Salut camarades,
Les salariés de Fralib occupent justement leur usine contre la fermeture voulue par le groupe Unilever, symbole même du capitalisme qui ne respecte rien que les profits, qu'importe le savoir faire centenaire accumulé de génération en génération, des ouvriers de la boite, et bien tant pis si les patrons n'en veulent plus, ils sont bien capable de la faire tourner pour eux les Fralib...
En tout cas cette lutte engagée à valeur de symbole, soutenir les fralib, c'est plus que de la solidarité, c'est l'espoir que les salariés montrent qu'ils peuvent se défendre et gagner, en conservant leur dignité et leurs emplois...

Blog CGT Fralib vivra
http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/Les raisons d'une lutte...
L'Humanité,
Social-Eco - le 1 Septembre 2011
http://www.humanite.fr/social-eco/le-serment-collectif-des-fralib-478555Unilever
Le serment collectif des Fralib Une majorité des 182 salariés s’engagent par écrit à « continuer le combat pour la solution alternative » à la fermeture de l’usine de Gémenos et réclament 300 millions d’euros à Unilever.
Gémenos, (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial. Ni prime à la valise ni cercueil pour « leur » entreprise. Les Fralib, en lutte depuis près d’un an contre le projet de fermeture de l’usine de thé Lipton et infusions Éléphant, ont en majorité refusé les 60 000 euros pour préjudice moral, en plus des indemnités de licenciement, proposés par leur direction en échange de leur silence et de l’abandon de toute éventuelle poursuite aux prud’hommes. Plus précisément, ils étaient 99, hier matin, à avoir signé un document intitulé « Engagement des salariés de Fralib Gémenos », dans lequel ils affirment « continuer le combat pour (nos) emplois et notre (solution) alternative ». C’est le cas de Laurence, déléguée CGT du personnel, qui pense qu’un bon emploi industriel vaut mieux que cette « aumône des patrons », et qui dit sa confiance dans le projet alternatif basé sur la cession de la marque Éléphant et, pour l’euro symbolique, du parc des machines par le groupe Unilever. Antoine, lui, méprise carrément la carotte d’Unilever : « Je prendrai les 60 000 euros, en fait 52 000 après impôts, et puis après ? D’abord, j’estime que c’est peu après vingt-cinq ans d’ancienneté. Et à Marseille, le chômage n’a jamais été aussi haut, je ne retrouverai jamais de boulot, ma femme ne travaille pas, dans deux ans, je vends, si je peux, ma maison, et on se retrouve à la rue ! »
l’alléchante prime de 60 000 euros
En faisant signer cet engagement, les syndicats voulaient également démentir la direction de Fralib qui laissait entendre qu’une majorité des salariés avaient accepté l’alléchante prime de 60 000 euros. Cette tentative de diviser des gens qui se battent pied à pied depuis septembre 2010 a échoué parce qu’il a été démontré, notamment par l’expert du comité d’entreprise, que Fralib était profitable et avait de l’avenir. Pour préserver cette activité industrielle et sauvegarder l’emploi, les signataires exigent des moyens du groupe Unilever. À savoir, une somme de 300 millions d’euros qui correspond, selon la CGT, à « l’équivalent du détournement d’impôts réalisés en France depuis 2007 » par la multinationale anglo-hollandaise. « Nous sommes devenus, depuis 2007, des façonniers, les profits étant comptabilisés en Suisse, ce qui a permis, depuis, à Unilever de ne pas payer 60 millions d’impôts par an à la France », résument les syndicats CGT et CFE-CGC, qui précisent que cette somme « intégrera le préjudice moral subi par les salariés et leurs familles du fait de la casse organisée de l’usine par Unilever ». En effet, voilà plusieurs années que le groupe Unilever assèche la production de sa seule usine de thé (Lipton) et infusions (Éléphant) en France au profit de ses ateliers de Bruxelles (Belgique) tout en investissant massivement dans une usine à Katowice (Pologne). « Les 300 millions correspondent aussi au chiffre d’affaires reconstitué sur deux ans de notre usine de Gémenos », souligne Gérard Cazorla, le secrétaire CGT du CE.
Dès qu’il a été popularisé (en janvier dernier), ce projet alternatif a été qualifié « d’utopique » par la direction de la multinationale. Une utopie en train cependant de se concrétiser puisqu’elle est soutenue, implicitement, par de nombreux élus, partis de gauche et collectivités locales, et, explicitement, par le conseil régional Paca qui a financé, à hauteur de 27 000 euros, une expertise, laquelle démontre la viabilité de la future entreprise dont le contour juridique reste à définir. L’envoi par la direction des premières lettres de licenciement (lire ci-contre) met-il un coup d’arrêt à la lutte des Fralib, et ce faisant, à leur projet alternatif ? « Ce n’est pas fini, cela ne fait que commencer », estimait, hier, Gérard Cazorla, devant l’assemblée générale des licenciés. Première étape de cette nouvelle bataille, le 6 septembre, à l’Assemblée nationale, où les Fralib seront reçus par les groupes parlementaires de gauche. « Le temps des discours et des belles déclarations est terminé, maintenant, il faut des actes », préviennent les Fralib, qui vont faire parler d’eux, samedi prochain, à Marseille, et qui, ainsi que le souhaite Gérard Cazorla, « veulent maintenant passer avec les politiques à une phase de construction de solutions ».
(Dernière) réunion très houlleuse
Convoqué sans ordre du jour précis par la direction de Fralib, la réunion du CE est apparue comme une nouvelle provocation puisqu’au moment où elle s’ouvrait, hier matin, les premières lettres de licenciement étaient apportées par le facteur. Cette charrette de 134 personnes s’ajoute aux trois licenciements anticipés, à huit congés sans solde et trois mutations acceptées en France. Une dizaine de personnes sont maintenues en activité jusqu’en décembre. Après cinq heures de ce CE où les salariés licenciés se sont invités pour exprimer leur indignation, la direction est sortie sous les huées et les jets d’œufs malgré les appels au calme des délégués syndicaux invitant leurs camarades à se concentrer sur le projet alternatif.
Philippe JérômeLa pétition de soutien...
http://www.lapetition.be/en-ligne/Pour-le-maintien-de-l-emploi-industriel-et-de-l-activite-a-FRALIB-Gemenos-8938.htmlFraternellement communiste,
W catharos