Auteur Sujet: stratégie syndicale ?  (Lu 744 fois)

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stratégie syndicale ?
« le: 15 décembre 2011 à 18:28:42 »
Je ne sais pas pour vous mais j'ai vraiment l'impression avec cette manif du 13 décembre et celle des profs aujourd'hui jeudi, les directions syndicales ont de sérieux problémes de stratégies.

A savoir que les manifs sont clairsemées et tout ça amène la démoralisation et le ridicule. Peu ou pas d'infos, bien sûr il ne faut pas compter sur les médias.

Un mot d'ordre durant la manif : "le gouvernement n'utilise pas de vaseline". La CGT préférerait avec ?

Maintenant c'est peut être voulu...ce manque d'organisation.

Hors ligne Maximilien Robespierre

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #1 le: 15 décembre 2011 à 20:19:07 »
A l'origine, l'idée de faire une journée de mobilisation de l'éducation nationale le 15 venait du SNES-FSU (syndicat majoritaire chez les enseignants). D'autres syndicats, dont la CGT, s'y sont rallié par la suite. J'imagine que l'idée c'était de dire que la CGT aussi s'occupe des enseignants mais à mon avis c'est une erreur.
"La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte". Maximilien Robespierre.

Hors ligne geronimo

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #2 le: 18 décembre 2011 à 18:44:52 »
Sur la stratégie syndicale d'abord. Les syndicats sont de gros appareils fondamentalement réformistes s'ils ne sont pas animés par des militants communistes révolutionnaires. Ils font donc leur travail de contre pouvoir institutionnel avec une classe ouvrière et un salariat assez démoralisé suite aux reculs sociaux à répétition que nous subissons depuis les années 80 (sous Mitterrand 1 donc). La seule fois où les salariés on sérieusement relevé la tête et ont mis un gouvernement en échec c'est en 1995 contre le plan Juppé. Et encore cela a été essentiellement une mobilisation par dérogation, les salariés du privé n'étant pas directement concerné par la réforme des retraites du secteur public même si nombre de syndicats de base d'UL et d'UD se sont mobilisés ponctuellement pour des journées d'action à l'époque, qu'en aux salariés du privé ils n'ont pour la majorité fait grève que ponctuellement s'appuyant sur le gros du bataillon SNCF qui paralysait le pays. Résultat : quand Chirac a dissous l"Assemblé Nationale, deux ans plus tard, on s'est retrouvé avec un gouvernement de gauche plurielle qui a privatisé à lui tout seul plus que les deux gouvernements de droite précédents.
Aujourd'hui, en réalité, la situation est explosive depuis le temps que le monde du travail fait le dos rond pour encaisser les coups, et les grands appareils syndicaux ont peur d'être dé bordés comme ils disent. Lors du dernier conflit sur les retraites ont a vu le droit de grève bafoué par le gouvernement qui a réquisitionné les dépôts pétrolier de force. La Confédération Générale du Travail n'est pas intervenue ou plus exactement n'as pas pesée de tout son poids et a laissé chaque dépôt de carburant se défendre seul contre la force publique et la justice de classe.
Oui ils veulent bien faire des vagues mais surtout pas de remous, pas de révolution !

Hors ligne maiszeus

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #3 le: 20 décembre 2011 à 07:45:20 »
Je suis en grand parti d'accord avec Geronimo

Les syndicats sont des créateur de deception.
Déception pour les camarades les plus révolutionnaires car ils sont incapable de créer un vrai front le lutte. Travaillant même à le casser quand celui ci devient réelle. Ils ont plus ou moins zapper le message révolutionnaire pour un message apolitique...
Déception aussi pour les camarades les moins conscients car leur gréve d'un jour ne sert strictement à rien si ce n'est perdre de l'argent. Leur démarche syndical fait malheureusement plus chier les travailleurs que les patrons (en régle général) et tous ceux qu'ils voient c'est que le délégue par 1 jour sur 5 faire sont truc syndicaliste avec ces copains alors que rien ne bouge. Au contraire la situation en pire.
Bref, les syndicats sont sur des pentes trés glissantes depuis plusieur année et c'est, pour moi, une quasi honte que je porte un badge de la CGT, tellement je suis souvent déçu par eux...
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »

Hors ligne W catharos

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #4 le: 20 décembre 2011 à 15:04:29 »
Salut camarades,

Je suis en grand parti d'accord avec Geronimo

Les syndicats sont des créateur de deception.
Déception pour les camarades les plus révolutionnaires car ils sont incapable de créer un vrai front le lutte. Travaillant même à le casser quand celui ci devient réelle. Ils ont plus ou moins zapper le message révolutionnaire pour un message apolitique...
Déception aussi pour les camarades les moins conscients car leur gréve d'un jour ne sert strictement à rien si ce n'est perdre de l'argent. Leur démarche syndical fait malheureusement plus chier les travailleurs que les patrons (en régle général) et tous ceux qu'ils voient c'est que le délégue par 1 jour sur 5 faire sont truc syndicaliste avec ces copains alors que rien ne bouge. Au contraire la situation en pire.
Bref, les syndicats sont sur des pentes trés glissantes depuis plusieur année et c'est, pour moi, une quasi honte que je porte un badge de la CGT, tellement je suis souvent déçu par eux...

Je suis aussi assez d'accord avec Géronimo, mais je ne dirais pas comme toi camarade Maiszeus, d'avoir presque honte, de porter mon badge CGT, parce que c'est aussi celui des camarades avec qui je travaille tous les jours, on en est digne...

Le problème en ce moment depuis la défaite grave, sur la bataille des retraites, c'est qu'à part des luttes désespérées, contre les fermetures d'usines, ou des luttes catégorielles, en France, comparé à nos vosins, c'est atone, il n'y a rien, les dernières manifestations contre l'austérité, ou la grève dans l'Education Nationale, c'était vraiment petit...

Je sais bien que les luttes remonteront, vu les coups pris par la classe ouvrière, à en être assomée, il va bien falloir que ça explose un peu, la cocotte - minute, elle commence à être en sur - chauffe, mais on voit rien venir à l'instant...

Mais j'ai aussi l'impression, que la campagne électorale venant, la présidentielle occupe de plus en plus le terrain politique, et met souvent sous le boisseau les revendications, mêmes économiques, que les bureaucraties syndicales, n'ont pas envi que ça bouge vraiment, que les travailleurs ont encore des illusions en se disant, on va faire partir Sarkozy, on a une occasion en 2012 qui nous coûtera qu'un bulletin de vote, on verra après, et le vote utile risque d'être très fort...

En tout cas, même s'ils n'encadrent qu'une faible partie des travailleurs, les syndicats divisés, sont encore les seuls, à être présent et un minimum structurés dans la classe ouvrière... Le PCF, encore moins l'extrême gauche, et plus du tout le PS, y ont encore un pied, et ce qu'il en reste, c'est parcellaire et peu visible à échelle large...

Reinvestir le monde du travail par un travail politique dans les boites, en réinjectant les idées communistes au sein de la classe ouvrière, c'est vraiment la tâche primordiale que doivent se poser les marxistes - révolutionnaires aujourd'hui, et quitte à parler de stratégies syndicales, moi ce qui m'interesserait c'est de discuter de savoir quelles actions et activités les communistes doivent mener dans les syndicats ?

Fraternellement,
W catharos

« Modifié: 20 décembre 2011 à 15:15:44 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
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Hors ligne geronimo

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #5 le: 20 décembre 2011 à 17:00:23 »
Cher camarade maiszeus,
Tu dis : "les syndicats sont des créateur de deception". D'une certaine façon Marx l'a déjà écris dans 'Le manifeste du parti communiste"  quand il explique (je cite de mémoire et chacun peut me reprendre sur cela) que ce sont les échecs revendicatifs des ouvrier qui les pousseraient à la révolution sociale. Le problème c'est que le capitalisme ne peut satisfaire pleinement les aspirations des salariés, bien au contraire. Ils ne peuvent donc pas s'intégrer de plein gré dans sont système. Le syndicalisme, longtemps interdit en France avant l'abrogation de la loi Lechapelier, a pour fonction de rétablir un tant soi peu le déséquilibre qu'il y a entre le prolétaire ("celui qui n'a que ses bras à vendre comme force de travail") et le capitaliste qui achète le prix de sa force de travail (salaire) pour en tirer des bénéfices (plus-value/ expoitation).
Dans le cadre du système capitaliste le mieux qu'ait obtenuent les syndicats ( c'est du réformisme) ce sont les conventions collectives et l'échelle indexée des salaires sur l'inflation (je crois en Italie et il y a longtemps). Le paradoxe c'est que ces acquis ont été obtenu à une époque où les idées révolutionnaires étaient majoritaire dans la classe ouvrière (il est vrai sous la forme du stalinisme mais aussi de la social démocratie de Blum en France).
Quant aux dirigeant syndicaux actuels ils jouent aussi en fonction de la combativité de la classe ouvrière. Et de ce point de vu là leur jeu n'est pas facile car ils doivent leurs poste en dernière analyse à la combativité de cette classe aujourd'hui (mais demain ce n'est déjà plus aujourd'hui) relativement résignée et prise au cou par ses emprunts. Leur problème est donc de montrer occasionnellement la force que cette classe sociale représent tout en évitant qu'elle prenne effectivement conscience de son rôle prédominant dans le système. "faire des vagues pas des remous"

Hors ligne maiszeus

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Re : stratégie syndicale ?
« Réponse #6 le: 21 décembre 2011 à 08:22:40 »
Ce à quoi tu fais allusion Geronimo c'est au passage où Marx explique comment le prolétariat se développe, en petit groupe désuni, puis uni, puis en syndicat, puis en parti. Mais à l'heure d'aujourd'hui, nous avons dépasser toutes ces phases et la révolution n'est toujours pas arriver surtout à cause des syndicat qui ont trahi leur rôle (mais aussi le PC par ailleurs)


L'objectif des syndicats est seulement rammener des gens au parti et de leur donner la conscience révolutionnaire. Les revendication sont plus que secondaire dans l'histoire. Les revendication social ne sont que des moyen pour une fin plus grande: la révolution. Sauf que qu'à l'heure d'aujourd'hui chaque revendication syndical est un fin en soi

Citer
« Dans la réalité, les prolétaires ne parviennent à cette unité qu’au terme d’une longue évolution, où le fait de revendiquer leur droit joue aussi un rôle. Cette revendication n’est d’ailleurs qu’un moyen de les changer en « Ils » avec un grand I, d’en faire une masse révolutionnaire et unie. »

Idéologie Allemande, Concile de Leipzig , Gallimard, La Pléiade, 1982, p.1226

Aujourd'hui, revendiquer nos droit est le seul objectif des syndicat et bien loin d'avoir une unité des travailleur, nous avons une frature entre une multitude de syndicat proposant rarement des choses différentes.
D'un point de vu plus pratique. Il n'est pas rare de voir des adhérent de la CGT voté FN (on en a vu un dans les journaux et ce n'est pas un cas isolé car mon responsable vote FN égallement), de voir des anachistes et surtout des jem'enfoutiste qui ne s'intrésse pas à la politique.

Aprés, comme souvent, je joue un peu la carte de la provoque pour vous faire palpiter leur coeur et voir rouge en me lisant. Il est certain qu'il y a encore (et heureusement) beaucoup de militant de base qui mérite leur badge de la CGT mais il n'y en a plus beaucoup dans les dirigeant de la CGT
Chez eux, la fraternité humaine n’est pas une phase mais une vérité, et la noblesse de l’humanité brille sur ces figures endurcies par le travail. »