Auteur Sujet: La Fête de "L'Humanité" 2010 : "Une vieille Dame" qui se porte bien !  (Lu 529 fois)

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Chers camarades,

Pour une vignette à 19 euros, à commander dans les Fédérations du Parti, vous assisterez à cette immense fête populaire, unique en France, Fête politique, musicale, de soutien à notre quotidien ""L'Humanité"... La Riposte en sera aussi évidemment avec un stand plus grand où vous pourrez trouver borchures, livres, badges, tee - shirt, vidéo sur la Révolution au Vénézuela... Et des militants pour discuter...

Comme le dit L'Humanité

La Fête : une soif d'idéal (communiste je rajouterai) intacte depuis quatre-vingts ans

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, a dévoilé mercredi soir les grandes lignes de la fête 2010, 80e du nom, qui aura lieu les 10-11-12 septembre.

En préambule à son intervention devant « les artisans de la Fête », ceux qui la construisent, au siège du journal à Saint-Denis, Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, également député européen, a évoqué, non sans émotion, « l’attaque meurtrière des forces armées israéliennes » contre la flottille de paix des humanitaires de la campagne Free Gaza.

Puis, en présence de Silvère Magnon, directeur de la Fête de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction, André Ciccodicola, rédacteur en chef de l’Humanité Dimanche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF (pour ne citer qu’eux), il a voulu saluer d’abord ces constructeurs qu’il souhaite vouloir associer encore plus à son élaboration.

« Nous célébrerons cette année le 80e anniversaire de la Fête. Marcel Cachin, alors directeur de l’Humanité, a pris l’initiative, le 7 septembre 1930, de créer simultanément la Fête et les comités de défense de l’Humanité, parce que l’Humanité était alors asphyxiée financièrement, les militants communistes étaient pourchassés, traduits devant les tribunaux, emprisonnés pour certains d’entre elles et eux. C’est cette double mobilisation des diffuseurs militants, avec la création des CDH et la Fête dans la foulée, à Bezons, qui font de l’Humanité ce journal original, qui dispose d’un atout dont ne dispose aucun autre journal : une force militante qui le porte, une force communiste qui le fait vivre. L’origine de la Fête est pour une part essentielle liée à la nécessité pour le journal de trouver des fonds pour survivre. » La fête 2010 est, de ce point de vue aussi, dans cette continuité. Les coûts de production en hausse contraignent à augmenter le prix du bon de soutien. Pour marquer ce 80e anniversaire, l’édition d’un livre retraçant l’histoire des Fêtes de l’Humanité sera en vente fin août, la grande expo lui sera consacrée.

Puis Patrick Le Hyaric a rappelé que la préparation de la Fête et la Fête elle-même vont se tenir dans une période très particulière, décisive à bien des égards. La contre-réforme réactionnaire des retraites à la veille de la discussion au Parlement du budget de superaustérité. Dans ces conditions, a-t-il souhaité, « la Fête doit constituer un grand et puissant rassemblement de résistance et de riposte à ces politiques ultralibérales destructrices ».

Parmi de multiples initiatives sur lesquelles nous reviendrons, une grande soirée « banlieue » sera organisée. Comme chaque année, la Fête sera aussi une manifestation de solidarité internationale portant haut et fort l’exigence de paix, de sécurité et de démocratie au Proche-Orient. Temps fort du débat à gauche, la Fête est aussi un grand moment culturel et festif. Le village du livre va accueillir une conférence musicale autour de Louis Aragon en collaboration avec le Festi-Val-de-Marne et la maison Elsa-Triolet-Louis-Aragon, une rencontre avec des auteurs d’Haïti et un débat autour de la naissance de la République espagnole, il y a quatre-vingts ans.

Un grand hommage à Jean Ferrat avec une soirée à l’espace des Amis de l’Humanité, lors d’un spectacle sur la grande scène, et l’exposition qui lui avait été consacrée en 2004, « Jean des encres, Jean des sources », sont prévus. « Une avenue de la Fête à son nom sera inaugurée », a annoncé Patrick Le Hyaric.

Côté musical, sont annoncés le groupe britannique de musique électro-rock The Prodigy, sa seule date dans un festival français, Jacques Dutronc, venu en 1969, Alain Souchon sur la grande scène. « On a soif d’idéal », a soufflé Patrick Le Hyaric.

Parmi les autres artistes (la liste n’est pas close) sont annoncés Raggasonic, compagnon de route de NTM, Caravan Palace, Danakil, une soirée autour d’Agnès Bihl, Juan Rozoff, Dee Nasty, le groupe Volo (ex-Wriggles) et l’ensemble de cuivres de l’Orchestre philharmonique de Radio France.

Claude Baudry
« Modifié: 13 juin 2010 à 16:57:20 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Chers camarades

L'Humanité de Jaurès à nos jours...

http://www.lariposte.com/forum/index.php/topic,1179.0.html

Histoire de "L’Humanité". Bref survol historique

Paru dans "L'Humanité le 03 02 2010
 
Quand Jaurès fonde l’Humanité, le 18 avril 1904, son ambition est de créer un journal socialiste indépendant, n’appartenant à aucun des courants du mouvement ouvrier français qui s’unifieront un an au plus tard. Sa manchette porte l’appellation de " journal socialiste quotidien ". Jamais le journal n’appartiendra à la SFIO, (qui éditera son propre quotidien) bien qu’une crise financière grave, deux ans après sa fondation, l’amène à s’appuyer beaucoup plus sur les différentes tendances socialistes.
 
Pendant les 10 ans qui vont de sa naissance à la 1ère Guerre Mondiale, l’Humanité s’affirme comme le grand quotidien représentant le mouvement ouvrier, syndical ou politique. Dès sa création, l’Humanité, animée par une pléiade d’intellectuels et d’écrivains engagés, affirme nettement ses ambitions culturelles et littéraires. Les plus grands noms des lettres françaises, d’Anatole France à Jules Renard en passant par Octave Mirbeau, y écrivent des critiques, des chroniques, des nouvelles. En août 1914, Jaurès tombe sous les balles du belliciste Villain.
 
L’Humanité, suivant les socialistes français, soutient les gouvernements d’union nationale. Les années de l’après-guerre seront dominées par les débats issus de ce ralliement. Dans toute l’Europe, le mouvement ouvrier se fracture entre partenaires et adversaires de la révolution de 1917.
 
En France, le Congrès de Tours consomme la fracture entre la majorité de la SFIO, qui décide d’adhérer à l’internationale communiste fondée sur l’initiative de Lénine et la minorité. L’Humanité devient "journal communiste" le 8 avril 1921, et gardera cette appellation jusqu’en février 1923, où apparaissent la faucille et le marteau ainsi que la mention " organe central du Parti Communiste ". Marcel Cachin, directeur depuis la fin de la guerre, est confirmé à cette fonction qu’il occupera jusqu’en 1958.
 
Les années 20 voient les luttes politiques s’exacerber, et le parti communiste se trouve de plus en plus isolé. L’Humanité, toujours vulnérable, faillit ne pas survivre à la chute de la " Banque Ouvrière et Paysanne ". En 1929, la création des " Comités de Défense de l’Humanité " permet de desserrer l’étau : c’est le début de la longue tradition de vente militante. Dans la foulée, la première fête de l’Humanité se tient en septembre 1930, à Bezons.
 
C’est avec le Front Populaire que l’Humanité connaît vraiment un réel essor. Cette période faste pour la presse politique vit d’ailleurs la naissance d’un " petit frère ", selon l’appellation de l’époque : " Ce soir " confié à Aragon qui était depuis 1934 journaliste à l’Humanité. La diffusion fait un bond, les plus grands intellectuels et artistes collaborent à l’un ou l’autre, pour le soutien aux grévistes en 36, aux républicains espagnols, aux antifascistes européens. L’embellie sera de courte durée.
 
En août 1939, l’Humanité est saisie et interdite, à la suite du pacte germano-soviétique. De 1939 à 1944, plus de 300 numéros clandestins seront diffusés. Parmi ses rédacteurs, Gabriel Péri, chef du service international, et Lucien Sampaix, secrétaire général, seront fusillés.
 
Le 21 août 1944, l’Humanité quitte la clandestinité, avant même la libération de Paris. Imprimée sur une feuille recto verso, elle coûte deux francs. La Libération et les années qui l’ont suivie représentent pour l’Humanité une période d’exceptionnel rayonnement. La guerre froide, l’éviction des ministres communistes du gouvernement en 1947 mettent fin à l’euphorie. Dès 1948, l’Humanité connaît ses premières saisies avant la guerre.
 
La création de l’Humanité Dimanche, le 3 octobre 1948, ancre la diffusion du journal dans les quartiers populaires. L’Humanité n’en subit pas moins les contrecoups des turbulences de l’Histoire : guerre froide, guerres coloniales, déstalinisation : sa courbe de diffusion est ainsi un sismographe de la vie politique française.
 
Elle parvient néanmoins à conserver ses atouts, se rend propriétaire de son siège, est présente sur tous les fronts, culturels et aussi sportifs : Cross de l’Humanité, Grand Prix sur Piste, Boucles de la Seine..
 Elle accompagne, cependant, et parfois précède les évolutions de la presse parisienne : de l’Offset en 1977 à la saisie des textes par les rédacteurs en 1989, une décennie de bouleversements techniques et sociaux marque son existence, comme celle de la profession, notamment l’impression en fac-similé en province, la photocomposition, le passage au tabloïd en 1985.
 
En 1989, l’Humanité est à la croisée des chemins. Le " Quotidien de Paris ", qui assurait la rentabilité de son impression, a disparu. Les capacités d’impression de la presse parisienne sont excédentaires, le matériel doit être renouvelé, l’immeuble, vétuste, câblé : l’Humanité s’installe à Saint-Denis, fait construire un immeuble moderne dans une commune dont le développement est encore manifeste aujourd’hui.
 
En avril 1990, l’Humanité-Dimanche fait le choix d’une formule magazine qui connaît la réussite, mais dont le succès s’érode vite. Une rénovation, en novembre 1997, ne suffit pas à enrayer un mouvement de baisse, notamment de la diffusion militante.
 
En 1999, la fusion des deux titres, l’Humanité et Humanité Hebdo, malgré une brève embellie, ne réussit pas à inverser la tendance.
 
En 2000, des décisions de transformation radicale de la structure et du capital de l’Humanité sont prises.

En mai 2001, aux Assises de l’Humanité, à.l’issue d’un processus de redressement d’une sitution difficile,

La Société des lectrices et lecteurs, la Société des Amis de l’Humanité, la Société du Personnel et la Société Humanité Investissement Pluralismes entrent dans le capital de l’Humanité.
 
En juin 2003 ont lieu les deuxièmes assises pour l’humanité, avant le centenaire du journal le 18 Avril 2004 célébré par un grand banquet populaire à la grande halle de La villette.
 
Le 9 mars 2006 l’Humanité-Dimanche, HD, est relancé comme magazine. Le journal du samedi devient l’Humanité des débats, accordant une large place aux débats et tribunes libres.
 
Pour répondre aux questions économiques récurrentes, le siège du journal construit par Niemeyer est mis en vente en 2008 pendant que le journal déménage dans de nouveaux locaux, toujours à Saint-Denis, en face du Stade de France, le 11 Mai 2008.
 
L’Humanité quotidienne est rénovée depuis le 13 octobre 2009
« Modifié: 13 juin 2010 à 17:10:06 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
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