Auteur Sujet: 2 et 12 octobre : La lutte sur les retraites se prolonge...  (Lu 514 fois)

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2 et 12 octobre : La lutte sur les retraites se prolonge...
« le: 24 septembre 2010 à 18:23:49 »
Chers camarades,

Les syndicats ont tranché, il y aura un 2 et un 12 octobre, nouvelles journées de luttes pour le retrait de la loi sur les retraites... (Mais aussi l'Euro-manifestation du 29 septembre à Bruxelles...)

Si certains secteurs dans la chimie (Total) ou la SNCF, voir l'Education Nationale ont décidé de partir en grève reconductible, (Reconduire oui, mais l'important aussi c'est aller jusqu'à satisfaction des revendications) cela ne toucherait encore que des secteurs limités, et de la lutte partielle à la lutte généralisée, il y a un pas à franchir.

Pour Total et la reconduction de la grève voir cet article

http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Depeches/Total-La-greve-se-poursuit-dans-cinq-raffineries-222468/

Si effectivement on constate, que cela venait à prendre, il faudra y regarder de plus près, car se serait une bonne nouvelle, pour la suite du mouvement, pour qu'il gagne...

Quoiqu'il arrive, il faut que les salariés prennent conscience de leur force, ils sont en train de le faire sans doute, mais le processus qui se déroule sous nos yeux, ne fait que commencer...

Certains chagrins, diront, encore une journée de plus, une manifestation un samedi, le 2 octobre, (mais en 1995 cela avait été la cas). Et puis le 12 octobre c'est loin aussi...

Donc c'est sur canneva dressé pas les directions syndicales que la lutte prend forme, c'est un constat, mais si on voudrait aller plus vite, et transformer cette lutte en grève illimitée, qui paralyserait le pays, dans l'équation pour vaincre, il y a ce qu'il faudrait faire, ce que l'on peut faire, et la réalité...

Cela viendra peut être, cette grève illimitée et généralisée, même plus vite que l'on ne le croit, mais personne ne peut lire dans sa boule de cristal, et donner une réponse sur l'issue, et les conséquences politiques de l'affaire.

En fait,  seule la classe ouvrière alliée à la jeunesse a la réponse, dans la manière dont elle va mener le combat et de la direction qu'elle se donnera pour vaincre !


Retraites: une épreuve de force entre gouvernement et syndicats se profile


AFP / Patrick Kovarik

Les syndicats ont annoncé vendredi deux nouvelles journées de protestation, début octobre, contre le projet de réforme des retraites, au lendemain d'une nouvelle mobilisation massive dans la rue, minimisée par le gouvernement qui oppose "un non ferme" aux manifestants.


AFP / Patrick Kovarik

Les responsables syndicaux (de G à D) Jean Grosset (UNSA), Laurent Berger (CFDT), Nadine Prigent (CGT), Marcel Blondel (CFTC) et Bernadette Groison (FSU) réunis le 24 septembre 2010 à Paris

PARIS (AFP) - La perspective d'une épreuve de force sur la réforme des retraites s'est profilée vendredi au lendemain de manifestations imposantes, le gouvernement opposant un "non ferme et tranquille" à la rue tandis que les syndicats donnaient un coup d'accélérateur aux mobilisations.

Pour la première fois, l'intersyndicale réunie au siège de la CGT a annoncé le même jour deux journées d'action successives: des manifestations le samedi 2 octobre dans toute la France puis, si le gouvernement ne recule pas, une journée de grèves et de manifestations le 12 octobre. Syndicats d'étudiants et de lycéens s'y joindront.

"L'unité d'action" prévaudra pour ces deux rendez-vous, selon FO. Mais la confédération de Jean-Claude Mailly n'a pas signé l'appel commun, conformément à son habitude. Solidaires (syndicats SUD et autres) non plus, jugeant la date du 12 octobre trop éloignée.

L'intersyndicale accélère en tout cas la cadence, sûre du "franc succès" de la mobilisation de jeudi qui, quinze jours seulement après la grosse journée du 7 septembre, a vu défiler autour de 3 millions de personnes selon elle, moins d'un million selon le ministère de l'Intérieur.

En programmant des cortèges un samedi, afin d'"élargir" la protestation populaire, elle renoue avec une formule qui avait assuré la défaite du CPE en 2006.

L'intersyndicale invite en outre les syndicats de base à "poursuivre, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises".

©AFP

Retraites: nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre

L'intersyndicale brandit la menace d'un conflit très dur, se dédouanant par avance. "Le gouvernement porterait l'entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre", déclare le communiqué intersyndical.

Une façon de dire, entre autres, que des grèves reconductibles - auxquelles seule Solidaires promet aujourd'hui son soutien - pourraient surgir ici ou là.

Même les organisations modérées durcissent le ton.

Pour la première fois, la CFDT a souhaité que le gouvernement "arrête l'examen du texte" lorsqu'il viendra au Sénat à partir du 5 octobre et qu'il "ouvre un véritable débat" sur la réforme.

"Le mépris du gouvernement est insupportable, de nombreux militants nous ont fait part de leur dégoût", a observé son représentant Laurent Berger.

La CFE-CGC, comme d'autres, a dénoncé "la manipulation des chiffres" et "la provocation du gouvernement". L'Unsa a dit ne pas comprendre pourquoi le gouvernement "cherche un affrontement aussi dur". La FSU a parlé de "l'insolence" gouvernementale.

Enfin pour faire le tour de l'information...

Sur le site de la CGT

http://www.cgt.fr/spip.php?article37768

Salutations communistes
W catharos
« Modifié: 24 septembre 2010 à 20:04:15 par W catharos »
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Re : 2 et 12 octobre : La lutte sur les retraites se prolonge...
« Réponse #1 le: 27 septembre 2010 à 18:33:08 »
Loin de mettre en avant des mots d’ordre clairs, comme le retrait de la loi et la garantie pour chaque être humain de pouvoir vivre décemment sans travailler à partir de 60 ans, les directions syndicales, dans leur lettre ouverte à Sarkozy et à Fillon, semble implorer le gouvernement à leur donner quelques miettes lors d’une nouvelle négociation. Un scénario semble déjà se dessiner dans les intersyndicales nationales : la CFDT attend la première « avancée » (genre la prise en charge financière par le patronat de l’euthanasie des ouvriers de plus de 60 ans qui ne peuvent plus travailler) pour signer un accord, la CGT dénoncera cette signature tout en expliquant à sa base qu’à cause du départ de la CFDT de l’intersyndicale la lutte devient impossible, et enfin SUD et FO qui lancent des appels à la grève générale reconductible dans le but de vendre quelques cartes mais sans chercher à construire le rapport de force. Va-t-on, encore une fois, revivre ce même scénario ?

Hors ligne W catharos

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Re : 2 et 12 octobre : La lutte sur les retraites se prolonge...
« Réponse #2 le: 30 septembre 2010 à 16:58:36 »
Chers camarades,

Pour alimenter le débat, voici, le contenu, du tract de La Riposte pour le 2 octobre 2010, sur les enjeux et perspectives du Mouvement pour le retrait de la Contre - Réforme imposée par le gouvernement Sarkozy/Woerth/UMP...

A partir du 12 octobre : développer un mouvement de grève illimité !

Les mobilisations du 7 et 23 septembre étaient d’une puissance inégalée depuis la lutte contre le CPE, en 2006. Elles étaient soutenues par une très large majorité des salariés du pays. Mais le gouvernement s’y était préparé. Les « concessions » mineures annoncées au lendemain du 7 septembre ne touchent pas au cœur de la contre-réforme des retraites. Leur unique fonction était de maintenir l’illusion d’un « dialogue » avec les syndicats.

Sarkozy et Fillon sont déterminés à faire face à des mobilisations syndicales de 24 heures, même massives. L’enjeu est décisif, pour cette minorité richissime dont ils défendent les intérêts. La destruction de nos retraites, comme la casse programmée de toutes nos conquêtes sociales, est une nécessité vitale pour la classe capitaliste, qui est confrontée à une crise économique majeure et à des déficits publics colossaux. Le gouvernement table sur un scénario semblable à la lutte de 2003 contre la « réforme Fillon », lorsque la participation aux journées d’action avait fini par refluer.

Les directions confédérales doivent dire la vérité aux travailleurs : sans un mouvement de grève illimité semblable à celui de décembre 1995, il est très probable que le gouvernement passera en force. En s’orientant vers une grève reconductible à partir du 12 octobre, à la SNCF, les syndicats de cheminots montrent la voie. Une grève illimitée des transports – comme en 95 – faciliterait l’implication d’autres catégories de travailleurs dans la grève. De même, une grève illimitée des salariés des raffineries de pétrole jetterait le gouvernement sur la défensive. On ne prétend que de telles actions soient faciles à organiser. Mais sans cela, une victoire de notre camp semble exclue.

La droite dehors ! Pour des élections anticipées !


Le gouvernement atteint des sommets d’impopularité. L’interminable chronique des « affaires » accélère sa décomposition. Dans ce contexte, la lutte contre la réforme des retraites ne peut être dissociée d’une lutte contre l’ensemble de la politique réactionnaire du gouvernement. De très larges couches de la jeunesse et du salariat brûlent d’indignation contre Sarkozy et sa clique. C’est un avantage qu’il nous faut exploiter en élargissant le front revendicatif à la question des salaires, de l’emploi, de la santé, de l’éducation, etc.

Une lutte générale contre le gouvernement Sarkozy pose la question de l’alternative immédiate à la droite au pouvoir, sans attendre 2012. Toutes les conditions sont réunies pour qu’un appel à des élections anticipées – présidentielles et législatives – rencontre un puissant écho, dans la population, et renforce la mobilisation en cours. Sarkozy, Woerth et toute la droite, dehors ! Dans le même temps, les partis de gauche doivent présenter un programme qui s’attaque sérieusement au pouvoir de la classe dirigeante. Par exemple, il faut lutter pour la nationalisation des banques et des compagnies d’assurance, qui tournent autour de nos retraites – un « marché » potentiellement colossal – comme autant de vautours. Et ce qui vaut pour le secteur financier vaut pour tous les grands leviers de l’économie. Ils doivent être arrachés des mains des capitalistes et placés sous le contrôle démocratique des salariés. Ce programme socialiste est la seule alternative sérieuse au capitalisme en crise.

Retrait de la contre-réforme !

Pour une grève illimitée des secteurs clés de l’économie !

Chasser la droite du pouvoir ! En finir avec le capitalisme !


La Riposte
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