Salut,
Pour répondre aux questions de Lénine974 : d'abord, la classe ouvrière n'a pas diminué, en nombre, en France comme dans tous les pays industrialisés. Au contraire : le poids social du salariat ("ouvrier", "salarié", "prolétaire" : c'est la même chose) n'a en fait jamais été aussi important. Marx définissait le "prolétaire" comme celui qui vend sa force de travail contre un salaire. Cela constitue près de 90 % de la population active, en France !
C'est vrai que la proprotion de travailleurs de l'industrie a diminué, en France, au cours des dernières décennies. Mais les travailleurs des autres secteurs (santé, transport, éducation, services, etc.) ne font évidemment pas partie de la "classe moyenne", contrairement à ce qu'écrivent des "sociologues" petit-bourgeois (qui eux en font partie !). Une caissière de supermarché, un conducteur de bus ou une infermière sont tout aussi indispensables au fonctionnement du capitalisme qu'un travailleur de l'industrie. Ils sont tout aussi exploités. Leurs intérêts et ceux de la classe capitaliste sont irréconciliables. Bref, ils sont la base sociale et les futurs artisans du communisme, et nous n'avons pas besoin de chercher une autre classe sociale !
Concernant le point de vue de Marx sur les classes moyennes, disons d'abord qu'elles ont, elles, largement fondu depuis l'époque de Marx, à commencer par la petite paysannerie (comme Lénine974 le relève). Ce n'est pas une mauvaise chose, car cela s'est fait au profit de la classe révolutionnaire (le salariat). Quant aux professions libérales, avocats, professeurs, etc., ce n'est pas une section de la population homogène, politiquement. Ses couches supérieures (avocats, profs de fac) sont généralement proches de la bourgeoisie, alors que les instituteurs (qui sont d'ailleurs des salariés au sens strict) ou les infirmières libérales seront plutôt proches de la classe ouvrière. L'idée de Marx était de gagner ces couches inférieures à la cause du socialisme, sous la direction de la classe ouvrière. Une idée toujours valable !