être résolues. On peut tous faire la campagne ensemble, parce que, sur les axes revendicatifs, il y a un socle commun. Maintenant il va falloir convaincre les camarades.»

Au fond de la salle de la conférence de presse, deux d'entre eux sont encore loin d'être convaincus. Tenants de la "B", ils digèrent avec peine plusieurs semaines de tension. «On pense que c'est une erreur, lâche Fred Borras. Pour la campagne, c'est à l'équipe majoritaire de communiquer son enthousiasme, parce qu'on est vraiment pas convaincu pour l'instant.»

«Les militants décideront chacun comment ils s'approprieront cette campagne», explique aussi Marido, alors que certains ont déjà prévenu qu'ils refuseront d'y participer. La nouvelle minorité du NPA a en tout cas décidé de marquer publiquement sa désapprobation, en publiant une déclaration appelant à la fondation d'un courant interne au NPA en octobre. «On appelle les gens à rester au NPA, on va pas faire de guérilla mais on veut présenter une alternative à la direction», explique Borras.

Reste à savoir s'il sera entendu: alors qu'il comptait 9.000 cartes environ à sa fondation, le NPA a déjà perdu de nombreux bataillons, notamment parmi ceux qui prônaient un rapprochement avec le Front de gauche. Pour la conférence nationale du week-end, seuls 3.100 militants ont participé au vote.
« Modifié: 27 juin 2011 à 06:19:26 par W catharos »
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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #5 le: 27 juin 2011 à 10:25:10 »
Le NPA ne veut pas annexer la Belgique . Il ne soutient pas non plus la stérilisation des femmes tibétaines par les envahisseurs chinois et c'est tout à son honneur .

Quand à l'espace politique , ce n'est pas Philippe Poutou mais le nationaliste Mélenchon , qui va se prendre une veste soignée en Bretagne avec un score schivardique.

Cà fait au moins trois décennies que le Piquet avait la réputation d'être le nationaliste français incrusté à la LCR. Il est parti mais pas sans faire du dégat après un si long bail . Ses adeptes irréductibles peuvent toujours le rejoindre dans le soutien au nationalisme français mélenchard . Cà permettra au NPA ne se rétablir sur des bases saines , sans coucous nationalistes en son sein.

En Bretagne , les camarades du PCF ne parlent jamais du Mélenchon et de son P"G" - F"G" et on sent bien qu'ils se sentent déjà très mal à l'idée de voir ce Mélenchon transformer leurs stapontins municipaux en sièges éjectables. A n'en pas douter , le Mélenchon ne va pas s'attaquer à la droite mais à la gauche bretonne , comme feu (politiquement seulement) Chevènement avant lui . En 2002 ses affiches à Rennes étaient particulèrement comiques puisqu' elles invitaient à appeler un numéro de portable en 06 ( à Paris ou à Belfort ) et à écrire en poste restante au candidat Chevènement en recherche de correspondants locaux.

Là , le Mélenchon vient déjà de porter l'attaque contre le NPA en s'offusquant qu'il fasse alliance avec des séparatistes en Bretagne . L'association LCR - Emgann MGI puis NPA-Emgann MGI n'est pas nouvelle et de toutes manières les alliances politiques en Bretagne ne regardent pas le xénophobe anti-Bretons Mélenchon.

Jean-Yves le Drian qui préside le Conseil Régional de la B4 vient de recevoir à Rennes le premier ministre du pays de Galles et il n'a pas caché qu'il était "jaloux" de ses pouvoirs .

Nous pour défendre nos langues , par exemple , nous en sommes réduits à mettre des pièces et des boutons de culottes dans des boîtes chez les commerçants. Le CGB n'a pas le droit de financer nos langues , le gallo et le troyen berzhoneg ,  avec ses petits sous , même çà c'est interdit par les chefs du central à Paris.

Hors ligne Nicolas S

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #6 le: 27 juin 2011 à 14:49:55 »
Ui, c'est vrai que ce Philippe Poutou ne met pas par exemple assez l'accent sur la sortie du capitalisme qui seule peut nous libérer à long terme du nucléaire et consumérisme effréné.
Cependant s'il fallait choisir entre lui et le national-populiste Mélanchon, le choix serait vite fait en ce qui me concerne si j'étais Français.

Hors ligne Christophe-31

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #7 le: 27 juin 2011 à 19:31:05 »
Ce soir, Poutou est sur Canal+, au grand journal.

Selon lui, le NPA n'est pas plus en crise que le front de gauche ou les syndicats... Et tout ça, à cause de "la crise, qui a démoralisé les travailleurs et les militants".

Voila une superbe analyse marxiste !
« Modifié: 27 juin 2011 à 19:35:10 par Christophe-31 »

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #8 le: 28 juin 2011 à 00:16:36 »
Ben Christophe , toi qui exige d'un candidat ouvrier bordelais , d'être le meilleur spécialiste de l'ouest en analyse marxiste , peux-tu nous dire où tu vois du marxisme chez ton candidat , le nationaliste Mélenchon ?

Hors ligne E.E. Lewandovsky

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #9 le: 28 juin 2011 à 21:59:08 »
Je suis très attristé par ce qui se passe dans mon parti de plus en plus perméable au idées de la gauche "sociétale" et petite bourgeoise sur l'écologie notamment. De plus en plus éloigné du marxisme et du mouvement ouvrier alors que la LCR dont j'ai fait également parti était une organisation influente dans "l'extrême gauche" et les syndicats.

 Je me félicite néanmoins que mon parti porte la candidature d'un ouvrier mais j'attends de voir le programme et le discours qu'il portera et je vois mal soutenir un Mélenchon opportunisme jusqu'à la moelle ancien ministre des gouvernements PS qui ont fait mal au moins autant que la droite aux travailleurs et aux acquis du mouvement ouvrier
Ni rire, ni pleurer, comprendre (Spinoza)
Le prolétariat dans sa la lutte pour le pouvoir n' d'autres armes que l'organisation (Lénine)

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Re : LE NPA choisit de peu : Philippe Poutou
« Réponse #10 le: 28 juin 2011 à 22:16:43 »
Salut camarade Lewandovsky,

Déjà, bienvenue sur le forum de La Riposte...

Moi aussi, je viens de la LCR, (cependant je n'ai jamais été d'accord avec Christian Piquet et ses amis), mais je n'ai jamais adhéré au NPA, je comprends ta position, et les camarades que je connais encore au NPA, seraient d'accord avec toi, sur le constat, que je partage en parti, maintenant suite au bilan, il faut faire des choix...

Je n'ai jamais dit que la candidature de Philippe Poutou, et personne ici ne l'a écrit, qu'elle n'avait pas un intérêt, de par le fait même qu'il sera le seul candidat ouvrier d'usine, et que sans doute, c'est la moins pire des choses qui pouvait arriver au NPA... Mais elle est des limites cette expérience, pour commencer programmatique, mais j'attends de voir, ce qui va être dit, en l'état je reste sceptique...

Cependant, tu as raison, et c'est le plus important que va - t - il porter, et surtout à quelle échelle, quelles énergies dépensées, pour quels résultats politiques ?

On sera d'accord sur l'analyse tous les deux, que tu portes à Jean Luc Mélenchon, au delà de l'opportunisme et de sa carrière qu'il construit, et des ambitions après la présidentielle et de son projet politique, et d'organisation...

Maintenant, la question pour moi essencielle, où est donc la place des révolutionnaires aujourd'hui ? A chacun ses choix !

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 28 juin 2011 à 22:24:50 par W catharos »
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