Cher W catharos,
en fait, les deux partis issus de la classe ouvrière française, le PS et le PCF sont des partis sociaux-démocrates, de nature réformiste. Ce sont les deux partis traditionnels vers lesquels la grande majorité des salariés se tournent lorsqu'ils veulent infliger une défaite à leurs ennemis capitalistes. Mais disons que le réformisme du PCF est moins mou que le réformisme du PS.
Il existe de bons camarades à LO ou au NPA, mais ils seraient bien plus utiles dans notre lutte pour rétablir le socialisme dans le programme du PCF. Surtout lorsque l'on voit les affiches de ces deux partis, qui ne sont pas moins réformistes que celles du PCF.
Je te joins un extrait d'un texte que nous avons publié pour les régionales.
Au deuxième tour, la direction du PCF prévoit de fusionner systématiquement avec le PS. Il faut « s’unir pour battre la droite », explique-t-elle. Nous sommes sensibles à cet argument, comme le sont de nombreux électeurs de gauche. Mais il a ses limites. Premièrement, le PCF ne devrait pas fermer les yeux sur le programme défendu par les candidats socialistes locaux. Lorsque ce programme comporte des mesures réactionnaires – ou lorsque les candidats socialistes ont mené des contre-réformes, lors du précédent mandat –, le PCF doit marquer son désaccord en refusant de « fusionner » avec le PS, au deuxième tour. Cela n’exclut pas la possibilité que le parti apporte un soutien critique à des candidats socialistes, dès lors qu’il explique clairement ses points de désaccord.
Deuxièmement, lorsque le PCF participe à une liste de deuxième tour avec le PS, il ne doit en aucun cas renoncer à présenter et défendre publiquement un programme communiste. Liste commune ne doit pas signifier fusion des programmes.
Fraternellement