Auteur Sujet: les PIPs veulent faire sauter leur usine !  (Lu 469 fois)

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les PIPs veulent faire sauter leur usine !
« le: 11 avril 2010 à 12:29:35 »
•Décryptage : Faut-il séquestrer son patron ou menacer de faire sauter son usine pour se faire entendre?

Cette volonté de détruire l'appareil de production, l'usine par des salariés radicalisés me rappelle le premier mouvement de masse ouvrier notamment en Angleterre... Ce mouvement fut écrasé en 1813, c'est le "Luddisme" caractérisé par "le bris des machines". Le luddisme est, selon l'expression de l'historien Edward P. Thompson, un « conflit industriel violent » qui a opposé dans les années 1811-1812 des artisans – tondeurs et tricoteurs sur métiers à bras du West Riding, du Lancashire du sud et d'une partie du Leicestershire et du Derbyshire – aux employeurs et manufacturiers qui favorisaient l'emploi de machines (métiers à tisser notamment) dans le travail de la laine et du coton. Le "Luddisme" vient de John ou Ned Ludd inspirateur du mouvement qui aurait détruit deux métier à tisser en 1780. Mais enfin, cela est de l'Archaïsme, une Antiquité de l'histoire du mouvement ouvrier, les prolétaires ne veulent pas détruire l'outil de travail parce qu'il les exploite, mais plutôt en désespoir devant les patrons - voyous quand se pose la question du "contrôle ouvrier sur les usines" et pas que celles qui licencient. Cependant l'Autogestion, idée chère à Proudhon qui l'a initié, a montré ses limites dans la grève LIP en 1973, montre aussi que l'on a pas de solutions toutes faites à ce sujet, dans le cadre d'un système capitaliste... Enfin le prolétariat essayera des modes transitoires de gouvernance qui ne peuvent réussir que s'il on va vers le Socialisme...

Les salariés du fabricant de prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), en liquidation judiciaire et soupçonné de fraude, occupent leur usine à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. Ils menacent de la brûler si l'Etat ne leur vient pas en aide.

Cocktails molotov

Après les ouvriers de Crépy en Valois, «On a fait des cocktails molotov et on a mis des produits hautement inflammables à l'entrée du site», a déclaré Eric Mariaccia, délégué du syndicat CFDT. Les salariés ont également déversé plusieurs milliers de prothèses, vides ou pleines, devant l'entrée et faisaient brûler des pneus.

Faut-il menacer de faire sauter son usine pour se faire entendre ?

Le tribunal de commerce de Toulon a prononcé le 30 mars la liquidation judiciaire de la société PIP, laissant sur le carreau 120 employés. «Cela fait trois semaines que ça dure, on n'a aucune réponse de l'Etat. On veut que quelqu'un vienne nous voir pour débloquer des fonds d'urgence, car les gens licenciés ne toucheront plus rien pendant les deux mois de carence de Pôle Emploi. Et la seule personne habilitée à le faire, c'est le préfet», a ajouté le représentant syndical.
Volontés des salariés sur fond de fraude à la matière première...
Les salariés réclament aussi de 10.000 à 15.000 euros d'indemnité par licenciement et la désignation d'un médiateur. Selon Philippe Mignoni, adjoint au maire de La Seyne (PCF) chargé du développement économique de la ville, une table-ronde devrait avoir lieu lundi en préfecture. «On ne peut pas voir partir un fleuron comme ça, c'est une société fiable au-delà de ses difficultés actuelles», estime-t-il.

La semaine dernière, l'Afssaps a retiré du marché les prothèses mammaires en gel de silicone de PIP, alertée par un taux de ruptures anormal et après la découverte d'une fraude inédite sur la matière première. La Santé publique du Chili a pris la même décision vendredi. PIP, qui exportait jusqu'à 90% de sa production, a été numéro trois mondial du secteur avant de connaître des difficultés financières. Le pôle «santé» du parquet de Marseille enquête sur cette affaire.
« Modifié: 12 avril 2010 à 12:38:27 par W catharos »
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