Un extrait du courrier des lecteurs du numéro 21 de La Riposte
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Chers amis,
Celà fait quelques temps que je reçois vos informations. Je trouve le contenu de qualité car en tant que syndicaliste, je m'attache moi aussi à faire de l'éducation populaire, terrain trop longtemps abandonné.
Par contre, votre dernier envoi me pose problème dans le sens où vous mettez en avant l'impasse de l'extrême gauche. Vous appelez à voter PS/PC et ou PC seul (avec une nette préférence pour cette dernière possibilité ), mais en même temps vous amalgamez le programme du PCF avec celui du PS. Ce n'est pas très mobilisateur pour les déçus de la gauche.
Sur le programme du PCF, je ne partage pas le qualificatif de réformiste.
Avez vous lu le projet de loi sur les retraites déposé par le groupe communiste? Et le dernier projet de loi visant à lutter contre les délocalisations et la précarité ? Et la loi de modernisation sociale du gouvernement Jospin ?
Qu'en aurait-il été sans la bataille du PCF, qui a fait voter des amendements sur les licenciements et les plans sociaux ? Rappelons à ce sujet que Fabius l'avait combattu à titre personnel à l'assemblée nationale, alors qu'il était investi de la fonction de ministre. Edifiant. Certes, des amendements, cela peut paraitre réformiste, mais les salariés de Pechiney, dans mon département, ne se posaient pas la question. Ils les appréciaient à leur juste mesure. Et puis c'était le maximum de ce que pouvait faire le PCF, compte tenu du rapport de force avec le PS - et il l'a fait. J'appelle ça le sens des responsabilités politiques.
J.F. Tortajada