Cher Jean-Hippolyte,
cela nous éloigne un peu du sujet mais tu sembles ignorer que la lutte des classes se situe actuellement dans un contexte où la classe capitaliste dominante mène, à l'échelle internationale, une lutte implacable contre les intérêts de la majorité de la population. Et tu voudrais que nous ayons un langage sympathique vis à vis des partis qui défendent leurs intérêts ?!
Il faut évidemment être amical avec des salariés qui sont trompés par l'armée médiatique qui couvre la défense des intérêts des capitalistes sous un amas de diversions. C'est, je pense, ce que nous faisons tous les jours puisque les révolutionnaires forment la minorité des salariés.
Mais ne compte pas sur nous pour prêcher la paix sociale lorsque nos ennemis sont implacables.
Pour défendre leurs intérêts, les capitalistes n'ont aucune pitié. Des gens meurent de faim quotidiennement, de froid, des familles sont déchirées, des gens se suicident, se détruisent etc... et tu voudrais que nous ayons des contacts amicaux avec les partis qui défendent les intérêts des capitalistes ?
Pour ce qui est des petits patrons, que tu sembles vouloir protéger de notre violence, sache qu'en fait, la plus grande violence qu'ils subissent est le système capitaliste, qui les étrangle un peu plus chaque jour. Les salariés en savent quelque chose car leurs conditions de travail sont souvent plus pénibles que dans les grandes entreprises.
Si tu veux défendre la classe des salariés, sache que nous représentons 86 % de la population française. Ce qui nous intéresse, ce sont les principaux moyens de production et d'échange, pas la charcuterie du coin.
Nous défendons les intérêts de notre classe.
Fraternellement