Auteur Sujet: L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !  (Lu 2307 fois)

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #15 le: 17 juin 2010 à 20:16:03 »
Cher David,

se faire taxer de pourris par le FN je l'ai aussi vecu tout comme toi.

Neanmoins, je reste en desaccord avec la tactique politique du PCF Henin-Beaumont. Mais la n'est pas le propos, tu en conviendras certainement. David tu as toujours ete un camarade qui s'est battu et se bat toujours pour le redressement du PCF tout comme nous.

Enfin Neulum, je crois sincerement que tu te trompes de lieu : le forum de la Riposte est un lieu de reflexion politique et non pas autre chose. Tu peux venir ici et discuter et meme critiquer les positions de la Riposte a condition d'avoir des arguments politiques solides et en respectant l'ensemble des camarades de ce forum. Sinon, il va vraiment falloir que tu  passes ton chemin...

 

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #16 le: 18 juin 2010 à 02:49:40 »
Camarades,

Le discours de l'apprenti psychologue Nelum n'est pas totalement dénué de fond politique.

Citer
Au fond les communistes unitaires ont compris que fricoter avec des grantistes oxleyiens ou les staliniens gerinistes sans parler des autres au sein du PCF étaient un jeu sans intérêt .Ils vous laissent vous amuser entre vous et vos comptines marxisme-léninistes nous percent jusqu'au jour où la direction du PCF vous virera car en ce moment vos êtes un contre poids utile face au clan" Faire vivre et renforcer le PCF".

Les "communistes unitaires" qui scissionnent n'ont pas compris l'importance du PCF en tant qu'organisation du prolétariat et le quittent alors qu'il est dans une mauvaise période, c'est pur opportunisme. Leur activité au sein du parti consistait donc en un "jeu" entre les groupes constitués pour pouvoir faire progresser le leur, dont les propositions programmatiques ne nous apparaissent guère ici.
L'activité de La Riposte a pour but de renforcer le PCF en défendant les idées du marxisme (qui sont vues comme des "comptines" par Nelum qui attache plus d'importance à l'invective), et pour ça elle doit se développer.

Le travail de La Riposte n'est pas de s'amuser avec le réseau "faire vivre et renforcer le PCF" (peut-être une projection au vu de ce qui précède). Le réseau "Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme" élargira la diffusion des idées révolutionnaires dans le parti même si cela ne se traduit pas directement par une croissance des effectifs de La Riposte.
Nelum méprise à la fois les idées marxistes et les militants du PCF.

Ensuite il y a cette idée de "contre poids". C'est un concept qui est tout à fait familier aux adeptes des petites manoeuvres bureaucratiques. Pour d'autres La Riposte serait une "caution de gauche" du PCF. C'est un procéder qui consiste à nier l'importance d'un courant en définissant sa raison d'être par sa seule relation avec d'autres groupes et non son action propre.   
Ici Nelum suggère que La Riposte serait "utile" à la direction du PCF contre le réseau "faire vivre et renforcer le PCF" qui lui, serait une menace terrible pour la direction réformiste.
Or, au CN du PCF, il n'y a pas de membres de La Riposte mais il y en a une vingtaine pour le réseau faire vivre et renforcer le PCF. C'est dire la manipulation de la direction vis-à-vis de La Riposte pour affaiblir ce réseau, sans blagues.
En outre si ce réseau défendait davantage les idées marxistes, La Riposte le verrait d'un bon oeil.

Donc si on tord un peu la réalité on peut accorder une vérité partielle à un des bouts de phrase de Nelum à savoir que La Riposte est "virée" du CN.
 
Pour revenir un peu plus dans le sujet, ce départ en masse d'une poignée de liquidateur, à mon sens, ne signifie pas du tout que la perspective d'une liquidation est écartée. La liquidation est larvée. On peut dire que la liquidation idéologique a commencé avec la montée du stalinisme, la liquidation organisationnelle avec la fin des école du parti, la séparation de l'Humanité et la mise sous le boisseau de la JC (qui en est revenue). Ensuite viennent les collectifs antilibéraux et le front de gauche. Le parti apparait de moins en moins en propre et la direction prépare psychologiquement les militant à l'abandonner.   
Etant donné que les militants sont très attachés au parti il apparait compliqué d'annoncer sèchement sa fin mais depuis plusieurs années, la direction (et pas seulement les liquidateurs-déserteurs) parle avec autant d'insistance que de flou des "profondes transformations" que devrait subir le parti.   

Citer
Sans le vouloir, ses auteurs livrent eux-mêmes l’explication de leur contre-performance, lorsqu’ils écrivent qu’ils voient une « difficulté »  dans l’objectif de « redonner sens au communisme et à un parti vivant pour le porter ». En effet, que leur prose est difficile – pénible, même – et si souvent dénuée de sens ! Pour notre part, nous ne voyons aucune difficulté à « redonner du sens au communisme » et au PCF, pour la simple raison qu’ils n’ont jamais perdu ce « sens ».
Critique des pistes de travail

Le camarade Jérôme ne se permet pas d'accuser les rédacteurs du texte de vouloir liquider le parti, il ne fait que souligner ce qu'ils démontrent sans le vouloir. Il était inutile de prêter le flanc à une accusation de procès d'intention, mais je pense que tout ça est clair.

Je pense qu'il ne faut pas dire aux communiste que, parce que les plus franc et éminents liquidateurs sont partis à son de trompette, la liquidation a "échoué" par ce fait même. Que ces individus soient partis peut nous réjouir d'une certaine manière mais ce n'est qu'un révélateur des maux qui continuent de ronger le parti: le carrièrisme, le réformisme, l'opportunisme tactique, le manque de démocratie.

La liquidation du parti ne pourra être évitée que par au moins 3 conditions qui s'interpénètrent: un programme marxiste, une extension de son assise sociale et le centralisme démocratique.

Fraternellement,
Victor     

Momo

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Re : Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #17 le: 07 septembre 2010 à 02:36:23 »
Trotskisme trotskisme, tu n'as décidément que ce mot à la bouche, une sorte d'obsession j'imagine.
Étant donné que tu ne réponds concrètement à aucune question, je ne vois pas l'intérêt de prolonger ce débat.

Je me réserve, en tant qu'administrateur, le droit de supprimer tout post inutile ou de verrouiller ce sujet.
Bien sur tu nous traiteras de stal, après avoir été trotskistes 253 fois, mais je suppose que tu n'es pas à une contradiction près ...

Apparemment c'est un lambertiste avec son FUO sans ouvrier. P't'être qu'il fait de l'entrisme au F-Haine pour être aussi teigneux, à moins que ce soit un irréductible du p'tit père Joseph. Je parle du Nelum , bien sûr

Pour Victor : J'en suis désolé , mais il y a une contradiction radicale dans ce que tu écris. En effet , tu reproches au parti son manque de démocratie alors que tu réclames le retour au centralisme. Il est vrai que tu as écrit "centralisme démocratique ". Cette expression parle de quelque chose qui n'existe pas et ne peut exister , tout simplement parce que le centralisme est antidémocratique par essence .

Le centralisme , c'est ce qui a permis longtemps la direction par Moscou , des PC occidentaux . La base , les manipulés de la base , on ne les a jamais autant renouvelé que dans ces partis là , tant que çà a marché.

Le centralisme est une caractéristique majeure des dictatures et des démocraties incomplètes , celles où il y a de moins en moins de démocratie quand tu vas vers les périphéries. Pour nous Bretons , l'attitude de l'état français vis-à-vis de certaines de nos revendications démocratiques ultra-majoritaires , c'est toujours "parle à mon cul , ma tête est malade".
Et , au-delà , dans l'Algérie d'il y a seulement quelques décennies , les méthodes du pouvoir français , c'était carrément la "démocratie"  à la russe.
« Modifié: 10 septembre 2010 à 05:08:42 par Momo »

Hors ligne Delapaille

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #18 le: 25 septembre 2010 à 09:47:23 »
Ce que tu dis est inexact Momo, sur le plan théorique le "centralisme démocratique " est juste une manière de décrire le fonctionnement d'une organisation qui élit ses responsables et choisis ses orientations de manière parfaitement démocratique (rien à voir donc avec le PC russe et tous les partis staliniens) et où chaque élément doit se plier à ces décisions collectives personnifiés par un organe central d'élus.

Rejeter la notion de "centralisme démocratique" à cause de l'expérience stalinienne revient à rejeter pour les même raisons les notions de : communisme, socialisme, dictature du prolétariat etc etc bref l'essence même du marxisme.

On ne va pas réinventer un mot à chaque fois qu'il est galvaudé par des puissants qui s'en servent pour se cacher derrière ...
Fraternellement,

PASCAL C.

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #19 le: 26 septembre 2010 à 18:55:27 »
En fait, le centralisme stalinien est de caractère bureaucratique et est un perversion du centralisme démocratique préconisé par Lénine. Mais comme, d'un point de vue "officiel", les staliniens défendaient le centralisme démocratique, on fini par en tirer comme conclusion que celui-ci n'est pas démocratique. De ce dont il s'agit en fait c'est de: pleine discussion à tout les niveaux avant de prendre un décision, pleine unité para la suite (en peu de mots).

Salutations communistes
PV
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #20 le: 17 juin 2011 à 01:28:05 »
Salut camarades,

La FASE terminale rejoint le Front De Gauche...  :D

Les Braouzec, Asensi, Fraysse, Zarka et qui encore, sortis par la grande porte avec éclat du Parti, reviennent par la fenêtre du Front de Gauche, avec la même perspective, liquider le PCF !

Nul doute que certains dans le Parti en sont ravis !

La Fase communique :

Déclaration du CAN de la FASE
11/06/2011

Dossiers et vie de La Fédération - AG décentralisée des collectifs mai-juin 2011  

Suite à une large consultation décentralisée des membres, collectifs et composantes de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) , son Collectif d'Animation National s'est réuni le samedi 11 juin 2001 à Saint-Denis, et il a adopté la déclaration suivante.

Face à la gravité de la situation démocratique, sociale et écologique, la FASE affirme l’urgence d’un rassemblement, un front anticapitaliste qui, tout à la fois, refuse de participer à une majorité dominée par le PS et ses options et porte des propositions liant mobilisations et exigences afin de permettre une transformation de la gauche, pour une alternative sociale et écologique, féministe et antiraciste.

Il s’agit de ne plus laisser subsister la séparation entre les combats institutionnels et les mobilisations qui sont à la fois sociales, écologiques, politiques et culturelles. Un large rassemblement est un moyen pour mettre massivement en débat et faire avancer les conditions économiques, sociales et politiques sans lesquelles il n’y a pas de réelle alternative.

L’enjeu est d’importance. Le risque est réel de voir s’enliser le potentiel transformateur de la colère sociale. Les exemples de l’Espagne et du Portugal viennent de le rappeler. De plus, l’alternance « gauche molle » / « droite dure » et l’absence de construction politique alternative fait le lit de l’extrême-droite. Il y a donc une réelle urgence à engager un nouveau processus.

Plusieurs initiatives, de natures très différentes, manifestent l’importance des attentes unitaires et la forme que cela peut prendre d’ores et déjà, en lien avec des mobilisations : « Limousin Terre de Gauche », l’appel adopté à Auch le 28 mai par des militant-e-s de diverses sensibilités, « l’appel pour une dynamique populaire du front de gauche »… Les mobilisations en Europe de type « les indignés » montrent elles-aussi à leur manière des capacités de rassemblement et des recherches de pratiques alternatives.

La FASE constate que le Front de gauche (FDG) constitue une ébauche de rassemblement. Elle a proposé au FDG de développer ensemble un front pour l’alternative, à la gauche du PS et des secteurs d’Europe-Écologie-Les-Verts qui sont soumis au libéralisme, dans la suite de ce qu’il a mis en chantier et des projets qu’il affirmé encore le 31 mars.

La FASE constate que les organisations du FDG ont répondu nationalement de façon positive à une grande partie de ses demandes et qu’elles proposent elles-mêmes de dépasser le cadre d’un simple cartel d’organisations.

La FASE se félicite de l’existence d’assemblées de citoyens et de militants qui permettent de lancer les bases larges et dynamiques d’un véritable front d’unité populaire. Elle appelle à en constituer sans tarder, localement et dans tous les départements, avec les camarades du Front de Gauche, des organisations qui le souhaitent et tous ceux et toutes celles qui le veulent, pour une alternative de rupture à gauche, sociale et écologique.

La FASE souhaite que le FDG dépasse et transforme son cadre actuel. Pour nourrir une dynamique d’alternative puissante et populaire, il faut créer une convergence de tous les courants de la gauche de gauche, les secteurs de lutte, associatifs et syndicaux, pour un large front ouvert aux citoyens. Certains groupes, comme Convergences et Alternative, ont déjà fait savoir leur volonté de participer à cet élargissement et à cette transformation.

La transformation du Front de gauche s’est traduite de façon différenciée selon les localités et les départements. Seule la pratique commune, en construisant un véritable front large (politique, syndical, associatif, citoyen) permettra d’affirmer cette force et cette dynamique. Rien n’est joué : les initiatives sociales, les engagements, les campagnes mais aussi les transformations acceptées par les trois organisations à l’origine du Front de gauche devront être évalués pour pouvoir confirmer le choix que nous faisons aujourd’hui.

Notre démarche continue donc à s’adresser aussi aux groupes politiques de la gauche d’alternative : Alternatifs, courants écologistes antilibéraux, FSQP, NPA, objecteurs de croissance, PCOF, etc.

Il faudra bien que le FDG dans son état actuel accepte de respecter la diversité, de donner une place suffisante aux composantes qui veulent y participer. C’est une nécessité pour que la gauche de transformation trouve sa place à la hauteur des enjeux. Cela vaut pour les candidatures aux législatives comme pour l’animation des campagnes.

La FASE est regroupée sur des objectifs de transformation sociale et écologique. Elle veillera, en stimulant ses liens d’organisation fédérative, à ce que ce processus de transformation du FDG soit un progrès, partout, dans des situations très diversifiées. Quand les obstacles à l’unité seront grands, nous prendrons collectivement les moyens pour que les militant-e-s puissent agir, regrouper, et ainsi créer les conditions d’une alliance. En tout état de cause, ce sont les collectifs locaux et leurs coordinations qui décideront en toute autonomie de leurs choix pour cette période.

Sur ces bases, la FASE souhaite donc développer un processus de discussion avec le Front de gauche dans la perspective de participer à un Front de gauche transformé. Cette démarche s’inscrit dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012. Mais ce rassemblement ne peut pas se réduire à sa dimension électorale. Il doit également participer au développement des mobilisations. Il doit aussi être un outil pour mener largement la bataille des idées, pour mettre au cœur du débat public la question du projet de société.

Dans ce débat, la FASE veut porter en premier lieu des exigences d’appropriation sociale pour sortir des rapports d’exploitation ; de changement de mode de production et de consommation pour sortir du productivisme et répondre à la crise écologique ; de développement des droits ; de transformation démocratique. Dans ce cadre, l’exigence d’une constituante est incontournable. La FASE portera les axes de rupture définis dans le texte « Osons la révolution démocratique ! » [1] adopté lors de sa Coordination Nationale des 2 et 3 avril 2011.

Pour une candidature commune à la présidentielle : malgré le piège que constitue cette élection la campagne sera menée pour affirmer une volonté de politique anticapitaliste et des objectifs de transformation, pour les mobilisations comme pour les législatives. C’est bien parce que, dans le dispositif actuel, les législatives s’inscrivent dans la suite immédiate de l’élection présidentielle que cette dernière a une importance particulière. Nous avons déjà dit que la candidature la plus rassembleuse serait la nôtre. Celle de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui en mesure de recevoir un accord large, à condition de construire ensemble une campagne collective, riche de la diversité du rassemblement.

Bien alors en voilà un programme qui dit mieux ?  :o

Salutations communistes,
W catharos
« Modifié: 17 juin 2011 à 03:31:28 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux