Auteur Sujet: ils ont sauvés ingrid  (Lu 2680 fois)

Hors ligne ROCH

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ils ont sauvés ingrid
« le: 03 juillet 2008 à 12:03:50 »
Salut, j'espère que vous êtes tous au courant ingrid est libre, si vous ne le saviez pas c'est que vous le faites exprès.
Une question me tarraude, de quoi vont nous parler les journalistes maintenant!!!!!!
Les pauvres un marroniers comme ça ils sont pas prêts d'en retrouver un de si tôt!!!!!!!
Faut qui se dépêchent septembre arrive, et les mouvements sociaux vont reprendre, alors vite un ouragan, un otage, des attentas, s'il vous plait, ils vont quand même pas nous parler des grèves, non mais sans déc.
Fraternellement
ROCH

Hors ligne Virgile

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Re : ils ont sauvés ingrid
« Réponse #1 le: 03 juillet 2008 à 13:38:15 »
Citer
Une question me taraude, de quoi vont nous parler les journalistes maintenant!!!!!!

Je pense qu'on a(malheureusement) pas fini d'en entendre parler. Le temps qu'elle écrive un livre, qu'elle passe chez Drucker, qu'un film sorte etc. etc.

Le plus intéressant dans cette affaire est la réaction des différents leaders politique de gauche comme de droite. Tous ont exprimé leur "joie" de voir Ingrid Betancourt libérée, érigée comme le symbole de la lutte pour la liberté, sans jamais parler de la politique d'Uribe en Colombie. Est-il nécessaire de rappeler les militants politiques et syndicaux de gauches emprisonnés et torturés(avec des méthodes qui n'ont rien à envier à celles des FARC) ou les liens entre Uribe et le milieu de la drogue.

Ingrid Betancourt, issue de la bourgeoisie colombienne, est ce qui se fait de plus réactionnaire politiquement (elle avoue être proche d'Uribe). Bref l'icône de la liberté relève de la blague et permet de donner bonne conscience aux bobos comme Renaud en leur permettant de montrer leur "engagement". C'est également un très bon moyen pour la classe dominante de détourner les salariés français des problèmes fondamentaux, en décrétant la libération d'Ingrid Bétancourt comme une "cause nationale" qui transcenderait les divergences politiques.
Je pense que si Ingrid Betancourt ne faisait pas partie de la bourgeoisie les gouvernements successifs ne se seraient jamais donnés autant de mal pour la libérer. Jamais rien ne sera fait pour libérer les syndicalistes et les militants politiques de gauches emprisonnés dans le monde, pas plus que pour protester contre les conditions de rétention à Guantanamo.

Fraternellement,

Virgile
« Modifié: 14 octobre 2009 à 16:07:27 par Virgile »

Hors ligne gabriel

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Re : ils ont sauvés ingrid
« Réponse #2 le: 03 juillet 2008 à 17:21:47 »
Chers camarades,

En effet comme vous le constatez on assiste à un carnage médiatique au sujet de la libération d'Ingrid Bétancourt et maintenant on est peut être malheuresement sûr que pendant quelques semaines les médias  vont manipuler l'opinion publique comme ils le font sans cesse et donc les médias vont détourner l'opinion publique car pendant ce temps les médias ne disent pas un mot sur la situation désastreuse dans laquelle nous a mis l'empereur Sarkozy et son gouvernement et les médias ne disent pas un mot sur la crise du capitalisme mondial et toutes les atrocités (flambées des prix, baisse du pouvoir d'achat, famines, crise alimentaire, précarité, chômage, exploitation sauvage, injustices et inégalités sociales croissantes...) que cette grave crise amène.

Et en effet comme l'a dit Virgile Ingrid Bétancourt est une personne complètement réactionnaire et pour cause elle est appartient au parti libéral colombien et en effet l'icône de la liberté relève du mensonge car en effet elle avait dit qu'elle se déclarait proche d'Uribe le président ultra-réactionnaire de la Colombie qui fait subir de terribles conditions de vie aux masses populaires colombiennes.
Et ça s'est sûr les médias ne disent pas un mot sur les syndicalistes et les militants de gauche qui sont victimes de terribles répressions et de terribles oppressions notamment  les médias n'ont jamais évoqué les conditions de vie terribles que subissent les travailleurs des mines de Gafsa en Tunisie et pareil sur la répression violente dont sont victimes les travailleurs marocains de Sidi Ifni et en effet comme l'a aussi l'a dit Virgile aucune protestation n'est faite par les médias contre les conditions absolument monstrueuses de la pire prison au monde (Guantanamo).
Cecis prouve encore fois le caractère manipulateur des médias bourgeois qui sont à la botte de ses parasites capitalistes et réactionnaires.

Fraternellement,

Gabriel

« Modifié: 03 juillet 2008 à 17:24:37 par gabriel »

Hors ligne ROCH

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Re : ils ont sauvés ingrid
« Réponse #3 le: 04 juillet 2008 à 08:00:15 »
Exemples des choses passant à la trappe, discussion pour la casse des 35h, ou un amendement pour augmenter le nmbre de jour travaillés par les cadres (nbre de jour qui, en enlevant les vaccances ne permet pas 48h de repos hebdo).
Merci ingrid, Sarko se devait bien de l'invité à l'élysée, c'est la moindre des choses quand même..........
Fraternellement
ROCH

Hors ligne Greg Oxley

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Re : ils ont sauvés ingrid
« Réponse #4 le: 05 juillet 2008 à 12:53:15 »
Chers camarades,

Quel spectacle écoeurant, tout ce matraquage médiatique. Sarkozy n'était pour rien dans cette affaire. Elle est arrivée, accueillie en "héroïne", alors que d'autres - de simples travailleurs et leurs familles qui remplissent les centres de rétention derrière des barbelés - sont sur le départ. De leur "calvaire" à eux, on n'en parle pas !

Cette Bétancourt était moins pénible quand elle était dans la jungle, finalement :

"Je regarde cet homme extraordinaire qui a tant lutté pour moi et je regarde aussi à travers lui toute la France", a-t-elle poursuivi en saisissant la main du président Sarkozy."

Quelle sotte !

Greg Oxley

Hors ligne fireball

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Re : ils ont sauvés ingrid
« Réponse #5 le: 05 juillet 2008 à 22:05:58 »
Je vous traduis de l’espagnol un article écrit par Pascual Serrano, editeur de la page web de gauche Rebelion et membre du comité de rédaction de Mundo Obrero, l’organe du Parti Communiste d’Espagne (PCE).

« Je vois un mouvement d’indignation parmi les secteurs progressistes vénézueliens face à la réaction de mépris d’Ingrid Betancourt et de sa famille envers les personnes qui ont eu tant d’intéret pour sa libération, particulièrement le président du Vénézuela Hugo Chávez et la sénateur Piedad Córdoba. Ils parlent de trahision à cause de ce qui est selon toute évidence une preuve d’ingratitude.

Betancourt et sa famille n’ont trahi personne, ils sont retournés à la classe sociale à laquelle ils ont toujours appartenu : la bourgeoisie neo-libérale fortunée de Colombie. Ingrid est la fille de Gabriel Betancourt, ministre d’éducation du gouvernement du dictateur Gustavo Rojas Pinilla et de Yolanda Pulecio qui fut reine de beauté,  Miss Colombie et représentante de Bogotá à la Chambre. Betancourt, en tant que bonne fille de l’oligarchie, a fait ses études secondaires au lycée français de Bogotá et plus tard elle a étudié les sciences politiques en France, à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris ; elle s’est spécialisée en commerce extérieur et relations internationales. Elle a vécu à Paris ou son père était Ambassadeur à l’UNESCO ; c’est là qu’elle a connu son premier mari, le diplomate français Fabrice Delloye, auquel elle s’est mariée en 1981.

Après son divorce en 1990, elles adhéra au Parti Libéral, ou elle a travaillé comme conseillère du ministre des Impôts, Rudolf Hommes et du Commerce Exterieur, Juan Manuel Santos, pendant le gouvernement de César Gaviria. Ingrid s’est mariée en secondes noces avec le publiciste colombien Juan Carlos Lecompte. Pendant cette période elle a écrit le livre La Rage au cœur, édité à l’origine en français, exprimant sa vision du gouvernement d’ Ernesto Samper.

Son soutient populaire en tant que candidate à la présidence de la Colombie pour le Parti Libéral n’était que de 0,8% d’intention de vote quand elle fut raptée.
Alors que des centaines de simples soldats et civiles anonymes aux mains des FARC et beaucoup plus de paysans et modestes collaborateurs de la guerrilla sans délits de sang pourrissaient dans les prisons colombiennes,

Hugo Chávez et Piedad Córdoba avaient choisi la fille du ministre de la dictature et de la Miss Colombie comme emblême de leur lutte pour l’échange humanitaire.
Les médias internationaux, la France en tête, se sont unis à la croisade jusqu’au point d’élever Ingrid Betancourt au rang d’héroïne nationale. Évidemment, la famille de la raptée, qui ne se serait jamais approchée d’un président venu de la montagne, ne dédaignait aucun leader social exigeant la liberté d’Ingrid. S’il fallait critiquer Uribe pour pouvoir se trouver face aux caméras aux côtés d’un chef d’État demandant la libération de sa fille, et bien il n’y avait qu’à le critiquer.

Coyant faire pression a faveur d’un accord humanitaire, Chávez et Piedad ont transformé Ingrid en un exemple de résistance et de lutte et la guerrilla en un monstre qui retenait une brave fille, épouse et mère de famille.
Pendant que Piedad Córdoba risquait sa vie et Hugo Chávez son référendum constitutionnel, le mythe grandissait au yeux des naïfs qui croyaient que leurs bonnes intentions seraient l’objet de la reconnaissance de la famille, des médias et même du gouvernement français. Ils ne comprirent pas qu’ils se faisaient seulement utiliser.

Ingrid devient un symbole international de la cruauté des FARC alors que les soldats anonymes et les guerrilleros continuent à pourrir dans la jungle ou en prison.
Leurs mères ne sont pas invitées à « aló Presidente » et personne ne les interviewe à Telesur.

Le trophée objet de la cupidité obtient la liberté de la main d’Uribe et retourne aux côtés de sa classe, de son idéologie et de sa condition pleine de haine, en toute logique, contre ceux qui l’ont privée de six ans de liberté. Elle se fait photographier aux côtes du ministre de la guerre de Colombie, elle demande la réelection d’Uribe, elle dit, habillée en militaire, qu’elle sera un soldat contre les FARC. Elle part vers la France et embrasse, face aux caméras, un des présidents européens qui se situe à la tête de l’emprisonnement des colombiens qui débarquent en Europe sans papiers. Elle n’a plus aucun interêt ni pour Chávez ni pour Piedad, elle n’a plus besoin d’eux pour attirer l’attention de l’opinion publique internationale. »

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=69853


« Modifié: 05 juillet 2008 à 22:39:41 par fireball »
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases