Auteur Sujet: Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01  (Lu 561 fois)

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Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« le: 16 janvier 2012 à 14:12:43 »
Veuillez trouver ci-joint l'adresse du syndicat CGT SDIS 69 contre la participation au sommet social du 18 janvier 2012

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Syndicat C.G.T des personnels administratifs, techniques et sociaux du Service départemental d’incendie et de secours du Rhône


ADRESSE A LA CONFEDERATION CGT

Un sommet social est convoqué le 18 janvier 2012 par le gouvernement Sarkozy-Fillon qui a appelé tous les « partenaires sociaux » à « apporter des solutions, faire des propositions » et « avoir le courage d’affronter les grandes questions et de lever les tabous sur les freins à la compétitivité française ».

Une régression économique et sociale sans précédent a commencé. Le capitalisme en crise que défendent patrons, banquiers et leur gouvernement n’a qu’une perspective : écraser les salariés actifs et retraités, malades et bien portants.

Si on ne les arrête pas, le chômage va exploser, la misère s’étendre. Pour les fonctionnaires, les suppressions de postes d’aujourd’hui seront suivies par des diminutions de salaires et de pensions de 15 à 20 % comme en Grèce, en Espagne ou en Irlande et, avec la remise en cause du statut, des licenciements purs et simples.

Le gouvernement Sarkozy compte, pour avancer sur le terrain des réformes absolument nécessaires au capitalisme en crise, sur le soutien des syndicats qui participent au dialogue social et négocient ces réformes. La CGT doit cesser de lui offrir cette béquille.
Le syndicat CGT (PATS et POMPIERS) du SDIS du Rhône a décidé de s’adresser à SA confédération sur les revendications suivantes :

- RUPTURE DU DIALOGUE SOCIAL : la CGT ne doit pas se rendre à la convocation du 18 janvier 2012,
- RUPTURE AVEC LE GOUVERNEMENT QUI DEFEND LE CAPITALISME
- ORGANISATION DE LA DEFENSE DES TRAVAILLEURS QUI PASSE PAR LA PREPARATION DES CONDITIONS DE L’AFFRONTEMENT CENTRAL AVEC TOUT GOUVERNEMENT DEFENDANT LE CAPITALISME.
Lyon, le 13 janvier 2012

Le bureau CGT SPP, Le bureau CGT PATS,


polo2010

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Hors ligne geronimo

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Re : Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« Réponse #1 le: 16 janvier 2012 à 21:52:19 »
Personnellement je trouve que c'est une position très tranchée (très ce n'est pas trop) mais dans la situation actuelle un tant soit peu "gauchiste" en ce sens qu'elle va contribuer à isoler le syndicat et donc sa position vis à vis des autres syndicats de base. Elle ne va pas l'isoler par elle même mais c'est l'argument qui va être avancé par les "responsables" syndicaux. Bien sur que rien de bon ne peut sortir de ce sommet antisocial. Mais j'entends déjà la réponse toute faite : "on ne peut pas faire la politique de la chaise vide". Lénine lui même n'était pas pour cela et les députés bolchevicks ont siégé à la Douma jusqu'à l'avant veille de la révolution d'octobre. (Là c'est moi qui commente). Et je rajoute que les bolchéviks n'ont boycotté cette tribune qu'au moment où ils savaient qu'ils allaient la renverser ou plus exactement la rendre caduque. Et c'est parce qu'elle était caduque qu'ils n'y ont plus siégé.
Maintenant c'est vrai que la CGT passe beaucoup de temps, et à tous les niveaux, dans ces rencontres souvent qualifiées "d'institutionnelles".
Le problème c'est que tout le monde sait ce qu'il va sortir de ce sommet, comme pour les retraites, c'est la politique du gouvernement. Le dialogue social à la mode Sarko, c'est le dialogue de sourd. C'est lui (le capital) qui décide. Les opposants n'ont que quelques secondes au journal TV pour dire qu’ils sont opposés !
Alors sans doute qu'un refus de ce jeu pourrait faire le "buzz" du jour. Mais le problème, dans ce monde ultramédiatisé, c'est qu'il serait effacé par le "buzz" du lendemain. Donc une position tranchée un jour de la CGT ne serait pas en soit le début de la révolution.
Maintenant il est vrai que les positions de la Conf. n'incitent pas toujours à la bagarre les salariés. Les militants entendent que le "rapport de force" (la bagarre) peut faire infléchir le gouvernement. Et pour eux c'est toujours ca de moins qui n'est pas perdu. Mais "toujours ca de moins encore et toujours" cela veux dire que l'on va de défaites en défaite même quand on limite les dégâts. Le problème c'est que la classe ouvrière est aujourd'hui sur la défensive et cela non seulement parce que la situation économique mondiale ne lui est pas favorable mais aussi parce qu'ils y a de moins en moins de militants politiques dans les entreprises et c'est cela qui affaibli le syndicalisme aujourd'hui. C'est cela qui le contraint, y compris et surtout la CGT, à s'enfoncer dans le réformisme et dans ces positions défensives.
Alors si cette déclaration peut faire réfléchir quelques militants, tant mieux. Mais au vu de la conscience politique actuelle (comprendre conscience de classe) une telle déclaration au niveau de la Conf serait un coup d'épée dans l'eau.
Je ne dis pas cela pour les excuser de toutes les positions qu'ils peuvent prendre et leur manque de radicalité. Quand dans la fonction publique hospitalière nous sommes passé aux 35 heures (2 ans après tout le monde) l'accord ne nous convenait pas du tout syndicalement essenciellement à cause du manque de création de poste. Et nous avions raison. C'était la position de la Fédé santé aussi. Puis le gouvernement annonce la création d'un comité de suivi de la mise en place des 35 heures à l'hôpital ouverte aux OS signataires de l'accord. Et là la fédé nous demande de voter pour cet accord ! La CE de mon syndicat a voté contre, contre l'avis du bureau, la majorité de la fédé aussi. Je ne suis pas sur que la majorité des syndicats voteraient contre la participation au "sommet" aujourd'hui si on leur posaient la question. C'est tout de même une position courageuse et j'espère qu'elle ne sera pas trop isolationniste.

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Re : Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« Réponse #2 le: 17 janvier 2012 à 10:37:48 »
salut Geromino, je t'invite à lire l'interview dans Libération (17/01/2012) de Thibault et surtout les divers post en réaction à l'interview qui pour l'essentiel vont dans le sens : N'y allez pas !

et aussi cette prise de position du syndicat CGT des Employés et Cadres
du CHU de Clermont-Ferrand

à te lire et bonne journée
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Syndicat CGT des Employés et Cadres
du CHU de Clermont-Ferrand
Rue Montalembert - BP 69
63003 CLERMONT FERRAND CEDEX 1
( : 04 73 751 864
cgt@chu-clermontferrand.fr



Clermont Ferrand le 10 janvier 2012


Confédération CGT
263, rue de Paris,
93515 MONTREUIL CEDEX


Le gouvernement a annoncé que la mise en place de la TVA sociale sera en discussion lors du sommet social du 18 janvier 2012

La TVA sociale c’est :
- la liquidation du salaire différé fondement de la sécurité sociale, par là même une attaque sans précédent contre l’hôpital publique et les assurés sociaux.
- Comme le demande le patronat, un transfert de 80 % de leurs cotisations vers les consommateurs donc une attaque brutale contre le pouvoir d’achat des salariés.
La CGT a défini la TVA sociale comme étant une arnaque et une mesure anti sociale, elle a décidé de ne pas donner sa caution à la création du haut conseil au financement de la protection sociale.

La participation des organisations syndicales et de la CGT en particulier, au sommet du 18 janvier où ce point sur la TVA sociale vient d’être rajouté, est nécessaire au gouvernement pour avancer sur cette mesure anti ouvrière.
Le gouvernement annonce d’ors et déjà qu’un projet de loi sur la TVA sociale sera soumis au parlement en Février.
En conséquence, le syndicat CGT du CHU réuni ce jour en bureau demande à la confédération de ne pas participer au sommet social du 18 janvier 2012 et de demander aux autres organisations syndicales de faire de même.

Copie à :
-La Fédération CGT Santé Action Sociale
-L’UD 63
-L’USD du Puy de Dôme

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Re : Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« Réponse #3 le: 17 janvier 2012 à 20:43:13 »
Communiqué de la CGT Privés d'Emploi et précaires du
Rhône décidé en réunion mensuelle syndicale du 12
janvier 2012

Nous, chômeurs et précaires, sommes particulièrement touchés par les questions
de l'emploi. Nous subissons au quotidien la politique de précarisation de Nicolas Sarkozyet de son gouvernement.

Le sommet pour l'emploi ouvert le 18 janvier prépare une nouvelle offensive contre
les travailleurs avec ou sans emploi. Ce sommet n'est que la continuité de la politique
mise en œuvre par Nicolas Sarkozy au cours de son mandat et ne cesse de jeter les
travailleurs dans la misère. Pire, il marque l'accélération du calendrier des réformes avantles élections pour mettre en cause les acquis ouvriers.

De plus, cette initiative nous rappelle qu'à la fin du mouvement contre la réforme
des retraites, Chérèque et Parisot avaient ensemble annoncé sur France 2 que leur
prochain combat à mener serait celui pour l'emploi. Aujourd'hui le gouvernement emboîtele pas et organise ce forum.

Le menu est annoncé:
*-La remise en cause des bases du financement de la Sécurité sociale; davantage
de flexibilité dans les horaires de travail ;
*-Des mesures fiscales et financières pour alléger le « coût du travail» (suppression
des prestations familiales, du versement transport à la charge des entreprises et
exonérations des cotisations sur salaires jusqu’à 3 fois le Smic) ;
*-Une hausse de la CSG, de la TVA ;
*-L'assouplissement de certaines règles en matière d’hygiène et de sécurité ;
*-La baisse des salaires, en proposant des accords « maintien d’emploi si baisse de
salaire».

Nous sommes inquiets que la CGT participe à ce forum qui nous semble être une
initiative du MEDEF et de la CFDT soutenue par le gouvernement. Nous ressentons cetteparticipation comme une humiliation de plus.
Nous pensons que la participation des syndicats a été organisée par le
gouvernement de façon à donner une apparence
"démocratique" sur des mesures antisociales qui de toute façon sont ficelées d'avance. Neserait-il pas préférable que la CGT boycotte cette grand messe à la veille des élections?

Le syndicalisme que nous défendons est celui du militantisme de terrain, de la
défense de nos intérêts par l'action. Nous serons présents dans les mobilisations y
compris le 18 janvier pour combattre l'ensemble de la politique antisociale de ce
gouvernement et pour défendre nos droits et nos acquis!

La CGT PEP du Rhône

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Re : Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« Réponse #4 le: 17 janvier 2012 à 22:32:42 »
Salut Polo,

La lutte des militants communistes, comme communiste et révolutionnaire, dans les syndicats, est une chose très importante. C'est une contribution nécessaire, notamment dans la CGT, qui regroupe à ce jour des centaines de milliers d'adhérents, dont je suis, et qui dans les manifestations passées sur les retraites composait l'essentiel des cortèges.

Les structures de la CGT animent aussi des Unions Départementales, des Unions Locales, des sections de base, et tous, ne sont pas, de ces équipes syndicales, qui sur le terrain restent la première ligne de défense des travailleurs, des "bureaucrates", et je n'aime pas utiliser ce mot, contre productif, que tu n'utilises pas non plus, d'ailleurs.

Les militants syndicaux ne doivent pas avoir peur des communistes, et de la politique, en adhérent à la CGT par exemple, c'est déjà un geste de Classe. Ils sont souvent des militants courageux, car militer même à la CGT dans le privé, est un risque, même dans dans fonction publique, c'est se rendre la vie plus difficile, car le syndicat est toujours, je le répète, la première ligne de défense des travailleurs et en face, ils le savent...

Alors ces prises de positions sont interessantes et à noter, nul doute que dans la CGT aussi, il faudra en revenir à d'autres bases, et mener la lutte, en prenant en compte les limites de l'action syndicale, sans qu'elle nous suffise, et ne doit pas se résumer bien sûr, à des revendications économistes, et même la Chartes d'Amiens de 1906, de la CGT, est une rupture en soit, avec le capitalisme, même avec ses avatars anarchistes.

Mais sans doute, tout cela ferait regretté les préceptes de l'ISR (Internationale Syndicale Rouge en lien avec le Komintern), n'est ce pas ?  :)

Alors,  j'ai lu avec attention ce que tu nous a posté camarade Polo, elles vont dans ce sens, le bon sens, nul doute que dans mon syndicat nous en avons parlé de l'affaire ou en reparlerons, car ces contributions sont justes...

Fraternellement,
W catharos
« Modifié: 17 janvier 2012 à 22:46:01 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
Saint Just

"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : Position CGT SDIS 69 contre sommet social 18/01
« Réponse #5 le: 19 janvier 2012 à 00:03:23 »
Lors du rassemblement ce matin devant la sous préfecture d'Alès il y avait environ une centaine de militants. Effectivement nombre d'entre eux étaient pour le boycott du sommet anti social. C'est une position que je comprends, mais je ne suis pas sur que ce soit une ligne de démarcation, de clivage, fondamentale.
Depuis 1945 et la libération la CGT fait parti des institutions de la République, même à la marge, du fait du rôle qu'elle a joué avec le PC dans le conseil national de la Résistance et par ses militants dans la Résistance elle même : SECU à l'origine gérée par les seules organisations syndicales de salariés, statut de la fonction publique et reconnaissance des syndicats, Comités d'Entreprise, ... On peut de ce point de vu là parler d'intégration dans l'appareil d'Etat au sens large. Effectivement ont est loin du "modèle" du parti bolchévik, mais ce parti était interdit jusqu'à la "révolution de février" 1917 en Russie.
La question est donc de savoir si la CGT doit continuer à tenir les positions acquises. Imaginons que les gouvernements est pris l'habitude de discuter est pris l'habitude de discuter avec toutes les OS excepté la CGT parce qu'elle serait soit trop marxiste, ou trop révolutionnaire, suspectée de tendance procommuniste... Ne s'indignerait-on pas lors de ne pas être traité comme les autres, d'être tenu à l'écart, d'être discriminé ?
Suite au conflit des retraites la CGT s'est démarquée en boycottant les vœux du président, suivie par la FSU et l'UNSA éducation. C'est une bonne façon de marquer le coup. Mais marquer le coup ce n'est pas une politique même si c'est parfois nécessaire. Aujourd'hui la Conf. a fait le choix de se rendre à ce sommet. Pour ou contre, c'est dans les nuances que ça se joue. Je préfère de ce point de vu là la formulation du syndicat des chômeurs et précaires du Rhône : «ne serait-il pas préférable que la CGT boycotte cette grand messe à la veille des élections ?"

Je pense que cette question du boycott c'est un clivage de détail. Je m'explique. Certain militant CGT vont être contre cette participation au "sommet" parce qu'ils on envie de cracher à la gueule de Sarko (comme moi d'ailleurs) mais s'imagine que si la CGT menait une politique plus radicale nous pourrions inverser le rapport de force. Je pense que le problème n'est pas le positionnement radical ou pas de la CGT pour inverser le rapport de force. Il est vrai que plus le rapport de force est défavorable aux révolutionnaires, plus les dirigeants de la CGT peuvent se permettre d'être moins radical, c'est dialectique. Mais le véritable rapport de force est politique, c'est celui de la lutte des classe et surtout de la conscience de classe, celui qui permet aux travailleurs de penser que le système capitaliste est à renverser pour en construire un autre : socialiste, communiste.
A l'inverse certains militants et responsables syndicaux mais aussi politiquement communiste vont voir cette participation pour répondre au moins en mots aux plans de Sarko et du système capitaliste et de limiter la casse. Ce n'est pas forcément très révolutionnaire mais habitué au syndicalisme qui est par nature réformiste.
Alors pour conclure, et pour ne pas apparaitre comme pro Bernard Thibault, je voudrais exprimer ce que j'ai à lui reprocher comme positions politique, et cela à des moments cruciaux pour la classe ouvrière, à travers deux exemples.
En 1995 après que Juppé est voulu aligner les régimes de retraites de la fonction publique et des régimes spéciaux sur ceux du privé réformés en 93 par Balladur, la France connait un mouvement social de très grande envergure. Les cheminots paralyse le pays et des manifestations monstres on lieu toutes les semaines. On sait ce qui a suivi, le retrait du plan Juppé et la dissolution de l'assemblée nationale deux ans après. Mais ce que j'ai retenu c'est qu'alors que devait avoir lieu la première journée de mobilisation un samedi que tous s'accordaient à penser qu'elle serait encore plus monstrueuse que les précédentes, car elle permettait de réunir ceux qui dans les faits sont privés du droit de grève et celles qui restent souvent à la maison parce qu'il faut bien "garder les gamins», et bien la fédération CGT des cheminots annonce qu'elle appelle à la reprise du travail, comme si cela ne pouvait pas attendre le lundi suivant et alors que tous le monde pensait que c'était FO qui aller lâcher en premier le mouvement. Cela passait en boucle sur France Info et B.T. était alors secrétaire général de la Fédé. Le raz de marrée attendu le samedi avait pris un coup dans l'aile...
Lors du dernier conflit sur les retraites, la Conf. a tenu le discours permanent aux cheminots qu'ils ne devaient pas partir tous seuls. Ce sont les ouvriers  des raffineries qui montent alors en première ligne et menacent de paralyser les pays. Mais Sarko les réquisitionnent, envoie la "force publique" libérer les dépôts. Les militants du secteur réagissent dans les médias, portent plaintes pour dénie du droit de grève qui est pourtant constitutionnel (1945), mais la Conf ne bouge pas sur ce point, ne dit rien. Faut il que je rappelle que B.T. est alors devenu secrétaire général de la confédération ?
Moi c'est surtout cela que j'ai envi de lui reprocher à B.T. et son équipe. C'est dans ces moments cruciaux qu'ils ont failli.
Alors le problème ce n'est pas que la CGT soit allée au sommet. Le problème c'est le discours qu'elle a pu y tenir. Mais cela aucun d'entre nous n'y était présent pour le connaitre.