Chers camarades,
Au moment où il faut travailler sur les amendements je me pose certaines questions. Je m’excuse par avance pour les idioties que je vais écrire.
Lors d’une réunion de section j’ai proposé de «
rejeter toutes alliances, directes ou indirectes et à toutes les élections, locales ou nationales, avec le Modem ou n’importe quel parti du centre ou de droite ».
Ceci pour clarifier le texte qui stipule que « […]
l’alliance avec le centre seraient des impasses […] » mais ne dit pas clairement qu’elles sont à exclure.
Dans ma lancé je voulais aller un peu plus loin mais j’ai mis mon idée de coté pour le moment, attendant le congrès départementale pour me décider. La suite de mon idée donc :
«
Exclure également les alliances avec les parti de gauche qui ont des dérives droitière (dans leurs programmes sinon il faudrait exclure d’emblée le PS. Il faut donc faire du cas par cas à chaque élection sur la base du programme proposé, au niveau local et national)
ou qui cautionnent des alliances au centre ou à droite ».
Entre temps j’ai lu ce texte :
http://www.lariposte.com/article.php3?id_article=214Lénine, Trotsky et Marx insistent sur la nécessité de : participer activement et de soutenir aux élections les organisations réformistes. Pour que les travailleurs puissent faire eux même l’expérience de leur dirigeants au pouvoir, ce qui les aiderait à prendre conscience de la véritable nature de ces dirigeants et à s’émanciper de leur influence. Qu’il faut les soutenir car il existe une aile gauche dans ces partis.
En échange de leur soutien électoral les communistes devaient demander une entière liberté de propagande de leurs idées. (Lénine).
Je suis d’accord mais ce n’est pas clair dans mon esprit pour la situation actuelle :- Le PS à déjà accédé au pouvoir a plusieurs reprise en France (1981, 1997 notamment). Les travailleurs ont donc déjà fait l’expérience de « leurs dirigeants au pouvoir ». Le résultat est d’ailleurs une certaine désillusion d’une partie de la population. Faut-il continuer dans cette voie à présent que les travailleurs ont goûté à cette politique ?
- Avec son affaiblissement, le PCF doit il continué d’être considéré comme « une grande organisation politique vers qui se tourne les masses quand la population entre en action » ?
(je cite : « quand la masse de la population entre en action, elle se tourne toujours vers les grandes organisations politiques et syndicales traditionnelles, c’est-à-dire vers les organisations qui ont émergé historiquement comme l’expression organisée du salariat, et qui, par conséquent, occupent une place prépondérante dans la conscience collective, non pas d’une bande de "révolutionnaires" autoproclamés, mais de la masse de la population. »). Ou sommes-nous dans une situation minoritaire où l’alliance avec le PS est une « fatalité » ?
- Une des exigences de Lénine est une certaine liberté d’expression pour la propagande des idées communiste. Je ne connais pas la situation en Angleterre vis-à-vis de la liberté d’expression lorsque Lénine s’adresse à Willie Gallagher mais il me semble qu’en France, de nos jours, la liberté d’expression et l’accès aux medias (via l’Humanité, Internet, la TV, tracts…) est correcte. Même si la situation pourrait être meilleure, on ne subie pas une censure violente ni de répression systématique pour les idées que l’ont véhicule. Il ne tient qu’a nous de développer où de renforcer nos propre medias (Internet est un outil formidable pour ça !). Pour finir, l’alliance avec le PS pour pouvoir véhiculer nos idées est-elle aussi pertinente ou est-elle devenue caduque ? Faut-il être à leur coté pour exposer nos idées ?
- Enfin, le PS est-il encore un parti ouvrier et réformiste ? condition
sine qua none selon Lénine, si j’ai bien compris le texte.
Voilà. J’espère que vos remarques m’aideront à éclairer mon point de vue sur ce sujet.
Fraternellement.
Jeff