Auteur Sujet: Manifs du 11 octobre en France... Contre l'austérité...  (Lu 479 fois)

Hors ligne W catharos

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Manifs du 11 octobre en France... Contre l'austérité...
« le: 11 octobre 2011 à 19:17:49 »
Salut camarades,

A lire les échos ici et là, de ces manifs en France du 11 octobre, contre l'austérité, c'est positif, et encourageant, même si elles étaient moins massives que celles de l'automne dernier contre la contre - réforme des retraites et c'est logique, elles furent assez radicales, plus pêchues, avec beaucoup de cégétistes assez remontés, en tout cas cela ne doit pas en rester là.

Mais ces journées de luttes ponctuelles, ne sont pas très efficaces, sans être un baroud d'honneur d'impuissance au contraire, mais sans lendemains immédiats, quelle preuve d'impuissance pour les travailleurs les plus motivés, c'est vraiment un problème de comment aller au delà, et aussi des directions syndicales qui ne font pas tout pour se donner les moyens de vaincre de fait, cela peut être un obstacle, mais si cela doit prendre un peu, elles devront s'adapter les dites directions syndicales ou céder...

200 défilés à travers la France pour dire "non à l'austérité"
Reuters - PARIS (Reuters) -

Plus de 270.000 manifestants, selon la CGT, ont défilé mardi en France pour dénoncer le récent plan d'austérité du gouvernement lors d'une mobilisation ponctuée par des perturbations limitées dans les transports.

Près de 200 défilés ont eu lieu à travers le pays à l'appel de cinq syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) qui organisaient leur première journée interprofessionnelle depuis le conflit des retraites en 2010.

La manifestation parisienne a réuni 25.000 personnes, selon les syndicats, et 16.000 d'après la préfecture de police.

Les organisations syndicales, qui ne s'attendaient pas à une mobilisation comparable à celle de l'automne 2010, ont néanmoins jugé le niveau des manifestations encourageant.

Les syndicats critiquent le dispositif de 12 milliards d'euros annoncé le 24 août par le gouvernement pour réduire le déficit public, le jugeant "injuste et inéquitable" et réclament des mesures pour le pouvoir d'achat et l'emploi.

Les organisations, qui sont restées sur l'échec de la mobilisation contre la réforme des retraites, reconnaissent qu'il est difficile de mobiliser en période pré-électorale mais estiment que les salariés doivent se faire entendre.

"Si les salariés se laissent faire maintenant, leur situation va encore empirer", a déclaré le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, qui a défilé en tête du cortège à Marseille, qui a réuni 30.000 personnes, selon les organisateurs, 5.300 d'après la police.

"Il y a bien sûr le mot d'ordre national contre l'austérité, mais il y a aussi les menaces qui pèsent par exemple sur l'emploi industriel, notamment ici dans les Bouches-du-Rhône", a-t-il ajouté.

François Chérèque, le dirigeant de la CFDT, a préféré participer à un "flashmob" devant la bourse de Paris plutôt que de se joindre au défilé dans la capitale.

FRONT SYNDICAL DÉSUNI

Les militants CFDT ont placé douze cartons portant chacun l'inscription "100 millions d'euros" en face de deux cartons de même valeur pour souligner la différence entre les 1,2 milliard d'euros de la taxe sur les mutuelles et les 200 millions attendus de la surtaxe sur les hauts salaires.

François Chérèque voit dans la taxe sur les mutuelles "la mesure la plus injuste" de ce "premier plan de rigueur que nous impose le gouvernement".

A Nantes, 10.000 personnes ont défilé contre les mesures du plan d'austérité gouvernemental d'après les organisateurs, contre 4.100 selon la police.

"Nous sommes plutôt satisfaits, car la période n'était pas facile pour lancer un appel à la mobilisation. Avec la baisse du pouvoir d'achat, c'est financièrement compliqué de faire grève", a dit Isabelle Mercier, responsable CFDT en Loire-Atlantique.

A Toulouse, près de 6.000 personnes, selon les organisateurs, 3.200 selon la police, ont défilé dans les rues du centre ville en fin de matinée derrière une banderole géante sur laquelle on pouvait lire "Non à la crise !".

Les manifestants étaient 7.000 à Lyon, selon les organisateurs et 3.500 d'après la police. "Les actifs, chômeurs et retraités sont en train de s'appauvrir à cause des mesures gouvernementales", a dit Gilbert Debard, policier récemment retraité, qui défilait avec l'Unsa.

A Bordeaux, les organisateurs revendiquent 12.000 manifestants et la police en a dénombré 4.800.

Cette journée interprofessionnelle était boudée par trois autres syndicats (FO, CFE-CGC, CFTC).

"Le front syndical n'est pas uni", a relevé sur LCI le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet, avant de défendre la politique de réformes du gouvernement.

Le Parti socialiste, qui prépare le deuxième tour de sa primaire pour la présidentielle, a apporté son soutien à cette journée de mobilisation, de même que le Front de gauche.

Dans les transports, où seuls la CGT et les syndicats Sud appelaient à la grève, les perturbations sont restées limitées.

Trois TGV sur quatre circulaient en moyenne, selon la SNCF. Sur le réseau transilien en Ile-de-France, le trafic moyen aux heures de pointes était proche de deux trains sur trois. Deux trains sur trois circulaient également sur le réseau régional TER. Le trafic sur Eurostar et Thalys était normal.

Dans l'agglomération parisienne, le trafic était quasiment normal sur le métro et la plupart des lignes de RER, à l'exception du RER B, sur lequel deux trains sur trois circulent, a indiqué la RATP.

Dans les écoles, seuls la CGT, Sud éducation et le Snuipp, ont appelé à la grève, mais uniquement pour permettre aux enseignants d'aller manifester. En conséquence, le ministère de l'Education nationale recensait seulement 2,45% de grévistes dans le premier degré.

Patrick Vignal et Gérard Bon, avec les correspondants en province, édité par Yves Clarisse
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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"Il n y a pas cinquante manières de combattre, il n' en y a qu'une c'est d"être vainqueur"
Malraux

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Re : Manifs du 11 octobre en France... Contre l'austérité...
« Réponse #1 le: 11 octobre 2011 à 19:25:09 »
Salut camarades,

Pour information le tract que La Riposte a diffusé dans cette journée de mobilisation et de lutte contre l'austérité.

En finir avec le capitalisme !

Deux ans après la crise de 2008-2009, les grandes puissances risquent de replonger dans la récession. Au « mieux », elles connaîtront la stagnation. La croissance des Etats-Unis a nettement ralenti. La France et l’Allemagne font du surplace. Ceci aura des conséquences très sérieuses pour des millions de jeunes et de travailleurs à travers le monde. En France, les mauvais chiffres se succèdent : contraction de l’industrie, hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat… Or, la « reprise » de 2010 avait à peine commencé à résorber les fortes hausses du chômage enregistrées en 2008 et 2009.

En réponse à la crise, Sarkozy et sa clique annoncent de nouvelles coupes dans les budgets sociaux. Après avoir creusé la dette publique en versant des milliards d’euros dans les coffres des banques et des multinationales, le gouvernement présente l’addition à la masse de la population. Mais le remède est pire que le mal. En minant
le pouvoir d’achat des ménages, cette politique sape la demande et aggrave la crise.

En Grèce, les plans de rigueur successifs ont plongé le pays dans la plus grave récession depuis un demi-siècle. En deux ans, l’économie grecque a reculé de 10 %. En essayant de restaurer l’équilibre économique, les capitalistes sont en train de briser l’équilibre politique et social. La Grèce se dirige tout droit vers une situation
révolutionnaire. Et c’est la même voie que devront emprunter tous les travailleurs d’Europe.

De grandes luttes sont à l’ordre du jour, au cours desquelles la question sera posée :
qui doit diriger la société ?

Les milliardaires qui pillent l’économie et la plongent
dans le chaos – ou les salariés, qui produisent toutes les richesses du pays ? Les idées du socialisme révolutionnaire doivent être remises au coeur de la gauche et du mouvement syndical. Il faut lier la lutte pour des réformes à la nécessité d’arracher les principaux leviers de l’économie
– banques, grande industrie, grande distribution
– des mains des capitalistes, pour les placer fermement sous le contrôle des salariés
et de la population en général. Seule une planification démocratique et rationnelle
de l’économie permettra d’en finir avec la misère, les humiliations et les inégalités
engendrées par le système capitaliste.
« Modifié: 11 octobre 2011 à 19:30:52 par W catharos »
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