Auteur Sujet: l'"oubli" du sigle du PCF  (Lu 7776 fois)

Hors ligne ROCH

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l'"oubli" du sigle du PCF
« le: 25 janvier 2007 à 10:51:50 »
Hier j'ai pu voir (enfin) les premières affiches de la campagne de MGB, quelle ne fut pas ma surprise de ne voir aucun sigle PCF ou même le mot communiste.
Certains dans ma section m'ont dit que ce n'était qu'un oubli et que tout le monde sait que MGB est communiste et la candidate du PC. Mais, si tout symbolique qu'est le sigle, j'y vois un glissement inquiétant de la stratégie de notre direction, la même stratégie qui nous a conduit au fiasco des collectifs, celle-la même qui fait croire que les partis politiques ne sont pas necessaire, celle qui veut tout englober tout les mécontents mais surtout tout ces bobos parisien qui nous font la morale à tout bout de champ en pensant que les salariés jettent une oreile attentive à ces pseudo-intellectuel de gauche.
J'aimerais avoir la position de la Riposte sur ce sujet, tout symbolique que ce soit.

Hors ligne Christophe-31

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Oubli Volontaire
« Réponse #1 le: 01 février 2007 à 15:26:00 »
Cher ROCH, cet oubli ne m'étonne nullement.

Marie George Buffet, continue de se dire la candidate du rassemblement antilibéral, il est donc "normal" qu'elle n'affiche plus le logo du parti.

Toutefois, là où c'est beaucoup plus inquiétant que cette logique, c'est que les collectifs antilibéraux, (une partie du moins) ne veulet pas de Marie George Buffet, et seuls les communistes la soutienne.

Donc on se retrouve avec les inconvéniants du rassemblement antilibéral : campagne au nom des collectifs, et non sous celui du PCF.

Sans les avantages : Ceux qui disaient soutenir le rassemblement, dénigrent MGB.

Donc voila où nous en sommes, et voila une explication, même si ça ne pardonne en aucun pas.

Christophe

Eragny

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #2 le: 01 février 2007 à 18:30:28 »
J'aurais également aimé voir le sigle du PCF. D'ailleurs, je souhaite depuis longtemps un changement de ce sigle, car un sigle doit être un signe fort. Un logo à proprement parler communiste, aurait été le bienvenue...

Hors ligne bruno

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #3 le: 02 février 2007 à 07:57:35 »
Cet "oublie" n'est que le signe ultime illustrant le reformisme de la direction du PCF.
Aucune mention n'est faite sur le terme communiste, et MGB se présente sous le signe "la gauche..." et les couleurs oranges qui illustre son site de campagne.
Depuis la création du parti européen "la gauche", la direction du PCF veux terminer "sa mutation" où après avoir vidé le programme de ses restes de substances communistes, il ne lui reste plus qu'a changer de nom.

Refusant de le faire de manière frontal, c'est par "petite touches" que nous voyons ce glissement sémantique.
Légitimement les communistes sont inquièt de cet état de faite, et ils ont bien raison de l'être, pour 2 raisons au moins.

1èrement ils connaissent la tradition et l'histoire de notre parti et n'ont pas a rougir particulièrement d'elle, surtout pas de l'engagement des camarades qui ont été sincèrement de toutes les luttes sociales et anticoloniales, de la lutte contre les guerres impérialistes, la torture et les droits des travailleurs.

2èmement car ils préssentent bien qu'il n'y a pas de place pour un 2eme parti reformiste à côté de celui du PS. En effet pour les électeurs quitte à choisir, ils apporteront leur soutiens au plus puissant des 2 parti, Le PS, laissant le "PCF" ou "sous une autre appélation" disparaitre.

Ce relookage, qui pour certains a la direction du parti est le moyens de s'amender de leurs soutiens aux regimes staliniens, a tous ces petits esprits qui ne font ni confiances a la théories, ni a l'experiences  historiques des revolution mais cède aux medias et au marketing ne voient pas la réalité sociale d'où est en train de germer les prochains évenements révolutionnaires en france.

Oui il faut sortir de ses mairie, des palais de la "republique des bourgeois" pour vivre ce que les travailleurs vivent. Il ne suffit pas de charité, car celle ci ne peux ni répondre à la detresse humaine généré par le capitalisme, ni proposer une "autre société".
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

aneck

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #4 le: 19 février 2007 à 15:35:43 »
es-tu favorable Bruno à une nationalisation totale de toutes les entreprises (grandes et petites) ou seulement des très grandes entreprises ?
quelle est ta conception exacte d'un gouvernement communiste actuellement, qui aurait tiré des leçons du passé ?
comment envisages-tu la mise en place d'un tel pouvoir sans prendre le risque de retomber dans la bureaucratie communiste totalitaire ?
ma question n'a rien de subversif ni de antimarxiste... je voudrais juste connaitre ta réflexion sur ce sujet ?
est-ce que la stratégie de Marie-George Buffet n'est pas le fruit de sa connaissance de la politique et de la société française ? est-ce que, comme l'a fait Chavez au Vénézuela, elle ne tenterait pas tout simplement d'adoucir l'image du PCF en vue de séduire un électorat plus large, avec la ferme intention de virer de bord en cas de victoire et d'imposer alors ces nationalisations ? c'est une simple question...

Ghibli

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #5 le: 20 février 2007 à 12:17:17 »
Citation de: "aneck"
est-ce que, comme l'a fait Chavez au Vénézuela, elle ne tenterait pas tout simplement d'adoucir l'image du PCF en vue de séduire un électorat plus large, avec la ferme intention de virer de bord en cas de victoire et d'imposer alors ces nationalisations ? c'est une simple question...


C'est ce que disent toujours les réformistes honteux, comme pour s'amender d'un Bad Godesberg mal digéré et verser ainsi dans le keynésianisme.
Enfin la nationalisation est aussi étrangère au marxisme que TF1 l'est à la culture.
A-t-on aboli les rapports sociaux de production capitalistes en décrétant, ex ante, la nationalisation de certains secteurs économiques ?

Déjà des économistes mercantilistes tel Hales parlaient d'un « common weal » comme base fondatrice du rapport économique. Le capitalisme n'a pu se développer qu'en prenant la forme-nation (et tous ces avatars de politique économique comme le protectionnisme par exemple), pour ensuite la dépasser en prenant une forme internationale.

La nationalisation n'est qu'un artefact transitoire et la marque d'un pourrissement ; en cela, elle n'a rien à voir avec le communisme.

Hors ligne bruno

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #6 le: 20 février 2007 à 16:24:23 »
Bonjour Aneck.

Sur la question des nationalisation je ne partage pas l'avis du post qui me précède. En effet la nationalisation des moyens de production est l'outils pour diriger l'économie, et donc par là le developpement des forces productive, donc du "bienêtre" potentiel de la société.
La question qui est lié a la nationalisation est "pour qui?", dans l'interet de qui ?
En effet tous les gouvernement bourgeois, ont des secteurs nationalisé.
Il s'agit pour une société bourgeoise de subventionner un corps d'état remplissant un service majeur pour le developement du capitalisme national, que les regles du jeux capitalistes ne permettent pas developper de façon optimal .
Par exemple en son temps, la Poste ou l'electricité, qui ont permit un essort des communication ou des technologie permettant au capitalisme national de se developper.
Cependant le capitalisme ne se résoud au nationalisation que de manière épisodique et conjoncturel, soit dans le cadre d'un rapport de force défavorable, soit pour acquerir rapidement un avantage concurrentiel rapide par rapport a ses conccurents étranger.
En effet la nationalisation est le symbole même de l'echec patent du système basé sur la "libre conccurence", et une proie bien tantente pour la classe ouvrière.

Nous avons connus donc de nombreuses nationalisations en france, et pourtant nous n'avons pas eu le socialisme, car tant que la société est la propriéte privé de la bourgeoisie, les nationalisations sont servent ses propres intérets.
Sous le socialisme, le pouvoir sera au mains de la classe ouvrières et les entreprises nationalisés sous le contrôle des travailleurs.

Que devons nationaliser ?

A notre époque de concentration ultime du capital, il suffira de nationaliser les banques, et les principales industries de production et de distribution pour que la classe ouvrière détienne 90% de l'économie.

En effet nombre de PME appartiennent plus a la banque sous forme de créances, prets et autres crédits qu'aux propriétaires juridique.

De plus le gouvernement socialistes adoptera les mesures de protections sociales, et d'aménagement du temps de travail possible et souhaitable pour tous les travailleurs, et donnera a tous les travailleurs (public ou privés) le droit de gestion dans l'entreprises.

Chaque entreprise qui sera fermé, ou délocalisé sera immédiatement nationalisé ainsi que les biens matériel et financier de celles ci, et confié a la gestion des travailleurs.

Sur la question politique, les leçons du passé sont instructives, car c'est seulement la déviation des idées du Marxisme (lié a l'arriération technique et culturel de la Russie d'alors et a la pression de la petite bourgeoisie) qui ont permis l'abomination du Stalinisme.

Donc revenons aux sources de la commune, démocratie directe, revocabilité des élues, peuple en arme plutôt qu'armée permanente, voici les seules façons de faire vivre pleinement la démocratie "ouvrière".
C'est une lutte pied a pied nottement avec tous les réformistes qui parlent de la "grandeur des institutions", de la "Réééépublique", et qui souhaitent brider la démocratie a son expression bourgeoise : représentative.

Sur MGB, je ne pense pas qu'elle veut adoucir une image, le PCF n'a rien a adoucir, le désintéret des travailleur pour celui ci viens de ses messages peu clair (antilibérale), face a une crise profonde, la gauche s'enfonce dans un méa culpa suicidaire laissant le champs libre au FN.
Sans programme clair, crédible, réalisable, les mesurette "raisonnable" sont sans effet pour améliorer la vie des travailleurs, voici la seule raison de leur désinteret de propositions jugés "idéalistes".

A la différence de chavez qui apprend le socialisme au gré de son action politique, réformiste sincère qui souhaite amener son pays au socialisme, il lis Marx, engels, Trotsky alors que MGB ne prette plus d'intéret a la théorie.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

Hors ligne fireball

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #7 le: 20 février 2007 à 19:31:38 »
J’avais lu ce post ce matin mais n’avais pas le temps d’y réagir.
Tout dépend de savoir si on nationalise partiellement dans les limites du capitalisme pour créer un secteur publique auxiliaire du secteur privé et qui se charge des tâches d’aménagement qui ne sont pas rentables pour les capitalistes mais qui son nécessaires au déploiement du système, secteurs que les capitalistes entendent maintenant reprendre à leur compte sous le couvert des théories « néolibérales » (autrement dit les capitalistes en viennent à mettre à sac leur propre état) ou, par contre, si on nationalise d’un point de vue socialiste, et donc sous contrôle ouvrier, les principaux secteurs de l’économie d’un pays pour jeter les bases d’une économie démocratiquement planifiée, en ce sens on peut également parler, si on préfère, de « socialisation ». Mais dire que « la nationalisation est aussi étrangère au marxisme que TF1 l'est à la culture » est manifestement faux, Engels signalait déjà que si la nationalisation n’était pas la solution en elle-même, elle en contenait le germe.
Par ailleurs, si on prend l’exemple du Vénézuela, on pourrait se demander pourquoi les travailleurs de l’usine occupée de Sanitarios Maracay réclament précisément, avec le soutien des camarades de la Corriente Marxista Revolucionaria et de la campagne Pas Touche au Vénézuela, la nationalisation de l’entreprise. Cela a précisément tout à voir avec la transformation socialiste de la société.
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Ghibli

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #8 le: 21 février 2007 à 00:45:05 »
Camarades,

C'est à mon avis une grave erreur que de revendiquer, au nom du marxisme, les nationalisations et c'est faire ainsi oeuvre d'occultation des enseignements historiques sur l'expérience révolutionnaire.

Pas une fois, que ce soit dans des textes aussi fondateurs que « Principes Du Communisme » ou le « Manifeste du Parti Communiste », le terme de « nationalisation » n'est évoqué.
À ce titre, Engels dans les Principes emploie celui de « communauté des biens », ce qui a un tout autre sens et en cela, fait assumer pleinement au marxisme sa filiation avec le « Manifeste des Égaux » des révolutionnaires Babeuf et Maréchal qui, eux aussi, y avaient recours. L'abolition de la propriété privée est, elle, l'impérieuse nécessité, concomitante avec la prise du pouvoir politique.

La nationalisation, tel qu'entendu, est la voie royale vers la dépossession du processus révolutionnaire (qu'elle prenne la forme d'une captation bureaucratique ou autre selon les conditions historiques données), chose qu'avaient si bien pressenti Lénine ou Lukacs, ce dernier caractérisant le stalinisme en un « bonapartisme révolutionnaire ». Le résultat historique de cet état de fait est non la dictature du prolétariat, mais la dictature sur le prolétariat et qui plus est, suprême ironie, en son nom...

Par renversement dialectique, l'économie bourgeoise n'a eu cesse de faire l'apologétique de l'existence du marché comme une condition sine qua non de toute société réellement démocratique et libre, alors que l'expérience historique nous montre, tant s'en faut, le contraire.
En ce sens, nous commettons symétriquement la même erreur, en prenant comme postulat celui des nationalisations.

Ghibli

Hors ligne fireball

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #9 le: 21 février 2007 à 10:59:02 »
C’est vrai qu’Engels n’emploie pas le mot “nationalisation”, il parle de la “propriété d’Etat » mais en quoi consiste alors la nationalisation d’une entreprise privée? A en faire une propriété de l’Etat ! Voyons donc ce que disait exactement Engels à ce sujet :
« …Mais ni la transformation en sociétés par actions, ni la transformation en propriété d'État ne supprime la qualité de capital des forces productives. Pour les sociétés par actions, cela est évident. Et l'État moderne n'est à son tour que l'organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste contre des empiètements venant des ouvriers comme des capitalistes isolés. L'État moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste : l'État des capitalistes, le capitaliste collectif en idée. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété, et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n'est pas supprimé, il est au contraire poussé à son comble. Mais, arrivé à ce comble, il se renverse. La propriété d'État sur les forces productives n'est pas la solution du conflit, mais elle renferme en elle le moyen formel, la façon d'accrocher la solution. » (dans l’édition espagnole du texte « el mecanismo de la solución », le mécanisme de la solution)
(…)En transformant de plus en plus la grande majorité de la population en prolétaires, le mode de production capitaliste crée la puissance qui, sous peine de périr, est obligée d'accomplir ce bouleversement. En poussant de plus en plus à la transformation des grands moyens de production socialisés en propriété d'État, il montre lui-même la voie à suivre pour accomplir ce bouleversement. Le prolétariat s'empare du pouvoir d'État et transforme les moyens de production d'abord en propriété d'État. » (Fredéric Engels, l’Anti-dühring)
Et ça dans mon village cela s’appelle nationaliser !
En fait, Marx, Engels et Lénine considéraient non seulement la propriété d’État mais également les sociétés anonymes comme une forme de socialisation de la propriété sous le capitalisme, comme une preuve que le développement des forces productives avait dépassé les limites propres au capitalisme et que celui-ci était arrivé à maturité pour la révolution sociale. Lénine y voyait les manifestations de la nouvelle société dans l’ancienne.
Je ne vois pas, pour ma part, ou diable notre camarade a-t’il péché l’idée selon laquelle « la nationalisation est étrangère au marxisme », pas chez les auteurs marxistes en tout cas.
Ce sujet est également traité par Ted Grant dans « la théorie marxiste de l’État » ou il soumet à la critique la théorie de Tony Cliff du « capitalisme d’Etat » en URSS, autre texte très utile pour comprendre la position du marxisme sur cette question.
J’ajouterais, pour terminer, que du point de vue Ghibli on ne voit pas bien pourquoi les marxistes devrions nous opposer à la privatisation des services publics et à celle de l’ensemble des entreprises nationalisées, si cela n’a rien a voir avec le communisme. Du point de vue de Marx, Engels et Lénine ceci est parfaitement clair.
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #10 le: 21 février 2007 à 20:02:30 »
« C'est à mon avis une grave erreur que de revendiquer, au nom du marxisme, les nationalisations » (…) « L'abolition de la propriété privée est, elle, l'impérieuse nécessité, concomitante avec la prise du pouvoir politique. »

Et pendant ce temps que conseille t’on aux travailleurs qui font face à la fermeture de leur entreprise pour cause de restructuration, délocalisation, plans de réduction d’emploi ou parce que, comme dans le cas de Sanitarios Maracay, ils étaient trop combatifs et ont mené le propriétaire à préférer fermer boutique et mettre tout le monde à la porte plutôt que d’accepter leurs revendications.
Doivent ils réclamer la nationalisation (ou re-nationalisation dans le cas des entreprises privatisées) de leur entreprise et bien sur l’occuper et la remettre en route sous leur contrôle ou doivent ils simplement rentrer chez eux avec leur feuille de licenciement en poche en se contentant d’une indemnisation s’ils y ont droit car ce serait une erreur d’exiger la nationalisation d’un point de vue « marxiste ». Parce que c’est l’un ou l’autre, ou l’entreprise passe à l’état ou le capitaliste en reste propriétaire et dans ce cas ou il ferme l’usine ou bien les travailleurs acceptent de travailler dans leurs anciennes conditions de travail avec l’un ou l’autre capitaliste à la tête si l’entreprise devait être reprise.
Si telle doit être la tactique « marxiste » à adopter, alors ce n’est pas la peine de faire de la propagande communiste dans les usines car les travailleurs n’en verront jamais l’utilité.
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Vlad

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« Réponse #11 le: 23 février 2007 à 01:01:07 »
Je crois que Ghibli veut dire par là qu'il faut socialiser plutôt que nationaliser, donc ce que tu as dit plus haut.
Tu penses quoi de la différence entre socialisation et nationalisation ? Est-ce qu'on peut considérer que la socialisation est une forme de nationalisation populaire ?

Hors ligne fireball

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l'"oubli" du sigle du PCF
« Réponse #12 le: 23 février 2007 à 13:23:35 »
Lorsque nous parlons de nationalisation, nous ne parlons pas de nationaliser dans le sens capitaliste (et réformiste) de créer un secteur public comme appendice du secteur privé et dans lequel l’organisation du travail demeure sur des bases capitalistes (hiérarchisée et bureaucratisée entre autre choses). En fait, ce genre d’entreprise passe de la propriété des capitalistes individuels à être celle de l’état capitaliste.
Il ne s’agit pas non plus de la formule stalinienne de la nationalisation par au dessus ou l’ensemble des secteurs fondamentaux de l’économie sont nationalisés, l’économie planifiée et le capitalisme par conséquent aboli, comme en URSS (n’en déplaise aux adeptes de la théorie du « capitalisme d’état ») ce qui constituait sans aucun doute un pas en avant, comparé au capitalisme, mais ou la planification était également hiérarchisée et bureaucratique et ou la démocratie ouvrière faisait cruellement défaut ce qui a fini par ruiner la planification nationalisée et la transition au socialisme.
Il s’agit de la nationalisation sous contrôle ouvrier, de l’expropriation de la classe capitaliste et de la prise du pouvoir par les travailleurs, dans les entreprises et à la tête de l’Etat, en fait il s’agit de retirer la direction de la société des mains d’une poignée de parasites dont le rôle progressiste est depuis longtemps révolu et de la placer dans les mains des travailleurs. En ce sens on peut donc parler aussi de socialisation.
Pour mieux cerner l’idée, je te renvoie à l’article suivant de Greg Oxley
www.lariposte.com/Pour-une-planification-democratique-et-socialiste-de-553.html
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Vlad

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« Réponse #13 le: 23 février 2007 à 18:33:46 »
Je crois que je suis globalement d'accord avec ce que tu dis. Cependant je voudrais revenir sur certains points:
D'abord tu écris que la nationalisation socialiste est fondamentalement différente de la nationalisation capitaliste. Je suis tout à fait d'accord, et je trouve que le terme "capitalisme d'Etat" est contraire à l'analyse marxiste du Capital et contribue à en perdre le sens. Mais la question que je me pose, c'est "que faire ?" Est-ce que nous devrions soutenir absolument des plans de nationalisation réformistes, que ce soit ceux de MGB ou du PS, ou devrions nous soutenir exclusivement la nationalisation socialiste. Il me semble, comme tu l'as dit toi-même, que les nationalisations d'après guerre ont été favorables au capitalisme keynesien. Pourtant le PCF d'après guerre a pris une grande part dans ces nationalisations parce qu'elle ont permis de protéger la classe ouvrière sur le court terme. Je pense qu'il s'agit là d'un dilemme. Et je crois pourtant que nous devons soutenir ces nationalisations, et La Riposte elle-même soutient la candidature de Mme Buffet.

D'autre part, je n'ai pas très bien compris si tu t'opposais aux planifications en général, ou uniquement aux plannifications sans contrôle ouvrier. Parce qu'il me semble qu'une plannifications ne peut être ordonnée que par en haut, et que la décision d'en haut doit être contrôlée par la base. Je voudrais savoir si on ne peut pas considérer par exemple les conseils d'usine qui ont étés supprimés à Cuba comme une forme importante de contrôle ouvrier.

Si on sépare la théorie de la pratique, que penses tu de cet extrait d'un discours de J.Staline ?

"Certains camarades pensent qu'on ne peut contrôler les gens que par en haut, lorsque les dirigeants contrôlent les dirigés d'après les résultats de leur travail. C'est faux. Le contrôle par en haut est évidemment nécessaire comme une des mesures effectives permettant de contrôler les hommes et de vérifier l'exécution des tâches. Mais le contrôle par en haut est loin d'épuiser toute l'œuvre de vérification. Il existe encore un autre genre de contrôle, le contrôle par, en bas, lorsque les masses, lorsque les dirigés contrôlent les dirigeants, signalent leurs fautes et indiquent le moyen de les corriger. Ce genre de contrôle est un des moyens les plus efficaces pour vérifier les hommes.
La masse des membres du Parti contrôlent leurs dirigeants aux réunions de l'actif, aux conférences, aux congrès où ils entendent leurs comptes rendus d'activité, en critiquant les défauts, enfin en élisant ou n'élisant pas aux organismes de direction tels ou tels camarades dirigeants. Application stricte du centralisme démocratique dans le Parti, ainsi que l'exige le statut de notre Parti ; constitution des organismes du Parti absolument par voie d'élection ; droit de présenter et de récuser les candidatures ; vote secret, liberté de critique et d'autocritique, toutes ces mesures et autres analogues, il est nécessaire de les mettre en pratique pour pouvoir, entre autres, faciliter la vérification et le contrôle des dirigeants du Parti par la masse des membres du Parti.
Les masses sans-parti contrôlent leurs dirigeants économiques, syndicaux et autres, aux réunions de l'actif sans-parti, aux conférences de masse de tout genre, où elles entendent les comptes rendus d'activité de leurs dirigeants, critiquent les défauts et indiquent les moyens de les corriger.
Enfin, le peuple contrôle les dirigeants du pays pendant les élections aux organismes du pouvoir de l'Union soviétique, par le suffrage universel, égal, direct et secret."

aneck

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« Réponse #14 le: 26 février 2007 à 14:18:05 »
bonjour Bruno, merci pour ta réponse, je me sens plus proche de ta vision des choses qu'une position plus radicale qui voudrait suprimer toute possession privée de manière générale : ce serait une catastrophe et je ne dis pas ça pour moi puisque je ne possède rien !
effectivement, le secteur bancaire est sans aucun doute le plus important à nationaliser, avec à mon avis les secteurs des énergies et des transports, mais quelle est ta position par rapport à l'agriculture (qui va de pair selon moi comme j'ai déjà pu le dire avec la gestion et la protection de l'environnement) ?
et l'art ? la culture ?