Auteur Sujet: Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?  (Lu 1339 fois)

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Chers camarades,

Comment preparer le "congrès d'étape" ?

Le congrès se tiendra le 18, 19, 20 juin 2010. Nous avons tous reçu par le biais de "l'Humanité", "CommunisteS", la semaine dernière, les deux textes préparatoires au débat...

Débat nécessaire auquel nous devons travailler et préparer...

Le congrès est un congrès "d'étape" et n'a pas pour objectifs de changer les orientations décidées au 34ème congrès (décembre 2008) mais d'évaluer les choix faits, de poursuivre leur mise en oeuvre et de décider des initiatives à prendre d'ici le congrès "ordinaire" du PCF (en juin 2011).

Il s'agit aussi comme il avait été décidé en décembre 2008, de travailler aux transformations du PCF. A parler des questions essencielles, et de mener un débat aussi large que possible... Les questions posées auquelles La Riposte devra répondre dans ce débat sont à mon avis celles - ci :

1°) Quelles situations politiques au lendemain des élections Européennes et Régionales ?
2°) Quelles initiatives pour faire reculer la droite et la battre en 2012 ?
3°) Comment construire concrètement la "nouvelle phase" du "Front de Gauche" ?
4°) Comment avancer dans notre ambition de transformation du PCF ?

A ces questions, La Riposte a partiellement répondu dans son Journal, sur son site internet, mais j'attends aussi un argumentaire adapté et utile pour les AG du parti et les réunions de Section...

Alors à vos commentaires bienvenus camarades...
« Modifié: 15 mai 2010 à 05:00:40 par W catharos »
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #1 le: 15 mai 2010 à 04:06:10 »
Chers camarades,

A l'heure où le parti prépare son congrès d'étape se pose la question sur l'avenir du "Front de gauche" nouvelle phase, qui serait devenir un nouveau "Front Populaire"... Nous devons être clair sur cette perspective, pour faire avancer le débat...

Certes pour beaucoup de gens le "Front Populaire" est une période de progrès social immense, congès payés, nationalisations, augmentation conséquente des salaires... Bref un moment où la classe ouvrière avait retrouvé sa dignité, où l'on chantait "y a de la joie", par Charles Trenet !

Cependant après la grève générale de 1936, Léon Blum l'a dit lui même, "pour la bourgeoisie je parus comme un sauveur" !

De fait, sans la Grève Générale, pas de conquètes sociales, c'est aussi une leçon de juin 1936...

Comme l'écrivait Léon Trosky dans "Front populaire et comités d'action" (novembre 1935)

"Le Front populaire" est une alliance du prolétariat avec la bourgeoisie impérialiste représentée par le parti radical et d'autres débris, plus petits de la même espèce. Cette alliance s'étend au domaine parlementaire. Dans tous les domaines, le parti radical qui conserve, lui, sa liberté d'action, limite brutalement celle du prolétariat.

Le parti radical est lui-même en train de se décomposer : chaque élection nouvelle montre que les électeurs l 'abandonnent à droite et à gauche. Au contraire, les partis socialiste et communiste-en l'absence d'un véritable parti révolutionnaire-se renforcent.

La tendance générale des masses travailleuses, y compris des masses petites-bourgeoises, est évidente: elles vont à gauche. L'orientation des chefs des partis ouvriers n'est pas moins évidente : Ils vont à droite.

De plus dans "La France à un tournant", (en mars 1936)

Sarrault devant les droites a défini ainsi le Front Populaire ainsi "une soupape de sécurité contre le nouvement de masse !".

De la nécéssité du "Front unique des ouvriers"


La solution défendue par Trotsky est celle du Front unique des ouvriers : chrétiens, sociaux-démocrates, communistes, bref, toutes les organisations du mouvement ouvriers. (Un syndicat unique qui respecte les différents courants du mouvement ouvrier peut être considéré comme un front unique ouvrier.)

Il ne s'agît pas d'entrer dans une sorte de grande coalition avec des partis (petits-)bourgeois contre le fascisme comme le Front populaire, mais de "ne s'entendre que pour se battre", de "marcher séparément mais frapper de concert", donc de garder son autonomie politique et de faire de la propagande parmi les masses et de les inciter à gagner le camp de la révolution.

L'unité des masses est nécessaire pour des raisons pratiques, car elle seule représente un réelle force. Grâce à l'indépendance politique, aucune collaboration de classe n'est requise comme dans le cas du Front populaire, et tous les partis peuvent continuer à défendre leur propre programme.

Ce qui compte c'est le programme du PCF...

D'autant plus que comme en 1936, aucun parti de la classe ouvrière, pas même "les sectes" ne peuvent prétendre à incarner la direction politique révolutionnaire du prolétariat, ce qui pose la nécéssité absolue pour le PCF de se doter d'un réel programme socialiste, qui doit être l'angle de bataille aussi des militants Marxistes du Parti... Il en va ainsi de la victoire du Mouvement ouvrier contre le fascisme et la Barbarie Capitaliste !

Quand à la revendication d'une nouvelle République, une VIème, avancée par le Parti, contre une Vème jugée par trop "bonapartiste", si l'argument est sans doute juste, est il opératoire ?

Il faut donner corps à ce que devrait être cette autre République, l'argument "démocratique" n'est pas suffisant, il faut remettre en cause les institutions bourgeoises dans leur ensemble, le pouvoir économique de la Bourgeoisie et poser la question du gouvernement des travailleurs, pour et par les travailleurs, sous la forme d'une démocratie réelle, celle de conseils, qui seuls pourraient être les garants d'une vraie démocratie...

Dire enfin, que l'on peut être favorable à des Réformes Sociales qui améliorant le sort des travailleurs sans pour autant être Réformiste, tout cela devraient s'articuler dans un programme réellement Communiste...

Quand à la présidentielle de 2012, Mélanchon et sa candidature n'est pas une évidence, somme toute c'est un politicien réformiste de gauche qui a des prétentions présidentielles, pour 2012, mais surtout pour 2017, car il sait qu'en 2012 il n'a aucune chance... Maintenant choisir Mélanchon comme candidat ne me semble pas souhaitable, pour le PCF... Qui doit être présent en tant que tel ! Car sans être boutiquier, le PCF, issu de la Révolution Russe d'Octobre de 1917, historiquement, socialement a une autre dimension que le Parti de Gauche... Et dans les élections Présidentielles, où les français s'interressent un minimum à la politique, le PCF ne peut être absent, quelque soit son score, j'ose dire...
 
W catharos




« Modifié: 19 mai 2010 à 10:25:25 par W catharos »
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #2 le: 22 mai 2010 à 21:08:00 »
Chers camarades,

"La Riposte", donne dans un premier volet, son analyse du congrès d'étape, à discuter... par la plume de notre camarade Jérôme Métellus.

Je cite... Pour vous engager à lire ce texte...

Le programme et la stratégie du PCF – Critique du premier texte de Congrès  

Le premier des deux textes adoptés par le Conseil National du PCF, en vue du Congrès d’étape de juin prochain, a pour titre : Pistes de travail sur l’évaluation de nos choix de congrès et la poursuite de leur mise en œuvre. Des deux documents de congrès, c’est celui qui est censé traiter de la situation politique et des tâches du parti.

Le système capitaliste traverse sa plus grave crise depuis les années 30. C’est un tournant de l’histoire mondiale. Dans ce contexte, un document de congrès du PCF devrait s’efforcer de dessiner – ne fut-ce qu’à grands traits – les principales perspectives économiques, sociales et politiques qui découlent de la crise. Il devrait également proposer de grandes orientations programmatiques et stratégiques, pour la période à venir. Or, c’est un texte d’une tout autre nature que la direction du parti nous propose de discuter. Il s’agit pour l’essentiel d’une succession de formulations abstraites, de généralités confuses et de questions sans réponses. Les travailleurs qui liront ce document en sortiront soit avec l’idée (fausse) qu’ils sont trop bêtes pour comprendre, soit avec l’impression (justifiée) que la direction du PCF ne sait ni ce qu’elle veut, ni où elle va.

Il nous faut un programme communiste !

A lire dans son ensemble. Cela est très interéssant !

http://www.lariposte.com/Le-programme-et-la-strategie-du-PCF-Critique-du-1375.html
« Modifié: 22 mai 2010 à 21:15:11 par W catharos »
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #3 le: 23 mai 2010 à 07:34:40 »
Chers camarades,

Les deux textes de "La Riposte" pour le congrès d'étape XXXVème congrès du PCF, ont été publiés à alternativeforge.net, dans la partie contribution, le 23 mai 2010... Vous pouvez aussi, laisser des commentaires...

Pour le deuxième texte, critique de notre camarade Greg Oxley...

Congrès du PCF – A propos du texte sur la « transformation du parti »
  
« Que lisez-vous, Monseigneur ?
- Des mots, des mots, des mots … »
(Shakespeare, Hamlet.)

Pistes de travail pour un PCF transformé, qui a été adopté par le Conseil National et diffusé à tous les militants du parti, est un document particulièrement lamentable. Il sera sans doute très mal accueilli par les militants du parti. En politique comme dans la vie de tous les jours, si on veut se faire comprendre, il faut savoir parler et écrire avec précision. Or, ce texte ne contient pratiquement aucune idée clairement formulée. On dirait qu’il a été écrit expressément dans le but de ne rien dire. Et même quand il semble, à première vue, que quelque chose a vraiment été dit, une lecture plus attentive révèle qu’il n’en est rien.

Prenons par exemple la toute première phrase du document : « Chaque grande rupture historique conduit à de profondes transformations des systèmes économiques, idéologiques, politiques. » Il n’est pas vrai que toutes les grandes ruptures historiques conduisent à des transformations des systèmes économiques. Etait-ce le cas du krach de 1929 ou de l’arrivée au pouvoir de Mussolini, Hitler et Franco ? Etait-ce le cas des événements grandioses de 1936 et 1968, en France ? Evidemment pas. Les Pistes de travail s’ouvrent donc sur une idée clairement erronée – à moins de ne qualifier de « grandes ruptures » que celles qui, comme la révolution russe ou l’effondrement de l’URSS, ont effectivement abouti à des profondes transformations des systèmes économiques. Mais dans ce cas, il s’agit d’un simple truisme qui ne nous apprend strictement rien.

D’après la suite du texte, leurs auteurs semblent vouloir dire que nous sommes actuellement en train de vivre une « grande rupture » qui, dès lors, nous conduira à une transformation du système économique, idéologique et politique actuel. Soit dit en passant, nous ignorons ce qu’il faut comprendre par « système idéologique », dans ce contexte. Mais si, dans l’esprit des rédacteurs du texte, la grande rupture en question désigne la crise économique actuelle, il faut dire que rien ne permet d’affirmer que celle-ci mènera à une transformation du système économique, pas plus que la crise de 1929-33. Le capitalisme durera aussi longtemps que les travailleurs ne l’auront pas renversé.

Le caractère vaporeux de certaines affirmations frise l’absurdité : « La crise et le nouvel état du monde ont rebattu toutes les cartes. Le front idéologique s’est déplacé. » Qu’est-ce qu’un « front idéologique », exactement ? Comment et dans quelle direction s’est-il déplacé, si toutefois il existe ? Le texte n’en dit rien. Il affirme seulement que ce mystérieux déplacement met « toutes les forces politiques […] devant des enjeux radicalement nouveaux. » Quels enjeux nouveaux ? Encore une fois, mystère ! Nous n’en savons rien. N’ayant sans doute pas les mêmes aptitudes analytiques que les auteurs du texte, nous sommes enclins à penser, toutefois, que les objectifs et intérêts politiques que poursuivent l’UMP, le Modem et le Front National n’ont pas changé et ne changeront pas. Ils défendent et défendront toujours les intérêts du capitalisme. A l’inverse, le PCF, aujourd’hui comme hier, a pour tâche de combattre le capitalisme et, si possible, de le renverser… A moins que quelque chose de « radicalement nouveau » nous ait échappé !

Cette ambiguïté n’est pas innocente. Les phrases creuses jouent un rôle significatif – et négatif – dans la vie politique de notre parti. « Le front idéologique s’est déplacé » est une formulation qui peut être comprise dans deux sens tout à fait opposés. Comme on le sait, une importante fraction de la direction du parti considère que le « communisme » n’est plus à l’ordre du jour. Le programme du parti, au fil des années, a été progressivement modifié pour le rendre plus « modéré ». Non seulement la nationalisation des banques et de l’industrie ne figure plus dans le programme du PCF, mais des efforts considérables ont été déployés pour fournir une justification théorique aux privatisations mises en œuvre sous le gouvernement Jospin – et, depuis, dans de nombreuses municipalités, sous l’égide de responsables du parti. Pour ces dirigeants, le « front idéologique » s’est déplacé de telle sorte qu’il ne faut plus lutter pour l’abolition du capitalisme, mais seulement pour son aménagement, au moyen de quelques réformes fiscales et d’une politique de subventions publiques orientées « autrement » (mais toujours dans les poches des capitalistes). Suivant la même logique, le mot « communiste », dans le nom du parti, est considéré comme gênant, et le Front de Gauche comme un premier pas vers la « transformation du parti » en autre chose, plus proche de formations réformistes du type Die Linke, en Allemagne.

Mais la phrase sur le déplacement du « front idéologique » pourrait être interprétée tout autrement. Elle pourrait signifier que la récession remet les idées du marxisme à l’ordre du jour. Ainsi, en utilisant une terminologie sciemment ambiguë, les auteurs du texte évitent de prendre publiquement position entre ces deux points de vue radicalement opposés.

L’ambiguïté des premières phrases des Pistes de travail – pourtant qualifiées de « point de départ de notre réflexion pour un PCF transformé » – caractérise l’ensemble du texte, de la première jusqu’à la dernière ligne. Il serait trop fastidieux, ici, d’en relever tous les exemples. Les camarades qui parviendront à le lire jusqu’au bout en feront eux-mêmes le constat. Mais il est vrai que certains changements sont nécessaires, dans le fonctionnement du parti. Il a besoin d’être démocratisé, de façon à réduire la marge de manœuvre trop importante dont disposent ses instances dirigeantes, qui peuvent décider de leur propre composition sans trop tenir compte des idées et des exigences des militants. Le 34e congrès du parti en a fourni une illustration particulièrement flagrante. Aucun des signataires du texte Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme n’a été admis au Conseil National, malgré les 15 % de voix recueillis par ce texte, dans les sections. Par contre, les « refondateurs », qui n’ont pas osé soumettre leur texte au vote des sections – de peur d’exposer leur isolement, à la base du parti – ont été très largement représentés, dans les instances dirigeantes, à partir desquelles plusieurs d’entre eux ont récemment appelé les communistes à « quitter massivement » le PCF !

Le document évoque la nécessité de changer « l’identité publique » du parti – « notamment visuelle » – auprès du grand public. Mais une fois de plus, le texte n’en dit pas davantage. Par le passé, l’image du parti a beaucoup souffert de la tentative de présenter les dictatures staliniennes comme autant d’exemples du socialisme. Mais il a tout autant souffert de la dérive réformiste qui a rapproché le programme du PCF de celui de la direction du PS, au point de cautionner des privatisations massives. C’est à cette époque que le PCF a perdu de très nombreux adhérents et sympathisants, dans les entreprises comme dans la société en général.

Jusqu’à ce jour, les travailleurs ont bien du mal à se faire une idée claire du programme et des orientations du PCF, au niveau national. Marie-George Buffet, par exemple, a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de sortir le système bancaire du secteur privé. Elle réclame la nationalisation des banques et l’instauration d’un système de contrôle démocratique de celles-ci. Cette revendication est absolument correcte et mériterait d’être le point focal d’une vaste campagne nationale du parti. Cependant, il est évident que cette proposition n’est pas soutenue par d’autres dirigeants du parti, pour qui les nationalisations s’apparentent trop aux idées communistes « archaïques » – le texte parle de « solutions du passé » – dont ils cherchent à se distancer. A plusieurs reprises, des résolutions et amendements issus des sections et favorables aux nationalisations ont été écartés par les dirigeants nationaux. Quelle est donc la politique officielle du parti, sur cette question ? Il est impossible de le dire avec certitude.

D’autres incohérences existent, également, que les médias capitalistes ne se privent pas de mettre en avant, afin de brouiller l’image du parti. Soucieux d’attiser le racisme et de détourner l’attention des travailleurs des conséquences désastreuses du capitalisme en crise, Sarkozy, Hortefeux et Besson sont partis en campagne contre le port de la burqa. Lamentablement, cette politique de diversion et de stigmatisation des musulmans a bénéficié du concours du député communiste André Gerin – lequel, d’ailleurs, a récemment regretté que la constitution européenne ne mentionne pas les « racines judéo-chrétiennes » du continent !

Les causes fondamentales des difficultés du PCF sont donc politiques. Elles résident dans l’absence d’un programme authentiquement communiste, qui aurait comme axe central la nécessité de mettre fin à la propriété capitaliste de l’industrie, des banques, des assurances et de la grande distribution, afin de placer l’ensemble de l’économie sous le contrôle démocratique des travailleurs. Toute l’action du parti et les revendications « immédiates » des communistes – sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, la défense des services publics ou la lutte contre le racisme – devraient être reliées à cet objectif central, à notre projet de société communiste.

Face à la gravité de la crise, un programme qui se limite à de petits ajustements d’ordre fiscal et financier, qui prône des pénalités ou des récompenses aux capitalistes, suivant leur comportement, etc. – un tel programme ne convaincra personne. Dans les Pistes de travail pour un PCF transformé, la faiblesse du programme du parti est tacitement reconnue : « nous devons regarder en face nos difficultés à passer aux actes et à tenir un discours public : nous défendons beaucoup notre stratégie, peu nos idées pour l’avenir. » On peut faire tous les changements et toutes les « transformations » que l’on voudra, mais si cette question du programme n’est pas réglée, si nous ne présentons pas une alternative claire au système capitaliste, le parti n’arrivera à rien. Ceci dit, la politique du parti ne peut pas être dissociée de la question de son fonctionnement interne. La dérive réformiste de plus en plus flagrante, dans le programme et la pratique des dirigeants du parti, n’aurait été accomplie avec autant de facilité si la base du parti exerçait un contrôle plus direct sur sa politique et la composition de ses instances dirigeantes. La lutte pour rétablir les idées fondamentales du communisme, au sein du parti, va nécessairement de pair avec la démocratisation de sa vie interne.

« Nous avons fait le choix de la forme parti », peut-on lire, dans le document. Des militants se sentiront peut-être rassurés par cette phrase. Mais premièrement, n’est-il pas incroyable qu’on en soit à devoir réaffirmer la nécessité d’un parti politique pour défendre la cause des travailleurs ? Le simple fait que ce point fasse discussion, dans les sphères dirigeantes du parti (elle ne se pose pratiquement jamais dans les sections), est une indication de la gravité de la régression politique que le parti a connu, au cours de la dernière période. Sans parti, les communistes ne seraient rien. Mais justement, la formulation employée dans le texte – savamment pesée, comme bien d’autres, pour signifier une chose et son contraire – est trop ambiguë. Nous en sommes une fois de plus réduit à un jeu de devinette pour connaître les véritables orientations des instances dirigeantes du parti. La « forme parti » est retenue. Mais de quel parti s’agit-il ? Du PCF, ou du résultat d’une fusion-dissolution avec d’autres « forces politiques » qui, au passage, éliminerait le terme « communiste » ? Est-ce là le sens de la proposition de changer « l’identité visuelle » du parti ? Le texte n’en dit pas plus.

La dissolution du PCF, ou sa « transformation » en autre chose, serait une catastrophe. Elle marquerait une rupture avec nos traditions communistes et révolutionnaires. L’argument des « refondateurs » – dont certains, comme Braouezec, n’ayant pas réussi à liquider le PCF de l’intérieur, cherchent désormais à l’affaiblir de l’extérieur – consiste à dire que puisque le programme du parti n’est plus communiste, il ne devrait plus s’appeler communiste. Nous proposons exactement le contraire. Le PCF doit conserver son nom – et mettre son programme en conformité avec ce nom. Le Parti Communiste a besoin d’un programme communiste.

Il faut sortir définitivement du brouillard idéologique du réformisme et renouer avec nos traditions marxistes et révolutionnaires. De l’aveu des auteurs du texte eux-mêmes, cela fait plus de 15 ans que la « transformation du parti » est à l’ordre du jour. Franchement, s’il faut considérer les « pistes » et les quelques propositions banales présentées dans ce texte comme le fruit de 15 ans de réflexion, c’est un bien triste bilan qui en dit long sur la pauvreté politique et intellectuelle de la direction actuelle du parti – qui est essentiellement la même qui a présidé aux dérives et à l’affaiblissement du parti au cours de la période en question. Et s’il y a bien des changements à mettre en œuvre, dans le parti, on pourrait commencer par ne plus produire des textes aussi confus et vides de substance. Il faudrait que les dirigeants nationaux du parti apprennent à dire et écrire clairement ce qu’ils pensent et ce qu’ils veulent.

Greg Oxley (PCF Paris 10e)

« Modifié: 26 mai 2010 à 12:37:18 par W catharos »
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #4 le: 31 mai 2010 à 12:41:34 »
Cher camarade,

Tu poses un certain nombre de questions importantes, dont notamment :

1°) Quelles situations politiques au lendemain des élections Européennes et Régionales ?
2°) Quelles initiatives pour faire reculer la droite et la battre en 2012 ?
3°) Comment construire concrètement la "nouvelle phase" du "Front de Gauche" ?
4°) Comment avancer dans notre ambition de transformation du PCF ?

Cela prendrait beaucoup de temps pour répondre de façon exhaustive à toutes ces interrogations, mais ce serait intéressant d'engager une discussion les concernant, avec toi comme avec d’autres camarades sur le forum. Comme tu dis, certains aspects de ces problèmes ont été largement abordés dans les différents textes de La Riposte, sur son site et dans son journal. Tu connais le document adopté par le dernier congrès national de La Riposte, Perspectives pour la France. Il donne une idée assez claire des idées de La Riposte concernant la situation économique, sociale et politique qui existe actuellement, et la manière dont nous pensons qu’elle évoluera, et répond assez amplement, je crois, à la première question.

Concernant la deuxième question, pour nous, la faiblesse principale de la gauche – qu’il s’agisse du PCF ou du PS – réside dans leurs programmes respectifs. C’est l’absence d’un programme présentant d’une alternative claire au capitalisme qui paralyse le PCF et qui – avec le comportement politique des dirigeants du parti qui découle de cette carence – constitue à nos yeux, la cause principale des difficultés auxquelles le parti se trouve confronté. Malgré cela, la droite peut être « battue » dans les urnes, mais, dans ce cas, un nouveau gouvernement de gauche, sans ou avec la participation du PCF, s’avérera incapable d’empêcher une nouvelle dégradation des conditions de vie de la masse de la population. La solution ne viendra pas de la sphère parlementaire et institutionnelle, mais d’un mouvement extra-parlementaire de la masse de la population. Le travail du PCF devrait être tourné vers cette perspective révolutionnaire.

Le Front de Gauche, considéré comme une alliance entre différentes forces politiques, n’est pas une mauvaise idée en soi. Mais il ne résoudra rien. Que ce soit un, deux, dix ou vingt organisations dans le « Front », si son programme est faux, il échouera. On ne saura résoudre des problèmes politiques par des constructions et artifices organisationnels. Il faut dire aussi que, malgré les prétentions de Mélenchon, le PCF constitue 90% du Front. Pour ce qui est de la « transformation » du PCF (je préférerais dire les changements nécessaires), il s’agit surtout de démocratiser le parti, notamment par le biais du mode d’élection de ses instances dirigeantes.


Fraternellement,
Greg Oxley












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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #5 le: 31 mai 2010 à 22:16:28 »
Salut camarades

Citer
2°) Quelles initiatives pour faire reculer la droite et la battre en 2012 ?
3°) Comment construire concrètement la "nouvelle phase" du "Front de Gauche" ?
W Catharos

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la droite peut être « battue » dans les urnes, mais, dans ce cas, un nouveau gouvernement de gauche, sans ou avec la participation du PCF, s’avérera incapable d’empêcher une nouvelle dégradation des conditions de vie de la masse de la population. La solution ne viendra pas de la sphère parlementaire et institutionnelle, mais d’un mouvement extra-parlementaire de la masse de la population. Le travail du PCF devrait être tourné vers cette perspective révolutionnaire.
Greg Oxley

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Par exemple, la vague révolutionnaire qui balaye l’Amérique latine, depuis une dizaine d’années, est une énorme source d’inspiration politique.
Lettre à MGB et Pierre Laurent

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Le PCF doit publiquement présenter aux socialistes un programme sur la base duquel il accepterait de participer à un futur gouvernement de gauche. Par exemple, ce programme devrait comprendre la nationalisation des toutes les banques, comme Marie-George Buffet en défend l’idée.
Le programme et la stratégie du PCF – Critique du premier texte de Congrès

Pour répondre à la question 2°), je dirai que ce qui ferait le plus reculer la droite c'est un mouvement social d'ampleur comme cela a été le cas pour le CPE. Suite à ce mouvement (précédé de la campagne référendaire) La Riposte dégageait la perspective d'une victoire de la gauche aux présidentielle de 2007. Par un concours de circonstances défavorables cette perspective s'est avérée fausse. Ces circonstances commençaient par un excès d'optimisme des réformistes suite aux "victoires" lors de ces échéances, qui n'étaient que des sursis (mini-traité, et projet de CPE généralisé en CAE). Les médias ont choisi la pire candidate pour le PS qui a empiré le mauvais programme et présenté une image lamentable de ce parti qui n'en avait pas besoin, les collectifs antilibéraux ont aussi montré une triste image du reste de la gauche à commencé par le PCF qui en a le plus pâti.

En 2012 la droite aura détenu seule le pouvoir pendant 10 ans en imposant les pires reculs sociaux et en augmentant ses revenus de parasites comme premières mesures de ses mandats.

Actuellement les syndicats ne changent pas leur méthode inefficace de journées d'action ponctuelles et vont devenir champion de mathématique en comptant les millions de manifestants qui ne voient pas leur situation s'améliorer.

Le PCF ne peut pas se substituer aux syndicats mais devrait peser de tout son poids pour contribuer à une mobilisation massive contre cette loi qui sera voté lors de la coupe du monde de football. Une réponse sérieuse ne pourra se faire qu'à la rentrée ce qui laisse le temps de préparer correctement ce mouvement, qui devrait idéalement prendre la forme d'une grève générale reconductible. Le PCF en menant une campagne nationale énergique (de concert avec d'autres organisation) pourrait contraindre les syndicats à être plus incisifs, la CGT à se séparer de la CFDT lorsqu'il le faut.

Le sujet des retraites a déjà donné lieu à des mobilisations massives, mais pas dans un contexte aussi explosif que celui dans lequel nous sommes. Le gouvernement le sait bien et s'est livré à une campagne ignominieuse allègrement relayée par les médias bien-pensants acquis à sa cause. Cette campagne est un demi-succès.
Si l'on considère les sondages (truqués mais intéressants), l'ensemble du prolétariat se sent concerné et désapprouve ce projet, mais un nombre significatif de travailleurs pense qu' "il faut bien faire un effort", en acceptant ces attaques comme une fatalité.

De fait la question des retraite sera un point crucial de la polarisation du débat politique. Une responsable de la CGT produisait un bon argumentaire contre la réforme du gouvernement en mentionnant la productivité élevée, les exonérations de cotisation sociale, le bouclier fiscal, l'inégalité des pensions etc... elle a conclu en insistant sur le fait que ce n'était pas aux travailleurs de payer mais aux riches afin de "rétablir l'équilibre".

Elle pensait certainement à tous les coups qui ont été portés aux travailleurs avec toujours plus de force ces dernières années, mais d'une part l'exploitation capitaliste antérieure n'est pas satisfaisante, d'autre part il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d' "équilibre" entre les exploiteurs et les exploités. C'est ce genre d'argumentaire qui permet à la droite et aux médias de faire la dichotomie entre le "social" et l' "économique". Fait symptomatique, Aubry qui était récemment sur le plateau du JT de la 2 à l'occasion de sa sortie contre la réforme de Sarkozy, était entourée de philosophes dissertant sur le bonheur.

Ce qu'il faut expliquer c'est que les travailleurs doivent nécessairement payer... pour tenter de sauver le système capitaliste, mais qu'ils doivent s'organiser pour arracher le pouvoir et se sauver eux-même. Ce dilemme devrait faire plonger tout ce qui est au centre de l'échiquier politique et, entre autre, rendre complètement caduque les conclusions de la responsable CGT en question.     


On ne peut prévoir précisément ce que serait un gouvernement de gauche en 2012, mais ce qui est sûr c'est qu'il faut pouvoir mettre en évidence les contradictions dans lequel celui-ci sera empétré en voulant éluder ce dilemme et concilier les classes sociales. Il faut que le PCF, même si sa direction ne devient pas marxiste d'ici là, contribue à rendre ces contradictions aussi claires que le discours de la responsable CGT. C'est le sens de ce que dit Jérôme dans sa critique des "Pistes de travail".
Les opportunistes suivent le sens du vent, la mouvement social en gestation si il a lieu avant les élections, contribuerait largement à une victoire de la gauche, dans la mesure où il ne permet pas de renverser le capitalisme, ce qui semble peu probable en l'absence d'une direction révolutionnaire conséquente. De plus le PCF pourrait s'appuyer dessus pour infléchir la politique du PS dans le sens indiqué par Jérôme, en montrant publiquement le caractère insuffisant des propositions du PS.

Au Vénézuela Chavez, porté par une vague révolutionnaire, applique une politique réformiste assez conséquente. Malgré le caractère exceptionnel de cette situation il n'est pas impossible qu'un schéma similaire s'installe en France. L'échec annoncé par Greg d'un gouvernement réformiste avec ou sans PCF, amènerait alors à porter le dilemme théorique ci-dessus à un dilemme pratique: une révolution socialiste ou bien le retour en force de la droite qui serait alors encore plus "décomplexée".       

 
Sur la question 3°) je pense que pour construire le front de gauche il faut déconstruire les ambitions personnelles de Mélenchon et remplir son programme de propositions communistes. Cela pourrait commencer par un projet chiffré de financement des retraites sur la base d'une réduction du chômage et de nationalisations d'entreprises. 
   
Fraternellement
Victor

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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #6 le: 01 juin 2010 à 23:01:58 »
Chers camarades,

Comme toujours, le camarade Greg Oxley, pose les réponses avec clarté qui deviennent évidences....
Le camarade Victor est aussi convaincant...

Il est clair que politiquement, la defaite de la droite passe par un mouvement social extra - parlementaire, et que le camarade Victor, qui illustre le propos, en nous rappelant le mouvement anti - CPE est très juste, même si je connais plus, celui de 1986 et 1995...

Je suis d'accord avec la réponse à la question 3, faite par le camarade Victor et sur la perspective révolutionnaire que cela implique, sur la question du programme que posait aussi notre camarade Jérôme Métellus dans sa fine critique du premier texte soumis au "Congrès d'étape". D'ailleurs le camarade Greg Oxley le dit bien, qu'importe les organisations qui composent le "Front de Gauche", celui ci ira à l'échec faute d'un programe communiste digne de ce nom...

Sur Mélenchon, sur ce qu'il pèse dans "Le Front de Gauche" et de ses ambitions, je suis absolument d'accord... Même si beaucoup d'illusion vont se focaliser sur ce personnage, même dans le Parti Communiste Français pour 2012, réformiste de gauche, qui a beaucoup d'égo, et se veut le leader maximo "à la gauche de la gauche", mais il faudra le démasquer...

Enfin, Je pense aussi que le camarade Greg Oxley a absolument raison de parler de "changement nécéssaires au PCF" plutôt que de "transformations" qui politiquement ne vont pas forcément dans le bon sens....

Pour la question 4 et pose une question très importante, à savoir, la démocratisation du parti, et je me pose une question simple, il faut changer le mode d'élection des instances dirigeantes au sein du PCF, oui cela est clair, mais comment politiquement, pour "La Riposte", argumenter cela ? Dans les réunions de sections ? Que proposons - nous ?

Pour que soit pris en compte le vote des militants de base et pas seulement les volontés de la Direction de se reproduire... Dans des congrès, ombre de carricature...

Il est clair aussi que cela pose la question de la place de "la Riposte" dans une telle direction, car avec 15% et plus de 5000 voix, au XXXIVème congrès, sur le vote des militants, cela est une infamie de ne pas y être, c'est pas de l'arithmétique politique, mais de la simple démocratie ouvrière... La Direction du PCF avait si peur de "La Riposte" ?

A l'époque, je n'étais pas membre de "La Riposte", ni même du PCF, mais après informations, cela m'avait paru des plus bizarre, et anti - démocratique qui soit.... Alors que des "Refondateurs" membres du Conseil National avaient eu tant de représentants sans avoir soumis de textes et qui sont partis, pour construire autre chose et en calomniant le Parti...

Bref, "les changements au sein du Parti" comme le dit justement, le camarade Greg Oxley, sont une nécessité, mais que proposons nous concrètement, là, je suis demandeur d'une réponse....

Salutations Communistes
Wilehlm Catharos
« Modifié: 02 juin 2010 à 00:04:05 par W catharos »
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #7 le: 02 juin 2010 à 16:45:12 »
voici, selon moi, un début de réponse

Comme tu le dis, le parti ne nous laisse pas de petite place donc il est impossible de le changer directement à sa tête donc:

1. il s'agit de réunir ces 15% autour de la riposte, car ce sont des sympathisants et pas des partisans. Il faut donc en faire des représentants de nos idées, qui nous suivent régulièrement.

2. nous faire connaitre encore et toujours plus et sortir de la marginalisation que nous impose la tête de PC. Il faut faire de la riposte une majorité ou du moins une alternative sérieuse ( aux yeux des militants )  à la dérive bureaucratique et réformiste

3. Créer et soutenir une poussée de la base pour que le PCF retourne à des perspectives plus révolutionnaires sous peine de disparaitre au profit d'autres partis d'extrêmes gauches.

Aussi, plus nous aurons d'adhérent et de partisan au sein du parti, plus nous aurons de poids sur sa tête et plus nous aurons des possibilités de le changer...

Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #8 le: 09 juin 2010 à 23:28:13 »
Chers camarades,

On apprends par la presse !

Marie-George Buffet (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (PG) ont annoncé ce mercredi qu'ils s'étaient entendus pour "lancer un programme partagé" pour la présidentielle 2012. Les deux partenaires du Front de Gauche se réunissaient officiellement pour la première fois après deux mois d'échanges interposés. "On a pris des décisions prometteuses" a assuré Marie-Georges Buffet. La réunion a permis la création d'une nouvelle association" Les Partisans du Front de Gauche" pour les sympathisants qui ne souhaiteraient pas adhérer à un parti.

Je croyais benoîtement que c'était au congrès de decider de la stratégie du Parti, cela sera à dénoncer, j'entends déjà des voix discordantes, sur la liquidation de l'organisation, le "Front de Gauche et les nouveaux partisans" s'ouvre à de nouveaux adhérents en dehors du Parti... C'est un nouveau tournant...

La base du Parti devra se faire entendre ! Car là aussi il y a notoirement un déficit démocratique !

Avec mes amitiés de camarade,
W catharos
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Re : Comment préparer le congrès "d'étape" du PCF de juin 2010 ?
« Réponse #9 le: 10 juin 2010 à 19:49:42 »
Chers camarades,

Suite, aux décisions anti - démocratiques, de la Direction du PCF, d'accepter la création, de l'association "Les Partisans du Front de Gauche", qui est un reniement du Parti, La Riposte prend position, pour que des décisions soient prises dans les réunions de Sections et fédérales contre la création de cette association...

Article du 10/06/2010 de La Riposte...

La création d’une nouvelle association, « les partisans du Front de Gauche », a été annoncée à l’issue de la rencontre du 9 juin entre des dirigeants du PCF, du PG et de la Gauche Unitaire. Cette décision, que la direction du Parti de Gauche réclamait depuis des mois, intervient au lendemain des conférences de section du PCF – et à la veille de la plupart des conférences fédérales, en vue du « congrès d’étape » des 18, 19 et 20 juin. Les communistes n’auront pas eu l’occasion de discuter cette importante décision, dans les sections. Quant aux délégués des conférences fédérales, ils auront le sentiment d’être mis devant un fait accompli. Le moins qu’on puisse dire est que cette annonce contraste avec les bonnes intentions affichées, en matière de démocratie interne, dans le texte de Congrès sur la « transformation du parti ».

De très nombreux camarades sont opposés à la création d’une « structure » à laquelle on pourrait adhérer directement, sans adhérer à l’un des partis qui constituent le Front de Gauche. Beaucoup de camarades craignent que cela mène à un effacement du PCF. La Riposte partage ces inquiétudes. Jean-Paul Piérot, dans l’Humanité écrit qu’« il n’y aura pas d’adhésions directes [au Front de Gauche] ». Mais on suppose que cette « structure regroupant "les partisans du Front de gauche" » qui ne veulent rejoindre aucun parti sera elle-même… ouverte aux adhésions ! Ou alors la direction du parti vient d’inventer un tout nouveau concept : l’association à laquelle on ne peut pas adhérer. Ne jouons pas sur les mots. Qu’on appelle ceci une « association », un « parti » ou une « structure » n’y change rien. La décision annoncée hier entérine la démarche des adhésions directes au Front de Gauche.

Encore une fois, à aucun moment les militants communistes n’ont été consultés, sur cette question très importante. Nous ne pouvons l’accepter. Les conférences fédérales ont leur mot à dire. Nous invitons les camarades à y présenter des motions qui se prononcent contre la création de cette nouvelle « association » – et qui demandent à la direction nationale du parti de revenir sur l’annonce du 9 juin.


La Riposte
Publication : jeudi 10 juin 2010
« Modifié: 10 juin 2010 à 19:57:23 par W catharos »
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