Auteur Sujet: Réponse d'aurélien à la critique du texte "faire vivre et renforcer le pcf ..."  (Lu 4777 fois)

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Voici une réponse d'Aurélien à notre critique du texte alternatif unitaire.

Supprimée du forum dans un premier temps car considérée comme trop insultante (malgré ce qu'en dit son auteur) et trop longue (donc inappropriée pour un forum), je la remet finalement à la demande de certains camarade qui veulent pouvoir répondre à son auteur.


Réponse sur le forum à la critique de la riposte par Aurélien :


Vendredi 24 Octobre, Greg Oxley et Jérôme Metellus, les deux leaders de l’association La Riposte, pour laquelle j’avais de la sympathie en une époque lointaine, ont commis une critique fort malhonnête du texte alternatif unitaire. Que ce dernier ne puisse pas être paré de toutes les vertus ne m'empêche pas de "riposter" à mon tour. Et je me contiens.

J'interviens ici en mon propre nom, sans avoir reçu d'ordre de qui que ce soit. La relative "virulence" de mon texte est calibrée à la hauteur de la malhonnêteté de celui de La Riposte.
Aurélien Valeau, signataire du texte "Faire Vivre et Renforcer le PCF: une exigence de notre temps"

Ce billet est fort long, alors entrons dans le vif du sujet.

L’objectif du communisme

« Il est vrai que Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps évoque la nécessité de rompre avec le capitalisme. Mais encore faut-il comprendre ce que ses auteurs entendent par là. Car en fait, le programme qu’ils présentent ne contient aucune mesure susceptible de briser le pouvoir des capitalistes. Il ne se distingue pas clairement de celui que défend la direction actuelle du parti, et lui emprunte même ses formules vagues sur l’« appropriation sociale des moyens de production » et les « nouveaux droits pour les salariés » (sans préciser lesquels). »

Déjà ça commence mal. Les « camarades » de La Riposte confondent manifestement la base commune du PCF avec son programme. Alors que le projet du Conseil National se limite à parler d’une « conception étendue des services publics », le texte unitaire (car c’est ainsi qu’il doit être nommé, et pas le texte Gérin-Paris15-Karman, et par opposition au texte de la Riposte qui lui ne ressort d’aucune démarche d’union) aborde la nécessité de l’appropriation sociale des moyens de production et financiers (donc les banques, assurances, établissements de crédit, s’il faut vraiment tout vous dire) comme moyen de s’opposer au capital et à la grande bourgeoisie. C’est vaste, certes, mais justement, la base commune qui sortira du vote des 29 et 30 Octobre sera un texte à amender, et à partir duquel des choix pourront être faits. A l’inverse de La Riposte pose le choix de l’économie planifiée, gonflée de formules verbeuses et floues sur son caractère « démocratique » à tous les étages. Si le communisme est bien la propriété collective des biens de production, il est illogique d’en déduire l’économie planifiée comme le seul mode d’allocation des ressources admissible dans le communisme. Ce serait même aller à l’encontre de la propriété du peuple que d’imposer ce choix, car le même peuple peut très bien préférer des relations marchandes entre entreprises socialisées !

Par exemple, quand La Riposte écrit :

« C’est une forme de société [la société communiste] dans laquelle toutes les grandes entreprises, l’ensemble du système bancaire et toute l’administration publique – c’est-à-dire la direction de l’Etat – sont soumis au contrôle démocratique des travailleurs, à tous les niveaux. C’est la seule façon d’instaurer une planification rationnelle et démocratique de l’économie nationale, au bénéfice de l’ensemble de la société »

Les gens de La Riposte croient-ils que les tares de feue l’économie soviétique tenaient toutes à sa nature non-démocratique ? C’est en partie le cas, mais pas seulement. Ont-ils lus les nombreux ouvrages, témoignages  et rapports relatant les gaspillages sans nom, dûs à de mauvaises allocations de ressources (denrées agricoles pourrissant dans des hangars, coûteuses machines laissées à l’abandon car livrées à des entreprises qui n’en avaient pas besoin, véhicules de fret et trains dispersés sans lien avec les besoins réels de transport à travers le pays…) ? Croient-ils que simplement parce qu’on aurait mis des conseils ouvriers ou autres assemblées du même genre à divers niveaux de la production, on éviterait ces erreurs d’allocations ? Sur ces domaines, la démocratisation de l’économie planifiée peut réduire des gaspillages, pas les éviter complètement ni même les réduire à un niveau acceptable pour la société.

Car il est une critique fondamentale de la planification, formulée entre autres par des anticommunistes tels qu’Hayek, mais pas seulement (des communistes libertaires, autogestionnaires ont pu la formuler aussi) : jamais un Etat, fut-il démocratique, délégua-t-il ses pouvoirs à de nombreux conseils ouvriers, ne saura rassembler autant d’informations économiques que ne peuvent le faire plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprises, de cadres, de vendeurs (traders aussi), et des millions de particuliers que nous sommes.

Une économie planifiée peut-elle prévoir les conséquences du développement des nanotechnologies ? Il y a trente ans de cela, aurait-elle pu intégrer l’informatique dans toute l’économie sans en connaître les développements futurs ? Que de nombreux grands projets industriels qui ont ouvert les voies du progrès de ces technologies et sciences aient été des projets publics ne signifie pas qu’un état puisse planifier l’expansion de ces progrès dans la société toute entière.

Passons également sur une autre ineptie du texte d’Oxley et Metellus, sur les nationalisations de la période Mitterrand : « Par ailleurs, les travailleurs n’avaient pas le contrôle des entreprises nationalisées, dont le fonctionnement et les objectifs ne se distinguaient en rien de ceux des entreprises du secteur privé.  La corruption des dirigeants du Crédit Lyonnais et d’Elf-Aquitaine en est l’exemple le plus criant. » Le véritable problème à l’origine de l’effondrement du Crédit Lyonnais n’est pas tant la corruption que l’irresponsabilité des dirigeants de la banque publique, qui ont cru qu’ils pouvaient effectuer les placements qu’ils voulaient dans la mesure où l’Etat couvrirait toujours les pertes (au contraire d’une entreprise privée classique, contrairement à ce qui est écrit dans le texte alternatif de La Riposte) ! Comment les ripostiens prétendent-ils remédier à la tentation de l’irresponsabilité chez les dirigeants d’entreprises publiques, qu’ils soient des énarques nommés en haut lieu ou des délégués ouvriers ? En se payant de mots avec des formules passe-partout telles que le « contrôle démocratique des travailleurs » ? Comme quoi, messieurs de La Riposte, ce n’est pas parce que l’on glose plus sur ce que sera le socialisme que l’on est plus clair…

Voilà pourquoi la question du modèle économique communiste reste à poser, que la voie du socialisme de marché n’est pas vide de sens et doit être étudiée, comme d’autres projets (cf. par exemple le site www.pourlecommunisme.com...).

Nous abordons ensuite l’une des principales escroqueries du texte d’Oxley et Metellus : la centralisation du personnage d’André Gérin.

« André Gerin est connu pour ses appels à une « révolution ». Mais dans différents écrits, Gerin présente cette « révolution » comme devant bénéficier du concours des « investisseurs » (les capitalistes) et des PME ! »

On voit clairement la différence qui existe entre un maire d’une commune de taille telle que Vénissieux et des professionnels de l’incantation gauchiste. Si la référence aux « investisseurs » est floue, en revanche la mention des Pme et des patrons par Gérin (à supposer que les propos ne soient pas déformés, ce qui ne serait pas étonnant de la part des ripostiens, comme nous le verrons ensuite) est intéressante. Nos grands marxistes du 10ème arrondissement devraient d’abord savoir que la critique communiste ne se fait pas sur l’opposition entre l’ouvrier et l’administrateur responsable de l’entreprise que l’on appelle ordinairement « patron », et qui peut lui-même être un salarié, mais entre ceux qui ne possèdent pas le capital et sont exploités par lui et ceux qui possèdent le même capital (actionnaires physiques ou moraux). Pour les mêmes raisons que celles qui ont été évoquées au sujet de l’économie planifiée, on sait très bien qu’on ne pourra pas socialiser plusieurs centaines de milliers de Pme qui constituent une fraction importante du tissu économique. On peut ensuite discuter de la stratégie qui consiste soit à considérer les travailleurs de Pme (chefs d’entreprise inclus) comme des alliés, ou simplement comme des travailleurs avec qui un gouvernement communiste devra s’entendre (car il ne pourra pas faire autrement). Quand aux investisseurs, notamment étrangers, alors là évidemment une révolution socialiste ne pourra se permettre de leur fermer ses portes. Déjà, l’URSS des années 20 y avait été amenée. Nous n’avons pas besoin de passer par un contexte de guerre civile et de ruine pour nous rendre compte de la nécessité de ne pas s’isoler de l’économie extérieure. Le maire de Vénissieux sait que ses administrés n’attendent pas de lui qu’il déclare la guerre aux capitalistes depuis son hôtel de ville : il doit avant tout leur assurer la sécurité, et ne pas leur compliquer l’accès à l’emploi. A moins bien sûr que les trotskystes de La Riposte ne considèrent que tout investissement capitaliste étranger deviendra inutile après la Révolution, puisque celle-ci ne pourrait qu’être mondiale – selon eux- ?

L’analyse de l’Union Soviétique

Suivons le plan du texte d’Oxley et Metellus : avant d’aborder cette question de l’Union Européenne et d’une vision bornée de l’internationalisme qui semble être la leur, voyons d’abord une de leurs entourloupes intellectuelles favorites, et classique des trotskystes : la thèse selon laquelle l’isolement de l’URSS et le renoncement à la Révolution mondiale seraient responsables de la « dégénérescence bureaucratique » et dictatoriale de l’Union Soviétique.

Alors certes, il y a un lourd défaut dans le texte alternatif unitaire : c’est qu’il attribue le qualificatif de « socialiste » aux pays du bloc de l’Est. Et les ripostiens d’enchaîner : « Le socialisme, c’est la propriété collective (ou « nationalisée »), mais c’est aussi l’instauration d’un contrôle et d’une direction démocratiques, à tous les niveaux de l’économie et de l’Etat, par les travailleurs eux-mêmes. » Soit. Et il est vrai aussi que : « tant que le parti n’aura pas expliqué cette dégénérescence d’un point de vue marxiste [forcément marxiste ?] , on ne convaincra jamais la jeunesse que le communisme ne porte pas en lui le germe du totalitarisme. »

Et voici « l’analyse » des ripostiens :

« Dans les conditions extrêmement difficiles qui existaient au lendemain de la révolution russe, à l’époque de Lénine et Trotsky, la tentative de maintenir la démocratie soviétique a échoué. Cet échec s’explique par l’isolement de la révolution dans un pays économiquement et culturellement sous-développé, dévasté par la guerre mondiale, la guerre civile, les guerres d’intervention et le blocus économique. La révolution s’est épuisée. Dans ces conditions, une bureaucratie a pu se libérer progressivement du contrôle démocratique des travailleurs. Une caste privilégiée et toute puissante s’est formée, sous la direction de Staline. »

Le problème dans tout cela ? C’est que l’analyse de la mort de la « démocratie soviétique » par nos amis ripostiens est fausse, comme l’est l’analyse trotskyste en général. Et donc qu’ils échoueront à convaincre ainsi que le passage au communisme n’est pas porteur de totalitarisme. L’analyse que je vais donner, qui s’appuie sur des faits, risque de me valoir des foudres de tous côtés par mes camarades, et de me voir qualifié d’anticommuniste. Il n’en est rien, il faut juste assumer les faits, voir ce qui est communiste et ce qui ne l’est pas, et ne pas parler de communisme là où il ne pouvait y en avoir, quelles qu’aient été les intentions des acteurs.

La réalité c’est que l’Union Soviétique (ou du moins l’ex-République de Russie, qui ne deviendra URSS qu’en 1922) n’a pas connu de « dégénérescence » dictatoriale « au milieu des années vingt ». Elle était déjà, de fait, dictatoriale dès 1918. Et elle ne pouvait être autre chose étant donné que le pouvoir des bolcheviks était celui d’une minorité du peuple de l’empire russe. Que les bolcheviks aient eu une moitié des délégués des soviets en Septembre 1917 est une chose, d’autant que les soviets ne représentaient pas égalitairement le peuple de Russie. Lors de la seule élection généraliste qui eut lieu en cette époque, pour la création d’une Assemblée Constituante que les gouvernements de Février à Octobre ne surent faire élire, les bolcheviks se trouvèrent clairement en minorité, avec un quart des voix contre une moitié aux socialistes-révolutionnaires. De doctes marxistes pourront nous expliquer que seule devait être comptée l’adhésion de la classe ouvrière, du prolétariat, tandis que la paysannerie (donc la grande majorité de la population) ne saurait être l’avant-garde de la Révolution. Sauf que même avec cela on n’a pas la preuve que les bolcheviques étaient majoritaires dans la classe ouvrière. Et qu’on eut fort peut de temps pour le savoir, puisque la conjonction des soulèvements et invasions contre-bolcheviques (Allemands en Ukraine, Cosaques au Sud, socialistes-révolutionnaires sur la Volga, légionnaires tchèques revenus de Sibérie) en Mai-Juin 1918 fit qu’il n’y eut bientôt plus que des bolcheviques et des S-R de gauche (alliés temporaires des bolcheviques) à siéger dans les soviets. La « démocratie soviétique » était morte dès le début de la guerre civile. Et il ne pouvait en être autrement, et ce n’est pas forcément une critique des bolcheviques. L’une des principales motivations de ceux-ci à prendre le pouvoir était de mettre fin à la guerre mondiale, au contraire des socialistes-révolutionnaires. Le fait que ces derniers furent majoritaires dans les urnes n’était pas un argument suffisant pour renoncer à mettre un terme à la boucherie internationale. C’est une position aujourd’hui « politiquement incorrecte » que d’affirmer  que l’on peut dénier un résultat démocratique et prendre le pouvoir avec une minorité dans une situation aussi grave que celle d’une guerre mondiale. Cependant, elle est moralement soutenable. Il faut cependant reconnaître que, prenant le pouvoir tel qu’ils l’ont fait et dans le contexte où ils étaient, les bolcheviks ne pouvaient pas prétendre construire le socialisme. Car il ne pouvaient prétendre construire une démocratie, fut-elle prolétarienne. Lorsque l’on prend le pouvoir par la force, ce n’est pas « le peuple » ni même la classe ouvrière qui se retrouvera au pouvoir, mais les commandants des forces révolutionnaires (donc la direction du Parti bolchevik) qui ne remettra jamais en jeu par les urnes ce qu’elle a acquis par les armes. Surtout lorsque l’on songe aux (mé)faits qui auraient pu (et dû) être reprochés aux dirigeants bolcheviks après la guerre civile : ouverture de camps d’internement (îles Solovki), répressions massives contre des personnes désarmées (milliers de meurtres commis en dehors des combats, à Astrakhan, en Crimée, et bien ailleurs tel que le révèlent les archives de la Tchéka) ou des soulèvements populaires (répression du soulèvement paysan de la Volga, en 1921, soit après l’écrasement des armés blanches en Russie d’Europe ; répression de Kronstadt), retard criminel dans la reconnaissance de la famine de 1921 (notamment en Volga, où les réquisitions bolcheviques avaient été bien trop lourdes au cours des années précédentes).

Qu’il y ait eu des expériences d’autogestion ouvrière réelle dans l’URSS des premières années, c’est une chose. Elles ne pouvaient être que des épiphénomènes destinés à être happées dans le contrôle bolchevique pour des raisons militaires évidentes. Née de la guerre et dans la guerre, l’Union Soviétique ne pouvait devenir autre chose qu’une dictature militaro-bureaucratique, Staline ou pas. Ce dernier n’a fait que faire changer de niveau à cette dictature, en systématisant la répression et en l’intensifiant par des purges cycliques telles que celles de 1937-1938 ou en généralisant le système des camps. Staline n’a cependant pas créé la dictature soviétique. Et on ne peut pas en vouloir à ceux qui disent que « la dégénérescence bureaucratique de l’URSS, les marins de Kronstadt n’ont pas eu le temps de la voir ». Les écrits de Trotski, quelle que soit la valeur historique qu’on puisse leur donner, ne sont pas moins un témoignage partisan d’un homme particulièrement impliqué dans la violence bolchevique (notamment la répression des déserteurs de l’Armée Rouge, qui furent fort nombreux), et qui n’a bien sûr pas intérêt à se présenter comme tel, ni à confirmer la nature réelle du régime qu’il a contribué à créer.

            Que conclure de tout cela ? Que si l’on veut vraiment expliquer aux communistes potentiels pourquoi la nature dictatoriale de l’URSS ne condamne pas le communisme en tant que projet démocratique, alors il faut, non pas leur raconter les calembredaines trotskystes sur la « dégénérescence stalinienne » –que n’importe quel historien sérieux mettra à terre en cinq minutes- mais leur expliquer que c’est parce qu’elle est née de la guerre que l’URSS ne pouvait qu’être dictatoriale, et non pas parce que les nationalisations, collectivisations et planification (opérations qui eurent réellement lieu dix ans après le début du régime) y auraient assassiné la démocratie ! Ce dont il faut convaincre les électeurs, c’est que voter pour un communiste n’a jamais mené à une dictature, sauf circonstances exceptionnelles (on pense au cas de Béla Kun en Hongrie, qui instaura un régime violent dans une Hongrie assiégée de toutes parts, et alors que la guerre entre les communistes et leurs ex-alliés sociaux-démocrates était ouverte). C’est aussi comme cela qu’il faut comprendre la campagne de désinformation sur le Venezuela : il est absolument inadmissible pour les anticommunistes qu’un président élu sur des prétentions communistes devienne autre chose qu’un dictateur, sinon leurs thèses s’effondrent.

            Deuxième conclusion, immédiate : la théorie selon laquelle « la construction du socialisme dans un seul pays » serait responsable de la « dégénérescence bureaucratique » de l’URSS est totalement bidon.



« Modifié: 27 octobre 2008 à 10:50:00 par Delapaille »
Fraternellement,

PASCAL C.

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La suite :

Le retrait de l’Union Européenne

Mais les trotskystes, eux, l’entendent ainsi, et enchaînent sur la théorie selon laquelle toute volonté de construction du socialisme qui commencerait dans un seul pays serait vouée à l’échec. On en vient à la question également cruciale du maintien de la France ou de son retrait de l’Union Européenne. Et on commence par une des affirmations les plus classiques du brouillage de cartes des européistes de « gauche » :  « une rupture de la France avec l’UE, sur la base du capitalisme, ne résoudrait strictement rien. »

Sauf que personne ne prétend cela. Ce que disent les partisans du retrait de l’UE, c’est que ce retrait est une des conditions sine qua non du changement de société en France. Passons cependant, car on va ensuite vers une des affirmations favorites du terrorisme intellectuel le plus crasse des européistes :

« En fait, elle aurait [la rupture de la France avec l’UE] pour conséquence immédiate de plonger l’économie nationale dans une récession encore plus sévère. »

Mais pourquoi ? Parce que nous rétablirions des barrières douanières ? Ce n’est pas obligatoire. Parce que nous cesserions nos échanges extérieurs ? Ce serait insensé. Enfin, félicitons-nous de ne pas avoir entendu de menace sur une prochaine guerre contre l’Allemagne en cas de retrait de l’UE…  Le texte alternatif unitaire est ensuite accusé de mensonge :

« Mais surtout, Faire vivre et renforcer le PCF présente d’une façon complètement fausse le rapport entre les institutions de l’Union Européenne et les pays membres. Ce sont les Etats membres – à commencer par les plus puissants d’entre eux, dont l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne – qui dictent la politique des instances européennes, et non l’inverse. L’Union Européenne n’est pas une puissance impérialiste « supranationale » – et ne pourra jamais l’être, d’ailleurs. »

La France serait à la tête de l’Union Européenne, et nous ne le saurions pas ! Mazette ! La réalité, c’est qu’il y a bien une tentative de création d’un état supranational, avec des structures de décisions à la majorité telles que le Parlement Européen. Les ripostiens confondent le fait que des élites politiques françaises, allemandes, britanniques, italiennes… travaillent à créer cette puissance européenne, avec l’idée selon laquelle la France, l’Allemagne seraient, en tant que nations, à la tête de l’Union Européenne… La lutte contre l’idéologie européiste est une affaire interne à chaque nation : les antifédéralistes doivent prendre le pouvoir aux eurofédéralistes dans leur pays respectif.

De même, on a droit à ce beau sophisme : «  Il est vrai que les capitalistes ont profité de la mise en place de l’euro pour augmenter les prix. Ce qui n’est pas vrai, par contre, c’est que la restauration du franc changerait quoi que ce soit. En fait, avec un déficit commercial annuel de quelque 50 milliards d’euros et un endettement public de 1250 milliards d’euros, la réintroduction d’une monnaie française entraînerait une dévaluation très importante de celle-ci, réduisant le pouvoir d’achat des travailleurs d’une façon encore plus sévère qu’avec l’euro. »

Hé, camarades, vous ne vous êtes jamais dit que l’ampleur du déficit commercial français pouvait être lié au cours élevé de l’euro, non, et que l’absence du second réduirait l’existence du premier ? Quant aux dévaluations qu’on nous promet si l’on revenait au mark, franc et lire, ne vous dites-vous pas que si les monnaies européennes sont dévaluées ensemble, le pouvoir d’achat du franc vis-à-vis des monnaies des pays voisins (donc nos principaux partenaires) ne s’effondrera pas ?

Et un autre sophisme pour la route :

« Demander, comme le fait le texte, un « référendum populaire » sur la question d’une rupture de la France capitaliste avec l’Union Européenne, c’est demander un référendum dont l’issue serait négative pour les travailleurs, quel qu’en soit le résultat. Voilà où nous mènent l’aveuglement nationaliste et la tentative de résoudre les problèmes du capitalisme sur la base du capitalisme. »

Là encore, sortir de l’UE est assimilé à travailler sur les bases du capitalisme, alors que c’est le seul moyen de construire d’autres bases…Quoi, la construction du socialisme dans un seul pays ? Seigneur Dieu, quelle horreur ! C’est pourtant la seule base possible. Il faudra déjà un travail très important pour arriver à ce qu’un seul pays européen de taille non négligeable décide de tenter le socialisme. Selon les trotskystes, cela ne suffira pas : il faudra construire le socialisme quand la révolution sera devenue mondiale ! Autrement dit : on ne fera jamais le socialisme, car l’extension de la Révolution au niveau mondial est une voie complètement improbable, du moins tant que les peuples du monde n’auront pas vu un exemple de socialisme viable et démocratique sur lequel prendre exemple. Donc il faut bien qu’il y ait au moins un état qui se jette à l’eau avant les autres, et construise un socialisme dans un seul pays !

« Au final, la position du CN – pour une « Europe sociale » – et celle de Faire vivre et renforcer le PCF – pour la « souveraineté nationale » – constituent les deux faces d’une seule et même erreur : celle qui consiste à vouloir émanciper les travailleurs d’Europe sans remettre en cause le capitalisme. »

Mentez encore, il en restera toujours quelque chose (Goebbels).

            Gérinophobie aigue

Passons maintenant à la partie la plus abjecte du texte ripostien, celle du procès d’intention, visant notamment André Gérin.

« Dans Faire vivre et renforcer le PCF, on trouve le passage suivant : « Cette crise politique est une véritable fracture sociale, les milieux populaires étant enfermés dans l’abstention ou le vote plébiscitaire. Les ségrégations urbaines, sociales, économiques renforcées sont le creuset des replis identitaires et intégristes. Des forces antirépublicaines de toutes origines jouent à la guerre des civilisations. » Ces phrases sont, comme bien d’autres, volontairement vagues, et donc sujettes à diverses interprétations. Quelles sont, au juste, les « forces antirépublicaines » visées dans ces lignes ? Et à quel type d’« origines » est-il fait référence : sociales, politiques, ethniques ? Qui est mis en cause ? Le Front National, les policiers, les habitants des quartiers populaires ? »

Vous jouez tellement bien les idiots qu’on croirait que c’est naturel. Vous ignorez l’existence de groupes communautaristes, aussi bien ceux qui jouent sur la culpabilisation de la nation française (Indigènes de la République par exemple) que ceux qui se basent sur le racisme pur et simple (tels les adeptes de Kemi Seba), ou, sur le bord opposé, les croisés de la lutte « anti-racaille » et contre le « racisme anti-blanc » (Jeunesses Identitaires…). Alors de là à affirmer que nous considérerions les habitants des quartiers populaires comme des « forces antirépublicaines », c’est franchement jouer au c…, et même gagner à ce jeu.

Greg Oxley et son comparse vont ensuite nous infliger leur grand jeu de diabolisation d’André Gérin. Enfin, « grand jeu », je relativise : rien de bien sophistiqué, sinon du bouchage de nez devant des citations où rien n’est raciste ni discriminatoire, où il s’agit seulement des faits tels qu’André Gérin les perçoit et les expose dans ses livres.

« Encore une fois, le texte préfère ne pas en dire plus. Mais ceux qui connaissent un peu la prose d’André Gerin auront reconnu sa marque. Dans Le Monde du 7 décembre 2007, Gerin déclarait : « Dans la “merde” sociale, morale et culturelle s’épanouissent des mafieux, des trafiquants, des intégristes qui profitent du malheur des habitants. […] La gangrène se développe dans le mépris des institutions, de l’autorité, des règles de la République. On l’a vu encore à Villiers-le-Bel : des groupes déterminés attaquent les symboles de la République et instrumentalisent une partie – une partie seulement – de la jeunesse. Or, peu de moyens sont investis pour éradiquer cette gangrène, ces groupes barbares qui terrorisent les quartiers, imposent leur loi et constituent les ferments d’une guerre civile. » »

Et alors, messieurs les ripostiens, qu’est-ce qui vous choque ? Ca n’existe pas, les mafieux, trafiquants, intégristes ? C’est une invention de la droite et du FN ? Leur seule évocation est pour vous du racisme anti-banlieusard ? Si c’est cela que vous pensez, alors c’est bien dans la tête d’Oxley et dans celle de Metellus qu’ont lieu les équations banlieusard=mafieux, intégriste, trafiquant…pas dans celle de Gérin.

On passe un niveau dans la malhonnêteté :

« Sur le même registre, dans son livre Les Ghettos de la République, Gerin écrit : « Voilà des années que je pose cette question au préfet et au procureur : faites partir ces familles pour le bien de tous, et si elles sont étrangères, n’hésitez pas à les expulser. Je suis en effet pour des méthodes radicales, fortes, qui donnent l’exemple. » En d’autres termes, Gerin défend la non-individualisation des peines. »

Le minimum, avant de faire cette citation, serait d’abord de préciser de quelles familles parle André Gérin. S’il s’agit de familles où un délinquant avéré et multirécidiviste reçoit le soutien et la couverture du reste de la famille, alors oui, il est juste de considérer les membres adultes de cette famille comme complices, car c’est ce qu’ils sont.

« Il évoque également l’existence de « nébuleuses que l’on cerne mal mais qui, à l’évidence, sont organisées d’une manière internationale. Beaucoup de choses se tiennent : ici un trafic de choses volées, là un “kebab” douteux, des adultes à l’air louche qui déambulent la nuit ». » 

Mon Dieu ! On suggère l’existence de kebabs louches ? Gérin est donc assurément raciste anti-turc. Ou anti-hellène pour ceux qui ont l’habitude de « se faire un grec ». Décidément, dès que l’on décrit les banlieues autrement que les rêvent Oxley et Metellus, on viole leurs tabous gauchistes…

« Prenons un dernier exemple. Beaucoup de gens connaissent le discours raciste que Chirac a prononcé, le 19 juin 1991, devant 1300 élus. [Je saute, car tout le monde peut retrouver ce discours]. Or, voici ce que Gerin dit de ce discours, dans son livre : « Prenons le débat sur l’immigration. Droite et gauche ont agi de la même façon depuis trente ans en noyant le poisson ou en évitant de dire la réalité. On a refusé de reconnaître que des différences importantes existaient dans les modes de vie, les cultures et les traditions entre le monde musulman et la culture judéo-chrétienne. Tout le monde s’est tu. Après avoir évoqué dans un discours de 1991 les fameuses "odeurs", Jacques Chirac a dû pratiquement se renier et s’excuser d’avoir usé d’un tel terme. Cela lui a valu une campagne de dénigrement incroyable. Pourtant il n’avait dit que la vérité. Mais nous étions incapables de l’entendre. Moi-même j’ai dû dire à l’époque "il parle comme le Front national" ».

La seule chose que l’on peut conclure à propos de Gérin est qu’il pense qu’il y a des problèmes olfactifs dans certains cas de voisinage impliquant des familles immigrées. On pense ce que l’on veut de l’élégance de ce genre de citation, mais : 1) il n’a pas dit, et on ne peut déduire « selon Gérin les immigrés puent en général » ; 2) il ne s’est pas prononcé pour l’immigration zéro ni pour les expulsions massives.

« Ce livre d’André Gerin a été préfacé avec bienveillance par Eric Raoult (UMP), connu pour sa croisade contre la polygamie dans les banlieues, dans laquelle il voit l’une des causes des révoltes de novembre 2005. C’était clairement un appel du pied à l’électorat du Front National. André Gerin est député-maire à Vénissieux. Mais les militants communistes peuvent imaginer quel serait l’impact d’un tel livre – et d’un tel préfacier – si son auteur était le secrétaire national du PCF ! Ce serait un coup terrible contre le parti. »

André Gérin fait préfacer son livre par qui il veut, c’est son problème. Ce qui est soûlant, c’est cet anathème : « il fait du pied aux électeurs du FN ! ». Et alors ? Il ne faut pas récupérer l’électorat FN ? Si Gérin parvenait à détourner une partie de ce vote sans avoir le programme du FN sur l’immigration, alors j’applaudirais ! Mais pour les ripostiens, un électeur du FN doit être privé à vie de ses droits civiques, si l’on comprend bien… C’est votre côté démocrate, non ?

On termine, après les procès d’intentions truqués, sur la résurrection de Torquemada :

«  Quant aux autres « courants » du PCF qui ont participé à la rédaction de ce texte, s’ils ne veulent pas être soupçonnés de complaisance vis-à-vis des idées de Gerin que nous venons d’évoquer, ils doivent dire clairement et publiquement ce qu’ils en pensent. »

Etre obligé de se prononcer sur tout et n’importe quoi, sur des propos qui n’ont rien de fondamentalement scandaleux et qui ne concernent qu’un homme, et même pas dans sa programmatique politique, ça s’appelle l’Inquisition.

Apothéose finale

Je ne commente pas le passage final de la prose ripostienne, tellement il empeste la malhonnêteté au point que, montré à l’air libre, il en dépeuplerait Paris. Voter pour « Faire vivre et renforcer le PCF », c’est carrément voter UMP. Les auteurs de notre texte sont « d’ardents défenseurs » de la politique actuelle de l’Elysée. Que notre République, même si elle a changé de numéro (5ème actuellement), indépendamment du régime économique qui s’y trouve, soit aussi le fruit du combat de nos prédécesseurs, de la Résistance et de nos révolutions, cela passe complètement à côté de ces gauchistes, docteurs ès marxisme qui ont soudainement oublié toute dialectique lorsqu’il s’agit de la nation et de la république, pour préférer l’anathème.

« Si des jeunes et travailleurs « de toutes origines » sont contre la république dont les auteurs de Faire vivre et renforcer le PCF se font les ardents défenseurs, c’est qu’ils ont de bonnes raisons. La république actuelle est une république capitaliste. Elle est réactionnaire et corrompue de fond en comble. C’est elle qui organise les rafles et les brutalités policières dans les quartiers, qui stigmatise les immigrés et pratique une discrimination raciale et sociale flagrante à leur égard. C’est elle qui jette sur le trottoir les gens trop pauvres pour payer un loyer, qui saisit les maigres biens des surendettés, qui emprisonne des familles entières dans des centres de rétention, avant de les expulser. La république actuelle a fait de sa devise une pure hypocrisie. La « liberté » est surtout celle des capitalistes – les fameux « investisseurs et PME » – qui sont libres de licencier, de fermer des entreprises, de les délocaliser, libres de ruiner l’économie, de détruire les services publics, de persécuter les syndicalistes. « L’égalité » est un vain mot. Elle n’existe pas et n’existera jamais sous le capitalisme. Comment peut-il y avoir égalité entre exploiteurs et exploités ? Quant à la « fraternité », elle se réduit, dans cette glorieuse république, à la soumission de l’immense majorité de la population à la volonté et l’avarice d’une poignée de capitalistes et de banquiers.

En tant que communistes, nous sommes, nous aussi, contre cette république. La seule république qui mérite d’être défendue, c’est une république socialiste, dans laquelle il n’y aura ni Bourse, ni capitalistes, ni banquiers, où l’économie ne sera plus soumise aux forces aveugles et destructrices du marché, mais sera organisée consciemment et démocratiquement par la collectivité, et où toutes les manifestations de l’oppression des travailleurs et de la jeunesse seront éradiquées, parce que ceux-ci seront devenus les maîtres de la société. Le socialisme mettra en place une administration saine et démocratique à tous les niveaux, dans laquelle les représentants du peuple, élus et révocables, ne gagneront pas plus que le salaire moyen des travailleurs. Ces principes démocratiques furent inaugurés par les Communards de 1871. Ne valent-ils pas mieux que les « institutions républicaines » actuelles, peuplées comme elles le sont d’arrivistes et trafiquants d’influence, et où les seuls « frais de bouche » pourraient nourrir toute une ville ?

Pour une partie croissante de la base du parti, il est grand temps de rompre avec la dilution réformiste de son programme et de lui donner une orientation révolutionnaire et internationaliste. Le nationalisme, le langage de la « guerre des civilisations » et l’apologie du stalinisme ne répondent pas à cette attente. Le capitalisme est en crise. Il ne peut plus satisfaire les besoins de la société. Au contraire, il est devenu incompatible avec les conquêtes sociales du passé, et impose partout la régression, le déclin. Les communistes doivent proposer une alternative claire aux travailleurs et à la jeunesse. C’est dans ce but que nous leur présentons le texte Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme. »

Je suis jeune, travailleur, et j’ignorerai votre texte.
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne Maryvonne

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Tout d'abord Aurélien merci d'avoir répondu longuement...

je n'ai pas trouvé ton long texte insultant, seulement plein de confusion et d'ignorance... dans la lutte révolutionnaire l'insulte est une chose normale, il faut s'y habituer... et surtout ne pas se sentir insulté...

j'avais préparé cette nuit une  réponse explicative,    j'hésite à la mettre car cela va faire vraiment long...

Je vais tout de même le faire,
***

j'ai lu ton texte attentivement et je trouve tes propos vraiment contradictoires parfois ..; je n'en prendrais que quelques exemples...


Tu t'insurges contre l'économie planifiée en disant ceci " Ce serait même aller à l’encontre de la propriété du peuple que d’imposer ce choix, car le même peuple peut très bien préférer des relations marchandes entre entreprises socialisées


Mais le communisme c'est justement la fin des relations marchandes :

"
Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l'asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l'opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l'horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! » (Marx programme de Gotha...)



Avant d'arriver à la phase supérieure du communisme on passe par bien des étapes et c'est parce que parfois on veut brûler ces étapes que les révolutions avortent... L'économie planifiée est la condition sine qua non de l'avancée du socialisme vers le communisme et la suppression de l'état... Ce fut probablement l'erreur des débuts de la révolution Russe que de tarder à mettre en place l'économie planifiée...
dans la phase supérieure de la société communiste la notion marchande n'a plus lieu d'être : y arriveront nous un jour ça c'est une autre histoire...

La crise "financière" d'aujourd'hui est là pour nous montrer que l'économie planifiée même dans un sens capitaliste et restreint est une nécessité absolue ...

Si on te suit dans tes raisonnements il faut mettre Marx, et Lénine à la poubelle ce qui bien entendu n'est pas du tout notre projet et même pas celui du texte de Vénissieux...

Tu propose un socialisme de marché... avec des référence qui sont prises dans le patrimoine de l'économie bourgeoise ... Mais l'économie bourgeoise on voit ce que cela donne aujourd'hui, ils sont même incapables d'analyser la crise...

Tu as un profond mépris pour la classe ouvrière et ses capacité or c'est bien justement parce que la classe ouvrière n'a pas géré l'économie dans les usines, les kolkozes etc que cela n'a pas fonctionné.   A leur place on a mis des fonctionnaires...

Je trouve étonnant que quelqu'un qui se dise travailleur puisse tenir de tels propos.

Quant à tes assertions sur le fait qu'est fausse l'analyse Trotskyste... ça ne mérite pas grande réponse... Il me semble que l'histoire a fait ses preuves

"Tiens ceci par exemple

"Si, à l’inverse, un parti bourgeois renversait la caste soviétique dirigeante, il trouverait pas mal de serviteurs parmi les bureaucrates d’aujourd’hui, les techniciens, les directeurs, les secrétaires du parti, les dirigeants en général. Une épuration des services de l'Etat s’imposerait aussi dans ce cas ; mais la restauration bourgeoise aurait vraisemblablement moins de monde à jeter dehors qu’un parti révolutionnaire.


 " Il me semble bien que c'est ce qui s'est passé... (à moins bien évidemment que j'ai mal compris et que le camarade Eltsine ait été le champion du socialisme... )



En ce qui concerne l'Union Européenne, la tentation est bien grande de vouloir en sortir... à vrai dire là encore ce n'est pas le point de vue Marxiste Léniniste...


Le prolétariat ne peut donner son soutien à aucune consécration du nationalisme ; au contraire, il soutient tout ce qui aide à effacer les distinctions nationales et à faire tomber les barrières nationales, tout ce qui rend la liaison entre nationalités de plus en plus étroite, tout ce qui mène à la fusion des nations. Agir autrement, c’est se ranger aux côtés de la petite bourgeoisie nationaliste réactionnaire.
 Lénine notes critiques sur la question nationale.


Les idées capitalistes ont tellement imprégnés notre esprit que nous ne pouvons plus nous en sortir...
Les camarades communistes ne sont pas toujours très à l'aise en ce qui concerne les problèmes d'immigration... Mais ce serait un vaste débat... et là les propos de Gérin ne sont pas toujours clairs...


Ceux qui votent à l'extrême droite, s'il doivent un jour voter communiste il faut que ce soit parce qu'ils auront compris que leur intérêt est de voter communiste et non parce qu'ils ne supportent pas le voisin de palier ou parce qu'ils ont peur du plombier polonais...


Tu dis jeune travailleur et que tu va ignorer notre texte, alors là je te crois, car pour l'ignorer c'est déjà fait. Soit tu ne l'as pas bien lu, soit tu ne l'as pas compris... en tout cas je me demande bien pour quel texte tu va pouvoir voter ? le notre certes non, celui de Vénissieux guère plus, car même s'il est flou il se réfère tout de même au marxisme ce qu'apparament tu réfutes, il te reste la base commune, c'est pas sur ...


Je dis le texte de Vénissieux, parce qu'en fait d'unitaire il a eu du mal à être accouché et plutôt à la dernière minute... et même a failli ne pas l'être..; Il y a unité et unité... une unité pour construire OK. une unité seulement contre et pour virer la direction je ne sais pas combien de temps ça peut tenir


Si je soutiens le texte renforcer le PCF c'est parce qu'il a longtemps travaillé... comme étaient jadis les textes de congrès qui ne se contentaient pas d'être une vague base commune...Mais une orientation sérieuse qui engageait la vie du Parti...

Ce que j'écris ici ne sert pas à grand chose sans doute, et si jamais tu le lis je ne crois pas que tu sois vraiment d'accord...; Mais ça peut servir à d'autres que toi...

Fraternellement, la discussion et la controverse font partie de l'amitié fraternelle des camarades communistes...









« Modifié: 27 octobre 2008 à 20:32:34 par Maryvonne »
fraternellement

Maryvonne Leray

Hors ligne Maryvonne

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ah au fait je n'ai pas compris le titre du post :

Que critique Aurélien  faire vivre et renforcer le PCF ou renforcer le PCF et renouer avec le marxisme....

vous voyez la confusion qui est voulue bien sûr... et cette confusion sème la confusion... le titre est encore plus important que le contenu du texte de Vénissieux... Le but n'est pas d'amener les camarades vers une démarche marxiste mais d'obtenir des voix en votant, comme il disent,  pour  un texte court....(???)

Comment voulez vous que cette confusion soigneusement  entretenue n'entraine pas Aurélien et bien d'autres dans la confusion... 

Le rôle de l'avant garde révolutionnaire c'est de faire sortir de la confusion... Mais dans cette période de médiatisation, le décervelage est le maitre... à nous de travailler

Nous avons tout à reprendre, la formation repart à zéro, ne l'oublions pas....

« Modifié: 27 octobre 2008 à 12:34:30 par Maryvonne »
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Maryvonne Leray

Hors ligne Delapaille

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Maryvonne,

Le texte d'Aurélien est une réponse à notre critique du texte "unitaire".
Aurélien est, d'après ses dires, un signataire du texte "unitaire".

Je te rassure, ta réponse n'est pas trop longue ...
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne fireball

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C’est vrai que le texte d’Aurelien n’est pas trop insultant (juste insultant, un point c’est tout), j’ai déjà lu pire, et qu’il est assez long ce qui n’est pas plus mal.
Soit dit en passant, j’ai beau chercher de la malhonnêteté dans le texte des camarades de La Riposte, je n’en ai pas vu, même après avoir été éclairé par la prose du camarade
Aurélien, c’est plutôt lui qui commence mal donc, mais soit.

“Les « camarades » de La Riposte confondent manifestement la base commune du PCF avec son programme.”

D'abord merci pour les guillemets à camarades.

Un parti, c’est avant tout des idées, un programme, des méthodes et, en second lieu un appareil pour mettre cela en pratique.
On en voudra donc pas aux camarades de La Riposte de parler programme dans leur texte là ou d’autres préfèrent rester dans le flou (artistique?)
Parcequ’ évidemment, creer des “bases communes” en restant dans le vague autant que faire se peut est tout un art chez les réformistes.
Parler « d’appropriations sociales » c’est juste suffisant pour exciter l’imagination du révolutionnaire et l’inciter à voir dans le texte ce qu’il ne dit pas, tout en ne dérangeant pas les plus réformistes, ce n’est vraiment pas pareil que de parler d’exproprier le capital, de nationaliser les grandes entreprises et les banques sous contrôle des travailleurs.
Et cela n’oblige à rien non plus.

Soit dit en passant, qualifier le texte d’ «unitaire » (car c’est ainsi qu’il doit être nommé, et pas le texte Gérin-Paris15-Karman, et par opposition au texte de la Riposte qui lui ne ressort d’aucune démarche d’union), j’ignore jusqu’ou arrive l’ « union » mentionnée, mais cela me donne à penser que la simple volonté d’union se transforme directement en une union réelle…de tout le parti ?
Union de ceux qui l’on rédigé et signé dans un premier temps peut-être mais pas plus.

« A l’inverse La Riposte pose le choix de l’économie planifiée, gonflée de formules verbeuses et floues sur son caractère « démocratique » à tous les étages. Si le communisme est bien la propriété collective des biens de production, il est illogique d’en déduire l’économie planifiée comme le seul mode d’allocation des ressources admissible dans le communisme. Ce serait même aller à l’encontre de la propriété du peuple que d’imposer ce choix, car le même peuple peut très bien préférer des relations marchandes entre entreprises socialisées ! »

D’abord, qu’entend-t-on par « entreprises socialisées » ?
Une des différences entre le marxisme et l’anarchisme, consiste on le sait, en ce que le premier part de la nationalisation sous contrôle des travailleurs des principaux leviers de l’économie dans le but de mettre la propriété des moyens de production dans les mains de l’ensemble des travailleurs à niveau national. Pour les anarchistes le but n’est que d’exproprier les capitalistes pour mettre la propriété dans les mains des travailleurs de chaque entreprise individuelle, ce qui aurait pour effet d’empêcher l’établissement d’un plan de production à échelle nationale et mettre differentes entreprises ainsi « socialisées » en concurrence sur le marché.
La question c’est que, comme l’explique l’économiste soviétique Preobrazhenski dans son texte « Anarchisme et communisme » ceci mène de nouveau à l’économie de marché, au « capitalisme sans capitalistes », à la division des ouvriers desdites entreprises en groupes et collectifs de petit-bourgeois de la classe unique du prolétariat.
En fait, ce passage donne à penser que ce camarade s’oppose à l’économie planifiée en prenant à prêter entre autre à l’anarchisme (en fait il prend à prêter un peu partout), aussi connu, il est vrai en tant que « communisme libertaire ».
C’est son droit, bien entendu, mais peut-être que le Parti Communiste n’est pas le bon lieu pour défendre ce genre d’idées.

« Les gens de La Riposte croient-ils que les tares de feue l’économie soviétique tenaient toutes à sa nature non-démocratique ? C’est en partie le cas, mais pas seulement. Ont-ils lus les nombreux ouvrages, témoignages  et rapports relatant les gaspillages sans nom, dûs à de mauvaises allocations de ressources (denrées agricoles pourrissant dans des hangars, coûteuses machines laissées à l’abandon car livrées à des entreprises qui n’en avaient pas besoin, véhicules de fret et trains dispersés sans lien avec les besoins réels de transport à travers le pays…) ? Croient-ils que simplement parce qu’on aurait mis des conseils ouvriers ou autres assemblées du même genre à divers niveaux de la production, on éviterait ces erreurs d’allocations ? Sur ces domaines, la démocratisation de l’économie planifiée peut réduire des gaspillages, pas les éviter complètement ni même les réduire à un niveau acceptable pour la société. »

En vérité, il n’y a pas d’experience d’économie planifiée démocratriquement de disponible dans l’Histoire pour vérifier cela de façon empirique. Mais pour cela même, il n’est pas possible non plus d’affirmer le contraire. L’économie planifiée bureaucratiquement est la seule experience dont nous disposons pour entrevoir le potentiel de la planification démocratique. Ce que nous savons par contre c’est que le capitalisme est le moins indiqué por éviter le gaspillage, ni complètement, ni à « un niveau acceptable pour la société » (dans la mesure ou quelqu’un comprend ce que cela veut dire).

En fait on a l’impression que ce camarade s’est trouvé très impressioné par la critique bourgeoise de l’économie planifiée après la chûte de l’URSS et en a oublié d’aborder la question d’un point de vue de classe : il ont tout intérêt à se débarraser du spectre de l’économie planifiée parce que cela va tout-à-fait à l’encontre de leurs interêts de classe…ils ne sont disposés à y recourrir ne fut-ce que partiellement qu’en conditions de guerre (parce qu’il savent que c’est plus efficace que le marché et la concurrence) ou en conditions de crise sévère, lorsqu’ils ont besoin de l’intervention de l’ Etat pour nationaliser les pertes.

Rappelons également que c’est l’economie planifiée, même sur des bases buraucratiques et totalitaires, qui ont permi à L’URSS de devenir la deuxième puissance économique mondiale.
Si dans les conditions de retard économique de la Russie des Tsars, le capitalisme aurait permi d’obtenir les mêmes résultats, comment explique-t’on la situation d’autres pays dans les mêmes conditions n’ayant pas obtenus lesdits résultats ? Parce qu’ils n’ont pas aboli le capitalisme ? mais si celui-ci est plus efficace, voyons ! Demandez aux russes ce qu’il en pensent, moi la dernière fois que j’ai posé la question a une immigrée bielorusse en ce qui concerne le changement de système, elle ne s’est pas montrée trop convaincue, maintenant peut-être aurais-je mieux fait de demander à un maffieu.
De toute façon, le camarade Aurelien précise sa pensée dans le paragraphe suivant :

« jamais un Etat, fut-il démocratique, délégua-t-il ses pouvoirs à de nombreux conseils ouvriers, ne saura rassembler autant d’informations économiques que ne peuvent le faire plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprises, de cadres, de vendeurs (traders aussi), et des millions de particuliers que nous sommes. »

Ceci n’est rien d’autre qu’une apologie de l’anarchie des forces productives ! On en dirait presque que le capitalisme fonctionne !
Pour le dire ouvertement, et vu la virulence du texte d’Aurelien (de son propre aveu) je peux me le permettre, je me demande ce que diable viennent faire certaines personnes dans un parti communiste !
Il est grand temps que le PS vire un peu sur sa gauche et récupère certaines de ses ouailles perdues.

Autre perle par les temps qui courrent, celle-ci :

« le véritable problème à l’origine de l’effondrement du Crédit Lyonnais n’est pas tant la corruption que l’irresponsabilité des dirigeants de la banque publique, qui ont cru qu’ils pouvaient effectuer les placements qu’ils voulaient dans la mesure où l’Etat couvrirait toujours les pertes (au contraire d’une entreprise privée classique, contrairement à ce qui est écrit dans le texte alternatif de La Riposte) »

Mais c’est que justement si notre camarade lisait un peu plus la presse au lieu de se baser sur des idées pre-concues empruntées au neo-libéralisme il verrait que l’Etat couvre précisément les dettes…de la banque privée ! Et si la crise actuelle continue, l’Etat n’assumera pas que les dettes de la banque ! Cela dépend plus de l’ampleur de la crise que de la mode idéologique en vogue chez les capitalistes.
Encore un peu d’apologie de la propriété privée au passage.

« Comment les ripostiens prétendent-ils remédier à la tentation de l’irresponsabilité chez les dirigeants d’entreprises publiques, qu’ils soient des énarques nommés en haut lieu ou des délégués ouvriers ? En se payant de mots avec des formules passe-partout telles que le « contrôle démocratique des travailleurs » ? Comme quoi, messieurs de La Riposte, ce n’est pas parce que l’on glose plus sur ce que sera le socialisme que l’on est plus clair… »

Au passage, je vois que la « créativité communiste » de notre camarade nous a apporté un nouveau mot au dictionnaire : « ripostien ». C’est toujours ça.
Pour répondre à la question du camarade de façon succeinte (à lui après d’approfondir dans l’étude du marxisme, il ne faut quand même pas tout lui dire), on prétend y remedier surtout sur la base de quelques formules « passe-partout » de Lénine au sujet de l’élection et la révocabilité permanente des fonctionnaires, de la limitations des salaires au salaire moyen d’un travailleur qualifié et à la rotation des tâches dans le but de transformer chaque travailleur en un bureaucrate à temps partiel et eviter ainsi qu’aucun travailleur ne devienne un bureaucrate. Le fait de répondre directement devant les electeurs et de ne pas pouvoir faire carrière dans de domaine de la prise de décisions devrait faire quelque chose pour arranger le problème de l’irresponsabilité des dirigeants, non ?

« Voilà pourquoi la question du modèle économique communiste reste à poser, que la voie du socialisme de marché n’est pas vide de sens et doit être étudiée, comme d’autres projets »

Pour le moment, question « socialisme de marché », nous avons un clair exemple « communiste » à portée de la main : la Chine.
Sans rentrer dans les détails, non merci !
On y préfèrerait encore le stalinisme, et c’est beaucoup dire vu qu’on en veut pas !
Je remarque quand même que si "la voie du socialisme de marché, etc. mérite d'ètre étudiée car elle n'est pas vide de sens (autrement dit c'est la thèse que je défends, elle n'en mérite que d'autant plus que d'être etudiée) il ne paraît pas en être de même pour la voie du socialisme tout court.

Sur Gerin :

« On voit clairement la différence qui existe entre un maire d’une commune de taille telle que Vénissieux et des professionnels de l’incantation gauchiste »

À vrai dire, j’ignore complètement quelle est la gestion du Maire de Vénissieux, mais par contre les « professionnels de l’incantation gauchiste » appartiennent à un courant politique qui, par le passé, se trouvait à la tête de la mairie de Liverpool et il n'y a qu'à se documenter pour connaitre notre politique dans ce domaine.
Épargnions donc les tentatives de coup bas, nous ne sommes pas des débutants ni n’appartenons à une quelconque secte ultra-gauche remplie de théorie mais qui n’a jamais vu la gestion municipale de près.

« Nos grands marxistes du 10ème arrondissement devraient d’abord savoir que la critique communiste ne se fait pas sur l’opposition entre l’ouvrier et l’administrateur responsable de l’entreprise que l’on appelle ordinairement « patron », et qui peut lui-même être un salarié, mais entre ceux qui ne possèdent pas le capital et sont exploités par lui et ceux qui possèdent le même capital (actionnaires physiques ou moraux). »

Allez comprendre ce que cela veut dire.
Est-il nécessaire pour les travailleurs d’identifier le responsable individuel de l’exploitation à laquelle ils sont soumis ? Devons-nous nous opposer aux propriétaires du capital, ou aux cadres superieurs qui sont à la tête de l’entreprise ?
On pourrait aussi bien reproduire le vieux débat sur la propriété et le contrôle. Et après ?
Ce n’est pas la façon marxiste d’aborder la question.
Le fait est que le capitalisme, dans son développement est passé du capitaliste individuel à la société par actions et que la propriété capitaliste est maintenant socialisée dans ses propres limites.
Le fait est également que la vieille doctrine libérale du bénéfice privé en récompense des risques courrus est maintenant caduque, parce que sur les bases du crédit et du capital social, les capitalistes et leurs employés grassement payés à la tête des entreprises fonctionnent et investissent avec l’argent des autres.
Et si cela va vraiment mal, on appelle l’Etat-providence à la rescousse.
Ceci est plus que suffisant pour montrer le caractère parasitaire de la propriété privée des moyens de production, mais à nouveau notre camarade paraît s’enfuir dans la direction opposée.

« Pour les mêmes raisons que celles qui ont été évoquées au sujet de l’économie planifiée, on sait très bien qu’on ne pourra pas socialiser plusieurs centaines de milliers de Pme qui constituent une fraction importante du tissu économique »

Peut-être pas au début mais même les catholiques savent que le monde ne s’est pas fait en un jour. Quand à savoir si les PME représentent l’essentiel de l’économie et ont un rôle indépendant des grosses corporations c’est une autre affaire, mais là n’est pas la question. Les patrons, le soient-ils de PME ou de multi-nationales ne sont pas les alliés des salariés, dans le cadre de la lutte des classes ils sont de l’autre côté de la barrière.
Si il est nécessaire d’expliquer cela de long en large c’est que le PCF va très mal.
On pourra bien sur citer le Manifeste Communiste :

« En Allemagne, le Parti communiste lutte d'accord avec la bourgeoisie, toutes les fois que la bourgeoisie agit révolutionnairement contre la monarchie absolue, la propriété foncière féodale et la petite bourgeoisie.
Mais, à aucun moment, il ne néglige d'éveiller chez les ouvriers une conscience claire et nette de l'antagonisme violent qui existe entre la bourgeoisie et le prolétariat, afin que, l'heure venue, les ouvriers allemands sachent convertir les conditions politiques et sociales, créées par le régime bourgeois, en autant d'armes contre la bourgeoisie, afin que, sitôt détruites les classes réactionnaires de l'Allemagne, la lutte puisse s'engager contre la bourgeoisie elle-même.”


Maintenant, comme tout le monde sait, Marx y Engels étaient de dangereux trotskistes, il en arrivèrent même à parler de Revolution Permanente.

“Déjà, l’URSS des années 20 y avait été amenée. Nous n’avons pas besoin de passer par un contexte de guerre civile et de ruine pour nous rendre compte de la nécessité de ne pas s’isoler de l’économie extérieure.”

Tiens, c’est amusant, pour autant on dirait que les défenseurs du “socialisme dans un seul pays”…c’est nous! Étrange retournement de situation.

“Le maire de Vénissieux sait que ses administrés n’attendent pas de lui qu’il déclare la guerre aux capitalistes depuis son hôtel de ville : il doit avant tout leur assurer la sécurité, et ne pas leur compliquer l’accès à l’emploi.”

Curieux ce genre de point de vue chez un supposé communiste. Les administrés en général, toute chose ressemblant à un point de vue de classe est un malentendu.
Pour peu on se demanderait pourquoi diable les gens votent communiste aux municipales…
Si Aurelien veut dire qu’on n'établira pas le socialisme dans une seule ville, ça paraît évident si on ne peut même pas le faire dans un seul pays.
Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un terrain relativement large pour une politique anti-capitaliste même dans ce domaine là. Pour commencer, au niveau de la lutte idéologique, utiliser les poste publiques pour remettre le capitalisme en question depuis l’institution même. Au lieu de cela, bien souvent il s’agit de gérer le status quo la boûche fermée.
D’un autre côté, n’il y a-t-il vraiment rien à faire du point de vue de l’extension de la démocratie participative, par exemple créer une assembée populaire ou les decisions prise démocratiquement par le voisinage seraient applicables par l’administration locale ?
Rien à faire non plus sur la question du logement, de l’urbanisme, de l’éducation publique ? Il n’ya vraiment rien á faire depuis une administration municipale communiste pour se contre-poser au système établi ? juste gérer ce qu’il y a , un point c’est tout ? Cela ne vaudrait presque pas la peine de se présenter comme communiste au municipales ! (Sauf pour être élu à un poste, évidemment)

“Suivons le plan du texte d’Oxley et Metellus : avant d’aborder cette question de l’Union Européenne et d’une vision bornée de l’internationalisme qui semble être la leur, voyons d’abord une de leurs entourloupes intellectuelles favorites, et classique des trotskystes : la thèse selon laquelle l’isolement de l’URSS et le renoncement à la Révolution mondiale seraient responsables de la « dégénérescence bureaucratique » et dictatoriale de l’Union Soviétique.”

Là le camarade Aurelien s’engage sur un terrain délicat, parce que si on révise un peu Lénine (un autre dangereux trotskiste) on y trouvera la même “vision bornée de l’internationalisme”, on voit bien que de Lénine il n’a pas lu grand chose.
Si nécessaire je m’engage a y revenir à grands coups de citation. En même temps, le premier à parler de “deformations bureaucratiques” dans la République soviétique, ce fut précisément Lénine, et ce avant Trotsky.
Mais de toutes façon c’est pareil, parce que notre camarade rerporte le totalitarisme bureaucratique non sur la contre-revolution politique stalinienne sinon sur les premier jours de la Revolution, en fait, sur les conditions de laquelle elle est issue (Et là je ne cite pas le pasage, car ce serait trop long, il n’y a qu’à revenir en arrière sur le fil)

Mais le porblème, c’est qu’avant de nous enseigner que le régime bolchévick était totalitaire depuis le premier jour, empruntant au pasage à la critique anarchiste et au “communisme de gauche”, il avait commencé par nous dire:

“Alors certes, il y a un lourd défaut dans le texte alternatif unitaire : c’est qu’il attribue le qualificatif de « socialiste » aux pays du bloc de l’Est.”

De là on ne peut qu’en déduire que le socialisme était inexistant dans le bloc de l’Est, à commencer par l’URSS. Et que ce genre de détails secondaires n’empêche néanmoins pas de signer certains textes qui disent le contraire, donnant à entendre que le socialisme est compatible avec le totalitarisme. Soyons unitaires, ne faisons pas dans les détails sans importance.

To be continued

Salutations communistes
PV
« Modifié: 28 octobre 2008 à 04:05:49 par fireball »
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Hors ligne Abdallah

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Chers camarades,

je trouve que le texte d'Aurélien est assez confus. Comme dirait Maryvonne : "Il faut tout reprendre à la base."

Seulement quelques éléments :

- si comme le dit Aurélien : "le même peuple peut très bien préférer des relations marchandes entre entreprises socialisées !", le rôle d'un marxiste n'est pas d'imposer le choix de l'économie planifiée, mais d'expliquer qu'une économie de marché socialisée poserait les bases d'une restauration à plus ou moins long terme du capitalisme !

- Aurélien nous apostrophe en déclarant : "Hé, camarades, vous ne vous êtes jamais dit que l’ampleur du déficit commercial français pouvait être lié au cours élevé de l’euro, non, et que l’absence du second réduirait l’existence du premier ?". En fait, cher camarade, le problème est que le capitalisme français est en déclin non seulement au niveau mondial, mais également au niveau de l'Europe (zone euro). Ceci étant dit, et comme le rappelle le sous-titre du texte "unitaire" d'ailleurs mon cher Aurélien, dans cette lutte des classes, le rôle du PCF n'est pas de trouver des solutions pour soutenir la classe capitaliste française. En tant que travailleurs, nous devons nous unir et profiter du parlement européen comme tribune pour tendre la main aux travailleurs européens, pour renverser le capitalisme. C'est travailleurs contre capitalistes, et non travailleurs, PME et investisseurs français contre l'Europe !

- Aurélien nous fait part également de ses lacunes concernant les idées de Lénine : "Selon les trotskystes, cela ne suffira pas : il faudra construire le socialisme quand la révolution sera devenue mondiale ! Autrement dit : on ne fera jamais le socialisme, car l’extension de la Révolution au niveau mondial est une voie complètement improbable..." Bien évidemment, il ne faut pas attendre que la révolution soit mondiale pour construire le socialisme. Mais qui dit ça ? Les "trotskystes" dans la tête d'Aurélien ? Qu'ont fait Lénine et Trotsky en Russie : ils ont tenté d'instaurer un système socialiste. Mais qu'ont-ils dit et écrit : que la révolution ne sera pas, au final, victorieuse si elle ne s'étend pas à d'autres pays, notamment en Allemagne etc... Visiblement, Aurélien ne connait pas la théorie du socialisme dans un seul pays, voulue par Staline, et théorisée par Boukharine, mais en complet désaccord avec le "trotskyste" Lénine !

Fraternellement

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Bonjour mesdames et messieurs,
je n'ai pas voulu répondre de suite à maryvonne pour pouvoir faire une réponse en bloc, et vu la longueur (modérée somme toute) de vos réponses, je vais faire du citation/réponse.
Au passage : Pour ce qui est du caractère "insultant" de ma réponse, je ne renie rien du tout. Je n'ai pas à répondre avec du "chers camarades" à des gens qui écrivent que nous considérerions les habitants des quartiers populaires comme des ennemis de la république, qui nous accusent de tenir le langage de la guerre des civilisations (alors que c'est justement ce que nous dénoncions), qui fait de nous des supporters des expulsions d'étrangers et de familles pauvres, des rafles, des discriminations raciales, etc...

Sur le marxisme

Si on te suit dans tes raisonnements il faut mettre Marx, et Lénine à la poubelle ce qui bien entendu n'est pas du tout notre projet et même pas celui du texte de Vénissieux...
Faux dilemme. La philosophie de marx, certaines de ses analyses économiques, peuvent nous être utiles. Il faut cependant les discuter. Quelqu'un qui annône du marx et peuple ses interventions de "marx a dit", "engels a dit", "Lénine a dit" se rend inutile à cette compréhension.

Tu dis jeune travailleur et que tu va ignorer notre texte, alors là je te crois, car pour l'ignorer c'est déjà fait. Soit tu ne l'as pas bien lu, soit tu ne l'as pas compris... en tout cas je me demande bien pour quel texte tu va pouvoir voter ? le notre certes non, celui de Vénissieux guère plus, car même s'il est flou il se réfère tout de même au marxisme ce qu'apparament tu réfutes, il te reste la base commune, c'est pas sur ...
Je ne me classe même pas comme marxiste, ou alors fort hétérodoxe si tu veux savoir. Ceci dit, je préfère discuter avec des marxistes intelligents (et non dogmatiques et citatiomanes comme ceux de La Riposte) qu'avec des gens qui n'ont aucune forme d'idée comme les auteurs de la base du CN.

Chers camarades,
je trouve que le texte d'Aurélien est assez confus. Comme dirait Maryvonne : "Il faut tout reprendre à la base."
Le lavage de cerveau, y a que ça de vrai.


Sur le caractère unitaire de « Faire vivre et renforcer le PCF »

Je dis le texte de Vénissieux, parce qu'en fait d'unitaire il a eu du mal à être accouché et plutôt à la dernière minute... et même a failli ne pas l'être..; Il y a unité et unité... une unité pour construire OK. une unité seulement contre et pour virer la direction je ne sais pas combien de temps ça peut tenir

Si je soutiens le texte renforcer le PCF c'est parce qu'il a longtemps travaillé... comme étaient jadis les textes de congrès qui ne se contentaient pas d'être une vague base commune...Mais une orientation sérieuse qui engageait la vie du Parti...

C'est justement ce qui prouve que "Faire vivre et renforcer le PCF..." est un texte unitaire: il a nécessité de longues discussions. Pas le texte de La Riposte, qui a été "longtemps travaillé" car rédigé par les convaincus d'une même chapelle sur un coin de table.
Quant à "l'unité pour construire/ou pour virer la direction"...es-tu consciente que nous avons une direction qui, soit volontairement, soit par incompétence, nous mène à notre destruction? Crois-tu qu'il nous reste tout le temps que nous voudrions pour redresser le PCF? Il nous faut d'abord une unité de combat, pas pour faire du professorat dogmatique depuis une chapelle.

Soit dit en passant, qualifier le texte d’ «unitaire » (car c’est ainsi qu’il doit être nommé, et pas le texte Gérin-Paris15-Karman, et par opposition au texte de la Riposte qui lui ne ressort d’aucune démarche d’union), j’ignore jusqu’ou arrive l’ « union » mentionnée, mais cela me donne à penser que la simple volonté d’union se transforme directement en une union réelle…de tout le parti ?
Union de ceux qui l’on rédigé et signé dans un premier temps peut-être mais pas plus.
Union de près de 800 camarades de 68 fédérations, déjà, dont la plupart n'ont aucun lien avec les sections de Paris15, Vénissieux ou Aubervilliers. Sache également que des réunions ont préparé la rédaction de ce texte (Sanary sur mer, Fête de l'Huma...) auxquelles chacun aurait pu participer. Quel équivalent du côté de La Riposte?

Sur la construction du socialisme

Tu t'insurges contre l'économie planifiée en disant ceci " Ce serait même aller à l’encontre de la propriété du peuple que d’imposer ce choix, car le même peuple peut très bien préférer des relations marchandes entre entreprises socialisées

Mais le communisme c'est justement la fin des relations marchandes

Non, le communisme c'est la propriété collective des biens (de production). Cela suppose la souveraineté du peuple sur ces biens, leur distribution, leur production, l'allocation des revenus, etc... Imposer la fin des rapports marchands, c'est nier le droit du peuple à vouloir autre chose, donc nier sa propriété, donc être anticommuniste au final...

"
Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l'asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l'opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l'horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! » (Marx programme de Gotha...)


Je signale au passage que cet extrait ne mentionne pas l'économie planifiée...Si on abouti à un marché socialiste où chacun à accès à l'emploi, et où la distribution et redistribution des revenus tient compte des besoins sociaux de chacun, on s'approche de l'idéal de marx (qui n'était pas marxiste...) sans planification (cf. aussi http://www.pourlecommunisme.com/index_fichiers/Page2582.htm)

Ce fut probablement l'erreur des débuts de la révolution Russe que de tarder à mettre en place l'économie planifiée...
Ouh non, bien au contraire. La NEP fut une nécessité pour redresser un pays en ruine où l'état se réduisait de fait à une structure policière et militaire, qui ne pouvait pas secourir des affamés sans un massif soutien extérieur. Cependant, je vois une chose: toi, marxiste ardente, tu oses dire que Lénine et les bolcheviks se seraient trompés en ne passant pas de suite à la planification? Tu as le droit. Alors dis moi pourquoi tu t'autorises à me répondre en citant un extrait de Lénine sur les nations, comme si tout ce que disait Lénine avait valeur d'autorité?

dans la phase supérieure de la société communiste la notion marchande n'a plus lieu d'être : y arriveront nous un jour ça c'est une autre histoire...
Ca n'arrivera jamais, pour une raison simple: toute économie réelle est diverse. Toute économie moderne intègre des éléments de marché (même dans feue l'URSS), des éléments planifiés (même aux USA), de l'économie féodale (mafias par exemple), de l'économie autoproductive, de l'économie solidaire, etc...Le problème n'est pas de construire une économie où il n'y aura plus rien de marchand, ça ne sera jamais atteint -ni même souhaitable-, mais de réarticuler les économies en donnant la priorité à l'une ou l'autre, et sur un fond de propriété collective.

La crise "financière" d'aujourd'hui est là pour nous montrer que l'économie planifiée même dans un sens capitaliste et restreint est une nécessité absolue ...
Tu peux le démontrer? Ne crois surtout pas que parce que les gouvernements capitalistes injectent des centaines de milliards d'euros dans leurs banques, alors ils "planifient" l'économie. Ca n'a rien à voir. Au contraire, c'est la confirmation que nous sommes passés d'un état gestionnaire à un état secouriste...

Tu propose un socialisme de marché... avec des référence qui sont prises dans le patrimoine de l'économie bourgeoise ... Mais l'économie bourgeoise on voit ce que cela donne aujourd'hui, ils sont même incapables d'analyser la crise...
Au contraire, ils savent d'où vient cette crise. Le "Nobel" d'économie de cette année, Paul Krugman, a expliqué, après d'autres, que l'origine de la bulle immobilière américaine qui a suscité les subprimes (elles-mêmes encouragées par le gouvernement) venait de réglementations inadaptées. Ensuite, les créances se sont transmises d'établissements déresponsabilisés vers d'autres.
J'ajoute qu'il n'y a rien de plus fragile que de signer la mort du marché en se basant sur la crise actuelle. Il faut avoir une critique de fond du capitalisme, valable sur des faits vérifiables la plupart du temps, et pas une analyse dont la validité n'apparaît que lorsque se déclenche une crise...qui passera sans doute, le capitalisme est un système très dynamique, qu'il ne faut surtout pas sous-estimer.

Tu as un profond mépris pour la classe ouvrière et ses capacité or c'est bien justement parce que la classe ouvrière n'a pas géré l'économie dans les usines, les kolkozes etc que cela n'a pas fonctionné.   A leur place on a mis des fonctionnaires...
 
Je trouve étonnant que quelqu'un qui se dise travailleur puisse tenir de tels propos.
Que répondre à tant de simplisme et de procès d'intention? Déjà, l'industrie soviétique ne pouvait pas être gérée par la classe ouvrière en raison même de la guerre civile: le parti bolchevik devait garder étroitement le contrôle des usines, notamment d'armement, et n'a pas hésité à réprimer les grèves ouvrières, car c'était ça où la défaite du bolchévisme. Ensuite, une question: si les paysans avaient même géré les kolkhozes, ne croient tu pas que leur revendication immédiate aurait été: marché libre des produits agricoles, au prix voulu par les paysans et non fixé par l'Etat? En tout cas, dès que des lopins leur furent ré-attribués, ils sautèrent sur l'occasion...

Parler « d’appropriations sociales » c’est juste suffisant pour exciter l’imagination du révolutionnaire et l’inciter à voir dans le texte ce qu’il ne dit pas, tout en ne dérangeant pas les plus réformistes, ce n’est vraiment pas pareil que de parler d’exproprier le capital, de nationaliser les grandes entreprises et les banques sous contrôle des travailleurs.
Et cela n’oblige à rien non plus.
Déjà tu pourrais citer le texte en entier: "Obtenir de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques qui s’en prennent directement aux pouvoirs du capital et de la grande bourgeoisie dans les entreprises, la finance et les institutions: appropriation sociale des moyens de production et financiers, droits nouveaux pour les salariés, transformation des institutions;"
Donc l'appropriation sociale à un objectif: s'en prendre directement au pouvoir des capitalistes. Ce n'est pas la même chose que de réaliser un vague service public. Et ça n'engage pas à rien, le respect ou non de cette ligne peut facilement se vérifier: un parti qui n'appelle jamais à la nationalisation ne respecte pas cette ligne par exemple.

D’abord, qu’entend-t-on par « entreprises socialisées » ?
Entreprises dont le capital appartient de droit aux travailleurs et dont la gestion est sous la coupe de leurs représentants: soit l'Etat, soit des associations de travailleurs au niveau régional, national...voire pourquoi pas transnational. Cf. http://www.pourlecommunisme.com/index_fichiers/Page3308.htm

Pour les anarchistes le but n’est que d’exproprier les capitalistes pour mettre la propriété dans les mains des travailleurs de chaque entreprise individuelle, ce qui aurait pour effet d’empêcher l’établissement d’un plan de production à échelle nationale et mettre differentes entreprises ainsi « socialisées » en concurrence sur le marché.
La question c’est que, comme l’explique l’économiste soviétique Preobrazhenski dans son texte « Anarchisme et communisme » ceci mène de nouveau à l’économie de marché, au « capitalisme sans capitalistes », à la division des ouvriers desdites entreprises en groupes et collectifs de petit-bourgeois de la classe unique du prolétariat.

Déjà, une faute: l'économie de marché n'est pas le capitalisme. Un marché où le salariat n'existerait pas n'est pas une économie capitaliste. Quant à l'expression "capitalisme sans capitalistes", j'en attends le sens.

En fait, ce passage donne à penser que ce camarade s’oppose à l’économie planifiée en prenant à prêter entre autre à l’anarchisme (en fait il prend à prêter un peu partout), aussi connu, il est vrai en tant que « communisme libertaire ».
C’est son droit, bien entendu, mais peut-être que le Parti Communiste n’est pas le bon lieu pour défendre ce genre d’idées.
Il me semblait pourtant avoir clairement évoqué la possibilité du socialisme de marché comme l'une des alternatives possibles. Et si quelqu'un me propose une meilleure façon de réaliser le communisme, je suis preneur. Je suis désolé de savoir que pour toi, le débat sur la réalisation du communisme est déjà arrêté, surtout lorsque je vois tes opinions (cf. la suite). En clair, Greg Oxley et Jérôme metellus ont déjà décidé pour toi de ce qu'était le socialisme...Pour ma part, je souhaite qu'après le congrès, plusieurs plans pour savoir ce que nous entendons comme le socialisme soient proposés et soumis à une consultation. On en est loin, et vous n'y aidez pas...

En vérité, il n’y a pas d’experience d’économie planifiée démocratriquement de disponible dans l’Histoire pour vérifier cela de façon empirique. Mais pour cela même, il n’est pas possible non plus d’affirmer le contraire. L’économie planifiée bureaucratiquement est la seule experience dont nous disposons pour entrevoir le potentiel de la planification démocratique. Ce que nous savons par contre c’est que le capitalisme est le moins indiqué por éviter le gaspillage, ni complètement, ni à « un niveau acceptable pour la société » (dans la mesure ou quelqu’un comprend ce que cela veut dire).
Il existe une différence de taille entre les gaspillages du capitalisme et ceux de l'économie soviétique: le capitalisme gaspille parce qu'il surproduit dans certains secteurs, et laisse perdre des ressources (en vies humaines par exemple) dans d'autres où il n'est pas intéressé à produire. L'économie soviétique, même là où elle voulait produire, réalisait de tels gaspillages qu'elle n'arrivait pas -et parfois de loin- à atteindre ses objectifs, ce qui est rarement le cas du capitalisme.
Un exemple concret: l'agriculture. L'agriculture capitaliste surproduit et détruit des ressources quand des millions de gens sont sous-alimentés. L'agriculture soviétique ne parvenait pas à satisfaire seule les besoins de sa population, et dû importer dès les années 70, alors que ses ressources naturelles auraient dû lui permettre de nourrir une grande partie de la planète.


Hors ligne Aurélien V

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En fait on a l’impression que ce camarade s’est trouvé très impressioné par la critique bourgeoise de l’économie planifiée après la chûte de l’URSS et en a oublié d’aborder la question d’un point de vue de classe : il ont tout intérêt à se débarraser du spectre de l’économie planifiée parce que cela va tout-à-fait à l’encontre de leurs interêts de classe…
Revenons à ce que je disais à maryvonne: il y a une différence entre un usage intelligent du marxisme et un usage dogmatique. Qu'il y ait des points de vues de classe, c'est une chose. Cependant, même un fasciste peut dire une vérité de temps à autre. De très nombreux rapports ont été faits sur les gaspillages monstrueux du système soviétique. Je connais aussi le témoignage d'un sympathisant français du communisme, qui a été directeur d'usine en URSS dans les années 80, et qui y a constaté des pertes sans rapport avec ce qui existe dans les industries occidentales.

ils ne sont disposés à y recourrir ne fut-ce que partiellement qu’en conditions de guerre (parce qu’il savent que c’est plus efficace que le marché et la concurrence) ou en conditions de crise sévère, lorsqu’ils ont besoin de l’intervention de l’ Etat pour nationaliser les pertes.
Non, cette planification n'est pas plus efficace que le marché, et elle est utilisée en cas de guerre car, pour des raisons évidentes, le commerce international n'est plus possible, il faut organiser l'autarcie (cas de l'Allemagne dans les guerres mondiales) et éviter que les ruptures d'échanges internationaux ne créent des pénuries et donc une inflation monstrueuse. Quant aux interventions en cas de crise financière, je le répète, rien à voir avec de la planification.

Rappelons également que c’est l’economie planifiée, même sur des bases buraucratiques et totalitaires, qui ont permi à L’URSS de devenir la deuxième puissance économique mondiale.
En réalité, on n'en est pas sûr du tout. La planification a sans doute été nécessaire pour forcer l'économie soviétique à préparer un effort de guerre, et en ce sens elle a servi l'URSS dans sa lutte contre les nazis. Cependant, un économiste comme Jacques Sapir considère que le niveau des pertes économiques et industrielles a été tel, qu'en réalité la planification stalinienne aurait affaibli l'URSS avant la guerre. Notons qu'il est avéré que l'URSS a été le seul pays à connaître une industrialisation où la productivité individuelle, dans l'industrie, a stagné pendant les années 30! La croissance -largement surestimée par l'agence Tass- a été surtout due à la progression des effectifs -tirés de la paysannerie.

Si dans les conditions de retard économique de la Russie des Tsars, le capitalisme aurait permi d’obtenir les mêmes résultats, comment explique-t’on la situation d’autres pays dans les mêmes conditions n’ayant pas obtenus lesdits résultats ? Parce qu’ils n’ont pas aboli le capitalisme ? mais si celui-ci est plus efficace, voyons !
Alors comment expliques-tu le cas de la Corée du Sud, plus pauvre que l'URSS -et même que la Corée du Nord- en 1950, nettement plus riche que l'URSS à la fin des années 80? Le but n'est pas de dire que le capitalisme est génial. Il est porteur de gaspillages humains et matériels, d'exploitations de diverses formes, d'inégalités injustifiables. Cependant, il a fait mieux que son concurrent soviétique, c'est un fait.

De toute façon, le camarade Aurelien précise sa pensée dans le paragraphe suivant :
« jamais un Etat, fut-il démocratique, délégua-t-il ses pouvoirs à de nombreux conseils ouvriers, ne saura rassembler autant d’informations économiques que ne peuvent le faire plusieurs centaines de milliers de chefs d’entreprises, de cadres, de vendeurs (traders aussi), et des millions de particuliers que nous sommes. »
Ceci n’est rien d’autre qu’une apologie de l’anarchie des forces productives ! On en dirait presque que le capitalisme fonctionne !
Et bien il fonctionne, le capitalisme! Pas dans le sens où on le voudrait, pas dans celui des travailleurs, mais en suivant ses propres buts, ce qui n'était pas le cas de l'URSS, qui n'avait plus les ressources pour soutenir une économie militaro-bureaucratique. La crise financière elle-même peut être résorbée par les ressources que le capitalisme peut mobiliser.
Je vais encore me répéter: il faut avoir une critique de fond du capitalisme. Le capitalisme, c'est plusieurs centaines de milliards d'euros de profits qui sont pompés sur les prolétaires d'Europe chaque année. Ce sont des millions de gens qui chaque année meurent faute de soins dans des pays qui peuvent les leur fournir et ne le font pas. C'est un système où la rémunération des personnes n'a que peu de choses à voir avec leur contribution à la vie de la société. C'est un système très efficace pour produire en très grande quantité, mais souvent des biens dispensables, que l'on pourrait remplacer par d'autres plus collectifs (automobiles contre transports en commun), et qui construit des logements vides quant des millions de personnes sont mal logées.
CEPENDANT, il est absurde et contre-productif de nier la grande efficacité des process de production mis en oeuvre par le capitalisme, même s'ils ne sont pas mis au service du peuple.

Pour le dire ouvertement, et vu la virulence du texte d’Aurelien (de son propre aveu) je peux me le permettre, je me demande ce que diable viennent faire certaines personnes dans un parti communiste !
Il est grand temps que le PS vire un peu sur sa gauche et récupère certaines de ses ouailles perdues.
Etant donné ce que je viens de dire plus haut, chacun pourra constater que Fireball n'a rien compris à la critique que je fais du capitalisme, et que la sienne (le capitalisme est inefficace) est à côté de la plaque. Enfin bon ce n'est pas la première fois que des trotsks m'ordonnent d'aller au PS. Désolé les gars, vous ne savez toujours pas ce qu'est un communiste...

Autre perle par les temps qui courrent, celle-ci :
« le véritable problème à l’origine de l’effondrement du Crédit Lyonnais n’est pas tant la corruption que l’irresponsabilité des dirigeants de la banque publique, qui ont cru qu’ils pouvaient effectuer les placements qu’ils voulaient dans la mesure où l’Etat couvrirait toujours les pertes (au contraire d’une entreprise privée classique, contrairement à ce qui est écrit dans le texte alternatif de La Riposte) »
Mais c’est que justement si notre camarade lisait un peu plus la presse au lieu de se baser sur des idées pre-concues empruntées au neo-libéralisme il verrait que l’Etat couvre précisément les dettes…de la banque privée ! Et si la crise actuelle continue, l’Etat n’assumera pas que les dettes de la banque ! Cela dépend plus de l’ampleur de la crise que de la mode idéologique en vogue chez les capitalistes.
Encore un peu d’apologie de la propriété privée au passage.

Si Fireball s'informait un peu plus, il saurait que le soutien d'Etat aux banques privées n'est pas seulement dans la réponse que les états donnent à la crise, mais aussi dans son déclenchement: les banques Fannie mae et Freddie mac ont accumulé beaucoup de créances douteuses avec l'espérance d'un soutien d'Etat. Donc ça ne fait que valider ce que je dis: le soutien d'Etat à une banque est générateur de crises.
Normalement, dans un système d'économie de marché, une banque aillant réalisé de très mauvais placements doit faire faillite. Et même si on remplace les entreprises privées par des entreprises socialisées, je suis partisan de ce qu'une entreprise publique qui serait dans cette situation soit démantelée.
Et ce n'est nullement une apologie de la propriété privée, mais d'un mécanisme de marché qui contribue à la régulation des comportements (ce qui ne signifie pas "le marché s'autorégule" car avec toi je me méfie...)


Pour répondre à la question du camarade de façon succeinte (à lui après d’approfondir dans l’étude du marxisme, il ne faut quand même pas tout lui dire), on prétend y remedier surtout sur la base de quelques formules « passe-partout » de Lénine au sujet de l’élection et la révocabilité permanente des fonctionnaires, de la limitations des salaires au salaire moyen d’un travailleur qualifié et à la rotation des tâches dans le but de transformer chaque travailleur en un bureaucrate à temps partiel et eviter ainsi qu’aucun travailleur ne devienne un bureaucrate.

Là encore Lénine pouvait se tromper, et l'a montré. Gérer une banque moderne demande une formation de haut niveau. On n'incitera personne à prendre cette voie avec un salaire moyen de travailleur qualifié. On peut en revanche y imposer des contre-pouvoirs issus du prolétariat, mais ces délégués peuvent se tromper comme le patron. Quant à la rotation des tâches, elle ne peut être que limitée, surtout quand la formation est longue et qu'un dirigeant ne devient réellement efficace qu'après avoir passé du temps à la tête de l'entreprise (en économie planifiée comme dans le marché). Que cela vous plaise ou non, nous ne pouvons pas nous passer d'élites économiques et industrielles. La question du socialisme est qu'ils soient salariés et responsables devant la société, et non devant quelques actionnaires ou directement propriétaire de l'entreprise. Ce que je dis ressemble peu aux discours du PS.


Le fait de répondre directement devant les electeurs et de ne pas pouvoir faire carrière dans de domaine de la prise de décisions devrait faire quelque chose pour arranger le problème de l’irresponsabilité des dirigeants, non ?
1) Si un dirigeant d'entreprise ne peut pas faire un minimum de "carrière" (c'est-à-dire au moins deux mandats à la tête d'une entreprise), alors il est nettement moins incité à réussir son travail...puisque que quoi qu'il arrive il sera démis de ses fonctions!
2) On ne peut pas faire comparaître tous les dirigeants d'entreprises devant les électeurs. Cela fera un nombre d'élections bien trop important à gérer. On peut élire les planificateurs, les parlementaires, ou les gestionnaires d'un fond d'investissement contrôlé par les travailleurs, mais pas chaque directeur. On peut en revanche les faire juger par des délégués ouvriers. Ceux-ci sont cependant, comme je l'avais écrit dans mon premier message, susceptibles de se tromper comme le patron;
3) Si l'Etat assume les pertes d'une entreprise, un mauvais gestionnaire peut ne pas apparaître comme tel, même devant des délégués ouvriers. Le jugement par les électeurs ou des délégués ne suffit pas, il faut maintenir le risque de faillite/ démantèlement pour les entreprises (même dans une économie planifiée).


Pour le moment, question « socialisme de marché », nous avons un clair exemple « communiste » à portée de la main : la Chine.
Sans rentrer dans les détails, non merci !
On y préfèrerait encore le stalinisme, et c’est beaucoup dire vu qu’on en veut pas !
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Déjà la situation actuelle de la Chine (dictature, absence de droits sociaux pour des millions de travailleurs, irresponsabilité écologique) est grandement due à la nature de sons système politique, qui remonte à bien avant le tournant du "socialisme de marché"! "Socialisme de marché" qui n'en est même pas un étant donné la montée en puissance des entreprises privées, alors qu'un socialisme marchant se fait entre entreprises socialisées (et une minorité de petites entreprises privées).
Ensuite, la France, du temps où une partie de ses industries, et la majorité de ses banques et assurances étaient publiques, avait connu des situations de relations marchandes et de concurrence relative entre entreprises publiques. Et ce sans laogai, sans millions de paysans-ouvriers sans droits, ni éxécutions massives...

Je remarque quand même que si "la voie du socialisme de marché, etc. mérite d'ètre étudiée car elle n'est pas vide de sens (autrement dit c'est la thèse que je défends, elle n'en mérite que d'autant plus que d'être etudiée) il ne paraît pas en être de même pour la voie du socialisme tout court.
T'es fier de toi?


Allez comprendre ce que cela veut dire.
Est-il nécessaire pour les travailleurs d’identifier le responsable individuel de l’exploitation à laquelle ils sont soumis ? Devons-nous nous opposer aux propriétaires du capital, ou aux cadres superieurs qui sont à la tête de l’entreprise ?
On pourrait aussi bien reproduire le vieux débat sur la propriété et le contrôle. Et après ?
Ce n’est pas la façon marxiste d’aborder la question.
Le fait est que le capitalisme, dans son développement est passé du capitaliste individuel à la société par actions et que la propriété capitaliste est maintenant socialisée dans ses propres limites.
Le fait est également que la vieille doctrine libérale du bénéfice privé en récompense des risques courrus est maintenant caduque, parce que sur les bases du crédit et du capital social, les capitalistes et leurs employés grassement payés à la tête des entreprises fonctionnent et investissent avec l’argent des autres.
Et si cela va vraiment mal, on appelle l’Etat-providence à la rescousse.
Ceci est plus que suffisant pour montrer le caractère parasitaire de la propriété privée des moyens de production, mais à nouveau notre camarade paraît s’enfuir dans la direction opposée.

Bravo! Beau hors-sujet! Fireball part dans un exposé sur la caducité de la doctrine libérale et sur le caractère parasitaire de la propriété privée, ce avec quoi je suis d'accord...mais ne répond en rien, strictement rien, à la question des rapports entre le parti de la classe ouvrière et la catégorie des cadres, ingénieurs, responsables d'entreprise. Ceux-ci ne sont ni une infime minorité de la population (plus de 10% de la population active sont des cadres, il y a 2,5 millions d'entrepreneurs en France) ni dispensables dans la construction d'une économie socialiste (marchande ou pas). Alors le "Ce n’est pas la façon marxiste d’aborder la question", c'est une belle manière de fuir la question qui était justement posée.

Quand à savoir si les PME représentent l’essentiel de l’économie et ont un rôle indépendant des grosses corporations c’est une autre affaire, mais là n’est pas la question.
Si. On ne peut pas se passer de ces entreprises.


Les patrons, le soient-ils de PME ou de multi-nationales ne sont pas les alliés des salariés, dans le cadre de la lutte des classes ils sont de l’autre côté de la barrière.
Si il est nécessaire d’expliquer cela de long en large c’est que le PCF va très mal.
On pourra bien sur citer le Manifeste Communiste :

« En Allemagne, le Parti communiste lutte d'accord avec la bourgeoisie, toutes les fois que la bourgeoisie agit révolutionnairement contre la monarchie absolue, la propriété foncière féodale et la petite bourgeoisie.
Mais, à aucun moment, il ne néglige d'éveiller chez les ouvriers une conscience claire et nette de l'antagonisme violent qui existe entre la bourgeoisie et le prolétariat, afin que, l'heure venue, les ouvriers allemands sachent convertir les conditions politiques et sociales, créées par le régime bourgeois, en autant d'armes contre la bourgeoisie, afin que, sitôt détruites les classes réactionnaires de l'Allemagne, la lutte puisse s'engager contre la bourgeoisie elle-même.”


Maintenant, comme tout le monde sait, Marx y Engels étaient de dangereux trotskistes, il en arrivèrent même à parler de Revolution Permanente.

Encore un exemple de dogmatisme marxiste, et un défaut fréquent du discours marxiste (et là c'est général, et pas seulement pour le marxisme dogmatique) : l'emploi de termes flous tels que "bourgeoisie", qui réduisent à néant la scientificité de l'analyse pourtant revendiquée. Il y a "bourgeoisie" et "bourgeoisie". De nombreux entrepreneurs n'ont aucun salarié -et donc n'exploite personne-, vivent plus mal que bien des salariés, et même si l'on peut dire qu'à long terme, leur souhait est de devenir des capitalistes, 1) le long terme, ils risquent souvent de ne pas l'atteindre étant donné la durée de vie moyenne des entreprises, 2) on ne peut pas se passer d'eux dans le tissu économique.

Alors la question c'est: "cadres et chefs de Pme: alliés ou parties avec qui il faudra négocier?", car la réponse "abattez-les!" est injuste, stupide et irresponsable.

En revanche, si tu avais dit "les actionnaires, qu'ils soient petits porteurs ou grands possédants, sont nos adversaires", là j'aurais approuvé, car l'actionnaire est lui réellement parasitaire. Sauf que plusieurs millions de salariés sont quand même détenteurs de quelques titres, il faut avant tout les convaincre que ce n'est pas leur intérêt.

le rôle d'un marxiste n'est pas d'imposer le choix de l'économie planifiée, mais d'expliquer qu'une économie de marché socialisée poserait les bases d'une restauration à plus ou moins long terme du capitalisme !
Prouve-le, c'est toi qui a la charge de la preuve!

Hors ligne Aurélien V

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Sur l’Europe et la question du socialisme dans un seul pays

En ce qui concerne l'Union Européenne, la tentation est bien grande de vouloir en sortir... à vrai dire là encore ce n'est pas le point de vue Marxiste Léniniste...


Le prolétariat ne peut donner son soutien à aucune consécration du nationalisme ; au contraire, il soutient tout ce qui aide à effacer les distinctions nationales et à faire tomber les barrières nationales, tout ce qui rend la liaison entre nationalités de plus en plus étroite, tout ce qui mène à la fusion des nations. Agir autrement, c’est se ranger aux côtés de la petite bourgeoisie nationaliste réactionnaire.
 Lénine notes critiques sur la question nationale.
Retour à ce que je disais plus haut: Lénine pouvait se tromper. Si tu écoutes tes amis ripostiens, ils te diront, comme ils en ont l'habitude, que le marxisme est une science, ou du moins une méthode d'analyse (moi je dirais plutôt une théorie, mais bon). Répéter des citations, est-ce une démarche scientifique?

“Déjà, l’URSS des années 20 y avait été amenée. Nous n’avons pas besoin de passer par un contexte de guerre civile et de ruine pour nous rendre compte de la nécessité de ne pas s’isoler de l’économie extérieure.”

Tiens, c’est amusant, pour autant on dirait que les défenseurs du “socialisme dans un seul pays”…c’est nous! Étrange retournement de situation.

RIEN - A - VOIR. Prôner l'existence d'un commerce extérieur et la possibilité d'investissments étrangers ne remet nullement en cause la construction du socialisme dans un seul pays, qui est la seule voie possible. Si pour toi "socialisme dans un seul pays" et "autarcie" sont corollaires, alors c'est déplorable.

Aurélien nous apostrophe en déclarant : "Hé, camarades, vous ne vous êtes jamais dit que l’ampleur du déficit commercial français pouvait être lié au cours élevé de l’euro, non, et que l’absence du second réduirait l’existence du premier ?".
En fait, cher camarade, le problème est que le capitalisme français est en déclin non seulement au niveau mondial, mais également au niveau de l'Europe (zone euro).
Si tu regardes sur ce tableau, tu as en partie raison et tort:http://convictionspolitiques.midiblogs.com/media/01/02/733e09d1d82504e2b3f82452657a5a36.jpg
(sources: http://lekiosque.finances.gouv.fr/Appchiffre/Portail_default.asp)
Comme l'explique ce blog: http://convictionspolitiques.midiblogs.com/archive/2008/01/07/le-commerce-exterieur.html, nos déficits se sont creusés avec d'autres pays européens depuis 2005. L'auteur du blog, pro-européen, nous dit que ces pays ont pour monnaie l'euro, mais il cite quatre pays avec lesquels nos déficits se sont accrus: l'Allemagne, la Belgique, ...la Norvège et la Russie! Pour ces derniers, c'est le pétrole qui est en cause. Or on nous a justement fait croire que le haut niveau de l'euro nous protégeait en partie de la hausse du pétrole, alors que selon d'autres économistes, c'est justement la faiblesse du dollar face à l'euro qui poussait à sa hausse en dollar (en plus des tensions offre demande bien sûr)!
Pour ce qui est des déficits, notre premier déficit est celui avec l'Asie, la Chine notamment. C'est à la fois un problème de spécialisation industrielle et monétaire: la Chine a une monnaie sous-évaluée, la nôtre surévaluée. Toujours selon le tableau des déficits, en cas de rétablissment des monnaies nationales, la France serait en difficulté face à l'Allemagne, pas face au Royaume-Uni ni l'Espagne. Et il se peut très bien que l'euro nous grève dans la conquête d'autres marchés, pour compenser le désavantage qualitatif que nous avons face à l'Allemagne, qui ne se résoudra qu'avec du temps.

Ceci étant dit, et comme le rappelle le sous-titre du texte "unitaire" d'ailleurs mon cher Aurélien, dans cette lutte des classes, le rôle du PCF n'est pas de trouver des solutions pour soutenir la classe capitaliste française. En tant que travailleurs, nous devons nous unir et profiter du parlement européen comme tribune pour tendre la main aux travailleurs européens, pour renverser le capitalisme. C'est travailleurs contre capitalistes, et non travailleurs, PME et investisseurs français contre l'Europe !
Une fois de plus rien n'est compris. Le refus du fédéralisme européen n'est pas une fin en soi, mais le seul moyen de se réouvrir la possibilité de la révolution. Accepter l'Europe supranationale, c'est se mettre une chappe de plomb.

Aurélien nous fait part également de ses lacunes concernant les idées de Lénine : "Selon les trotskystes, cela ne suffira pas : il faudra construire le socialisme quand la révolution sera devenue mondiale ! Autrement dit : on ne fera jamais le socialisme, car l’extension de la Révolution au niveau mondial est une voie complètement improbable..." Bien évidemment, il ne faut pas attendre que la révolution soit mondiale pour construire le socialisme. Mais qui dit ça ? Les "trotskystes" dans la tête d'Aurélien ? Qu'ont fait Lénine et Trotsky en Russie : ils ont tenté d'instaurer un système socialiste. Mais qu'ont-ils dit et écrit : que la révolution ne sera pas, au final, victorieuse si elle ne s'étend pas à d'autres pays, notamment en Allemagne etc... Visiblement, Aurélien ne connait pas la théorie du socialisme dans un seul pays, voulue par Staline, et théorisée par Boukharine, mais en complet désaccord avec le "trotskyste" Lénine !
1) Lénine et Trotsky n'ont pas pu tenter de construire le socialisme en Russie, de par les conditions de la guerre civile et la nécessité de la NEP ensuite. Les nationalisations et les constructions de sovkhozes au début de la révolution ont vite dû refluer;
2) le but n'est pas de reprendre la théorie de Staline-Boukharine mais de reconnaître qu'il faut d'abord construire le socialisme dans un seul état, peut importe que cela soit selon le plan de Staline (et en tout cas pas avec son modèle politique)!
3) Le but est de construire un socialisme viable et durable même s'il reste (beaucoup) de pays capitalistes (et ce pour une durée indéterminée) dans le monde. Ne pas oublier que la nécessité de l'extension de la Révolution à l'Allemagne répondait à un contexte politique bien différent du temps de Lénine à ce qu'il est aujourd'hui...

Sur André Gérin et Vénissieux

 
À vrai dire, j’ignore complètement quelle est la gestion du Maire de Vénissieux, mais par contre les « professionnels de l’incantation gauchiste » appartiennent à un courant politique qui, par le passé, se trouvait à la tête de la mairie de Liverpool et il n'y a qu'à se documenter pour connaitre notre politique dans ce domaine.
Ouh, c'est beau comme détournement. Cette phrase s'adressait à Oxley et metellus, qui, à ce que je sais, n'ont pas de responsabilités électives, par opposition à Gérin. Laisse donc Liverpool en paix.


“Le maire de Vénissieux sait que ses administrés n’attendent pas de lui qu’il déclare la guerre aux capitalistes depuis son hôtel de ville : il doit avant tout leur assurer la sécurité, et ne pas leur compliquer l’accès à l’emploi.”

Curieux ce genre de point de vue chez un supposé communiste. Les administrés en général, toute chose ressemblant à un point de vue de classe est un malentendu.
Pour peu on se demanderait pourquoi diable les gens votent communiste aux municipales…

Bavardage inepte. André Gérin est élu par les administrés de Vénissieux, pas par la classe ouvrière. Il ne va pas trier les voix qu'il reçoit en fonction de leur origine sociale (il ne peut pas le savoir réellement de toute façon).


Si Aurelien veut dire qu’on n'établira pas le socialisme dans une seule ville, ça paraît évident si on ne peut même pas le faire dans un seul pays.
Dans un pays, si.


Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un terrain relativement large pour une politique anti-capitaliste même dans ce domaine là. Pour commencer, au niveau de la lutte idéologique, utiliser les poste publiques pour remettre le capitalisme en question depuis l’institution même. Au lieu de cela, bien souvent il s’agit de gérer le status quo la boûche fermée.
S'il s'agit de faire de la propagande anticapitaliste, on n'a pas besoin de mairie pour ça! Au contraire, utiliser les moyens municipaux (journaux municipaux, conférences financées par la commune) pour ce but est à mon sens un détournement d'argent public. Je n'accepte pas que les moyens d'information communaux soient utilisés par les maires de droite pour jouer à "ma binette partout" (dixit le Canard Enchainé) ni pour faire de la propagande sarkozyste. Je n'accepte pas le même comportement chez des maires communistes.


D’un autre côté, n’il y a-t-il vraiment rien à faire du point de vue de l’extension de la démocratie participative, par exemple créer une assembée populaire ou les decisions prise démocratiquement par le voisinage seraient applicables par l’administration locale ?
Rien à faire non plus sur la question du logement, de l’urbanisme, de l’éducation publique ? Il n’ya vraiment rien á faire depuis une administration municipale communiste pour se contre-poser au système établi ? juste gérer ce qu’il y a , un point c’est tout ? Cela ne vaudrait presque pas la peine de se présenter comme communiste au municipales ! (Sauf pour être élu à un poste, évidemment)

Encore un gros détournement! Ce dont il était question, c'est le rapport entre le maire d'une ville comme Venissieux et les entrepreneurs locaux! La question, c'est: "Gérin doit-il entrer en guerre contre les entrepreneurs capitalistes de Vénissieux". Et toi tu détournes tout sur la question des services publics, de la démocratie locale...Hors-sujet! Si tu veux en savoir plus sur les sujets que tu abordes, écris à André Gérin!

Sur l’URSS et Lénine

Quant à tes assertions sur le fait qu'est fausse l'analyse Trotskyste... ça ne mérite pas grande réponse... Il me semble que l'histoire a fait ses preuves

"Tiens ceci par exemple

"Si, à l’inverse, un parti bourgeois renversait la caste soviétique dirigeante, il trouverait pas mal de serviteurs parmi les bureaucrates d’aujourd’hui, les techniciens, les directeurs, les secrétaires du parti, les dirigeants en général. Une épuration des services de l'Etat s’imposerait aussi dans ce cas ; mais la restauration bourgeoise aurait vraisemblablement moins de monde à jeter dehors qu’un parti révolutionnaire.


 " Il me semble bien que c'est ce qui s'est passé... (à moins bien évidemment que j'ai mal compris et que le camarade Eltsine ait été le champion du socialisme... )
Tu es hors-sujet: tu parles de la fin de l'URSS, ma critique de l'analyse trotskyste se base sur le début. Et si je comprends bien, ton argument revient à dire: Trotsky a eu raison sur un point, donc il avait raison sur tout?



Là le camarade Aurelien s’engage sur un terrain délicat, parce que si on révise un peu Lénine (un autre dangereux trotskiste) on y trouvera la même “vision bornée de l’internationalisme”, on voit bien que de Lénine il n’a pas lu grand chose.
Non, j'ai préfére lire de véritables livres d'histoire et d'économie sur l'Union Soviétique: Sapir, Werth, Blum, Adamets, etc...


Si nécessaire je m’engage a y revenir à grands coups de citation.
Des citations, ça se critique, même quand on partage des fondamentaux idéologiques avec l'auteur. Ca ne se soigne donc pas, le dogmatisme?


Mais le porblème, c’est qu’avant de nous enseigner que le régime bolchévick était totalitaire depuis le premier jour, empruntant au pasage à la critique anarchiste et au “communisme de gauche”, il avait commencé par nous dire:

“Alors certes, il y a un lourd défaut dans le texte alternatif unitaire : c’est qu’il attribue le qualificatif de « socialiste » aux pays du bloc de l’Est.”

De là on ne peut qu’en déduire que le socialisme était inexistant dans le bloc de l’Est, à commencer par l’URSS. Et que ce genre de détails secondaires n’empêche néanmoins pas de signer certains textes qui disent le contraire, donnant à entendre que le socialisme est compatible avec le totalitarisme. Soyons unitaires, ne faisons pas dans les détails sans importance.

J'assume totalement ma décision, sachant:

1) que le texte "Faire Vivre et Renforcer le PCF" est amendable sur ce point;
2) que le texte de La Riposte fait aussi mal en considérant que l'URSS des premières années pouvait être retenue comme un exemple de socialisme, et j'ai déjà eu l'expérience de la discussion sur Lénine et Cie avec Oxley, je sais que je me heurterai à un mur de ce côté;
3) que, même avec ce défaut d'analyse que tu pointes, très peu de nos camarades veulent d'un système totalitaire. Le risque porté par cette erreur sera nettement plus facile à gommer qu'il ne sera facile de faire naître du communisme à partir de la base du CN...

Bon allez, j'attends la suite...

Hors ligne ROCH

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Je n'ai pas le temps de répondre à tout ce mic-mac réformo-stalo-anarcho-et je ne sais quoi, juste sur un point qui là, pour moi, marque bien la différence entre révolutionnaire et réformiste.
Quand Aurélien dit "Le maire de Vénissieux sait que ses administrés n’attendent pas de lui qu’il déclare la guerre aux capitalistes depuis son hôtel de ville : il doit avant tout leur assurer la sécurité, et ne pas leur compliquer l’accès à l’emploi.”"Bavardage inepte. André Gérin est élu par les administrés de Vénissieux, pas par la classe ouvrière. Il ne va pas trier les voix qu'il reçoit en fonction de leur origine sociale (il ne peut pas le savoir réellement de toute façon).", il me rappel un bueraucrate du parti présent chez moi, qui oublie à quoi doit nous servir d'être élu au niveau local ou national.
Etre élu COMMUNISTE, c'est défendre NOTRE CLASSE, c'est à dire les salariés, l'élu n'a pas à "chercher" une sorte de concensus avec tout ses "admnistré", si il a été élu clairement avec un discour et un programme communiste en quoi devrait-il chercher à épargné de soi-disant entrepreneurs pour "défendre" (là je ne vois pas quand et comment en défendant un entrepreneur on défend réellement les salariés mais bon je suis surement trop bête!!!) ses admnistrés.
Cela n'est qu'une excuse pour éviter de promouvoir la révolution par le biais d'une mairie et finalement de s'accorder avec le capitalisme.
Tu dis d'ailleurs qu'on ne peut savoir qui et pourquoi ils ont voté pour un maire communiste, raison de plus pour ne pas s'en soucier et utiliser ce poid électifs pour faire prendre conscience aux travailleurs de la nécessité de la révolution, ces élections ne sont-elles pas faites au sein d'une république bourgeoise donc une république qui tient les travailleurs sous le joug capitalistes?
Alors pourquoi y mettre une valeur si forte!!!!
Je ne vais pas répeter ce que j'ai mis plus haut, mais un élu communiste ne doit être qu'un représentant de sa classe au sein des institutions bourgeoise, un point c'est tout!!!
Il doit utilisé ce que les institutions  lui laisse pour justement en démontrer tout l'antidémocratisme, il n'a qu'à faire comme Christophe Thivrier (le premier maire socialiste au monde en 1882 à commentry allier) qui en intégrant l'assemblée nationale, cria "vive la commune" et qui , lorsqu'un huissier lui demander de poser sa blouse de travailleur bourbonnais rétorqua: "quand l'abbé lemire posera sa soutane et quand le général de galliffet posera son uniforme je poserais ma blouse de travailleur", voilà ce qui est utilisé les institutions pour en démontrer l'antidémocratisme!!!
Bien sur cela est à adapter aujourd'hui, mais je pense que tu auras compris que ce n'est pas une citation à suivre à la lettre (voilà à quoi serve les citations à éclairés un propos!!!)
Fraternellement
Un ripostiens qui te donne le droit de l'appeler camarade!!!!!
ROCH


Hors ligne Abdallah

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Chers camarades,

Aurélien attend la suite. Désolé mais ce sera sans moi. J'avoue ne pas en avoir les compétences. Par contre, si tu veux nous rendre service mon cher Aurélien, tu racontes tout ça sur un maximum de forums et à un maximum de camarades du parti  et tu dis à tout le monde que tu soutiens le texte "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps". Merci.

Fraternellement

Hors ligne ulrich savary

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Le camarade Aurélien nous cite un "grand nombre d'historiens et d'économistes prétendument spécialistes de l'URSS" tel que  Sapir, Werth, Blum, Adamets, etc... dans cette courte liste tu dois rajouter Courtois ! ...
Et là tu auras toute la ribambelle d'anti-communiste réunis au grand complet..

Ulrich.

Hors ligne Maryvonne

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oui et pourquoi pas Sarko et Lagarde...

ceic dit ce débat est intéressant pour moi car il confirme tout à fait ce que je pense et remarque depuis un certain temps :

notre "camarade" ne supporte pas que l'on cite Marx et tous les autres... c'est un symptôme très fort du "libéralisme" de la pensée qui s'est installé ces derniers temps grâce au média... La pensée individuelle prônée comme le summum de la pensée...

La pensée révolutionnaire est une pensée collective, pas une pensée totalitaire, mais une pensée qui s'élabore en collectif grâce à un large débat

La dialectique consiste entre l'union de la théorie et de la pratique... La pensée de nos prédécesseurs est à confrontée avec notre pratique et vice et versa...

A force de ne pas vouloir se référer à Marx et Lénine on finit tout simplement à tomber dans la bêtise et l'ignorance qui fait citer des "économistes" bourgeois pour céder au modernisme...

Je crois que le texte d'Auréliens vient seulement nous prouver que le texte soi disant "unitaire" ne pouvait que très vague et flou sous peine de faire apparaitre justement le manque d'unité qu'il y a derrière... et que le terme marxiste n'est là que pour faire joli et appâter les gens...

Nous continuerons de citer Lénine, Marx et Trotsky ...ceux que cela  dérangent peuvent  tout simplement rayer  le mot marxiste de leur vocabulaire...

En fait il faut concevoir l'anti-trotskysme  de certains beaucoup plus comme un phénomène pathologique que politique... Ils ne pourront pas entendre les arguments que nous avançons...  Il n'ont pas la raison comme référence seulement la hargne et ça, ça se soigne .... L'insulte n'est que la marque de l'ignorance ... et se sentir insulté n'est que la marque d'un manque d'analyse...

Citer
Relire Marx Engels Lenine et les autres est, plus que jamais, d’actualité… On y lit comme dans un miroir le reflet de notre société aujourd’hui, on y trouve le remède, non pas un remède miracle, une potion magique, mais plutôt une potion amère de l’effort, de la compréhension, de la recherche, de l’adaptation voire du sacrifice…   Qui donc a peur de Karl Marx
fraternellement

Maryvonne Leray

Hors ligne Maximilien Robespierre

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En fait, la méthode consistant à dire à ses adversaires lors d'un débat "de toute façon vous êtes des dogmatiques", est une méthode éprouvée de la part de ceux qui sont en manque d'argument. Si l'on veux, on peut même s'amuser à retourner le raisonnement et dire à Aurélien qu'il est un grand dogmatique puisqu'il nus dit qu'il y a une lecture intelligente de Marx et une lecture stupide et qu'il s'arroge le droit suprême de juger qui a quelle démarche.

Bref, ce genre de débat ne peut mener à rien car la nature des interlocuteurs n'a aucune importance. Un dogmatique qui ne fait que réciter sans comprendre peut parfois dire des choses exactes et un grand penseur peut parfois se tromper, la seule chose qui doit donc importer, c'est le contenu des déclarations qui sont faites, les idées qui y sont véhiculées.
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.