Auteur Sujet: Crépy-en-Valois : les salariés menacent de faire sauter l'usine !  (Lu 772 fois)

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Crépy-en-Valois : les salariés menacent de faire sauter l'usine 

Une soixantaine de salariés de l'usine Sodimatex sont actuellement retranchés dans leur usine de Crépy-en-Valois dans l'Oise. Ils exigent de meilleures conditions de départ, un an après la décision de leur patron, le groupe Trèves, de fermer l'usine oisienne spécialisée dans la fabrication de moquette pour l'automobile. A la mi-journée, ils occupaient le rond-point devant l'établissement, mais quand les gendarmes mobiles sont arrivés pour les dégager, ils se sont enfermés dans l'usine, barricadant l'entrée.

Ils menacent de faire exploser une citerne de gaz à l'intérieur de l'usine si les forces de l'ordre ne quittent pas les lieux et si des négociations ne sont pas engagées avec la direction. La situation est particulièrement tendue et le patron des gendarmes de l'Oise, le colonel Ronan Le Floc'h est sur le site...

La violence c'est la bourgeoisie qui nous l'a apprise, violence contre la direction de l'usine qui ferme la boite et propose aux salariés quatre mois de salaires...

Le désespoir des prolétaires est à la hauteur des coups subis, leur colère est grande, comme on l'a comprend, il faut être juste, en arriver à vouloir détruire l'usine c'est un geste politique, l'usine est à nous, et puis si on nous licencie autant tout brûler diraient les ouvriers...

Cependant on peut aussi se dire que cette volonté nihiliste est peu politique, c'est un coup de rage, le capitalisme en crise n'a qu'à offrir que le désespoir de millions de travailleurs, vraiment ce système est pourri, à changer Absolument...
« Modifié: 01 avril 2010 à 23:08:14 par W catharos »
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Une seule réponse à cela !

Occupation et remise en marche de l'usine par les travailleurs eux-même.
Appel à a solidarité locale et de l'ensemble de la classe ouvrière pour protéger les travailleurs contre les tentatives d'expulsion de l'état et les aider à atteindre leur but.

Telles devraient maintenant être les mots d'ordres de tout syndicats digne de ce nom dans ce conflit ...
Fraternellement,

PASCAL C.

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Climat tendu lors de la reprise des négociations chez Sodimatex !

LEMONDE.FR avec AFP | 12.04.10 |   

Les négociations sur les indemnités de départ des salariés de l'équipementier automobile Sodimatex, qui avaient menacé le 1er avril de faire exploser leur usine de Crépy-en-Valois (Oise), ont repris lundi matin à la sous-préfecture de Senlis. Direction et représentants des salariés commencent leur quatrième journée de négociation depuis que les ouvriers ont menacé de mettre le feu à une citerne de gaz. "Vendredi [jour des dernières négociations], c'était la 'cata'. Aujourd'hui, on va repartir de zéro", a déclaré à la presse Julio Tavarès, délégué CGT. "J'espère qu'on va y arriver. (...) Pour le groupe Trèves, [propriétaire de la Sodimatex], il vaudrait mieux que ça aboutisse", a-t-il ajouté, expliquant que les salariés étaient toujours "sur les mêmes positions" concernant leurs menaces. Les représentants de la direction n'ont pas souhaité faire de déclaration.

Les 92 salariés de l'usine réclament toujours une prime extra-légale de licenciement de 21 000 euros, une exigence que le groupe Trèves affirme ne pas avoir les moyens de satisfaire en totalité. La fermeture du site a été annoncée le 10 avril 2009, dans un bassin d'emploi particulièrement touché par la crise. Depuis, toutes les négociations sur le plan social ont échoué et la tension n'a cessé de monter sur le site.
« Modifié: 12 avril 2010 à 18:47:44 par W catharos »
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22.000 euros d'indemnités de départ par salarié

C'est pas une immense victoire, de voir fermer une usine, mas somme toute la lutte seule paie...

 Les négociations sur les indemnités de départ des salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois (Oise) ont abouti à un accord approuvé par les intéressés mardi 13 avril au soir, selon le ministère de l'Industrie. La direction va notamment verser une prime de 22.000 euros par personne en plus du montant légal.

Le ministre Christian Estrosi s'est déclaré "très heureux que la raison et le dialogue l'aient emporté" lors de ces pourparlers entre les syndicats et la direction de l'équipementier automobile Trèves, propriétaire de l'usine, qui se sont tenus à la préfecture de l'Oise, à Senlis. "L'accord approuvé par les salariés démontre une fois de plus que c'est en privilégiant le dialogue social sur les menaces et la violence qu'on obtient des résultats", estime Christian Estrosi dans un communiqué. "La menace est une impasse. Le dialogue et la raison seront toujours les meilleurs alliés des salariés", assène-t-il.

L'accord, précise le ministère, représente "une amélioration significative de l'accompagnement des salariés avec, notamment, un financement à hauteur de 51.000 euros en moyenne pour chaque salarié en fonction de son ancienneté, dont 22.00 euros au-delà des indemnités prévues par la loi".

Début avril, après l'annonce de la fermeture de leur usine, une cinquantaine de salariés retranchés dans l'usine avaient menacé de faire sauter une citerne de gaz s'ils n'obtenaient pas, notamment, une prime de licenciement en plus des indemnités légales. Les occupants avaient levé leur menace le 3 avril après la conclusion d'un accord de méthode avec la direction de Trèves lors de négociations en mairie de Crépy-en-Valois.

La direction confirme dans un communiqué que "l'accord prévoit une amélioration des mesures sociales, en plus de l'allongement du congé de reclassement de 4 à 9 mois, et un engagement sur le bon déroulement de la procédure d'information consultation". "Pendant cette période, les salariés seront dispensés d'activité tout en conservant leur rémunération", précise-t-elle.

(Nouvelobs.com avec AP)
« Modifié: 14 avril 2010 à 08:46:43 par W catharos »
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Source : "l'Humanité"... Un accord qui n'est pas rien ![/i]

Accord trouvé à l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois


Le ministère de l’Industrie s’est félicité mercredi de l’accord conclu entre la direction et les représentants des 98 salariés de Sodimatex, sous-traitant automobile de Crépy-en-Valois (Oise), qui menaçaient de faire sauter l’usine.

Les employés ont obtenu, selon le ministère, une prime de 22.000 euros en plus des indemnités légales obligatoires. En moyenne, chaque salarié partira avec 51.000 euros au total, une somme qui varie selon l’ancienneté, a dit le ministère.

La fermeture de l’usine de moquettes pour automobiles, propriété du groupe Trèves, est programmée depuis un an et doit intervenir dans le courant du mois d’avril.

Les salariés menaçaient de faire sauter l’usine pour faire aboutir leur demande d’une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros, semblable à ce qu’avaient touché leurs collègues d’une autre usine Sodimatex fermée en 2006.

"La menace est une impasse. Le dialogue et la raison seront toujours les meilleurs alliés des salariés", a déclaré le ministre de l’Industrie Christian Estrosi dans un communiqué. "Sauf que la menace et la lutte payent"...

Une année de manifestations et d’actions diverses n’avaient pas permis d’aboutir à l’ouverture de négociations.

Depuis le début de la crise, des salariés d’entreprises vouées à la fermeture n’hésitent plus à recourir à des méthodes extrêmes, comme la menace de destruction ou la séquestration, pour faire entendre leurs revendications.
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Re : Crépy-en-Valois : les salariés menacent de faire sauter l'usine !
« Réponse #5 le: 15 septembre 2010 à 12:32:33 »
La violence c'est la bourgeoisie qui nous l'a apprise, violence contre la direction de l'usine qui ferme la boite et propose aux salariés quatre mois de salaires...