Auteur Sujet: Fête de l'Huma : mais où est passé le PCF ?  (Lu 401 fois)

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Fête de l'Huma : mais où est passé le PCF ?
« le: 19 septembre 2011 à 15:33:09 »
Salut camarades,

Ceux qui sont passés à la fête de l'Humanité ont - il s eu la même imression que cet article ?

Fête de l'Huma : mais où est passé le PCF ?
samedi 17 SEPTEMBRE 2011

Ce week-end à La Courneuve, les projecteurs seront surtout braqués sur... Jean-Luc Mélenchon.

"Les partis, cela peut mourir. Mais ça meurt lentement", explique à Europe1.fr le politologue Gérard Grunberg . De vendredi à dimanche à La Courneuve, se tient la traditionnelle Fête de l’Huma du PCF . Mais cette année, le Parti communiste, déjà absent de la course à la présidentielle , semble avoir même disparu du premier rang de sa propre fête de rentrée.

De la Fête de l'Huma sauce Mélenchon

Plusieurs indices attestent de cette "disparition" du Parti communiste : vendredi, c’est Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du PCF, du Parti de gauche et de la gauche Gauche unitaire pour 2012 , qui a mené la conférence de présentation et l’inauguration de cette 76e Fête de l’Huma. Et puis, dimanche soir, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, ne sera pas seul sur la grande scène pour prononcer le discours phare du week-end. Il passera avant le candidat Jean-Luc Mélenchon , qui aura, lui, pour mission, de lancer sa campagne pour 2012.

"La présidentialisation a sauvé le PS qui a su susciter l’intérêt avec sa primaire. Et la non-présidentialisation a tué le PC qui a renoncé à présenter un candidat", commente encore Gérard Grunberg. En somme, par peur ne faire qu’un score infinitésimal et faute de fonds, les communistes se sont ralliés à Jean-Luc Mélenchon qu’ils jugent en mesure de faire plus de 5%. Mais ils ont, en même temps, scellé leur destin, se privant de toute médiatisation.

Ici, "on met de côté les égos"

"C’est le petit bazar médiatique qui est responsable de cela", réplique, sur Europe1.fr, Patrice Bessac, porte-parole national du PCF . Jouant de la méthode Coué, il assure que tout va bien au parti communiste. Mieux encore : il se dit "heureux" de faire partie d’un mouvement qui "met de côté les égos et où la vedette, c’est avant tout l’union". "On va jouer collectif du début à la fin. Il n’y a pas ici le Royal-Show", insiste-t-il.

Reste que le PCF est désormais marginalisé en France : le parti se concentre donc sur son encrage local et l’enjeu est pour lui de négocier avec le PS, à la manière du Parti radical de gauche, pour conserver des territoires et un groupe parlementaire à l’Assemblée. "Le parti a abandonné tout le reste", analyse Gérard Grunberg. La présidentielle donc. Et peut-être même sa Fête de l’Huma.
« Modifié: 19 septembre 2011 à 15:37:59 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : Fête de l'Huma : mais où est passé le PCF ?
« Réponse #1 le: 21 septembre 2011 à 15:40:19 »
Salut camarades,

Cet article de la presse locale, à Dijon, chez moi, est une illustration, et montre un peu ce que fut cette fête de l'Huma de 2011 ?

Du moins entre enthousiasme et scepticisme, de la part des communistes, entre élan pour la campagne, et parfois la réserve envers le candidat Mélenchon...

A la Fête de l'Huma, le Front de gauche rêve de rejouer 2005...
Dijonscope...

http://www.dijonscope.com/015621-a-la-fete-de-l-huma-le-front-de-gauche-reve-de-rejouer-2005

Quand les victoires sont rares, les références sont d'autant plus précieuses : toutes les composantes du Front de gauche portent un héritage commun, celui de la campagne du "non" au référendum européen de 2005, où, pour une fois, leurs positions furent majoritaires dans le pays. A la présidentielle de 2012, l'attelage qui regroupe six formations, dont les plus importantes sont le Parti de gauche de Mélenchon et le Parti communiste de Pierre Laurent, espère bien rééditer le même exploit. En tout cas réutiliser les mêmes recettes...

Un point de repère : le "non" à la Constitution européenne, en 2005...

"C'est mon pari. C'est ce que j'espère arriver à faire", explique d'emblée le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, dans l'ambiance de grande kermesse politique qu'est la fête de l'Huma, réunie pour trois jours à La Courneuve, en banlieue parisienne, du vendredi 16 au dimanche 18 septembre 2011. Devant quelques journalistes, il déroule l'argumentaire : en 2005, les partisans du "non" à la Constitution européenne étaient parvenus à déconstruire un vote qui serait "pour ou contre l'Europe", pour en faire un choix sur "quelle Europe construire ?", et la mobilisation s'était largement construite à l'abri des appareils traditionnels, dans de multiples réseaux qui avaient infusé la société - du moins pour le "non" dit de gauche. Cette fois, c'est de la dette qu'il s'agit, ou plus exactement du discours de "résignation" qui l'accompagne.

"Aujourd'hui les gens sont complètement perdus. Il faut aller contre un sentiment de résignation et contre l'idéologie dominante, poursuit Mélenchon. Il faut s'inspirer du modèle de 2005, parce que c'est impossible d'y arriver autrement tant les préjugés sont ancrés sur la nécessaire réduction du déficit public". Et donc sur l'absence de marges de manœuvre financières. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, est sur la même ligne : "Il faut faire comme en 2005, au niveau de la qualité des débats populaires sur les contenus et au niveau de la dynamique citoyenne. Jusqu'au moment même où cela nous échappe. En 2005, cela n'était pas maîtrisé par une quelconque centralisation". "Comme pour le Traité sur la Constitution européenne, il faut briser l'idée que la dette est un fardeau insurmontable", dit aussi Alain Faradji, de Gauche unitaire, autre composante du Front de gauche issue de l'ex-Ligue communiste révolutionnaire.

Pour y parvenir, le Front de gauche peut déjà s'appuyer sur certains acquis : depuis le début de l'été, il s'est doté - même si ce fut parfois dans la douleur - d'un candidat commun et il vient de publier son programme, intitulé "L'humain d'abord". Il a aussi annoncé vendredi un accord pour les législatives, bouclé après de longs mois d'âpres négociations entre les trois composantes historiques : le Parti de gauche, le PCF et la Gauche unitaire ; depuis rejoints par trois formations plus modestes.

Celui-ci porte sur 525 des 539 circonscriptions métropolitaines et prévoit que 400 d'entre elles soient réservées aux candidats communistes, 94 pour le Parti de gauche de Mélenchon et 22 pour Gauche unitaire. Les neuf restantes sont à répartir entre les autres formations, dont la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase) de Clémentine Autain. Pour les 14 circonscriptions toujours en débat, les discussions vont se poursuivre. Par ailleurs, le PCF et le Parti de gauche ont évité le clash pour les Sénatoriales 2011 : le parti de Mélenchon menaçait de listes dissidentes dans certains départements, il y a finalement renoncé vendredi - sauf dans les Hauts-de-Seine, en raison d'un cafouillage de dernière minute avec le Parti socialiste, selon les responsables du Parti de gauche.

"Quand est-ce que tu adhères au parti ?"

Sur le fond, le Front de gauche veut donc s'imposer dans le débat à gauche, face à un PS jugé beaucoup trop gestionnaire. "Le débat télévisé de jeudi 15 septembre ne répond pas à l'attente d'une gauche combative. La gauche ne peut pas se dérober à un débat plus fondamental sur la manière dont on va affronter les marchés", explique Pierre Laurent (Lire ici notre article sur le sujet). Lui veut par exemple ouvrir la discussion sur un nécessaire changement des traités européens, sur les hausses de salaires pour rééquilibrer la répartition entre capital et travail dans la richesse produite ou la conquête de nouveaux droits pour les salariés. Sinon, la gauche pourrait échouer à vaincre Nicolas Sarkozy, prévient le Front de gauche. "Les idées libérales ont contaminé la gauche depuis vingt ans. La désintoxication est lente, mais je parie sur le fait que la crise va nous obliger à aller sur le fond de ces débats", dit encore le dirigeant communiste.

Pour Mélenchon, sa campagne n'aura rien à voir avec "les crises de nombrilisme de jeudi soir". "Ils veulent partager la dette, nous voulons partager les richesses. (...) Je veux que le curseur du débat politique bouge", explique l'ancien ministre socialiste. Lui sait pourtant que le climat politique, marqué par une crise très violente, n'est pas nécessairement porteur pour la gauche radicale. Sans compter que la présidentielle ne se prête que très difficilement à une campagne collective, prise en charge par la "révolution citoyenne" qu'il appelle de ses vœux, sur le modèle de l'Amérique du Sud ou du printemps arabe. "Pour nous, c'est difficile. Mais le pari que nous faisons est que nos idées avancent et que cette élection sera un moment de la révolution citoyenne... Après, je ne sais pas si cela sera un petit ou un grand moment", reconnaît le candidat du Front de gauche.

Mélenchon sait aussi qu'une partie de la tâche repose sur ses épaules de candidat - beaucoup, notamment dans les milieux populaires, ne le connaissent pas encore, tout comme parmi certains jeunes croisés lors de la Fête de l'Huma vendredi 16 septembre -, et sur la mobilisation des troupes communistes. Or si celles-ci l'ont choisi comme candidat, ce ne fut pas un raz-de-marée : il avait obtenu 59% des voix du PCF lors de la consultation des militants à la mi-juin. Mais, jure Isabelle De Almeida, membre de la coordination nationale du PCF, "les communistes sont très majoritairement prêts à être dans cette dynamique de campagne".

La preuve, sourient certains responsables, le mini-bain de foule pris par Mélenchon vendredi 16 septembre dans les allées encore clairsemées de la Fête. Souvent, il est applaudi, les passants l'interpellent, ou demandent une dédicace pour l'exemplaire du programme qu'ils tiennent en main. Lui joue de l'exercice, serre les mains, embrasse les "camarades", qu'il tutoie systématiquement, et les incite à "mouiller la chemise". "Courage", lui lancent des militants communistes du Val-de-Marne en train de faire des crêpes. "Je compte sur toi", lui dit un militant d'Ille-et-Vilaine. Beaucoup veulent une photo, et chuchotent sur le passage : "T'as vu, c'est Mélenchon". Le dirigeant communiste à ses côtés - en l'occurrence Pierre Laurent - n'est pour une fois pas la star de la Fête.

"Ici, je suis chez moi", avait confié peu avant Mélenchon. Certes. Sauf que les réticences sont loin d'avoir toutes disparu. Sur sa route, un militant communiste, un brin agacé, lui lance : "Quand est-ce que tu adhères au parti ? Parce qu'on t'en a donné des choses... Va falloir passer à la caisse !" Une femme, plus loin : "Ne nous trahissez pas, Monsieur Mélenchon". Son voisin : "Je ne veux pas refaire l'expérience de 1981. Je ne voudrais pas me faire cocufier une nouvelle fois !". Mélenchon tente de rassurer. Plus loin, dans l'allée, il plaisante avec d'autres militants et, en montrant Pierre Laurent, il lâche : "Faut voir tous les ennuis que je lui vaux !" Mais il est à parier que les communistes lui pardonneront si le score est à la hauteur de l'exploit de 2005.
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux