Salut camarades,
Puisqu'il faut prendre la question par un bout, prenons - là par le début de ce Programme, intitulé justement,
L'humain d'abord,
(vendu déjà à 220000 exemplaires, succès de librairie et d'actions militantes), par un bout de la lorgnette. Sur les marchés ou dans les discussions auprès de salariés ou de camarades, deux revendications importantes émergent... Celle des salaires et celle du temps de travail à partager entre travailleurs, donc l'emploi.
Pour les travailleurs sortir de la crise du capitalisme, cela peut avoir un sens très simple, avoir à la fin du mois assez pour vivre, payer ses factures, vivre dignement et correctement de son travail.
Dans la 1ère partie du Programme Populaire Partagé, intitulée :
Partager les richesses et abolir l'insécurité sociale, la revendication du SMIC à 1700 euros mensuel est centrale... Cette revendication est mise déjà en avant par la CGT par exemple et reste juste quoiqu'insuffisante, d'ailleurs page 14 du
petit livre rouge, elle est détaillée, mais le premier problème c'est de la présenter d'une part en salaire brut
(page 16 par exemple en gras) et non en salaire net
(proposition pendant la législature, page 16, 2ème paragraphe), d'autre part il est écrit page 16, 2ème paragraphe aussi, en une ligne que le SMIC et les minima sociaux seront indéxés sur le coût de la vie ce qui est juste, mais les termes d'une revendication oubliée et ancienne :
l'échelle mobile des salaires serait plus pertinente du moins plus précise ?
(je n'ai pas lu les termes de cette revendication). En tout cas il serait bon de l'écrire clairement,
la réintroduction d'un système d’indexation des salaires à l’indice des prix abandonné au début des années 80.
Ce qui ne serait pas si "révolutionnaire". En 1936, après la victoire électorale du Front Populaire pendant la grève générale, en pleine crise de 1929, les salariés avaient obtenu et arraché à la bourgeoisie autant ou presque en augmentation salariale, mais une augmentation mangée par l'inflation et la dévaluation. Cependant ces mesures d'urgence qu'on se le disent, elle ne changeront pas la vie des salariés, cela n'est pas vrai de présenter ainsi l'affaire comme le fait le Programme, seul la fin du capitalisme, une autre société, le Socialisme pourrait y parvenir, mais au moins beaucoup sortiraient la tête de l'eau, des millions de travailleurs qui pourraient vivre plus dignement, moins précairement, avec moins d'angoisse du lendemain, des mesures transitoires de salut public nécessaire...
La réduction du temps de travail en période de crise est aussi une mesure essentielle, le capitalisme s'aménage une armée de réserve, ces bataillons de chômeurs bien utiles pour elle et corvéables à merci. La réduction du temps de travail pour les 40 heures et la journée de 8 heures ou les 35 heures hedomadaire effectives, sans annualisation, ni perte de salaire, c'est dans l'histoire du mouvement ouvrier une constante, la revendication de la diminution du temps de travail, cependant après les 35 heures,
le mouvement ouvrier doit tendre vers les 32 heures, cette perspective manque et n'est pas neuve, si le temps de travail est nécessaire à l'Homme, qu'il soit partagé par tous et toutes, celui - ci doit continuer à diminuer, ne pas reparler de cette revendication pour les 32 heures, sans annualisation ni perte de salaire, alors que les chômeurs sont des millions et l'embauche nécessaire, c'est un recul...
La campagne pour les 32h00 de travail hebdomadaire par le syndicat IG - metall en Allemagne en 1997Autant le Programme précise que l'Etat doit montrer l'exemple, autant il faudrait imposer aux entreprises privées d'embaucher directement avec la diminution du temps de travail, page 15, il est précisé ligne 6 entre parenthèse,
(notamment dans la fonction publique), mais que veut dire ce notamment, le texte aurait mérité plus de clarté envers le privé ?
Voilà deux premiers points qui ont sucité entre autres, questions autour de moi, et comme me disait un vieux camarade du Parti,
"bon oui, ce programme a des faiblesses, mais être révolutionnaires c'est ne pas être contre de justes réformes, le progrès est le moteur de l'Histoire"... On verra car bien sûr la question de comment mettre en place concrètement ces mesures
progressistes suit directement...

Même chez certains camarades
(peu nombreux en fait), mais pour beaucoup de travailleurs que l'on rencontre cela parait impossible à appliquer dans la période de crise du capitalisme et des vagues de mesures d'austérité aujourd'hui, pourtant, cela l'est d'autant moins que ces mesures pourrait être à portée de main, s'ils étaient conscient de leur force...
Fraternellement,
W catharos