Auteur Sujet: La lutte dans la raffinerie des Flandres à Dunkerque  (Lu 1976 fois)

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Re : La lutte dans la raffinerie des Flandres à Dunkerque
« Réponse #15 le: 05 mars 2010 à 17:08:15 »
Nouvelle de la Raffinerie des Flandres, la colère monte...

pour info cet article de ce jour :

"Des grévistes de Total mettent un dépôt hors service.
 
Quelque 200 grévistes se sont rassemblés dans la matinée autour de cuves contenant 500.000 à 600.000 mètres cubes de brut, à Gravelines (Nord), apprend-on de source syndicale.

"On a mis hors service du matériel, on a posé des cadenas pour que les pompes de vidange ne puissent plus fonctionner", a déclaré à Reuters Patrice Leclerc, délégué Force ouvrière chez Total.

L'action vise à empêcher le chargement du brut sur un pétrolier.

"Nous réclamons toujours un véritable projet industriel pour protéger le tissu industriel dunkerquois et nous n'avons pas eu vent d'un tel projet", a ajouté le responsable syndical.

Personne chez Total n'était disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

A la suite d'un mouvement social de blocage de ses six raffineries en France, qui a menacé un temps le pays de pénurie de carburant, Total s'est engagé la semaine dernière à conserver cinq de ces raffineries pendant cinq ans.

L'accord ne porte cependant pas sur la raffinerie de Dunkerque, à l'arrêt depuis mi-septembre 2009, et dont le sort sera discuté lundi lors d'un comité central d'entreprise exceptionnel au siège du groupe à La Défense, près de Paris."
« Modifié: 08 mars 2010 à 18:40:42 par W catharos »
"Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau."
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Re : La lutte dans la raffinerie des Flandres à Dunkerque
« Réponse #16 le: 08 mars 2010 à 16:45:51 »
TOTAL ARRÊTE L'ACTIVITÉ À SA RAFFINERIE DE DUNKERQUE mais la lutte continue...
La CGT se cabre !

Avant la réunion, la CGT de Total a fait savoir que l'installation d'un terminal méthanier ne peut remplacer la raffinerie, et a menacé de "mettre la France à feu et à sang".


Cette double annonce intervient alors que Total tenait un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire sur l'avenir de la raffinerie des Flandres, à l'arrêt depuis septembre et dont les employés sont en grève depuis le 12 janvier.

"Fin janvier, on avait appris de source industrielle que le projet de construction d'un terminal méthanier était à l'étude afin d'atténuer les conséquences pour l'emploi de la fermeture éventuelle de la raffinerie de Total, qui avait provoqué un mouvement de grève dans les autres raffineries du groupe.

Quelque 200 salariés ont manifesté lundi devant le siège de la division raffinage de Total à La Défense, où la direction a présenté ses plans aux syndicats.

Ils ont tenté de pénétrer à l'intérieur du siège mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes. Des vitres ont été brisées.

"Le projet prévoit l'arrêt de l'activité de raffinage au sein de l'établissement des Flandres, conduisant à un démontage progressif des unités qui pourrait durer jusqu'en 2013", peut-on lire dans un communiqué publié en marge de ce CCE.

PAS DE LICENCIEMENT, DIT TOTAL

"Le projet ne prévoit aucun licenciement, tous les salariés de Dunkerque ont un avenir chez Total et ils décideront chacun de leur avenir individuel sur la base du volontariat", a expliqué à la presse Michel Bénézit, directeur général du raffinage marketing de Total.

Un centre d'assistance technique, un centre de formation aux métiers techniques du raffinage et la transformation des capacités de stockage de la raffinerie en dépôt logistique sont prévus sur le site de Dunkerque.

Sur les 370 salariés affectés par la fermeture de la raffinerie due, selon Total, à l'effondrement de la consommation des produits pétroliers en France, en Europe et aux Etats-Unis, 240 personnes pourront continuer à travailler à Dunkerque, en plus des 50 postes de travail créés par le terminal méthanier.

Le groupe pétrolier s'engage en outre à garantir 110 postes de travail dans les autres raffineries du groupe et le reste des salariés bénéficieront d'une fin de carrière anticipée.

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a estimé dans un communiqué que la participation de Total au projet de terminal d'EDF constituait "une première réponse pour le maintien de l'emploi et de l'activité industrielle sur le site de Dunkerque".

Il a ajouté qu'il serait "très attentif à ce que cette première réponse soit complétée à travers un projet précis et daté d'implantation de nouvelles activités permettant le maintien de l'emploi et du site".

Mais pour Charles Foulard, coordinateur de la CGT chez Total, "le compte n'y est pas".

"Il est clair que le projet de la direction est une véritable provocation. C'est inacceptable et nous mettons le gouvernement devant ses responsabilités. Le projet industriel n'est pas au rendez-vous", a-t-il dit en marge du CCE.

UNE NOUVELLE GRÈVE ?

Il a appelé à une réunion de l'intersyndicale mercredi pour décider d'une résolution et d'une éventuelle reprise de la grève dans les autres raffineries du groupe.

"Nous n'avons pas arrêté la grève, nous l'avons suspendue de manière tactique", a-t-il ajouté. "Le gouvernement et le groupe Total ont pris des engagements devant 64 millions de Français et maintenant ils doivent être comptables devant les salariés."

Selon l'accord dévoilé lundi, Total réservera une capacité de regazéification dans le projet de terminal méthanier de Dunkerque développé par une filiale à 100% d'EDF et prendra une participation au capital de cette société.

"Avec une capacité annuelle de regazéification comprise entre 10 et 13 milliards de mètres cubes par an, le terminal développé par Dunkerque LNG représenterait plus de 20% de la demande gazière française", ont souligné les deux groupes dans un communiqué commun, précisant que la décision d'engagement de la construction du terminal serait prise "avant l'été 2010 pour une mise en service en 2014".

"Le projet mobiliserait jusqu'à 1.200 personnes pendant la construction. En phase d'exploitation, le terminal créerait au moins une cinquantaine d'emplois directs, auxquels devraient s'ajouter quelque 150 emplois indirects."

Reuters, Benjamin Mallet et Mathilde Cru.
 
« Modifié: 08 mars 2010 à 18:52:56 par W catharos »
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Re : La lutte dans la raffinerie des Flandres à Dunkerque
« Réponse #17 le: 11 mars 2010 à 21:03:14 »
Enfin la riposte de la CGT de Total, vive la Grève Générale, face aux patrons voyous exigeons la non - fermeture de la raffinerie de Dunkerque !  ;D

Information tiré de Reuters

La CGT du groupe Total appelle à une reprise du mouvement de grève dans les raffineries du groupe pétrolier dès que la décision de justice sur un éventuel délit d'entrave sera prise, dit le syndicat.

Le Comité central d'entreprise (CCE) de Total va déposer en début de semaine prochaine une demande en référé pour délit d'entrave aux instances représentatives du personnel et pour arrêt illégal de la production dans la raffinerie de Dunkerque.

"Nous avons la preuve que Total avait déjà décidé le projet (de fermeture de Dunkerque) alors que le CCE doit être saisi pour un projet et non une décision", a dit à Reuters Charles Foulard, coordinateur CGT de Total.

La CGT compte obtenir une audience d'ici la fin de la semaine prochaine et un jugement d'ici 15 jours, a dit un autre représentant de la CGT.

Total a annoncé le 8 mars lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire l'arrêt définitif de l'activité raffinage à Dunkerque dont la production était suspendue depuis septembre 2009.

Mi-février, un mouvement de grève d'une semaine dans les six raffineries que Total exploite en France avait eu lieu pour protester contre ce projet de fermeture.

Des assemblées générales doivent se tenir dans les deux prochaines semaines sur chaque site pour décider de la reprise du mouvement, a dit Charles Foulard, à l'issue d'une réunion intersyndicale qui se tenait jeudi après-midi à La Défense.

Par ailleurs, les syndicats CGT de la branche pétrole ont appelé mercredi à une grève de 24 heures dans toutes les raffineries françaises le 15 avril, jour d'une table ronde nationale sur l'avenir du raffinage français.

UN SEUL SITE CÉDÉ HORS DE FRANCE, DIT TOTAL

Le raffinage européen est confronté depuis quelques années à la baisse des marges et au manque de débouchés pour l'essence.

Total a déclaré à plusieurs reprises qu'aucun licenciement n'aurait lieu à Dunkerque, qui emploie environ 400 personnes.

Total s'est aussi engagé à ne pas fermer d'autres raffineries françaises pendant cinq ans.

EDF et Total ont annoncé lundi un accord prévoyant la construction d'un terminal méthanier à Dunkerque qui n'emploierait à terme qu'une cinquantaine de personnes.

Un centre d'assistance technique, un centre de formation aux métiers du raffinage et la transformation des capacités de stockage de la raffinerie en dépôt logistique sont également prévus sur le site de Dunkerque.

Jean-Jacques Mosconi, le directeur de la stratégie de Total a dit jeudi à Reuters que le groupe avait "encore besoin de céder 200.000 barils par jour" pour atteindre son objectif de réduction de capacité de production dans le raffinage de 500.000 barils par jour en Europe d'ici à 2011.

Il a précisé qu'un seul site serait cédé, hors de France, sans vouloir précisé son nom.

Une source industrielle a déclaré à Reuters fin février que Total s'apprêtait à vendre sa raffinerie de Lindsey en Grande-Bretagne d'une capacité de production de 223.000 barils par jour.

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