Auteur Sujet: La rigueur est là !  (Lu 326 fois)

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La rigueur est là !
« le: 25 août 2011 à 08:41:05 »
Ca y est ! Notre gouvernement commence sa politique de rigueur !

Alors soyons solidaire : BUVONS pour les soutenir ! +3% de taxe sur les alcools, et boissons sucrés...

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Re : La rigueur est là !
« Réponse #1 le: 25 août 2011 à 10:14:58 »
Et plus Christophe, 6% sur le tabac, y a pas à dire seuls les riches vont payer qu'ils nous disent, et les contrebandiers vont faire fortune...

Je sens poindre le mécontentement des viticulteurs, la rigueur, l'argument que les riches paient c'est bidon, comme je le disais, si les travailleurs paient la note, les riches invités sont invité à donner un pourboire, élégant non ? ;)

Fillon veut passer pour un furieux gauchiste auprès du Figaro et de la Haute pour sauver et légitimer sa politique d'austérité dans les masses laborieuses, qui raquent, depuis toujours...  :D

PCF : 24 août 2011  

Fillon/Crise : « Un plan d'austérité aux allures de Charity-Business »

http://www.pcf.fr/11499

En pleine débâcle, François Fillon a commencé par accorder à la politique gouvernementale un insupportable satisfecit.

Alors que des millions de jeunes souffrent du chômage et de la précarité, il se réjouit de la destruction de 130 000 emplois publics, des 15 milliards de réduction des dépenses publiques réalisée grâce à la RGPP, de l'asphyxie des collectivités territoriales.

Fier de son bilan calamiteux, le Premier ministre annonce un nouveau plan de super austérité de 11 milliards d'euros. Une fois encore, il ne cherche qu'à satisfaire les marchés financiers et sacrifie l'avenir du pays. Il annonce par avance l'échec de sa politique en programmant un nouveau recul des prévisions de croissance en 2011 comme en 2012 et reconnaît que les politiques menées ces trois dernières années ont fait exploser les déficits.

Le plan d'austérité annoncé va encore aggraver l'injustice sociale. Le seuil de tolérance de cette politique injuste et inefficace est largement dépassé.

Personne n'est abusé, la « contribution exceptionnelle des hauts revenus » n'est qu'un pare-feu – ne représentant que 200 millions d'euros de recettes prévues – une goutte d'eau sur les 11 milliards d'économies qui vont être infligés.

Ce geste a des allures de charity-business plutôt abject puisqu'en contrepartie, la Sécurité sociale et les droits sociaux sont en ligne de mire, avec dans un premier temps l'augmentation de la taxation des conventions d'assurance qui coûtera 1,2 milliard aux assurés. L'augmentation de la taxation sur le tabac, l'alcool, les sodas ou encore les déremboursements nouveaux envisagés vont d'abord pénaliser les revenus les plus modestes.

Aucune des mesures annoncées ne restaurera la croissance ni l'équilibre des comptes publics !

En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la Constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés .

La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures qui prennent radicalement le contre-pied de ce plan d'austérité, en favorisant le pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires des Français, en taxant fortement la spéculation et les revenus du capital, en mettant réellement fin aux exonérations sociales et fiscales.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF


La Riposte : 23 Août 2011 (rappel)

Le capitalisme a échoué !

http://www.lariposte.com/nouveau-tract-le-capitalisme-a,1665.html

Deux ans après la crise de 2008-2009, les grandes puissances risquent de replonger dans la récession. Au « mieux », elles connaîtront la stagnation. Au deuxième trimestre 2011, la croissance des Etats-Unis a nettement ralenti, pendant que les économies française et allemande faisaient du surplace. Ceci aura des conséquences très sérieuses pour des millions de jeunes et de travailleurs du monde entier. En France, les mauvais chiffres se succèdent : contraction de l’industrie, hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat… Or, la « reprise » de 2010 n’avait pas même commencé à effacer les fortes hausses du chômage enregistrées en 2008 et 2009.

En réponse à la crise, le gouvernement Sarkozy annonce des coupes supplémentaires dans les budgets sociaux. Après avoir creusé la dette publique en versant des milliards d’euros dans les coffres des banques et des multinationales, le gouvernement présente l’addition à la masse de la population. En même temps, la classe dirigeante s’inquiète de la réaction des travailleurs. Elle a observé avec angoisse les explosions sociales en Espagne, en Grèce, en Israël, au Chili et dans le monde arabe. Elle redoute, à juste titre, que la même chose se produise en France. Aussi promet-elle que les riches seront mis à contribution. « Taxez-nous ! », osent proclamer des patrons du CAC 40 qui, depuis des années, bénéficient de milliards d’euros d’exonérations fiscales. L’objectif de ces déclarations hypocrites – comme de l’annonce d’une « taxe sur les transactions financières » – est de faire passer la pilule de l’austérité drastique qui se prépare.

Une puissante riposte syndicale doit être organisée. Mais il faut aussi poser la question : qui doit diriger la société ? Les milliardaires qui pillent l’économie et la plongent dans le chaos – ou les salariés, qui produisent toutes les richesses du pays ? Les idées du socialisme révolutionnaire doivent être remises au cœur de la gauche et du mouvement syndical. Il faut lier la lutte pour des réformes à la nécessité d’arracher les principaux leviers de l’économie – banques, grande industrie, grande distribution – des mains des capitalistes, pour les placer fermement sous le contrôle des salariés et de la population en général. Il ne suffit pas de « taxer » les patrons milliardaires : il faut les exproprier. Seule une planification démocratique et rationnelle de l’économie permettra d’en finir avec la misère, les humiliations et les inégalités engendrées par le système capitaliste.
« Modifié: 25 août 2011 à 12:07:37 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Re : La rigueur est là !
« Réponse #2 le: 26 août 2011 à 05:05:26 »
Citer
En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la Constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés .

Tiens, la "règle d'or" (golden rule), à savoir l'inscription d'une limite au déficit dans la Constitution, c'est juste ce que vient de proposer Zapatero en Espagne, avec l'accord enthousiaste de la droite, bien sur! Le conservateur Fillon coucherait-il avec le social-démocrate Zapatero? Ou, plus vraisemblablement, les pro capitalistes de droite et de "gauche" n'auraient-ils plus qu'une seule politique, celle de faire payer la note des aides aux banques aux travailleurs?

Sautations communistes
PV

« Modifié: 26 août 2011 à 05:07:52 par fireball »
Patrick Vandeweyer
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Re : La rigueur est là !
« Réponse #3 le: 26 août 2011 à 11:44:34 »
Salut Fireball,

Sur la règle d'or, certains socialistes veulent la voter, du genre Valls, de plus beaucoup, voire tous sont d'accord avec l'austérité, du genre mais ils nous piquent la droite notre programme Fillon en ce moment, nos socialistes ne sont pas différents des grecs ou des espagnol, c'est clair...

Les parlementaires socialistes ne voteront pas généralement la règle d'or plus pour des raisons tactiques pour ne pas tomber dans le piège de Sarkozy, qui prône l'union sacrée, pour l'austérité...

Mais qui doit payer la dette de l'Etat et les déficits ? Ce sondage donne quelques indications des français sur leurs choix...

L'adhésion des Français à différentes mesures pour accroître les recettes de l'Etat
Sondage Harris Interactive pour L’Humanité Dimanche

Enquête réalisée en ligne du 17 au 19 août 2011. Échantillon de 1035 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

A la demande de L’Humanité Dimanche, Harris Interactive a réalisé un sondage sur l’adhésion des Français à différentes propositions visant à accroître les recettes de l’Etat. Dans un contexte mondial marqué par une préoccupation croissante des acteurs économiques et financiers quant à la capacité des Etats à maîtriser leurs déficits budgétaires et limiter leur dette publique, et quelques jours après l’appel dans le New York Times du multimilliardaire américain Warren Buffet, incitant son gouvernement à davantage solliciter fiscalement les contribuables les plus fortunés, il s’agissait de mesurer l’acceptabilité de différentes propositions permettant d’accroître les recettes du gouvernement français. On le verra, toutes les hypothèses évoquées dans le débat public n’ont pas été abordées. Il s’agissait, essentiellement, de tester différentes hypothèses ayant pour but d’accroître les ressources.

Que retenir de cette enquête ?

Il existe aujourd’hui en France un réel consensus autour d’une contribution fiscale plus importante des personnes les plus fortunées : neuf Français sur dix (89%) se déclarent favorables à une augmentation des impôts pour les personnes les plus fortunées en France, huit Français sur dix souhaitent le rétablissement de l’ISF (80%), et les trois-quarts la suppression du bouclier fiscal (76%), toutes ces propositions étant majoritairement approuvées par l’ensemble des catégories de population, y compris parmi les sympathisants de Droite.

Les Français sont également largement favorables à une taxation de flux financiers liés à l’exploitation d’un capital, qu’il s’agisse de taxer les transactions financières (79% favorables) ou d’augmenter les impôts sur les revenus du capital (69% favorables).

En revanche, les Français sont partagés sur différentes propositions visant à imposer davantage les entreprises ou certains secteurs professionnels, qu’il s’agisse d’augmenter les impôts sur les sociétés (50% favorables contre 46% pas favorables) de supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires (47% favorables contre 50% pas favorables) ou d’augmenter la TVA sur la restauration (43% favorables contre 53% pas favorables).

Les Français sont très hostiles à l’idée d’une augmentation des impôts dont l’assiette est la plus large : 83% ne sont pas favorables à une augmentation de 2 points de la TVA, quand 87% s’opposent à l’augmentation de l’impôt sur le revenu. Cette hostilité à une augmentation des impôts « de masse » est systématiquement majoritaire, y compris chez les sympathisants de Gauche.




Dans le détail de l'enquête

Près de neuf Français sur dix (89%) se déclarent favorables à une augmentation des impôts pour les personnes les plus fortunées en France, dont près des deux-tiers (64%) « tout à fait favorables ». On le voit, il existe aujourd’hui un réel consensus en France sur la nécessité pour les personnes les plus fortunées de participer davantage aux recettes de l’Etat, par le biais de la fiscalité. Ce consensus dépasse les clivages politiques traditionnels, puisque l’idée d’une augmentation des impôts pour les plus aisés est soutenue par 95% des sympathisants de Gauche, mais également 88% des sympathisants de Droite, 89% des sympathisants du Front National, et 92% des personnes ne déclarant aucune préférence partisane.

En cohérence avec ce résultat, 80% des Français se déclarent favorables au rétablissement de l’ISF (dont 55% tout à fait), quand plus des trois-quarts souhaitent la suppression du bouclier fiscal (76% « favorables », dont 48% tout à fait). Le soutien très large à ces différentes propositions est sans doute non seulement animé par une aspiration à davantage de justice sociale, mais aussi exacerbé par le sentiment d’urgence qui habite les Français, à l’heure où l’inquiétude demeure quant à la capacité de la France et de différents Etats européens à faire face à leur dette publique.

Les Français se déclarent également favorables à une imposition plus forte de flux financiers liés à l’exploitation d’un capital : 79% sont favorables à une taxation des transactions financières (dont 49% tout à fait), pour 69% concernant l’augmentation des impôts sur les revenus du capital (dont 36% tout à fait). Si l’ensemble des mesures citées précédemment sont toujours davantage soutenues par les sympathisants de Gauche, notons que les autres catégories de population s’y montrent également largement favorables, à l’exception de la suggestion de rétablissement de l’ISF, qui suscite l’opposition de quatre sympathisants de Droite sur dix.

Les propositions touchant à l’imposition des entreprises suscitent quant à elles des réactions clivées de la part des Français. Ainsi, l’idée d’une augmentation de l’impôt sur les sociétés est approuvée par la moitié des Français (50% favorables), quand l’autre moitié s’y montre plutôt hostile (46% pas favorables). De même, la « refiscalisation » des heures supplémentaires est jugée positivement par 47% des Français, quand 50% s’y opposent ; et la proposition d’augmentation de la TVA sur la restauration reçoit l’adhésion de 43% des Français, pour 53% ne s’y disant pas favorables. Ces propositions de mise à contribution directe de la sphère professionnelle rencontrent une adhésion toujours plus forte chez les sympathisants de Gauche (entre 55% et 62% favorables), et plus faible chez les sympathisants de Droite (entre 39% et 53% favorables). Notons également que les sympathisants du Front National se montrent particulièrement hostiles à la refiscalisation des heures supplémentaires (36% favorables, 63% pas favorables) et à l’augmentation de la TVA sur la restauration (39% favorables, 60% pas favorables).

Enfin, les propositions d’augmentation des impôts et taxes qui concernent le plus grand nombre de Français sont quasi unanimement rejetées : seuls 14% des Français se disent favorables à une augmentation de 2 points de la TVA (23% des sympathisants de Droite, 37% des sympathisants du MoDem, 14% des sympathisants de Gauche, 9% des personnes sans préférence partisane), quand 10% se déclarent favorables à l’augmentation de l’impôt sur les revenus du travail (87% pas favorables, dont 51% pas du tout). Ainsi, s’il existe aujourd’hui un consensus sur la nécessité d’augmenter les contributions fiscales ciblées pour ceux qui en ont le plus les moyens, l’idée d’une augmentation des impôts dont l’assiette est la plus large s’avère extrêmement impopulaire.


Faire payer les riches vraiment, pas dans le style aumône et charité chrétienne, à votre bon coeur, Messieurs - Dames, avec comme réponse tenez mon brave et chapeau bas... Non, leur faire payer la sueur de ceux qui depuis longtemps les ont enrichi, que ça leur coûte plus qu'un pot de vin, ou un bakchich, en voilà une solution transitoire, du genre Haro et sus aux bourgeois !  :)

Salutations communistes,
W catharos
« Modifié: 26 août 2011 à 11:52:01 par W catharos »
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Re : La rigueur est là !
« Réponse #4 le: 02 septembre 2011 à 02:17:00 »
Sur la question de la "règle d'or", telle que proposée en Espagne (y cuando veas cortar la barba del vecino...), la chose est que d'un côté on assure par voie constitutonnelle aux spéculateurs que la dette sera payée, au moyen de l'equilibre budgétaire, mais comme celui-ci n'est que chimère, on leur assure surtout que les dettes de l'état seront couvertes au détriment, s'il le faut, d'autres dépenses de l'état, comme les pensions, le chomage, l'éducation publique et autre...

Salutations communistes
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« Modifié: 02 septembre 2011 à 02:18:43 par fireball »
Patrick Vandeweyer
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