Salut j'ai posté ma contribution le 10 aout, et elle n'est toujours pas paru, je vous la donne donc en avant-première:
Salut, je suis adhérent au PC depuis 2ans.
Je vais essayer de vous faire part de mon opinion sur ce congrès et sur les débats qui secouent notre organisation.
D'abord pourquoi j'ai adhéré.
Après m'être beaucoup interrogé sur le monde d'aujourd'hui et les inégalités terribles qui existent, j'ai voulu en savoir plus. J'ai donc lu Rousseau, Fourier, Proudhon et Marx.
Ma première vu fut pour l'anarchisme, approchant ce mouvement j'ai vite compris l'incapacité de ce mouvement à réellement faire avancé les choses, et j'ai constaté que leur théorie ou plutôt leurs théories étaient propres à chaques membres (anarcho-communisme; anarcho-syndicalisme, etc).
Ma vision était plus proche de l'anarcho-communisme et en poussant mes lectures j'ai vite compris mon égarement, j'était en fait Marxiste, Marx décrivait exactement ce que je vivais et ce que je ressentais.
Les écrits de Marx, Lafargue, Engels ou Lenine correspondaient exactement à ce que je recherchais dans l'anarchisme.
Comprenant mon égarement, j'ai voulu mettre en conformité ma théorie et mon engagement militant.
J'ai donc rejoint le PCF en 2005.
Si je raconte cela ce n'est pas pour faire mon autobiographie mais bien pour montrer que mon adhésion n'est pas issu d'une lignée familiale ou je ne sais mais bien d'une analyse.
Chose faite après mon adhésion (qui fut assez compliqué, plusieur mail au national sans réponses, heureusement que j'ai croisé un élu communistes pour adhérer) j'ai été surpris, je pensais trouver au sein du parti 2 choses: un militantisme de terrain (collage, tractage, etc ) et des débats théoriques poussés.
Si pour le militantisme j'ai été servis, je reste sur ma faim pour les débat théoriques!!!
J'ai relativement vite compris pourquoi.
Bien qu'ils n'existent aucune "tendances" officiellement, j'ai constaté qu'elles officiaient quand même, mais tout cela un peu en-dehors des débats militants, ces débats restants l'apanage d'"initiés" comme l'a dit un représentant du CN à une militante.
Quelle surprise pour moi!!!! Ce parti qui se voulait démocratique pratiqué, encore, des méthodes relativements staliniennes (donc bureaucratiques). Il y aurait la base et les "initiés".
Si bien que le décalage entre militants et résponsables semblent important.
Les responsables donnant l'impression de vouloir absolument restaient en place et étant prêt à toutes les alliances ou compromissions, et les militants attachés à LEUR parti, à une ligne se démarquant du PS ou autres.
Certes ceci n'est qu'une impression, mais la parole n'est pas si facile avec les militants, tout le monde ne dit pas tout haut ce qu'il pense, on reste encore assez dans "le chef a parlé, le chef a raison".
Mais lorsqu'on discute avec les militants, hors d'un cadre assez officiel du style d'une AG ou d'une conférence, autour d'un verre les langues se délient et les divergences avec la direction national se font jour.
On sent parfois, lors de ces discussions, que les militants sont même en décalage totale avec la direction.
Je pense qui si l'ont faisait voter le militants sur le mariage homosexuel, par exemple, on aurait quelques surprises.
Tout cela parceque l'on a abandonné le débat théorique.
Je ne dis pas qu'il a été abandonné volontairement, mais il a été abandonné.
Cet abandon est pour moi symptomatique.
D'abord cela refléte le manque de renouvellement de militants, la moyenne d'age est tout de même assez élevée.
La moyenne d'age s'élevant, le militantisme actif est plus difficile, et on se concentre sur un minimum qui sont les institutions et notre réprésentation élective.
Je ne pointe donc pas du doigt les militants car leur charge de travail est de plus en plus importante et le temps qu'ils peuvent dégager pour le débat d'idée devient de plus en plus faible.
Pourtant c'est le rôle du PCF d'avoir ces débats, car notre force militante nous permet encore d'avoir des points de vue de la classe salariale.
Ce décalage entre direction et militants, l'impossible référence à une tentaive réussi (encore que l'on pourrait s'interressé un peu plus à ce qui se passe en amérique latine), les expériences "loupées" de la participation gouvernementale ont fait que le PC n'ose plus parler théorie, se contente d'essayer d'enrayer l'hémorragie en misant sur l'électoralisme, l'ouverture à tout crin, le politiquement correcte, bref tombe dans l'esprit dominant qui est forcément celui de la classe dominante (merci Marx).
Pour moi, la question principale de ce congrès est:
Est-ce que le PCF doit retrouver son caractère révolutionnaire ou doit purement et simplement assumer le cractère réformiste que la direction lui fait prendre?
Pour moi la réponse est claire, il n'y a pas la place pour 2 grands partis réformistes, seul le PS représente cette solution, si on va vers cette option le PC deviendra le MRC ou Les Radicaux de Gauche à la gauche du PS.
Le PC ne sera plus qu'un parti d'élus se "vendant" au PS pour quelques places.
L'autre option qu'on nous propose, c'est une alliance à la gauche du PS avec la LCR, les alter et d'autres. Largement relayé aussi, cette option du style Die linke en allemagne, me parait être une usine à gaz, concilié Mélenchon, la LCR, le PCF etc ne se fera surement que sur la base du réformisme certes plus à "gauche" que le PS mais tout de même.
L'option que moi je défends, est le retour à une ligne clairement marxiste, donc révolutionnaire.
Un pcf qui sache soutenir les réformes qui combattent le capitalisme (par exemple 35h avec un revenu décent), mais qui sache prévenir les salariés que ces réformes ne pourront tenir qu'un temps limité sous le système capitaliste et que seul le socialisme permettra la fin de la domination d'une classe sur une autre et que la révolution est le seul mode d'avénement de celui-ci.
Ce qui permettra d'avoir une stratégie plus claire, soutien au parti de gauche lors des élections aux 2ème tour, possibilité d'appartenir à une majorité parlementaire, mais aussi indépendance totale, refus de soutenir "une gauche" qui ne proposerais même pas de réformes (comme Ségolène).
Cette position net et clair est possible, sur mon secteur (Moulins 03) nous participons à une majorité municipale avec les socialistes (Yzeure), pourtant nos élus ont su à plusieurs reprises prendre de la distance avec les socs.
Résultat on peut apparaître aux citoyens comme une alternative aux socialistes surtout lorsque ceux-ci penchent du côté social-libéral en se rapprochant du Modem, les salariés verront bien que nous avons essayé de construire mais que les socialistes reste enfermés dans une logique réformistes et ,dans un système capitaliste qui peine de plus en plus à cacher ses contradictions, n'arrive même plus à proposer des réformes valables.
Alors NON le PCF n'est pas mort, NON on ne doit pas le tuer, OUI aujourd'hui l'idée révolutionnaire n'est pas à l'ordre du jour.
Mais nous savons bien que les révolutions ne se décrète pas, qu'un simple évenement qui paraît banal peut se transformer en révolution, le terreau révolutionnaire en France existe.
La multiplication des conflits sociaux, parfois dur comme la lutte contre le CPE, montre que les salariés n'ont pas "glissés" à droite, c'est juste que "la gauche" n'a même pas proposé des réformes fortes (je parle ici du PS).
Un conflit social peut subvenir à tout moment et devenir le début d'une révolution, mais pour cela il faudra que le pcf joue un rôle moteur, il faut que le pc redevienne clairement révolutionnaire et que sa direction le soit. Comme le disait Lénine: il faut que l'idée révolutionnaire et les conditions matériels de la révolution soient réunis pour qu'une révolution marche (en substance).
Faisons en sorte que le pcf maintienne l'idée révolutionnaire et sache saisir les conditions matériels révolutionnaires qui ne manqueront pas d'arriver.
Voilà ma petite analyse personnelle, j'espères qu'elle alimentera le débat, et excusez moi pour les fautes de français.
Fraternellement
ROCH03