Auteur Sujet: Anniversaire 90 ans, 1920 : la naissance du PCF congrès de Tours (SFIC)  (Lu 1174 fois)

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Chers camarades,

Pour célébrer les 90 ans du PCF à vrai dire de la SFIC,  Section Française de l'Internationale Communiste, on voit de tout et chaque groupe ou cercle ou tendance peut avoir une analyse de l'affaire, reste que l'essentiel reste la fondation de ce qui sera le PCF et l'article proposé permet une discussion et bien sûr une critique, mais à sa création le parti de la révolution en France,  ne se voulait qu'une section nationale du parti mondial de la Révolution ! Et ça c'est une leçon déterminante...  :)

A lire !

http://www.lariposte.com/il-y-a-90-ans-la-naissance-du-pcf,1526.html

Salutations communistes,
W catharos
« Modifié: 21 juillet 2011 à 14:35:34 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : Anniversaire 90 ans, 1920 : la naissance du PCF congrès de Tours (SFIC)
« Réponse #1 le: 29 décembre 2010 à 11:44:27 »
Salut camarades,

C'est donc aujourd'hui le 29 décembre 1920, le 90ème anniversaire du PCF, mais cela n'est pas une commémoration, on ne commémore que les morts, certains Médias qui en parlent, rappellent l'importance de cette naissance, mais pour dire juste après que cette Histoire est close...

Cependant ils oublient une chose, si des générations de militants parfois dans des conditions dramatiques et clandestines ont porté le drapeau, c'est qu'ils avaient un idéal, celui de la Révolution et du Socialisme.

D'autres générations viendront au PCF s'il croit à son Histoire et à son avenir. Le Parti Communiste Italien est mort, pas le PCF, ils ont été en Europe Occidentale les fleurons du Mouvement Communiste, mais pour comprendre à l'enjeu de cette naissance, il suffit de citer, un italien fondateur du PCI, c'est Antonio Gramsci dans L'Ordine Nuovo, le 4 janvier 1921.

"On ne peut comprendre le sens et la portée du congrès de Tours si l'on ne replace pas la lutte des tendances au sein du Parti socialiste dans le cadre général du mouvement ouvrier et paysan en France. Le congrès de Tours est étroitement lié à la grève du I° mai dernier, ses résultats témoignent des dispositions des masses populaires envers les organismes directeurs du mouvement syndical, qui, à l'occasion de la grève et face à ses conséquences immédiates, réagirent de la façon et dans les formes que l'on sait. Le Comité de la III° Internationale dont les deux secrétaires, Loriot et Souvarine, sont en prison depuis le mois de mai sous l'inculpation de complot contre la sûreté de l'État, a vu la très grande majorité des mandats se porter en faveur de sa motion. Le Comité de la III° Internationale, qui représente le solide noyau fondamental du nouveau Parti communiste, n'a pas hésité un instant à prendre une position nette et claire contre les fonctionnaires cégétistes et les députés socialistes qui, durant la grève de mai, ont trahi la classe ouvrière française. La politique communiste de la III° Internationale a eu la vertu d'apaiser les dissensions entre “syndicalistes” et “socialistes”; purgés de leur idéologie syndicaliste, les leaders révolutionnaires de la C.G.T. entreprirent un travail assidu et systématique d'organisation et de propagande qui ne tarda pas à porter des fruits d'autant plus rapides à mûrir et d'autant plus nombreux, que la politique opportuniste et traîtresse du Comité confédéral avait réduit les effectifs syndicaux de deux millions et demi d'adhérents à six cent mille, et avait ainsi donné plus d'importance à la masse des ouvriers et des paysans les plus conscients, ceux qui étaient inscrits également au parti politique. La victoire de Tours est la victoire du Comité de la III° Internationale et elle prélude à la victoire que les révolutionnaires obtiendront au sein de la C.G.T. dès avant le Congrès, et qui les conduira par la suite à la conquête des Bourses du Travail et des Unions départementales.

Le congrès de Tours a une portée profonde, non seulement pour la classe ouvrière, mais aussi pour la classe paysanne. Le fait que la majorité des sections rurales ait voté en faveur de la III° Internationale et pour un parti plus homogène et doté d'un centralisme révolutionnaire plus fort, ne peut être interprété comme une manifestation d'impulsivité que par ceux qui se refusent à voir l'ampleur de la crise qui décompose la vieille structure de la société française. La légende de la France pays de petits propriétaires n'a plus aucune consistance. Dès avant la guerre, la désagrégation des vieilles formes économiques avait atteint une phase aiguë et les agitations fréquentes et massives de la classe paysanne en étaient la preuve. Les chiffres que voici, qui concernent l'année 1913, apportent des précisions sur les conditions de répartition de la propriété en France, conditions qui ont été énormément aggravées par la guerre, dans la mesure où la guerre a provoqué un drainage de la richesse vers les coffres-forts d'une minorité : pour 1913, en représentant la richesse globale française par le chiffre 1000, et le nombre de citoyens juridiquement capables d'être propriétaires par le même chiffre 1000, on avait la répartition suivante : 470 Français, soit 47 %, de la population, sans aucune propriété, 406 Français propriétaires de 120 unités, soit 40%, de très petits propriétaires, 85 Français, soit 8,5% de la population propriétaires de 400 unités  et 4 Français soit  4% de la population propriétaires de 470 unités. L'aggravation de la condition économique générale explique suffisamment l'élan révolutionnaire des classes rurales qui s'est révélé lors du congrès de Tours.

Mais le congrès de Tours, outre sa signification générale dans le cadre du mouvement révolutionnaire français, a une signification très importante dans le cadre du mouvement révolutionnaire représenté par l'organisation de l'Internationale communiste.

Pour porter un jugement exact sur les résultats du Congrès, il importe de tenir compte du fait que la majorité du Congrès n'a encore aucun lien officiel avec l'Internationale communiste, que le nouveau Parti n'est pas encore admis dans l'organisation de Moscou. Le nouveau Parti demande à être admis, après s'être séparé des réformistes et des centristes : la coupure est si radicale que Longuet reste hors du nouveau Parti, de même que Paul Faure qui s'était pourtant rendu à Imola en 1919, après le congrès de Bologne, et avait filé le parfait amour de l'internationalisme communiste avec quelques-uns des plus grands représentants de l'actuel unitarisme italien.

Ce qui est le plus important, dans le congrès de Tours, c'est précisément que le Parti favorable à l'adhésion ait atteint un degré d'homogénéité tout à fait remarquable, et que dans son sein, le noyau originairement communiste, le noyau représenté par l'organisation centralisée au sein du Comité de la Ille Internationale, ait acquis une prépondérance décisive.

C'est pourquoi le vote de Tours n'est pas la victoire de Cachin ou celle de  Frossard; c'est la victoire des communistes, c'est la victoire de la classe révolutionnaire des ouvriers et des paysans de France, qui sont en train de démembrer la bureaucratie syndicale, opportuniste et félonne, et qui, en se détachant des plus populaires porte-parole de la démagogie parlementaire, ont prouvé qu'ils étaient résolument décidés à faire leur entrée sur le terrain de la lutte pour la révolution mondiale".


Cette conclusion avait un sens et le garde, c'était la place de la SFIC dans la lutte pour la Révolution Mondiale qu'il s'agissait, problématique si actuelle somme toute, car si le temps n'est pas à la Révolution, il reviendra, le Capitalisme ne sait que faire germer, la terre est grosse et attend l'éclosion...

Salutations communistes,
W catharos

 
« Modifié: 29 décembre 2010 à 23:28:51 par W catharos »
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Re : Anniversaire 90 ans, 1920 : la naissance du PCF congrès de Tours (SFIC)
« Réponse #2 le: 29 décembre 2010 à 14:25:51 »
Ah ! camarades,

Oui, ce document historique sorti des archives de l'ADIAMOS, la Une de l'Humanité, sur le Congrès de Tours...

Le Socialisme continue ! Le Manifeste du Parti...




La déclaration de clôture du Congrès de Tours, le 30 décembre 1920, est de Paul Vaillant-Couturier, pour le nouveau Parti, publiée le lendemain, dans l'Humanité ci - dessus, encore journal Socialiste, bientôt Communiste grâce notamment à Camélinat, mais surtout Philippe Landrieu et le choix de la famille Jaurès...

Le Manifeste du Parti


Le Congrès de Tours marquera une date historique dans la vie longue déjà et glorieuse du socialisme en France. S’il restaure parmi nous les conceptions traditionnelles de Marx et d’Engels, les doctrines jadis consacrées et trop souvent désertées dans la pratique, il adapte en même temps aux nécessités des temps nouveaux, aux obligations impérieuses que nous assigne la crise révolutionnaire mondiale, les méthodes de préparation et d’action qui doivent désormais prévaloir.

En face du régime capitaliste qui croule politiquement, économiquement, socialement, notre discipline devait se resserrer, la rupture s’affirmer avec tout ce qui représente les classes déclinantes, la lutte des classes être proclamée dans toute son ampleur.

Tel est le sens de l’adhésion du socialisme français à cette Internationale communiste qui a relevé le véritable drapeau de l’Internationale des travailleurs, et la majorité des trois quarts des suffrages exprimés qui s’est manifestée à Tours donne à cette adhésion sa valeur de souveraine puissance.

Héritiers des hommes qui fondèrent et notre parti en France et l’organisation ouvrière révolutionnaire dans le monde, nous poursuivons leur tâche. Du Congrès inaugural de la Première internationale, il y a 56 ans, au Congrès d’Amsterdam, en 1904, et de notre congrès d’unité en 1905 au Congrès de Tours, la chaîne est continue.

A la droite de notre parti, un petit nombre d’hommes, des élus plus que des militants, dont certains comptaient des états de service mais qui s’étaient laissé conquérir par la conception révisionniste et purement parlementaire, nous ont quittés délibérément. Leur position était prise d’avance ; ils avaient préparé leur schisme. Au Congrès de la Fédération de la Seine, le secrétaire du Parti avait démasqué leurs desseins. Ils n’ont pas voulu comprendre la loi d’airain des temps nouveaux. Nous passons.

Au centre, d’autre en plus grand nombre ont rompu avec nous. Ils ont hésité jusqu’à la dernière minute. Irrésolus, incapables de faire leur choix entre le réformisme parlementaire er le communisme marxiste, ils se sont rapprochés des hommes mêmes qu’ils avaient jadis combattus.

Partisans, suivant leu motion, d’une adhésion à la IIIème Internationale, ils se sont refusés à suivre aucun des chemins qui pouvaient y conduire.

Ils sont les véritables auteurs de la crise, si restreinte soit-elle, où pénètre notre parti.

Ils ont montré, par leur geste, aux masses laborieuses de ce pays, qu’ils en assumaient la responsabilité. Ce n’est pas sur un vote de principe qu’ils sont morts, mais sur la lecture d’un document d’allure polémique, un message de l’Internationale communiste dont ils ont voulu méconnaître la signification réelle.

C’est en vain que nous leur avons offert tous les apaisements légitimes. C’est en vain que nous avons pris l’engagement catégorique de consacrer, dans un statut, le droit des minorités. C’est en vains que nous nous sommes prononcés contre les exclusions pour des actes du passé.

Des considérations d’amour-propre où se révèle l’esprit petit-bourgeois, des raisons que le prolétariat ne peut comprendre, lui qui met la cause de la révolution au-dessus des personnes, les ont conduits à la rupture.

Qu’ils en gardent devant l’histoire la lourde charge !

Dans cette séparation d’avec les éléments anciens, nous regardons avec joie la puissance saine et majestueuse de notre grand Parti. Toutes les grandes fédérations des régions industrielles sont avec nous ; les fédérations paysannes sont venues, par leur renfort, nous attester le fécond travail qui s’accomplit dans les masses rurales. Ainsi se marquent la solidarité grandissante entre les travailleurs des villes et ceux des champs, les progrès de l’esprit de classe, cette condition même de l’élaboration de la société future.

C’est la clarté tranchante de la politique menée en commun par tous les partisans sincères de la IIIème Internationale qui a frappé le plus vivement la conscience du prolétariat.

Ainsi s’est réalisée en France l’union intime et désormais indissoluble de tous les socialistes communistes.

C’est la France salariée, la France en révolte contre le régime capitaliste, régime de guerre et de faillite, régime de rapine, d’exploitation et de servitude, c’est toute cette France militante qui est avec nous ; c’est elle qui défendra demain, de concert avec toutes les sections de l’Internationale communiste, la paix, le droit des peuples et la révolution menacés par les impérialistes, masquant leurs intérêts de classe derrière la défense nationale.

L’œuvre qui s’impose à notre parti est énorme ; elle ne nous effraie pas. Le vieux monde s’effondre devant l’esprit des temps nouveaux. La révolution qui s’annonce, qui est née en Russie et qui gagnera de proche en proche tous les Etats et tous les continents trouvera des millions et des millions d’artisans sévères. L’âpre lutte continuera, patiente quand il le faudra, rapide et décisive à l’heure venue pour la libération des nouveaux esclaves. Le régime bourgeois chancelle sur ses bases au lendemain de la plus cruelle des guerres ; nous lui porterons seulement le dernier coup.

PROLETAIRES, PAYSANS ET OUVRIERS !

Vos devoirs s’accroissent dans la mesure où les temps avancent. Vous ne vous laisserez séduire ni par ceux qui veulent trouver dans le parlementarisme exclusif, dans l’abandon des principes socialistes, dans la collusion avec l’adversaire capitaliste, des avantages illusoires, des transactions mortelles pour la révolution, ni par ceux qui cherchent leur voie à tâtons sans jamais se résoudre et qui, inconsciemment, paralysent l’œuvre d’affranchissement.

Vous tous, vieux militants de notre parti, qui l’avez servi par votre dévouement opiniâtre, jeunes hommes soulevés par le cyclone de la guerre et qui affluez dans nos rangs, vous viendrez à nous pour consommer l’œuvre commencée.

Que notre Parti soit grand ! Que notre parti soit fort et discipliné, maître à la fois de ses militants et de ses élus ! Que dans l’Internationale, relevée l’ombre de la première des grandes révolutions sociales, il soit digne de son passé, digne de Babeuf, digne des hommes de Juin 1848, digne de la Commune, digne de Jaurès, digne de l’avenir glorieux qui s’offre à nous !

Le combat continue plus ardent et plus ample. Il ne s’agit point d’émeutes et d’aventures. En travailleurs, toujours équipés avant l’heure de l’offensive, nous creuserons nos parallèles de départ, toujours à l’affût d’un ennemi que nous savons implacable et préparé.

Que la décision de Tours soit l’ordre suprême pour tous les prolétaires français !

Que l’adhésion à la IIIème Internationale retentisse à travers le monde comme l’annonce des grands changements prochains !

VIVE LE SOCIALISME REVOLUTIONNAIRE FRANCAIS !

VIVE L’INTERNATIONALE COMMUNISTE !    
« Modifié: 30 décembre 2010 à 16:08:55 par W catharos »
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Re : Anniversaire 90 ans, 1920 : la naissance du PCF congrès de Tours (SFIC)
« Réponse #3 le: 25 janvier 2011 à 09:41:38 »
Salut camarades,

Le journal l'Humanité sort un hors série spécial su les 90 ans du PCF, et plus globalement sur la thématique, Le communisme est - il toujours un projet d'avenir ?  A acheter donc...

Nul doute que nous répondons par l'affirmative  ;D

Article de L'Humanité, 24 Janvier 2011

Le communisme est-il toujours un projet d’avenir ?



"C’est un livre d’histoire ou d’histoires que ce hors-série vous invite à feuilleter, mais un livre qui comporte un infini de feuilles blanches". Extrait de l'éditorial de Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité.

Avec l'appuis d'historiens, de syndicalistes, de philosophes, de personnalités politiques, ce nouveau hors-série proposé par l’Humanité fait le point sur l’histoire du PCF depuis sa création en 1920 et sur l’avenir de cette organisation et de l’idée même de communisme.


Ce hors-série de 84 pages est vendu au prix unitaire de 7 euros + 1 euro de frais de port pour la France métropolitaine.»

Pour le commander, cela est possible à :

http://www.humanite.fr/node/463127

Pour plus d'informations...
L'Humanité - le 24 Janvier 2011

Le communisme est-il toujours un projet d’avenir ?

Un numéro hors série de l'Humanité décrypte les origines et l'évolution du communisme en France. Quarante personnalités parlent de l'avenir.

La crise financière, particulièrement spectaculaire aux États-Unis et en Europe, a érodé la confiance dans un ordre économique présenté généralement par les idéologues du libéralisme comme l'aboutissement de la civilisation humaine. Puis on se mit à reparler du capitalisme. Les ouvres de Marx firent leur réapparition dans les librairies, et Nicolas Sarkozy lui-même tenta de se poser en « moralisateur » du capitalisme. Engagement illusoire certes, mais qui reflète l'impopularité d'un système considéré comme injuste et dont, fait nouveau, l'efficacité est de plus en plus discutée. La lutte des classes n'est plus un sujet tabou, ainsi que l'a montré, au cours des manifestations pour les retraites, le badge si populaire « je lutte des classes ». Les forces politiques se réclamant du marxisme, en premier lieu les communistes, n'ont pas engrangé encore de grands bénéfices électoraux dans le climat actuel. Le terrain perdu n'est pas encore regagné. Pour autant, l'hypothèse communiste, l'espérance d'une gestion du monde en commun reste d'actualité, suscite un regain d'intérêt.

Le 90e anniversaire du Congrès de Tours (du 25 au 30 décembre 1920) était une occasion à saisir pour comprendre pourquoi la France contemporaine s'est construite aussi avec le concours du communisme. C'est finalement la question que l'Humanité s'est efforcée de traiter dans le numéro hors série exceptionnel qui va être disponible au cours des prochaines heures dans les kiosques, et que l'on peut commander directement à l'Humanité. La France fut le seul pays européen dans lequel la fondation du Parti communiste résultât de la volonté majoritaire des socialistes d'alors. Les horreurs de la Première Guerre mondiale, contre laquelle Jaurès s'était dressé, les souvenirs de l'ouvre inachevée de la Révolution française, ce vieux rêve jacobin, Babeuf, la Commune de Paris sont autant d'éléments qui disposaient le mouvement ouvrier français à choisir la radicalité, et à éprouver de la sympathie pour la révolution russe de 1917.

De nombreux historiens spécialistes de l'histoire sociale et du mouvement communiste ont conjugué leur savoir et leur expertise : Jacques Girault, Roger Martelli, Serge Wolikow, Annette Wieviorka, Roger Bourderon, Claude Mazauric. décryptent les premières formes de la pensée communiste. Des contributions aident à comprendre l'évolution du PCF au cours du XXe siècle : un parti qui reste longtemps attaché à l'exemple de l'Union soviétique mais qui, en France, s'affirma comme un grand parti national initiateur du Front populaire, un acteur majeur de la Résistance ainsi que des avancées sociales de la Libération. Une table ronde avec Marc Ferro, Bernard Pudal, Jacques Giraud, et un passionnant dialogue entre les philosophes marxistes Lucien Sève et André Tosel invitent le lecteur à poursuivre le débat et la réflexion.

Le dernier chapitre, ouvert par un article de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, publie des textes de personnalités de gauche de toutes générations, qui s'expriment sur l'avenir d'une espérance qui vient de loin.

Jean-Paul Piérot  


Enfin, ce débat parce qu'il pose des questions très actuelles, est bien nécessaire...

Salutations Communistes,
W catharos
« Modifié: 25 janvier 2011 à 12:12:34 par W catharos »
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