Salut camarade Momo,
On s'éloigne du sujet sur Robert Hue et sa fin politique, mais bon...
Le PCF, en 1936, 1945, ou 1981, était le parti de la Classe ouvrière, en quelque sorte son avant - garde, contestée ou pas, mais aussi, politiquement par le choix de sa Direction, à la remorque des sociaux - démocrates et même des radicaux...
Bon, je suis un peu caricatural, sans doute...
En 1947, par exemple, la grève de Renault et sa suite aux répercutions nationales, "pour 10 francs de plus", grève que le PCF ne voulait pas cautionner, quand il disait, "il faut produire du charbon" ou "la grève est l'arme des trusts", il y a perdu de sa crédibilité (mais pas tout de suite bien sûr), alors qu'il avait les forces militantes, pour aller plus loin... Que de ratrapper et dominer le mouvement en marche...
Les erreurs du PCF dans ces trois périodes ont beaucoup de causes, on pourrait en discuter, alignement sur le Komintern, refus de la Révolution en France, illusions démocratiques aussi...
Enfin, quand à parler des organisations mortes/nées ou le MoDem par exemple, et ce qui hériteront de son créneau politique, ce que je regarde, c'est la nature de Classe d'une organisation politique, et le MoDem n'est qu'un avorton des volontés politiques de la bourgeoisie, même pas très sérieux... Pour les bourgeois... Du christianisme/social, au libéral/christianisme, plus ou moins laïcisé, cette forme d'humanisme, n'est pas une réponse sérieuse au Capitalisme...
Puisqu'il ne prêche "in fine" que le fatalisme, l'adaptation et pas la rupture, et ne représente rien, dans la Classe Ouvrière...
Tu me diras camarade Momo, et le PS alors ?
Sans défendre la Social - démocratie, pour ce qu'elle est, par les faits, pour le PS, son histoire, ses références, la conscience qu'en ont les travailleurs, même, si ce parti a rompu depuis longtemps avec le Marxisme et même les intérêts des travailleurs, rend l'analyse, plus compliquée...
Mais, si ce qu'il dit, le PS, est en dessous et de loin, des nécessités historiques et besoins des prolétaires, qui ne doivent pas avoir confiance en lui, et nous devons aussi, comme communistes, détruire leurs illusions, s'ils en ont encore...
Ce parti demeure, encore à mon sens, s'il est réformiste et allié par sa Direction au Capitalisme, reste, à la base et par son électorat, une fraction du salariat et du mouvement syndical qui s'y reconnait...
Et on ne peut faire abstraction de cela, sinon, on fait une faute politique...
Salutations communistes
W catharos