Auteur Sujet: élections 2007  (Lu 13379 fois)

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élections 2007
« Réponse #30 le: 10 février 2007 à 00:39:10 »
Le bon sens pres de chez vous ...
Ah qu'il est doux de voir qu'Aneck a tout compris a la politiques, mais pourquoi avec tant de points de convergences ne pas converger ? par nombrilisme ? ce serais prendre tous les militants pour des nombrilistes ...

reprennons tes arguments uns a uns :
Citer
par rapport au problème du chomâge : si l'Etat choisissait (dans un sursaut de bon sens, une fois n'est pas coutume) d'investir massivement dans les secteurs du recyclage des déchets, des énergies renouvellables, des constructions bioclimatiques qui ne sont pas comme on veut trop souvent le faire croire plus onéreuses que les parpaings, des transports publics non polluants, de la recherche en motorisations hybrides,...etc... cela permettrait non seulement de préserver l'environnement, mais aussi de creer de nombreux emplois qualifiés, mais également (et oui ! d'une pierre trois coups !!!) de faire faire des économies d'énergies à l'Etat et aux particuliers ...

en ce qui concerne l'agriculture :
pourquoi donner le maximum de subventions aux grosses exploitations les plus polluantes et non pas aux petits producteurs bio ?

Mais de quel etat par tu ? celui des multinationales capitalistes qui protege leurs intérets ? leur domination impérialistes sur les matières premières (petrole, gaz, charbon) des pays en developement ?
Oui il ne s'agit pas de "bon sens" Aneck, cet etat que tu appelle a la raison n'est pas stupide, mais il travaille dans les intérets de la classe dominante les interets de la classe capitaliste.
Quel etat capitaliste de succrois va financer des plans de developpements non polluants ? Les capitalistes se livrennt une concurrence effroyable où chaque investissement compte dans leurs budgets. Exit les investissements non rentable dans leur courses a la "compétitivité" l'environnement est un de ces investissements non rentable, d'ou le désintéret des capitalistes et de leurs etats pour s'attacher a cet question.
Et tu peux toujours penser a raisonner cet etat capitaliste tu auras autant de chance de réussite de de demander a un tigre de devenir végétarien.


Citer
en ce qui concerne l'agriculture :
pourquoi donner le maximum de subventions aux grosses exploitations les plus polluantes et non pas aux petits producteurs bio ?


Parcequ'une agriculture mécanisée et productive est la seule a même a produire en masse pour les besoins de la population, a moins que tu souhaite que nous cultivions tous notre propre potager, ce qui n'as pas empecher dans l'histoire disette et famine... famine et disette inconnues en europe depuis la mécanisation de l'agriculture et l'emploi des techniques modèrnes.



Citer
pourquoi encourager des cultures intensives qui assèchent nos cours d'eau au lieu d'une agriculture raisonnée et bien répartie sur le territoire...


Mais qu'est qu'une agriculture raisonnée ? et bien répartis sur le territoire ? peux t'on cultiver de tout partout, et a moindre cout financier et de mains d'oeuvre ? Aneck je sent que tu veux revenir a l'assolement trienal...

Citer
Bové et Cie n'ont pas tout à fait tord, ne vous en déplaise, lorsqu'il dénonce des grandes multinationales comme Monsanto : les ogm sont dangereux pour la santé mais pas dans d'assez fortes proportions pour qu'ils soient interdits en France...


Ah le combat contre les OGM, sur cette question je te renvoie a mon article : http://www.lariposte.com/OGM-la-culture-du-profit.html?var_recherche=ogm

Bien sur il faut combattre la marchandisation du vivant, la dissémination des plantes ogm en plein champ, mais non on ne peux pas jetter le bébé et l'eau du bain, les diabétiques et les rachétiques peuvent te parler eux des bénéfices des OGM

allez donc faire un tour sur le site de l'association Kokopelli et vous comprendrez que le combat international de demain ne se base pas uniquement sur la classe ouvrière...
ouvrez les yeux sur l'ensemble des mensonges qui découlent de la pression des grands groupes financiers sur nos politiciens fantoches !!!

Bon sincèrement moi je suis du combat d'aujourd'hui celui de demain des petits hommes vert ne m'interesse pas. mais la question essentiel c'est que tu ne comprend pas quelle est le moteur des sociétés humaines et donc en fonction de l'histoire les classes amenés a jouer un rôle moteur.
je te conseillerai cet ouvrage pour éclairer ta lanterne et te faire réfléchir :
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450000.htm
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

aneck

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élections 2007
« Réponse #31 le: 10 février 2007 à 12:44:54 »
mais c'est exactement ce que je vous reproche très cher Bruno : ne pas arriver à comprendre que les problèmes d'environnement et d'agriculture sont très étroitement liés aux problèmes de misère et de famine dans le monde...
quand je parle d'agriculture intensive et non raisonnée tu me répond solution contre la famine : mais sur quelle planète vis-tu toi aussi ? si tu crois que les quantités déraisonnables de maïs produits dans nos campagnes servent à nourrir la population tu fais erreur : c'est majoritairement du maïs de mauvaise qualité destiné à l'alimentation de volailles de mauvaise qualité également qui grandissent bien à l'abri du soleil... tout ça pour nourrir la population ?... pour faire du chiffre sur le dos de notre santé plutôt !!!
ton combat marxiste est un combat qui remonte au début du 20ième siècle, les temps ont changés, la société aussi, il est temps d'ouvrir les yeux : le problème ne se trouve plus uniquement entre le patronat et la classe ouvrière, mais entre l'ensemble de la population mondiale d'un côté et les grands groupes financiers de l'autre...
la survie de l'espèce humaine dépend aussi du ralliement des idées marxistes à celles de l'écologie !!! un "éco-communisme" !!!
en ce qui concerne les décisions de l'Etat, je me suis mal exprimée : je parlais d'un hypothétique Etat élu par nos soins, c'est-à-dire un Etat de gauche, et non pas l'Etat actuel...
les petits hommes verts te saluent bien :lol:

Communard

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élections 2007
« Réponse #32 le: 10 février 2007 à 15:12:58 »
Citation de: "aneck"
mais c'est exactement ce que je vous reproche très cher Bruno : ne pas arriver à comprendre que les problèmes d'environnement et d'agriculture sont très étroitement liés aux problèmes de misère et de famine dans le monde...

J'ai beau relire encore et encore je ne vois pas en quoi Bruno n'a pas compris cela. Au contraire, son discours général est porté contre ce qui est cause de la misère dans le monde et en France : le capitalisme.

Citation de: "aneck"
quand je parle d'agriculture intensive et non raisonnée tu me répond solution contre la famine : mais sur quelle planète vis-tu toi aussi ?

Ne dis-tu pas quelques lignes plus haut que "les problèmes d'environnement et d'agriculture sont très étroitement liés aux problèmes de misère et de famine dans le monde..."

Citation de: "aneck"
si tu crois que les quantités déraisonnables de maïs produits dans nos campagnes servent à nourrir la population tu fais erreur : c'est majoritairement du maïs de mauvaise qualité destiné à l'alimentation de volailles de mauvaise qualité également qui grandissent bien à l'abri du soleil... tout ça pour nourrir la population ?... pour faire du chiffre sur le dos de notre santé plutôt !!!

Je ne pense pas que Bruno soit en accord avec le mode de production que tu décris. Il affirme simplement que vu le nombre de la population en France, nous ne pouvons pas nous permettre de retourner à une ancienne forme d'agriculture primitiviste. Il affirme en somme que pour répondre aux besoins de nourriture de la population il faut une agriculture qui puisse répondre à ces besoins, ce qui ne va pas en contradiction avec une agriculture respectueuse de l'environnement mais néanmoins mécanisée.
C'est aussi ma position, je pense qu'on peut mettre en place une agriculture moderne, efficace et écologique.
Bien sûr cela ne sera réellement mis en place que si on collectivise les biens et moyens de productions agricoles. En effet quand la terre cultivée sera soumise au contrôle continu des classes laborieuses on pourra mettre en place cette nouvelle agriculture car les classes laborieuses savent que la terre qu'elles cultivent lui sont nécessaires.

Citation de: "aneck"
ton combat marxiste est un combat qui remonte au début du 20ième siècle, les temps ont changés, la société aussi, il est temps d'ouvrir les yeux : le problème ne se trouve plus uniquement entre le patronat et la classe ouvrière, mais entre l'ensemble de la population mondiale d'un côté et les grands groupes financiers de l'autre...

Grossière erreure !!!
On voit bien là le formatage de la propagande bourgeoise contre le marxisme et sa diffusion. En effet, il est très à la mode aujourd'hui de dire que le communisme c'est dépassé et que Marx et sa pensée sont devenues ringardes. Et pourtant, juste en lisant ses écrits on ne peut que s'étonner de voir que malgré ce que veut faire croire la pensée dominante, la pensée de Marx prend très fortement sa place aujourd'hui. Ses analyses, ses concepts etc sont d'une actualité frappante !
Ensuite ce n'est pas parce que le Marxisme remonte à la fin du XIXe siècle que celui-ci est aujourd'hui erroné.
C'est bien parce que la classe capitaliste domine le prolétariat dans les rapports de force de la Lutte des Classes que plus que jamais on subit le capitalisme le plus sauvage possible avec tout ce que cela comporte comme conséquences politiques, sociales, économiques et écologiques.
En effet, la classe dominante capitaliste ne sintéresse qu'au profit qu'elle peut faire. Elle voudra toujours plus de profit sur du court terme et se moque des effets à moyen et long termes sur l'environnement.
La Bourgeoisie est en train de mener l'humanité à sa perte en même temps qu'elle ménera sa propre classe à sa perte car elle est obligée de créer la classe révolutionnaire qui la renversera pour continuer à se perpétuer à elle-même : le prolétariat.
On peut dire avec raison que 'en gros' les classes riches ont besoin d'une classe exploitable, les classes laborieuses, pour pouvoir continuer à subsister et s'enrichir sur le dos des dites classes laborieuses (Prolétariat).

Citation de: "aneck"
la survie de l'espèce humaine dépend aussi du ralliement des idées marxistes à celles de l'écologie !!! un "éco-communisme" !!!

Bien que chez les communistes on a pas toujours été à la pointe du combat écologique je trouve que le communisme actuellement à très bien intégré dans ses combats ceux pour l'homosexualité, l'écologie, etc...

Citation de: "aneck"
en ce qui concerne les décisions de l'Etat, je me suis mal exprimée : je parlais d'un hypothétique Etat élu par nos soins, c'est-à-dire un Etat de gauche, et non pas l'Etat actuel...

Tu est donc d'accord sur le fait qu'il faut briser l'Etat capitaliste pour créer un nouvel Etat qui soit l'outil aux mains du prolétariat c'est-à-dire un Etat socialiste ?[/quote]

Hors ligne bruno

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élections 2007
« Réponse #33 le: 10 février 2007 à 18:38:31 »
Les diatribes d'Aneck sont pour une large par issu de son inculture marxiste.

Je ne répetterai pas ce qu'a dis communard, car ce qui est exprimé plus haut est compréhensible par tous ceux qui ne font pas preuve de mauvaise fois.

En ce qui concerne l'écologie et le marxisme je t'invite a lire les ecrits d'Engels sur la question : Dialectique de la nature,  Le rôle du travail dans la transformation du singe en homme... dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres (histoire, sociologie, économie, politique) les marxistes ont été des précurseurs.
Encore faut'il se donner la peine de les lires pour les critiquer et pour évaluer ce qui a effectivement vieilli ou non.
A ce sujet il n'y a pas de livre plus actuel que le manifeste du parti communiste pour comprendre les phénomènes de globalisations monopolistique du capitale. Ce qui n'etais qu'une conjecture pour Marx, conjecture basée sur l'analyse des phénomènes économiques capitalistes (la conccurence), est une réalité tangible et cruelle de notre époque.

Car quoi que tu puisse penser les lois de la gravitation s'appliquent toujours à notre époque malgré leurs découvertent par Newton au 18eme siecle .

Je t'invite aussi a lire Proudhon, et les autres socialistes utopiques et anarchistes où tu veras que les idées "défendus" par les Verts, Ecolos, Bovistes ne sont qu'un resucé d'écrits du 19eme en leur temps brillament remis à leur place par Marx (Misère de la philosophie) et Engels (l'Anti-Dhuring).

Afin d'éviter de repetter les énièmes poncifs petit bourgeois, il est utile de (re)lire ses classiques.
Notre théorie n'est pas un dogme, mais un guide pour l'action ! (Marx & Engels)

Ghibli

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élections 2007
« Réponse #34 le: 10 février 2007 à 22:48:22 »
Aneck,

Nous sommes sur un forum marxiste et il est logique que nous y défendions des conceptions marxistes ; c'est ton droit de ne pas les partager, mais de grâce, évite-nous la diatribe puérile du « combat marxiste est un combat d'arrière-garde », car c'est manquer là, à tout le moins, de jugeote (je n'irai pas jusqu'à dire de réflexion).
La pertinence d'une pensée et son actualité ne subissent pas, elles, la loi des rendements décroissants... d'un champ de maïs, fussent-ils ou non à l'OGM. En suivant ta logique, que dire alors de la « modernité » du capitalisme dont les racines plongent dans les lointains mercantilisme et physiocratie ou même de l'écologie, remontant, elle, au tréfonds des sociétés primitives et de leurs conceptions animistes de la Nature...

Maintenant pour ce qui est de la question de l'écologie, c'est un sujet de métaphysique vulgaire et vide de sens si elle n'est pas contextualisée à la lumière des rapports de production capitalistes. Cette question relève de la notion de rapport entre l'Homme et la Nature et in fine, de leur médium à savoir le travail.

En découle ainsi le rôle déterminant joué par les forces productives au sein du mode de production capitaliste qui façonne la relation entre l'Homme et la Nature.
Le rôle historique du capitalisme est de pousser jusqu'à leur extrême limite la puissance et l'efficience de ces forces productives et celles-ci ont atteint un tel niveau « d'emprise » sur la Nature que l'on est arrivé (faisons fi de la polémique sur leurs origines supposée humaines ou non) à un point « d'altérité de non-retour » si je puis dire.

Ainsi affirmer, comme tu le fais, que « le problème ne se trouve plus uniquement entre le patronat et la classe ouvrière, mais entre l'ensemble de la population mondiale d'un côté et les grands groupes financiers de l'autre », ce n'est ni plus ni moins que du romantisme.
La fable du méchant capitaliste contre le gentil ouvrier est une guimauve qui n'a rien à voir les catégories marxistes. Laissons cela aux gauchistes et aux anarchistes (de droite ou de gauche).

Éluder, comme évoqué plus haut, la combinaison Homme-Travail-Forces Productives-Nature, éluder la question de l'organisation capitaliste de l'activité humaine et d'un point de vue révolutionnaire, les conditions de son dépassement, c'est se draper de conceptions propres à l'idéologie dominante, quelles soient défendues par des gens aussi différents que Bové, Voynet, Hulot... ou des économistes monétaristes. L'idéologie dominante est toujours celle de la classe dominante et sert toujours ses intérêts. Peu importe la couleur du porte-drapeau.

Alors quels sont donc les aboutissants de « l'enjeu écologique » dont on nous rebat tant les oreilles aujourd'hui ?

L'écologie peut-être tout simplement un formidable levier supplémentaire d'extorsion de la plus-value à disposition de la bourgeoisie. L'on commence à en distinguer les contours : d'une part, la culpabilisation (voire pour certains une criminalisation non dissimulée) de la consommation de masse, celle-ci étant dans la situation actuelle devenue pure folie pour la survie de notre planète et dont il faudrait, bien entendu, contenir les excès.
Et quelle meilleure manière de contenir ses « excès » que de contrôler une fois encore, sous couvert de bonne conscience environnementale, le moyen même de réaliser l'acte de consommation, à savoir le salaire.

Ensuite d'un point de vue superstruturel, les contours, eux aussi, se dessinent avec précision : théories (à la mode) de la décroissance, du surproductivisme, reviviscence soixante-huitarde et de ses succédanés (nostalgie de la culture hippie, des années 60/70, retour à la Nature, autophobie, etc.).
Dans les années 60, la société bourgeoise crachait sur cette « sale » consommation de masse, lépreuse, vulgaire, tout juste bonne à contenter les prolos qui, eux en étaient obsédés.
Mais revendiquer sa dignité sociale ainsi que les moyens de les assumer (salaires confortables, formation continue, accès à la culture, gratuité des services collectifs) est infiniment plus révolutionnaire que de se vautrer dans cette vulgate écolo soixanhuitarde qui refait, une fois de plus, tout le lit de la pensée dominante actuelle.

Enfin par le truchement de la géoingénierie, l'enjeu écologique, peut-être clairement un enjeu de domination impérialiste et ce, à une échelle encore jamais atteint...
Pour toutes ces raisons, l'écologie, telle qu'entrevue, formera à n'en pas douter le substrat des nouveaux réactionnaires.

Ghibli

Hors ligne fireball

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élections 2007
« Réponse #35 le: 12 février 2007 à 20:03:09 »
Je constate que l’on se dévie de plus en plus du sujet de la politique française pour rentrer dans le domaine de la théorie marxiste, qui a sa propre rubrique dans le forum, à cause de la nécessité de répondre aux préjugés antimarxistes d’aneck.
Cette personne fait preuve dans ses messages d’une méconnaissance et d’un manque de compréhension total des principes mêmes les plus élémentaires du socialisme scientifique, ce qui ne l’empêche pas (et même précisément à cause de cela) de dénigrer l’actualité de la théorie marxiste, se faisant ainsi l’écho de l’élite de « gauche » des classes moyennes. Si j’ai bien compris, les marxistes devraient renoncer à leurs connaissances de la structure du capitalisme et à la compréhension des moyens à mettre en œuvre pour en venir à bout et converger avec la petite bourgeoisie plus ou moins radicale à la recherche d’énièmes remèdes de bonnes femmes pour essayer de mitiger un tant soit peu les ravages causés par ce système qui est entré dans sa phase de dégénération sénile, tout en renonçant une bonne fois pour toute à attaquer le mal à la racine (la propriété privée des moyens de production) car il s’agirait là d’une démarche propre du début du 20ème siècle : la société a tellement changé depuis !
Et effectivement, la société a beaucoup changé, mais dans la direction anticipée par Marx et Engels : il n’y jamais eu autant de salariés qu’à l’heure actuelle et jamais la concentration du capital n’a été aussi forte.
En ce qui concerne l’actualité de la théorie marxiste, j’inviterais Aneck à lire également (en plus du Manifeste communiste) Réforme ou révolution sociale (Rosa Luxembourg) et l’Impérialisme, phase suprême du capitalisme (Lénine) et de nous communiquer ses impressions à ce sujet.
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

aneck

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élections 2007
« Réponse #36 le: 17 février 2007 à 22:35:52 »
je tiens à préciser ici que je n'ai aucun préjugé antimarxiste, j'essayais simplement de répondre à la phrase de Bruno qui avait l'air de dire que le combat pour l'environnement n'était pas important aujourd'hui... au vu de vos différentes réponses je m'aperçois que le problème n'est pas complètement passé à l'as... ouf ! ce que je voulais dire c'est que si Marx avait été là aujourd'hui il n'aurait peut-être pas dit les mêmes choses...
je suis sensiblement peinée de voir qu'à chaque fois que j'ose contredire vos idées on me traite de véhicule de la pensée capitaliste et bourgeoise !!! quelle ouverture d'esprit ! tout ce qui n'est pas marxiste serait donc capitaliste ? et c'est vous qui me parlez de manichéisme...

une question à Fireball : je rentre justement d'Andalousie où j'ai passé une semaine à côté de grenade... merveilleux pays, quoiqu'un peu sec !
quelle est la position du PC là-bas en ce qui concerne la quantité de barrages désafectés et de rivières asséchées (en février, on imagine ce que ça peut être en août) ?

quelle est d'une manière générale la position du PC en France par rapport aux centrales nucléaires ?

aneck

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élections 2007
« Réponse #37 le: 17 février 2007 à 22:47:19 »
"Ensuite d'un point de vue superstruturel, les contours, eux aussi, se dessinent avec précision : théories (à la mode) de la décroissance, du surproductivisme, reviviscence soixante-huitarde et de ses succédanés (nostalgie de la culture hippie, des années 60/70, retour à la Nature, autophobie, etc.).
Dans les années 60, la société bourgeoise crachait sur cette « sale » consommation de masse, lépreuse, vulgaire, tout juste bonne à contenter les prolos qui, eux en étaient obsédés.
Mais revendiquer sa dignité sociale ainsi que les moyens de les assumer (salaires confortables, formation continue, accès à la culture, gratuité des services collectifs) est infiniment plus révolutionnaire que de se vautrer dans cette vulgate écolo soixanhuitarde qui refait, une fois de plus, tout le lit de la pensée dominante actuelle."

si c'est pas du cliché ça !!! tous les écolos sont des ex-soixantehuitards doublés de capitalistes en puissance !!! bien je crois que le dialogue est vraiment impossible...

Hors ligne Delapaille

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« Réponse #38 le: 19 février 2007 à 11:55:52 »
N'oublies pas Aneck que tes interlocuteurs parlent en leurs noms, ici tous le monde peut s'exprimer et pas seulement au nom de la riposte.
Si tu veux notre position voit nos textes.
Fraternellement,

PASCAL C.

aneck

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« Réponse #39 le: 19 février 2007 à 15:11:49 »
je viens de lire l'article de La Riposte sur l'environnement et je m'en réjoui : je pense effectivement que mes propos ont été complètement incompris. quand je dénonçait l'agriculture intensive, je parlais de celle-là même qui est décrite dans l'article, celle qui assèche des régions entières ou qui appauvrit une terre, ou encore qui utilise de grandes régions fertiles dans un soucis purement spéculatif : l'exemple des paysans d'amérique latine obligés de cultiver de la coca est assez parlant... Bruno, tu as confondus dans mes propos "agriculture intensive" qui pour moi est totalement déraisonnable et "agriculture industrielle"... ce n'est pas la même chose ! on m'a accusée de prôner un retour à l'agriculture néolithique !!! je n'ai jamais dis que j'avais un problème avec les tracteurs... :lol:
alors en effet, pour remettre les choses au clair, une agriculture raisonnée et justement une agriculture qui tienne compte des réels besoins alimentaires (et textiles) des populations et des élevages, mais aussi de la gestion de l'irrigation et de la diversité des cultures de manière rotative ce qui permet de ne pas infertiliser les terres (et ce n'est pas parce que c'est une technique ancestrale qu'elle n'est plus valable aujourd'hui...)
effectivement, avec une économie capitaliste, aller dans ce sens est impossible puisque non prometteur de profit, juste de vie...

mais une agriculture industrielle ne veut pas forcement dire avec engrais et pesticides chimiques : ne croyez pas tout ce qu'on vous dit ! la science est aussi au service des grands groupes financiers dans un but de profit et non pas d'amélioration des conditions de vie des populations... les composts naturels sont d'excellents engrais non coûteux, le purain d'ortie ou autres recettes de grand-mère qui peuvent prêter à sourire s'avèrent être de puissants insecticides sans effets sur la santé...

on veut faire croire aussi que les centrales nucléaires sont indispensables en France. pour éclairer une ampoule, 95 % de l'énergie produite se perd sur la longueur d'acheminement, seulement 5 % fait briller l'ampoule ! la production locale d'électricité est la solution de l'avenir, d'autant plus si elle est d'origine naturelle...

enfin, je le répète, le combat contre les grands groupes agro-alimentaires comme monsanto est un combat internationnal qui n'est absolument pas antinomique avec un combat socialiste : à cause des normes et des règlementations internationales (imposées par ces mêmes groupes) des paysans (dans le monde entier) se retrouvent dans l'obligation d'acheter les semances brevetées par ces groupes alors même qu'ils les utilisaient depuis la nuit des temps... pire encore, ils n'ont dans certains pays plus le droit de cultiver des espèces anciennes parce qu'elles ne sont pas homologuées... je trouve cela parfaitement intolérable ! c'est une appropriation du vivant totalement inacceptable : pas uniquement parce qu'elle menace la biodiversité, mais aussi parce qu'elle contribue à l'appauvrissement de ceux qui produisent et à l'enrichissement de ceux qui spéculent...

pour conclure, et pour revenir au sujet initial de la politique française, je fais le souhait (douce rêveuse que je suis) que mon pays devienne, avec les autres pays européens déjà engagés dans cette voie, pionnier en matière d'agriculture raisonnée, de production d'énergie verte, de diminution de la pollution en général (dont principalement les émissions de co2), et de santé publique par la même occasion... pour cela, je suis d'accord qu'il faut un état socialiste fort mais conscient de ces problèmes (qui ne sont pas juste un effet de mode comme le prétendent certains ...)
je suis évidemment contre la privatisation d'edf-gdf, de la sncf, des transports publics...etc...
je pense sincèrement qu'il faut laisser de côté les désaccords et créer un mouvement unitaire solide : avec des propositions très concrètes, pas de vagues théories...

Hors ligne fireball

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élections 2007
« Réponse #40 le: 20 février 2007 à 12:12:50 »
Pascal fait bien de rappeler que ceux qui interviennent dans ce forum le font en leur propre nom et pas en représentation de La Riposte (sauf indication du contraire), d’ailleurs les participants ne font pas forcément partie de l’association.

Il serait faux de croire que les marxistes ne prêtent aucune attention à l’agression du milieu ambiant, seulement, à la différence des écologistes, nous le faisons en partant d’un point de vue de classe, socialiste.
Ce sujet a également été traité par certains participants à ce forum dans le fil de discussion « les marxistes sont-ils verts » qui peut être consulté dans les archives (vieux sujets du forum).

En ce qui concerne Aneck, après nous avoir dit que le « combat marxiste » était un « combat du début du 20 ème  siècle » elle s’explique en disant que « si Marx avait été là aujourd'hui il n'aurait peut-être pas dit les mêmes choses... » autrement dit le marxisme n’est bel et bien plus d’actualité ce qui correspond précisément au point de vue du réformisme sur la question (et oui, l’écologisme est une tendance réformiste parmi d’autres) ce qui n’a rien de neuf non plus, les réformistes essayaient déjà de « réviser » Marx…à la fin du XIX ème siècle (voir Edouard Berstein et la réponse de Rosa Luxembourg dans « réforme ou révolution sociale). « je suis sensiblement peinée de voir qu'à chaque fois que j'ose contredire vos idées on me traite de véhicule de la pensée capitaliste et bourgeoise !!! quelle ouverture d'esprit ! tout ce qui n'est pas marxiste serait donc capitaliste ? et c'est vous qui me parlez de manichéisme... » se plaint-elle. Pour mieux comprendre notre point de vue là-dessus je lui recommande la lecture, sur ce site, de l’article d’Alan Woods « Le socialisme n’est pas une utopie mais une nécessité », en voici un extrait : « Nous sommes passés par une période de 10 ou 20 ans au cours de laquelle le pendule politique a brusquement viré vers la droite - d’abord avec Reagan et Thatcher, puis avec Bush et Blair. Mais les effets de l’effondrement de l’URSS se sont plus ou moins dissipés. Partout, on assiste à des attaques contre le niveau de vie et les budgets sociaux. Ces attaques préparent un puissant virage vers la gauche.
Ironie de l’histoire : c’est précisément à ce moment que l’on entend de toute part des gens qui demandent qu’on abandonne les « vieilles idées » du marxisme (ou du marxisme « classique » - peu importe).
Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d’Hitler, a dit une fois : « si vous voulez mentir, ne dites pas un petit mensonge - dites-en un gros. Et si vous répétez et répétez sans cesse ce mensonge, les gens vont finir par le croire. » Malheureusement, il y a une certaine vérité là-dedans.
Les apologues du capitalisme déclinant ont d’énormes moyens de propagande à leur disposition, et ils les utilisent pour attaquer le communisme et le marxisme. Ils disent que le marxisme est mort. Mais dans la mesure où ils ont passé les 150 dernières années à dire la même chose, cela démontre en fait l’énorme vitalité du marxisme. La classe dirigeante ne consacrerait pas autant de temps, d’argent et d’efforts à attaquer des idées mortes. Au contraire, elle n’attaque des idées que lorsqu’elles sont vivantes - et dangereuses pour son système.
Le plus inquiétant, ce n’est pas que des ignorants prennent au sérieux cette propagande anti-marxiste. Le plus inquiétant, c’est que des gens qui se prétendent communistes fassent la même erreur. Dans la pratique, qu’ils le sachent ou non, ceux qui demandent une révision des idées fondamentales du marxisme font écho aux idées de la classe capitaliste, et reflètent ses pressions. Or c’est mille fois plus nocif que toute la propagande de la CIA.
Certains ont déserté le communisme comme autant de rats sur un navire en perdition. Ils sont passés avec armes et bagages dans les rangs de la contre-révolution et de la bourgeoisie - comme la plupart des vieux dirigeants du soi-disant Parti Communiste d’URSS. Aujourd’hui, ceux-ci défendent le capitalisme et bâtissent leur fortune sur la privatisation - c’est-à-dire le pillage - de l’économie nationale. Comparé à cela, la trahison des dirigeants sociaux-démocrates, en 1914, était une broutille.
D’autres, certes, n’ont pas changé de camp, mais sont cependant tellement démoralisés qu’ils radotent à longueur de journée sur la nécessité de « réviser » le marxisme. Il faut dire les choses telles qu’elles sont : une telle « révision » signifie toujours l’abandon du marxisme en tant que programme et corps d’idées révolutionnaires, et sa transformation en quelque chose de complètement inoffensif - un marxisme décaféiné, bon pour les réunions entre amis, où l’on parle du bon vieux temps autour d’une tasse. Avec de tels « amis », nous n’avons vraiment pas besoin d’ennemis ! » Autre écrit recommendable au sujet de l'actualité de la théorie marxiste, également d'Alan Woods (et Ted Grant): "La raison en révolte, philosifie marxiste et science moderne", une partie du livre est disponible sur ce site.

Au sujet de la nationalisation des moyens de production, La Riposte s'est exprimée là dessus a maintes reprises il suffit de consulter les articles disponibles sur le site mais disons qu'en général il ne s'agit pas de nationaliser les épiceries et les salons de coiffure mais bien les secteurs fondamentaux de l'économie, là ou la production est déjà socialisée comme conséquence du capitalisme lui même mais ou le mode d'appropriation de la richesse reste privé (contradiction entre le mode de production et le mode d'appropriation).
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

aneck

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élections 2007
« Réponse #41 le: 23 février 2007 à 15:26:36 »
en ce qui concerne mon offensive, c'était en réponse à des propros anti-écolo qui m'avaient coupé le souffle : dire que le problème de l'environnement n'est pas important aujourd'hui et que seul la lutte des classes compte est à mes yeux un non-sens ! la survie des populations humaines dépend incontestablement de la survie de notre planète... je crois que l'incompréhension qui règne entre ces deux tendances vient du fait que chacun prêche jalousement pour sa paroisse sans essayer d'entendre les messages des autres... mon point de vue extérieur visait à rapprocher deux tendances qui pour moi sont évidemment très liées... ça me paraît juste essentiel pour l'avenir du monde mais bon c'est pas grave...
au fait, Fireball, tu n'as pas répondu à ma question (voir plus haut) à propos des barrages en Andalousie ?