Auteur Sujet: L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !  (Lu 2049 fois)

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L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« le: 25 mars 2010 à 10:40:18 »
Chers camarades,

Même si à mon goût Patrick Braouzek était sur une ligne liquidatrice dans le parti, c'est un rude coup porté... le "courant rénovateur" a échoué, dans sa stratégie sur le fond, mais a - t - il vraiment voulu construire le parti, rien n'est moins sûr...Où aussi quand certains élus du parti sont devenus "notable incontrôlable"... Enfin partir pour construire la FASE... Une organisation de plus qui obscurcit le champ politique... En tout cas Braouezek n'était pas sur une ligne marxiste, ses envies d'alliance tout azimut sont signes de confusions politiques...

Patrick Braouezec : pourquoi j'ai décidé de quitter le Parti communiste ?

LE MONDE | 25.03.10 |  

Patrick Braouezec, député de la Seine-Saint-Denis et un des piliers du courant rénovateur, a décidé de quitter le Parti communiste français après trente-huit ans de militance. A ses yeux, le PCF n'est pas capable d'impulser un vrai rassemblement de la gauche critique et de porter un projet novateur. Après son éviction par Marie-George Buffet de la tête de liste régionale en Ile-de-France, l'atmosphère interne est devenue irrespirable pour lui.

Pourquoi quittez-vous le Parti communiste français?

Voilà des mois que je m'interroge avec d'autres camarades pour savoir où nous pouvons encore être utiles à construire une alternative de transformation sociale et écologique. Ce qui est sûr, c'est que moi, je pars. D'autres l'ont aussi annoncé. Nous nous réunissons, vendredi 26 mars, pour décider de la manière et du moment d'une sortie collective en mai. Les départs du PCF, toujours à pas de loup, ont été nombreux ces dernières années. Les conditions sont réunies pour qu'il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants.

Nous sommes au terme d'un long processus. Avec mes amis refondateurs, on a travaillé longtemps un pied dedans, un pied dehors, pensant qu'on pouvait encore transformer ce parti de l'intérieur. Depuis l'expérience avortée d'une candidature unique à la présidentielle de 2007 et les différentes tentatives de rassemblement qui ont avorté à cause des appareils, il faut se donner d'autres perspectives. Entre une mort annoncée et une vie potentielle dynamique, je choisis la vie.

Pour vous, le PCF est mort ?

Pour moi, la forme "parti" est dépassée. On voit qu'une des qualités d'Europe Ecologie, c'est d'avoir transcendé cette forme politique traditionnelle. Quand vous avez plus de 50% d'une population qui ne va pas voter, et cela d'une manière structurelle; quand ces pourcentages d'abstention passent à 75 % pour les 18-30 ans; quand on y ajoute entre 4% et 5% qui votent blanc… il y a, à l'évidence, une crise des formes d'organisation qui n'ont plus rien à voir avec le monde contemporain. Appartenant au PCF, je considère que la forme de mon parti est dépassée et morte. Mais c'est une question qui est posée à l'ensemble des partis.

C'est la fin d'une histoire, celle des rénovateurs dont vous avez été une des figures…

On finit une histoire, celle d'un courant en interne qui n'a pas réussi à transformer le Parti communiste. Mais pour moi, c'est aussi le début d'une autre histoire. Celle de communistes qui, avec d'autres partenaires, souhaitent élaborer un projet politique et une forme d'organisation innovante adaptée à la société d'aujourd'hui. On est dans une période de métamorphose, où l'on voit bien ce qui se défait et l'on sait que ce qui est à construire, à tisser est plus complexe. Créer n'est jamais simple mais c'est enthousiasmant.

Vous allez construire une nouvelle organisation. Une de plus ?

Nous sommes déjà, pour partie, membres de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE). C'est une forme d'association politique qu'il faut faire évoluer. Nous allons nous y investir pour mieux la structurer, la rendre efficace et lisible afin d'être plus présents dans les moments électoraux comme dans les luttes sociales. On veut être un lieu charnière entre tous ceux qui veulent que les choses changent, indépendamment des jeux d'appareils.

Vous restez au sein de la gauche radicale ou vous vous tournez, comme l'ont fait certains de vos amis, vers Europe Ecologie?

Nous partirons avec l'ambition de nous adresser non seulement à l'ensemble des communistes, au Front de gauche parce qu'il constitue, de manière encore trop étriquée, une base militante, aux militants du NPA mais tout autant à la gauche d'Europe Ecologie. Je pense qu'au sein de cette organisation beaucoup ne se reconnaissent pas dans l'orientation donnée par Daniel Cohn-Bendit et sa "coopérative".

Nous allons tisser des liens aussi avec des socialistes qui craignent que leur parti ne s'engage dans une alternance de plus sans vrai changement. Il faut de la part de la gauche des engagements réels en lien avec le mouvement social et les quartiers populaires qui désespèrent de tout. Nous souhaitons que des militants syndicalistes, des associatifs, des militants des quartiers mais aussi des intellectuels construisent avec nous cette alternative politique. Ce sera le sens du message que nous leur enverrons.

Propos recueillis par Sylvia Zappi
« Modifié: 10 juin 2010 à 18:15:51 par W catharos »
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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #1 le: 25 mars 2010 à 12:10:22 »
Ahhhhhhhhh !

En voilà une bonne nouvelle !
Pourvus qu'il emmène avec lui tout ces petits bureaucrates du courant réformateur et le paysage sera un peu plus sain au sein du PCF.
Fraternellement,

PASCAL C.

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #2 le: 25 mars 2010 à 13:27:45 »
... après Robert Hue, le maire de Sevran ENFIN Braouezek s'en va !!!!!

c'est UNE TRÈS TRÈS BONNE NOUVELLE !!!!

de toute façon ce type aurait déjà dû être exclus lors des présidentielles pour son soutient à josé Bové..


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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #3 le: 26 mars 2010 à 23:37:58 »
La Riposte a répondu au départ des liquidateurs du parti, très bonne réponse politique...
Renforcez le pcf... Renouer avec le Marxisme...

http://www.lariposte.com/PCF-depart-en-masse-d-une-poignee-de-liquidateurs-1347.html
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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #4 le: 27 mars 2010 à 02:15:27 »
Ce qui, par ailleurs, est assez amusant, c'est la façon de présenter comme neuves des idées qui ne le sont pas du tout, comme cette histoire de "dépassement de la forme parti".

Il y a plus de vingt ans, les dirigeants communistes espagnols en avaient déjà fait leur cheval de bataille, à l'époque de la fondation d' Izquierda Unida (la Gauche Unie) comme "mouvement politique et social" en 1986/87. Mais qu'en est-il à l'heure actuelle?

Et bien il semble que la direction du PCE a rangé ce genre d'idées aux oubliettes, il suffit de lire les documents officiels des deux derniers congrès du PCE pour s'en convaincre: selon les theses officielles des dirigeants, le PCE, loin de devoir s'affaiblir (ou plus exactement continuer à s'affaiblir) et encore moins se dissoudre, doit au contraire se renforcer et redevenir une force visible dans la société!

Et ce après autant d'années de tentatives de "dépassement de la forme parti"! Maintenant il est vrai que la direction du PCE a eu tout le loisir d'essayer de mettre en oeuvre, au fil des années, ce qui, pour les "rénovateurs" du PCF, n'est encore que sur papier...

Salutations communistes
PV

Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #5 le: 29 mars 2010 à 23:08:01 »
Politiquement parlant, le PCF sort renforcé du départ de ces "liquidateurs", qui étaient loin de porter une critique de gauche de l'appareil du parti mais qui au contraire, avaient les mêmes déformations opportunistes que la direction et une théorie politique encore plus éloignée du socialisme scientifique.

En revanche, j'espère que leur départ n'exercera pas une action trop démoralisante sur les militants. Ce n'est jamais très agréable de lire dans la presse et de voir à la télé que son parti part en morceaux.
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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #6 le: 10 juin 2010 à 15:50:22 »
Chers camarades,

Dans l'Humanité du 10 juin 2010, cet article que je mets ici, car certains de mes camarades du PCF, ici à Dijon, m'en ont parlé, et m'ont raconté leur dégoût, sur ces soit - disant "Réformateurs" qui étaient pour la liquidation du Parti et s'en vont ailleurs en gardant leurs privilèges d'élus.

Bref, certains diront au Parti, cela fait mal, où sont donc passé nos têtes pensantes, les Sève et Zarka et Martelli and Compagnie, ces ex - camarades qui doivent beaucoup au Parti, crachent dessus désormais...

Mais cela est - il nouveau ?

Mais qu'avaient - ils en rapport avec notre idéal révolutionnaire ? Ces ex - camarades des hautes sphères dans l'appareil du Parti ? Ces élus, maires, députés, élu(e)s du peuple parce que présentés par le PCF !

Ces Philosophes ou Historiens au service de qui se mettent - ils ? Quoi qu'il arrive, agir comme ils le font, c'est agir contre le Parti, et ils doivent rendre au peuple leurs mandats, tous leurs mandats !

Et que pesaient - ils dans le Parti ? Peu de chose au regard des dizaines de milliers de militants !

Mais, leur stratégie est un échec, cependant la Direction du Parti doit "être traumatisée", plus que les militants de base, car finalement, ces partants, partageaient in fine , beaucoup des vues liquidatrices de l'Organisation !

L'article de "l'Humanité"...

Ces refondateurs qui tournent la page

Après des années de fidélité, leur aventure avec le Parti s’achève dans un divorce « sans colère ni larmes ». Jacqueline Fraysse, Roger Martelli, Lucien Sève et Pierre Zarka expliquent les raisons de leur départ.

Jacqueline Fraysse, Roger Martelli, Lucien Sève et Pierre Zarka. Quatre personnalités différentes qui ont joué un rôle de premier plan dans le Parti communiste français, certains dans ses hautes instances. Quatre militants qui, après des décennies de fidélité, le quittent en 2010. Un traumatisme pour eux et pour l’organisation communiste. Comment l’expliquer ?

Jacqueline Fraysse exprimait depuis quinze ans des désaccords sur la conception du rassemblement de son parti. Premier déclic : en 1995, maire de Nanterre, elle initie une démarche participative avec, notamment, les Cahiers pour la ville qui ont rencontré un « succès fou ». Elle a la désagréable surprise de constater « l’hostilité du Parti qui y a vu une concurrence déloyale à son égard » en ne mettant pas l’étiquette PCF dans cette initiative municipale. « Je persistais à penser qu’il fallait faire large, ce qui n’empêchait nullement le Parti d’être dans ce rassemblement. La réticence du PCF m’a perturbée, sans comprendre cette attitude. »

Les doutes de Pierre Zarka naissent en 1992, alors qu’il intègre la direction de l’Humanité. « Pendant longtemps, pour moi, le communisme et le Parti communiste étaient synonymes. Je comprends très vite que le journal ne peut pas être le bulletin interne du Parti. Qu’il faut l’ouvrir à toutes les expériences de transformation sociale, à égalité avec le PCF. Ma première tension avec la direction du PCF a commencé sur la conception du journal. »

C’est d’abord le déclin électoral du PCF qui éveille nombre d’interrogations. Georges Marchais n’obtient que 15,35 % (4,457 millions de voix) à la présidentielle de 1981. Aux européennes de 1984, le score baisse à 11,24 %, soit 2,261 millions de voix. « C’est un décrochage important qui montre que nous n’avions pas la politique qui convient », commente Lucien Sève.

Mais le philosophe, Jacqueline Fraysse, Roger Martelli et Pierre Zarka situent leur point de non-retour à la présidentielle de 2007. Deux ans auparavant, la gauche de la gauche rassemblée s’était senti pousser des ailes après la victoire du « non » au référendum sur le traité de constitution européenne, avant de sombrer dans le désamour. La LCR et le PCF présentent chacun leur candidat au scrutin présidentiel. Les comités antilibéraux à l’origine, parmi d’autres, du résultat référendaire se disloquent. « Je maintiens que la dynamique a été cassée par le Parti, accuse Jacqueline Fraysse, c’est impardonnable de la part d’un parti révolutionnaire, pour recueillir au final 1,93 % des voix. » Cette femme médecin, qui n’a jamais cessé d’exercer, avait adhéré au PCF l’année de son bac. « J’ai vu là jusqu’où le Parti pouvait aller pour imposer sa candidate contre vents et marées. C’est là que je l’ai quitté, je ne l’ai pas fait publiquement. Je ne m’imaginais pas jusqu’à quel point il était capable de faire passer au second plan l’intérêt du mouvement populaire par rapport à sa structure. » Rappelons que Marie-George Buffet avait été élue par 81 % (41 533 voix, contre 9 683) des suffrages communistes exprimés lors de la consultation interne en vue de l’élection.

L’année 2007 laisse de profondes traces pour Jacqueline Fraysse comme pour les trois autres personnalités connues et reconnues. Elle les a marqués au point de tirer un trait définitif sur cette formation à laquelle ils ont consacré une bonne part de leur vie. « C’est une faute politique grossière. Elle a conduit à la ruine un parti qui en principe est l’outil dont on a besoin pour une transformation sociale et humaine d’une importance et d’une urgence capitales », dit Lucien Sève.

Ces désaccords ont, en fait, des causes plus profondes, plus anciennes. « Á la question élémentaire d’expliquer comment le Parti est tombé à 1,93 %, la direction n’a jamais apporté d’arguments de fond. Le PCF a cessé de s’interroger sur son histoire », ajoute le philosophe. Il prend sa carte en 1950, en pleine guerre froide et quitte ce parti, « qui aura été le (sien) durant soixante ans, ayant perdu tout espoir en sa capacité interne de transformation ». Professeur agrégé, Lucien Sève enseigne la philo, notamment à Marseille, où il croise. le lycéen Roger Martelli. Les deux hommes se rapprocheront plus tard et seront élus au Comité central, devenu ensuite Conseil national. Le jeune Martelli date son entrée « au communisme » du 13 mai 1968, adhère au PCF en 1969. « J’avais, à l’époque, l’image d’un parti fruste. Mais le livre de Lucien Sève, Marxisme et théorie de la personnalité, m’a émerveillé. J’étais rassuré, je pouvais être communiste intellectuel sans honte ni gêne. »

L’épisode de 2007 constitue pour Roger Martelli un véritable choc : « La candidature du Parti révèle qu’à force de s’appauvrir, de reculer, il a perdu son sens du réel. J’ai eu un sentiment d’échec profond. Je m’étais battu pendant des années pour ce rassemblement antilibéral. Il y avait une opportunité extraordinaire, on pouvait bousculer la donne politique à gauche. » L’historien déclare être arrivé au bout du chemin quand même « les moins de 2 % des voix ne provoquent rien dans le congrès qui suit. C’est un congrès de routine, alors qu’on attend un électrochoc, une révolution. On se prépare même à une direction plus resserrée au nom de l’idée que ça a été trop le bordel et qu’il faut un parti efficace et donc une direction qui soit capable de parler d’une seule voix ». Roger Martelli est « écarté » du Conseil national, ainsi que Pierre Zarka, qui se définit volontiers comme « un pur produit de l’appareil » : « On voulait bien du rassemblement, dit-il, à condition que le PCF en soit l’axe principal. Être un parmi d’autres, il ne l’accepte pas. Un réflexe d’autodéfense anime sa structure contre ce qu’elle considère comme une agression, une remise en cause de son rôle dirigeant. La matrice du Parti nous rattrape à chaque fois qu’il y a des avancées. Car le PCF considère que son identité est remise en cause. Au fond, en dépit des discours, il refuse de ne plus être le parti-guide. »

L’entrée en contestation de Lucien Sève et de Roger Martelli peut être située en 1984. Cette année-là, l’historien écrit dans l’hebdomadaire Révolution que la chute électorale du PCF exprime « la fin d’une longue phase, l’inadaptation de toute une démarche face aux conditions nouvelles de la société française ». Au même moment, Lucien Sève s’explique devant le Comité central sur le sujet : « J’avançais à tâtons. Je savais qu’il y avait un problème théorique stratégique fondamental que l’on ne maîtrisait pas. Et qu’il fallait mettre à l’ordre du jour quelque chose comme une refondation historique du Parti. » Le philosophe s’engage dans la voie refondatrice.

Vive émotion dans le Parti. « Des camarades, y compris membres du Comité central, commencent à ruer dans les brancards. Ça bouillonne. Georges Marchais réagit mal et estime qu’il s’agit là d’une agitation d’opportunisme bourgeois. C’est le verrouillage », raconte Lucien Sève. Roger Martelli se souvient : « Au Comité central, il y avait, à mon sens, une majorité possible pour ne pas valider l’analyse officielle de la direction. Or, pour la première fois, elle décide de ne pas faire voter le rapport, craignant un camouflet. » Pendant ce temps, Pierre Zarka reste « dans la ligne ». Il devient, en 1985, adjoint de Charles Fiterman au secrétariat national à la communication. Jacqueline Fraysse suit de très loin ce qui se joue au Comité central. Après le trouble et la fronde manifestés au Comité central, « l’ordre est de retour », affirme Roger Martelli. « Du jour au lendemain », lui-même et d’autres membres du groupe d’historiens engagés dans l’Institut de recherches marxistes cessent d’être invités dans les écoles de formation du PCF pour assurer des cours. « On disait que l’on y enseignait depuis trop longtemps le doute, alors qu’il fallait des certitudes », raconte l’historien. Mais ni lui ni Lucien Sève ne suivent la dissidence des rénovateurs, conduits par Pierre Juquin, qui s’ouvre en 1984. Deux ans plus tard, cette mouvance disparaît. « Elle est battue et, comme toute minorité, soumise à une pression telle que la plupart de ses militants sont partis », estime Roger Martelli. Les reconstructeurs, parmi eux Félix Damette, Claude Poperen, Marcel Rigout, prennent le relais des rénovateurs. Ils échouent et s’en vont. Là encore, Lucien Sève et Roger Martelli n’emboîtent pas leurs pas. « Entre 1984 et 1989, on pensait qu’il fallait respecter la règle que celui qui parle de l’intérieur est voué à la marginalisation et contraint au départ », commente ce dernier.

L’effondrement du système soviétique offre l’opportunité aux deux intellectuels d’entrer ouvertement dans la contestation. « Il rendait urgente la refondation sans laquelle le communisme politique était mort », dit Roger Martelli. Lui-même et Lucien Sève cessent donc « la critique larvée » quand Charles Fiterman, hospitalisé, adresse un courrier au Comité central dans lequel il appelle à « un électrochoc à l’intérieur du Parti et à sa rénovation », raconte l’historien. « J’ai été atterré par l’attitude de la direction à son égard, confie-t-il. Et à ma grande honte, je n’ai pas osé intervenir. Dans cette structure, quand tu parlais, tu signais ton arrêt de mort politique. » Mais au Comité central suivant, Roger Martelli se rachète et soutient la démarche de Charles Fiterman. Tout comme Lucien Sève, Jack Ralite, Anicet Le Pors, Roland Favaro ou encore Jean-Michel Catala. Près d’une dizaine de membres du Comité central s’engagent ainsi avec les refondateurs. Certains d’entre eux rendent leur carte, Roger Martelli et Lucien Sève continuent leur combat minoritaire durant une vingtaine d’années, rejoints plus tard par Pierre Zarka et plusieurs autres membres de l’actuel Conseil national. Lucien Sève fait remonter l’origine de ce bouillonnement à 1976, quand, à son 22e Congrès, « le PCF abandonne la dictature du prolétariat sans réfléchir fondamentalement à une stratégie de substitution ni à une nouvelle forme d’organisation ». Depuis, selon lui, la formation communiste n’a toujours pas résolu les questions : « Dès 1976, j’affirme que le Parti souffre d’une carence de pensée théorique. Il s’agit là de bien autre chose qu’une prétendue querelle d’intellos à la direction ; c’est la question capitale du travail de connaissance et de pensée sur les drames inépuisés du siècle dernier, les menaces sans pareilles qui s’annoncent en celui-ci, et en même temps les possibles de tous ordres qui s’esquissent pour un dépassement du capitalisme. »

Abandonnant la dictature du prolétariat et, plus tard, le centralisme démocratique, le Parti communiste s’est retrouvé, selon nos interlocuteurs, dans un vide tel qu’il se raccroche à la seule défense de l’appareil. « La manière par laquelle la direction du Parti refuse toute interrogation sur la matrice désigne l’impasse dans laquelle elle nous entraîne », argumente Pierre Zarka. Lui, comme Jacqueline Fraysse, insiste sur « l’erreur » du PCF de ne s’inscrire dans la société que par le seul biais des partis institués. Selon Pierre Zarka, « c’est à l’aune du rapport des forces, particulièrement avec le PS, qu’il croit mesurer les aspirations des gens. Plus il s’engage sur cette voie et plus il se coupe des attentes réelles. Et plus il s’en coupe, plus il réduit son univers aux seuls espaces institutionnels ». Tous reprochent à la formation communiste de rythmer son activité sur les seules échéances électorales, au risque de se confondre avec les partis électoralistes. Quitter le Parti auquel on a appartenu depuis tant d’années n’est pas aisé. « Il a été pour moi une école de formation politique et humaine. Passer soixante ans en son sein, c’est un engagement majeur, total. Je sais abstraitement que je l’ai quitté, mais je ne l’ai pas complètement intériorisé », confie Lucien Sève. « Je m’en vais à bout de confiance », ajoute-t-il. « Quarante ans d’engagement, c’est un engagement de vie, c’est douloureux », murmure Roger Martelli. « C’est difficile parce que c’est mon histoire, C’est aussi difficile sur le plan politique car je suis députée », souffle Jacqueline Fraysse. « Comme tous les outils, lorsqu’ils se révèlent inadéquats, sans colère ni larmes, on en change », dit pudiquement Pierre Zarka. Déçus mais ni amers ni rancuniers, affirment-ils, ils ont rendu leur carte, rejoignant ainsi la multitude d’autres membres du PCF partis sans faire de vagues. Paradoxalement, ils font ce choix alors qu’une nouvelle perspective, le Front de gauche, est née. Ils quittent le PCF tout en restant profondément communistes. C’est un départ collectif « irrévocable », en dépit de l’appel de Pierre Laurent, le coordinateur national du PCF, les incitant à y rester et à s’inclure dans le débat du congrès, les 18, 19 et 20 juin.

Mina Kaci
« Modifié: 10 juin 2010 à 18:22:30 par W catharos »
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Re : Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #7 le: 16 juin 2010 à 07:12:01 »
Politiquement parlant, le PCF sort renforcé du départ de ces "liquidateurs", qui étaient loin de porter une critique de gauche de l'appareil du parti mais qui au contraire, avaient les mêmes déformations opportunistes que la direction et une théorie politique encore plus éloignée du socialisme scientifique.

En revanche, j'espère que leur départ n'exercera pas une action trop démoralisante sur les militants. Ce n'est jamais très agréable de lire dans la presse et de voir à la télé que son parti part en morceaux.

Tu sais la foi soulève des montagnes et vous les trotskistes en connaissez le chemin.

Il suffit de se rappeler le nombre de scissions dans votre courant (plus de 4) dont une très récente les iraniens vous reprochent de flirter avec  Chavez qui fait la bise à Ahmadinejad . On pourrait parler  des healystes, des  cliffistes ,des morenistes, des posadistes, des cannonistes castristes ,des bartaistes ,des pablistes benbelliste, des mandeliens guevaristes besancenoistes , des varguistes ,des lambertistes  glucksteiniens ou justiniens et compter leurs scissions en sous scissions

Au fond les communistes unitaires ont compris que fricoter avec des grantistes oxleyiens ou les staliniens gerinistes sans parler des autres au sein du PCF étaient un jeu sans intérêt .Ils vous laissent vous amuser entre vous et vos comptines marxisme-léninistes nous percent jusqu'au jour où la direction du PCF vous virera car en ce moment vos êtes un contre poids utile face au clan" Faire vivre et renforcer le PCF".

Mais après ce sera comme vos ancêtres du Militant dans le parti travailliste ( vous aviez 3 députés dans les années 70) cela se terminera par une kyrielle d'exclusions/scissions...Le trotskisme se mord la nuque...

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #8 le: 16 juin 2010 à 08:06:07 »
Bien que guère constructif, je laisse ce post pour montrer le genre de dialectique qu'on peut trouver en face de nous.

Aucune critique de fond, juste une kyrielle de reproches plus ou moins mystiques ...

1/ Tu peux répéter tant que tu veux que nous sommes Trotskistes, ceci dit cela ne veut rien dire, nous sommes juste marxiste, ce qui devrait être une base au PCF, d'où le fait que nous ne regrettions aucunement de voir partir quelques-uns de ces réformistes insipides qui ont précipité le parti dans le gouffre où il se trouve actuellement.

2/ Les communistes unitaires sont des guignols, la seule chose qui les intéresse c'est quelques postes d'élus ou autre, voyant qu'ils ne seront pas bien servis (ils n'ont même pas osé faire voter un texte tellement ils n'ont aucune base dans le partis) ils désertent et vont voir si la soupe est meilleure chez le voisin.

Et c'est tant mieux !!!! J'espère camarade, que tu les suivras ^^
Et qu'aucun de ceux-là ne reviendra polluer le partis quand le vent aura tourner, comptes sur nous pour ne pas l'oublier.
Fraternellement,

PASCAL C.

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #9 le: 16 juin 2010 à 18:49:24 »
On sent la défensive et ce " cachez ce trotskisme que je ne saurais voir " me parait révélateur d'une "gêne" de votre histoire . Passons aussi sur le vocabulaire (guignol,insipides,désertion, polluer le parti etc...) qui me semble plus proche de la logomachie stal.

Donc Grant et Wood ne sont pas vos maîtres à penser. Vous n’avez pas connu les scissions de la WUI et du CIO. "  Imiterez vous votre camarade de Henin Beaumont qui s’allie avec des ex modem mais votre camarade peut être n’est-il pas à Riposte du moins plus maintenant . Peut être a t-il fait comme vos camarades de la Iranian Revolutionary Socialists’ League qui viennent de vous quitter car  ils n’ont pas apprécié les embrassades entre les deux populismes Chavez et Ahmadinejad .

Les militants du PCF  ne sont pas dupes, ils connaissent votre histoire et votre entrisme sera votre échec ou vous vous alignerez sur un populisme de gauche. Vous avez commencé au Venezuela en soutenant le sauveur chrétien Chavez …A part votre position sympathique sur le réac Gerin,  le reste n’est qu’une histoire de  "trotskardie" …

Hors ligne Jules

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #10 le: 16 juin 2010 à 19:25:18 »
Bonjour camarades,

Je suis toujours atterré du niveau des critiques formulées contre nous par les liquidateurs.

Avant, on nous accusait de vouloir la mort du Parti, maintenant que des liquidos se sont tirés et appellent les militants à les suivre, l'argument ne tient plus. Donc, on en revient au tirades des années staliniennes sur "le Trotskysme, cette malediction du mouvement ouvrier" (les vieux reflexes ont la vie dure!).
Et en avant les accusations de compromission avec le "chretien" et populiste Chavez (alors qu'un des liquidos qui se sont tirés était ministre d'un gouvernement qui a approuvé l'invasion de l'afghanistan et privatisé Air France). Et vas-y pour les litanies sur les scissions, inevitables dans le trotskysme (parait-il, ça doit être gravé dans la pierre sur le mont Ararat...). Tout ça en n'apportant aucune critique de fond, à part taper sur un ex-camarade (désolé on n'est pas responsable de ce que font les gens qui ne sont plus avec nous).
C'est exactement ce genre d'echange entre des gens avec des arguments rationnels et d'autres avec des mythes et du folklore qui m'a fait rejoindre la riposte.

Un militant du PCF qui n'est pas dupe

PS: C'est un fait que les liquidateurs n'ont tellement plus de base dans le parti qu'ils n'ont pas osé soumettte un texte au vote en 2008. Que ça te fasse plaisir...ou non.
"L'ennemi principal est dans notre pays!"
Karl Liebknecht, 1915

Hors ligne Delapaille

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #11 le: 16 juin 2010 à 19:59:31 »
Pardonnes, cher camarade, l'usage de mot qui te semblent un peu fort.
Mais il faut dire que le ton de ta logorrhée invite à perdre la mesure !

Pour tes accusations de scissions et autre, il me semble naturel que tous mouvement ayant une certaine ampleur connaisse ce genre de problème, tout mouvement politique y est soumis, ta propre mouvance aussi d'ailleurs.

Concernant Chavez, si tu avais pris la peine de lire nos articles (lis-tu seulement ?) tu saurais que ce n'est pas Chavez que nous soutenons, mais la révolution au Vénézuela, et si défendre ce dernier contre les diffamations occidentales peut aider à défendre cette révolution, alors nous le ferons sans hésiter, que le personnage soit catholique ou non, c'est tout ce qui fait la différence entre une démarche sectaire et une démarche marxiste, nous avons de plus clairement condamné le soutient à Ahmadinejad, et nous avons clairement soutenu ce que nous appelons nous-même la révolution iranienne en cours (mais encore des articles qui t'ont échappé semble t-il ...).

Quant à Grant et Woods, ce sont deux personnages dont je trouve la lecture tout a fait riche d'enseignement, ils ont évidement fortement participé à la création de la TMI (il en faut bien non ? Ils auraient un autre nom que le problème serait le même pour toi j'imagine).

Concernant les Iraniens, tu es bien mal informé camarade, mais cela relevant de débat interne à la TMI, je te laisserai dans l'ignorance où tu te trouves actuellement.

Enfin, aurais-tu l'obligeance de définir ce que tu entends par "trotskisme" ?
Car j'ai l'impression qu'il existe autant de définition de ce mot que de sectes politiques comme la tienne, il est même parfois utilisé comme un gros mot, à l'instar d'andouille ou abrutis, sans que son utilisateur ait la moindre idée du sens du mot qu'il emploie !
Fraternellement,

PASCAL C.

Hors ligne David Noel

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Re : Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #12 le: 16 juin 2010 à 22:59:18 »
Imiterez vous votre camarade de Henin Beaumont qui s’allie avec des ex modem mais votre camarade peut être n’est-il pas à Riposte du moins plus maintenant .

J'étais à La Riposte pour le 34ème congrès. J'ai pris acte du fait que La Riposte n'approuvait pas notre stratégie municipale, mais je n'ai de leçon à recevoir de personne.

Je me bats pour faire vivre le PC à Hénin-Beaumont depuis 5 ans, je milite tous les jours, j'ai créé un blog mis à jour quotidiennement qui est un des principaux blogs communistes du département, j'ai figuré sur la liste d'union qui a battu Marine Le Pen en 2008 et une fois élu, j'ai été un adjoint critique, un opposant dans la majorité, je me suis tout de suite opposé au maire, j'ai été viré et j'ai démissionné afin que nous retournions aux urnes pendant que le maire PS était mis en examen et incarcéré pour détournement de fonds et fausses factures.
J'ai battu Marine Le Pen et contribué à faire tomber un mafieux. J'ai sauvé le parti communiste dans ma commune, alors que l'adjoint au maire et ancien leader du PC et son autre collègue adjoint étaient aveuglés par leurs indemnités d'élus et sont restés fidèles de Dalongeville jusqu'à son incarcération. Sans moi, le parti communiste était mort à Hénin. 

Et c'est moi, ce n'est ni toi, ni les copains de la Riposte qui se fait traiter de "pourri" et d'"escroc" par les fachos. Quand tu te seras fait cracher dessus et calomnier autant que moi, je me suis fait cracher dessus en raison de notre alliance anti FN de 2008, alors, tu pourras critiquer notre choix de faire une liste anti-corruption avec le MJS, les chevènementistes en guerre avec leur fédé (pourrie) et le MoDem.
D'accord, faire une liste anti-corruption, ce n'est pas faire une liste révolutionnaire, mais je ne vois pas en quoi mon appartenance à une association de rassemblement anti-corruption qui se fait drapeau communiste déployé ferait de moi un mauvais communiste.

Hors ligne Nelum

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #13 le: 17 juin 2010 à 07:36:15 »
Je suis un électeur du FG  avec une "culture" trotskiste ce qui explique ma maladie mentale avec un trouble excessif de la parole (logorrhée, maladie mentale), cela confirme mon impression sur votre courant  .

J'ai osé parler de scissions/fusions dans un forum trotskiste qui donne des leçons à une direction du PCF qui doit gérer ses propres divisions et l’apparition de sectes en son sein.

Je ne suis pas rénovateur mais je n'aime pas le terme liquidateur aussi ai je voulu vous imiter pour vous faire sortir de vos gongs visiblement cela vous touche...j'adore la réponse de Noël  et je lui présente mes excuses pour avoir troublé son ego politique, je me suis permis de relever  des contradictions...

Citer
Et c'est moi, ce n'est ni toi, ni les copains de la Riposte qui se fait traiter de "pourri" et d'"escroc" par les fachos. Quand tu te seras fait cracher dessus et calomnier autant que moi, je me suis fait cracher dessus en raison de notre alliance anti FN de 2008, alors, tu pourras critiquer notre choix de faire une liste anti-corruption avec le MJS, les chevènementistes en guerre avec leur fédé (pourrie) et le MoDem.


Cette phrase de votre ancien ami de Riposte ("notre" est révélateur) montre une blessure narcissique, mais elle pourra être atténuer par une bonne ligne MR  et les leçons de marxisme du camarade  Oxley certes il aura une mauvaise appréciation..."Cher camarade David, Tu devras approfondir tes connaissances avec la tactique de FUO et ne plus reproduire,ton alliance avec les partis de la bourgeoisie. Nous pensons que cela s’inscrit dans une politique de Front Populaire que Trotski dénonçait dans le programme de transition .Mais après une bonne auto critique, tu pourras rester avec nous pour redresser le la direction de notre parti Fraternellement "... ;

Qu'il est doux d'avoir le cocon d'une avant garde politiquement formée à la trotskiste attitude...

Hors ligne Delapaille

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Re : L'échec des "rénovateurs", Braouezek quitte le PCF !
« Réponse #14 le: 17 juin 2010 à 07:45:03 »
Trotskisme trotskisme, tu n'as décidément que ce mot à la bouche, une sorte d'obsession j'imagine.
Étant donné que tu ne réponds concrètement à aucune question, je ne vois pas l'intérêt de prolonger ce débat.

Je me réserve, en tant qu'administrateur, le droit de supprimer tout post inutile ou de verrouiller ce sujet.
Bien sur tu nous traiteras de stal, après avoir été trotskistes 253 fois, mais je suppose que tu n'es pas à une contradiction près ...
Fraternellement,

PASCAL C.