Auteur Sujet: Critique du Programme populaire et partagé  (Lu 1893 fois)

Hors ligne W catharos

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Critique du Programme populaire et partagé
« le: 13 septembre 2011 à 18:32:59 »
Salut camarades,

Excellent texte du camarade Jérôme Métellus...  :)

Critique du Programme populaire et partagé
13-09-2011

Le Programme populaire et partagé (PPP) du Front de gauche a été publié en très grande quantité sous forme de brochure. Les militants communistes vont commercer à le diffuser dans leur entourage, leur entreprise, leur syndicat et sur les marchés. Ce document sera au cœur de la campagne électorale du Front de gauche jusqu’en juin 2012.

Nous pensons que le PPP comporte un certain nombre de carences importantes. Mais avant d’aborder son contenu, une remarque s’impose sur la méthode qui a présidé à son élaboration. La Riposte est évidemment favorable à ce que le PCF mène des actions communes avec d’autres partis, que ce soit dans les luttes quotidiennes ou sur le plan électoral. Mais avant de discuter d’un programme commun – ou « partagé » – avec d’autres organisations, le PCF aurait dû sérieusement discuter de son programme, qui aurait dû être soumis au débat démocratique de ses militants. Comment savoir ce que le PCF « partage » avec d’autres s’il n’a pas d’abord clairement déterminé ce qu’il défend lui-même ?

Le 36e congrès du parti, qui aurait permis de débattre de son programme, a été reporté à décembre 2012. Dans les sections et cellules, la discussion a donc directement porté sur le PPP. Rappelons que la direction du parti avait annoncé que le PPP serait l’aboutissement d’un dialogue avec de larges couches de jeunes et de travailleurs : un programme « issu des masses », en quelque sorte. Mais la participation des masses à l’élaboration du PPP est restée très théorique, comme c’était prévisible. Au passage, les militants communistes ont été privés de la possibilité d’en modifier le contenu, faute de mécanismes établis à cet effet (amendements, documents alternatifs, etc.). Le PPP est avant tout le fruit de discussions et de négociations entre dirigeants du PCF et du Parti de Gauche, au sein de commissions dont le travail n’est connu que d’une petite minorité de camarades
(...)

A lire dans son intégralité...

http://www.lariposte.com/critique-du-programme-populaire-et,1673.html


"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

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Hors ligne Greg Oxley

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #1 le: 09 octobre 2011 à 17:54:45 »
Camarades,

Pour avoir assisté à pas mal de réunions du PCF où il a été question du programme "populaire et partagé", il me semble que ce qui plaît aux camarades dans l'idée d'une "réforme de la BCE", c'est qu'il leur paraît être une mesure "concrète" et "immédiate" pour lutter contre la crise. Les choses sont présentées ainsi : La BCE devrait financer les Etats à de très faibles taux d'intérêts - voire à taux zéro ! - et, en plus, la BCE devrait favoriser la création d'emplois, la répartition des richesses et le développement économique en général.

Or, on sait que ce qui inquiète les prêteurs aux Etats lourdement endettés, c'est que ceux-ci risquent de retrouver dans l'incapacité de rembourser. D'où la dégradation de leur "notes" par les agences de notation, ce qui entraîne généralement une augmentation des taux d'intérêt imposés à ces Etats, pour tenir compte de ce risque. Les banques qui sont trop lourdement "exposées" - c'est à dire qui ont prêté trop d'argent à des Etats qui ne peuvent pas les rembourser - se trouvent elles-mêmes fragilisées. Ce qui vaut pour les spéculateurs vaudrait aussi pour la BCE. Si la BCE prêtait les sommes colossales requises pour couvrir les déficits des Etats, elle ne ferait que miner sa propre position financière et, en même temps, "l'attractivité" de la monnaie européenne elle-même.

Et où la BCE trouverait-elle l'argent nécessaire ? On nous répond (le plus souvent) : "par la création monétaire", c'est-à-dire qu'elle se mettrait à imprimer des billets de banque, mettant ainsi en circulation des centaines de milliards d'euros qui n'auraient aucune base réelle en termes des richesses créées. Le résultat serait un rabaissement très important de la valeur de la monnaie.

On nous dit aussi qu'il ne s'agit pas "seulement" de prêter de l'argent, mais aussi de changer les critères des financements pour favoriser "le progrès social". Mais peut-on sérieusement imaginer la banque centrale du capitalisme européen agir sciemment contre les intérêts des capitalistes, en sabordant la rentabilité du capital au nom de la "redistribution des richesses"  ? Il suffit de poser la question pour se rendre compte du caractère complètement farfelu de cette idée. Et pourtant, pour le moment, "ça passe", chez les communistes, qui n'ont pas vraiment examiné  les implications de cette revendication. Dire que la BCE "devrait" être du côté des travailleurs, c'est comme si on disait que le Pentagone "devrait" être anti-militariste.

Enfin, malgré la confusion qu'il contribue à semer dans un premier temps, ce qui est très positif avec le "PPP", sur le plan politique, c'est qu'il a mis la question du programme vraiment au centre des débats dans le parti, ce qui n'a pas été le cas depuis longtemps. La Riposte a déjà publié une "critique" du PPP, mais le texte en question - rédigé en tout hâte avant la Fête de l'Humanité - était malheureusement trop court pour expliquer les choses dans le détail nécessaire. On va donc travailler sur une critique plus détaillée et plus explicative.

Fraternellement,

Greg
« Modifié: 09 octobre 2011 à 17:56:19 par Greg Oxley »

Hors ligne fireball

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #2 le: 12 octobre 2011 à 04:06:35 »
Autres propositions du réformisme de gauche que je vois depuis l'Espagne, depuis IU par exemple (à laquelle j'appartiens) est la suivante: s'il faut faire face au déficit, ne pas faire de coupes dans les budgets sociaux, mais rétablir la progressivité dans l'impôt et lutter contre la fraude fiscale.
Le problème c'est que comme les capitalistes ne veulent pas payer plus d'impôts, face aux menaces de grève à l'investissement et délocalisations il ne reste que...la nationalisation.

Autrement dit, les réformistes de gauche ne semblent pas aller au delà de leur propres propositions, ni voir ce qu'elles entrainent...

Salutations communistes
PV
Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Hors ligne Tumeur

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #3 le: 13 octobre 2011 à 13:47:09 »

Autrement dit, les réformistes de gauche ne semblent pas aller au delà de leur propres propositions, ni voir ce qu'elles entrainent...

PV

Je dirais plutôt qu'ils ne vont pas au delà de leurs propositions parce qu’ils ne veulent pas aller au delà. Ils habillent la marié (le programme) pour plaire au peuple mais c'est aussi une façon de montrer à la bourgeoisie française en ne l'effrayant pas qu'ils peuvent gérer la crise et endormir le peuple tout en respectant le système capitaliste.

Et je suis d'accord avec Greg pour dire qu'il remet au centre des débats le programme.
Il y a un site "www.placeaupeuple2012.fr" où le FdG appelle "tous les partis à débattre". C'est à dire le PS en fait, vue les appels du pied que fait Mélenchon à Montebourg lui proposant même une place de premier ministre s'il devenait président. No comment...

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #4 le: 05 novembre 2011 à 17:44:46 »
Je viens de finir le programme partagé ...

le mot de "révolution" est mentionné 3 fois dans l'intro et avec le terme de "citoyenne" à deux reprises et 1 fois au pluriel pour évoquer "des révolutions" qui "se développent sur plusieurs continent" (Amérique Latine et pays arabes). C'est un bon début !

Puis plus rien : ni communisme, ni socialisme, mais la proposition d'"un processus constituant" appelant à l'élection d'une assemblée constituante à la "proportionnelle intégrale" pour la création d'une " VIème République". Ce que demande Montebourg, le futur premier ministre de Mélenchon (mais ça c'est pas précisé dans le programme).
OK, quoiqu'il ait fallu attendre le 5ème chapitre  ("la République pour de vrais") pour le découvrir.

Mais franchement après lecture je vous avouerai que j'ai l'impression que cette VIème République qu'on nous propose là, c'est la République des "Pôles". J'en ais compter au moins 8 !

-"Pôle public de l'autonomie"
-"Pôle public financier"
-"Pôle public de la construction"
-"Pôle 100% public de l'énergie" (vous noterez le 100%)
-"Pôle national des transports" (public à été remplacé par national)
-"Pôles publics de l'industrie" (pluriel utilisé)
-"Pôles de coopération"
-"Pôle public de la Recherche"

et peut-être en ais je oublié.

Comme indiqué, tout ces "Pôles" seront publics mais pas à 100% (sauf un) et seront donc partagés avec le privé.

Bon ne crachons pas dans la soupe et soyons constructif, c'est un "programme partagé" et il ne faut pas effrayé la petite bourgeoisie, soyons positif : c'est "l'humain d'abord" qui aime la vie et qui fait du sport. :)
Mais franchement ça donne vraiment l'impression que cette "République" on va la "partagée" avec les capitalistes !
C'est à dire avec ceux qui ne veulent pas partager  >:(



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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #5 le: 05 novembre 2011 à 18:13:26 »
Ce qui est certain c'est que d'un point de vu marxiste, ce PPP est trés trés loin d'être satisfaisant
d'abord pour son idéalisme utopique comme la fait remarquer le camarade greg, ensuite pour son caractére seulement réformiste, comme le fait remarquer "tumeur" et enfin pour son manque d'ambition révolutionnaire


"soyons réaliste, exisgeons l'impossible"! Non seulement ils ne sont pas réaliste, mais en plus il demande que des réformette
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne Tumeur

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #6 le: 05 novembre 2011 à 19:50:56 »
"soyons réaliste, exisgeons l'impossible"! Non seulement ils ne sont pas réaliste, mais en plus il demande que des réformette

Maintenant il va falloir m'expliquer comment se motive t-on pour aller vendre le petit méluche rouge ou triple P à 2 euros au porte-à-porte ? ???

Hors ligne W catharos

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #7 le: 05 novembre 2011 à 22:42:22 »
Salut Tumeur,

Mon cher camarade, moi je vois ça simplement, comme responsable de section du PCF on en a discuté entre camarades, on a vu les manques mais on fait quoi maintenant ?

Je suis un militant, toi aussi dans le Parti, ce qui ce joue au delà du programme, soyons clair, c'est aussi la place sincère que nous y prenons, et aussi La Riposte, comme beaucoup de militants honnêtes comme toi, je n'ai pas d'illusions, et je ne mâche jamais mes mots, mais je suis de cette campagne, avec mes camarades du Parti, ils me connaissent, savent que je n'abdique sur rien de ce que je crois juste, mais je ne laisse pas mes camarades sur le chemin, tu peux bien sûr critiquer mon point de vu, mais dans l'alternative politique convaincre c'est aussi agir, et capituler jamais...

La période pour des révolutionnaires est difficile, dans le PCF des camarades j'en connais on du mal à retrouver leur parti, c'est une erreur, nous avons tout à gagner à être exemplaire si j'ose dire, démontrer que nous sommes comme militant irréprochable, des acteurs du Parti, la confiance des nôtres pour des communistes cela est important et c'est dans les faits qu'elle se gagne, pas pour manipuler ou quoique ce soit mais pour aider à comprendre ce qui doit être fait...

Alors, on a des désaccords avec le fameux PPP, mais je trouve de la joie d'être avec mes camarades pour le diffuser peut être, en discuter assurement, et prendre rendez - vous avec l'avenir...

Fraternellement mon camarade,
W catharos

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #8 le: 08 novembre 2011 à 07:33:55 »
Cher Catharos,

Je reconnais bien là ta posture héroïque : ton sens du devoir, ton abnégation et ton dévouement.
Et je comprends ta position, tu es secrétaire de section, tu dois montrer l'exemple.

Mais ne laisses tu pas la proie pour l'ombre ?

N'abandonne t-on pas un programme que nous mettons au centre de nos idées et du journal pour le subordonner au rôle d'activiste et de fantassin pour le sénateur "dègage".

Le seul argument qui me permet d'y aller c'est que quand même ce programme ne serait pas fermé. Il serait "un cadre général ouvert à l'implication populaire".  c'est si joliment dit.

Hors ligne Greg Oxley

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #9 le: 11 novembre 2011 à 12:42:05 »
Chers camarades,

Nous travaillons actuellemnt sur un texte "Points forts et points faibles du programme du Front de gauche". Il y a de nombreux points forts, bien sûr, surtout quand on le compare au programme du PS !
Il y aussi des points faibles, dont un certain nombre - et les plus importants - ont déjà été mis en évidence dans des textes précédents de La Riposte. Actuellement, le programme est largement débattu, point par point, dans les sections et cellules du parti. Il s'est vendu à des dizaines de milliers d'exemplaires. Il nous paraît important, en conséquence, de le soumettre à un examen plus détaillé.

Pour nous aider dans cette entreprise, j'aimerais connaître le point de vue des camarades qui participent à ce forum. Des commentaires d'ordre général sont bienvenus, mais ce qui m'intéresserait surtout, c'est de savoir ce que vous pensez des revendications précises qui s'y trouvent, par exemple, sur les retraites, sur le chômage, le logement, sur les banques ou encore sur des questions internationales. Merci d'indiquer, si possible, les chapitres et les numéros de page auxquels vous faites allusion dans vos remarques.

Fraternellement,

Greg Oxley

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #10 le: 11 novembre 2011 à 14:53:08 »
Salut camarades,

Puisqu'il faut prendre la question par un bout, prenons - là par le début de ce Programme, intitulé justement, L'humain d'abord, (vendu déjà à 220000 exemplaires, succès de librairie et d'actions militantes), par un bout de la lorgnette. Sur les marchés ou dans les discussions auprès de salariés ou de camarades, deux revendications importantes émergent... Celle des salaires et celle du temps de travail à partager entre travailleurs, donc l'emploi.

Pour les travailleurs sortir de la crise du capitalisme, cela peut avoir un sens très simple, avoir à la fin du mois assez pour vivre, payer ses factures, vivre dignement et correctement de son travail.

Dans la 1ère partie du Programme Populaire Partagé, intitulée : Partager les richesses et abolir l'insécurité sociale, la revendication du SMIC à 1700 euros mensuel est centrale... Cette revendication est mise déjà en avant par la CGT par exemple et reste juste quoiqu'insuffisante, d'ailleurs page 14 du petit livre rouge, elle est détaillée, mais le premier problème c'est de la présenter d'une part en salaire brut (page 16 par exemple en gras) et non en salaire net (proposition pendant la législature, page 16, 2ème paragraphe), d'autre part il est écrit page 16, 2ème paragraphe aussi, en une ligne que le SMIC et les minima sociaux seront indéxés sur le coût de la vie ce qui est juste, mais les termes d'une revendication oubliée et ancienne : l'échelle mobile des salaires serait plus pertinente du moins plus précise ? (je n'ai pas lu les termes de cette revendication). En tout cas il serait bon de l'écrire clairement, la réintroduction d'un système d’indexation des salaires à l’indice des prix abandonné au début des années 80. 

Ce qui ne serait pas si "révolutionnaire". En 1936, après la victoire électorale du Front Populaire pendant la grève générale, en pleine crise de 1929, les salariés avaient obtenu et arraché à la bourgeoisie autant ou presque en augmentation salariale, mais une augmentation mangée par l'inflation et la dévaluation. Cependant ces mesures d'urgence qu'on se le disent, elle ne changeront pas la vie des salariés, cela n'est pas vrai de présenter ainsi l'affaire comme le fait le Programme, seul la fin du capitalisme, une autre société, le Socialisme pourrait y parvenir, mais au moins beaucoup sortiraient la tête de l'eau, des millions de travailleurs qui pourraient vivre plus dignement, moins précairement, avec moins d'angoisse du lendemain, des mesures transitoires de salut public nécessaire...

La réduction du temps de travail en période de crise est aussi une mesure essentielle, le capitalisme s'aménage une armée de réserve, ces bataillons de chômeurs bien utiles pour elle et corvéables à merci. La réduction du temps de travail pour les 40 heures et la journée de 8 heures ou les 35 heures hedomadaire effectives, sans annualisation, ni perte de salaire, c'est dans l'histoire du mouvement ouvrier une constante, la revendication de la diminution du temps de travail, cependant après les 35 heures, le mouvement ouvrier doit tendre vers les 32 heures, cette perspective manque et n'est pas neuve, si le temps de travail est nécessaire à l'Homme, qu'il soit partagé par tous et toutes, celui - ci doit continuer à diminuer,  ne pas reparler de cette revendication pour les 32 heures, sans annualisation ni perte de salaire, alors que les chômeurs sont des millions et l'embauche nécessaire, c'est un recul...


La campagne pour les 32h00 de travail hebdomadaire par le syndicat IG - metall en Allemagne en 1997

Autant le Programme précise que l'Etat doit montrer l'exemple, autant il faudrait imposer aux entreprises privées d'embaucher directement avec la diminution du temps de travail, page 15, il est précisé ligne 6 entre parenthèse, (notamment dans la fonction publique), mais que veut dire ce notamment, le texte aurait mérité plus de clarté envers le privé ?

Voilà deux premiers points qui ont sucité entre autres, questions autour de moi, et comme me disait un vieux camarade du Parti, "bon oui, ce programme a des faiblesses, mais être révolutionnaires c'est ne pas être contre de justes réformes, le progrès est le moteur de l'Histoire"... On verra car bien sûr la question de comment mettre en place concrètement ces mesures progressistes suit directement...  :)

Même chez certains camarades (peu nombreux en fait), mais pour beaucoup de travailleurs que l'on rencontre cela parait impossible à appliquer dans la période de crise du capitalisme et des vagues de mesures d'austérité aujourd'hui, pourtant, cela l'est d'autant moins que ces mesures pourrait être à portée de main, s'ils étaient conscient de leur force...

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 11 novembre 2011 à 17:42:46 par W catharos »
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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #11 le: 15 novembre 2011 à 18:44:43 »
Bonsoir,

Comme il a été justement écris dans le dernier article de Jérome Metellus : "Quelle politique internationale pour le front de gauche". c'est le chapitre le plus court du programme.
Au court d'une interview sur franceInter, Mélenchon se dit patriote car "il aime les siens" (et pas les chiens), il précise qu'il n'est pas nationaliste car : "le nationalisme, c'est la haine de l'autre". (J'imagine la tête que doit faire notre camarade Conan ;)).

Et là je pense à ce "camarade" bureaucrate qui me cite Jaurès quand j'interviens contre le nationalisme au sein du parti :
«... Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'International ; beaucoup de patriotisme y ramène...»
C'est ce que j'appelle une phrase de poseur, une phrase pour faire jolie, n'en déplaise à ceux qui vénère notre martyr national (que je respecte par ailleurs) cette phrase ne veut rien dire et excuse les nationalistes soi disant patriotes...

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #12 le: 02 décembre 2011 à 00:11:17 »
Je vois que ce topique du triple P reste en jachère et n'a pas l'air d'éveiller les passions de nos camarades.

Je voulais ajouter une autre banderille histoire de.
Le terme de "partenaires sociaux" reviens deux fois, qui fait croire encore à l'idée d'un état au dessus des classes sociales et qui est un instrument de conciliation et non de répression. La paix entre des classes antagonistes voilà qui est intéressant et porteur d'avenir, l'humain d'abord oui, mais l'humain sportif camarades !

Vive la VIème République française Unie et indivisible et Vive la vie !

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Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #13 le: 02 décembre 2011 à 16:36:57 »
Aller je vais en rajouter une couche vue l'excitation qu'il y a sur ce thème. Toujours dans le mythe de l'Etat garant des libertés publiques p:59 La sécurité : une affaire de solidarité nationale. Notamment l'augmentation du nombre de flics (!) probablement pour aller matraquer les "sauvageons" de banlieue, si ce n'est pas pour garder les biens de nos braves bourgeois, car croyez le dans ce programme la construction de nouveaux commissariats est à l'ordre du jour avec aussi le nombre de prisons même ceci n'est pas indiqué.

Par contre rien sur l'armée !

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Re : Re : Critique du Programme populaire et partagé
« Réponse #14 le: 02 décembre 2011 à 17:31:48 »
Salut Tumeur,

Le PPP est à la mode, on a remuer ce fil alors...  ;)

Vive la VIème République française Unie et indivisible et Vive la vie !

Pour ma part la République une et indivisible, qu'importe le numéro, c'est comme l'idée même de Parti bloc monolithique, guidé par le Chef, c'est pas mon truc, pire encore "la Révolution par les urnes", ça il fallait le trouver.

Je ne comprenais pas, puis j'ai réfléchi, c'est quoi La Révolution par les urnes du camarade Mélenchon ?

J'ai émis une réponse, ce sont des tas de types motivés qui écrivent sur un bout de papier, "je fais la Révolution" et les mettent ces p'tits bouts de papier dans des urnes, après c'est compliqué, les urnes se réunissent, on les dépouille, on les fiche (les urnes) à la mer, pour décréter enfin une Constituante ? :)

Bien c'est pas gagné !  :P

Et là je pense à ce "camarade" bureaucrate qui me cite Jaurès quand j'interviens contre le nationalisme au sein du parti :
«... Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'International ; beaucoup de patriotisme y ramène...»
C'est ce que j'appelle une phrase de poseur, une phrase pour faire jolie, n'en déplaise à ceux qui vénère notre martyr national (que je respecte par ailleurs) cette phrase ne veut rien dire et excuse les nationalistes soi disant patriotes...

Le dit "camarade", il croit faire de la dialectique, c'est du sophisme, bon, il a existé des tordus du genre Gustave Hervé qui sont passés avant 1914 de la Guerre Sociale à la Victoire, pendant la Grande Guerre, du Socialisme révolutionnaire au fascisme intégral, mais bon...

Aller je vais en rajouter une couche vue l'excitation qu'il y a sur ce thème. Toujours dans le mythe de l'Etat garant des libertés publiques p:59 La sécurité : une affaire de solidarité nationale. Notamment l'augmentation du nombre de flics (!) probablement pour aller matraquer les "sauvageons" de banlieue, si ce n'est pas pour garder les biens de nos braves bourgeois, car croyez le dans ce programme la construction de nouveaux commissariats est à l'ordre du jour avec aussi le nombre de prisons même ceci n'est pas indiqué.

Par contre rien sur l'armée !


Par contre tu dis faux cher camarade Tumeur rien sur l'armée ? Je vais pousser le bouchon en médisant, mais, réfléchis, tu vas les trouver où les nouveaux matons et éducateurs spécialisés, de la grande prison ?

Cependant parlant de la plus grande des prisons, le capitalisme, pas vu le mot socialisme... J'ai mal lu ?

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 02 décembre 2011 à 17:43:34 par W catharos »
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