Auteur Sujet: "les sans papiers sont sous notre protection"  (Lu 1103 fois)

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"les sans papiers sont sous notre protection"
« le: 18 février 2010 à 11:16:53 »
263 personnalités, artistes, syndicalistes, responsables politiques lancent un appel de soutien aux salariés qui occupent le 8, rue du Regard à Paris depuis deux mois...

Il faut voir que le soutien au sans papier se developpe, ce mouvement de solidarité qui passe aussi par des gens connus Balasko, Thuram et d'autres est significatifs de l'entrée de cette lutte "un nouveau chapitre" dans l'histoire du mouvement ouvrier écrit Raymond Chauveau.

Ce mouvement est juste et il appartiens à tous de se solidariser avec, contre la politique libérale du gouvernement exigeons pour tous les sans papiers une régularisation.  :)

Et vous chers camarades qu'en pensez vous ?
« Modifié: 02 avril 2010 à 00:53:07 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #1 le: 21 février 2010 à 20:21:18 »
Des nouvelles de la greve des travailleurs sans papiers, fait par brigitte

"Point sur la grève des travailleurs sans-papiers au 21 février 2010

 Apres qques semaines de piétinement et un debut de découragement des grévistes suite à un manque flagrant de communication des 11 sur l'avenir les évènements semblent commencer a évoluer positivement

Les avancées réalisées pour que les revendications du mouvement soient traitées dans la cadre du travail et par le ministère en charge, laissent entrevoir le bout du tunnel de cette grève.

 

- Les grévistes

Après les questionnements posés par les délégués de certains piquets de grève parisiens au cours de l’AG des délégués du 5 février au sujet du dépôt des dossiers sans attendre la fin du conflit, certains grévistes se sont rendus sur ces piquets en afin de débattre de la question. Il en ressort que le dépôt des dossiers n’est visiblement pas ou plus à l’ordre du jour et que les grévistes portant ce questionnement ont exprimé leur volonté de poursuivre le mouvement avec tous les autres, dans l’unité.

Si certains sont tentés par le reprise du travail ou de petits boulots, de nouveaux travailleurs sans-papiers veulent encore rejoindre le mouvement. Il seront accueillis sur les différents sites malgré le fait qu’ils n’aient pas commencé la grève avant.

-Les avancees

Les contacts avec différents représentants du patronat se multiplient. Il y a une rencontre avec le MEDEF le 24 février au matin. On pense s’acheminer vers un texte co- signé syndicats/patrons, genre accord de principe pour des modalités de régularisation des travailleurs sans-papiers, déclarés ou non, de toutes nationalités avec des critères à minima, qui sera présenté au ministère du travail pour qu’il prenne ses responsabilités. Impossible de préciser plus avant le contenu de ce document car il n’a pas encore reçu l’approbation de toutes les structures patronales sollicitées.

- Les piquets et évacuations

Le FAF-SAB, lieu symbolique, n’a toujours pas été évacué

L’ordonnance  de référé rendue le 17 févier par le TGI de Bobigny constitue une belle jurisprudence. Face à la demande d’évacuation de la société STN d’Aulnay sous bois (93), l’ordonnance autorise l’occupation de l’entreprise par les grévistes aux heures de travail.

Répression!
Multipro dans le XX° : 15 à 20 « nervis » à la solde du patron sont intervenus lors d’un rassemblement devant une autre agence  vendredi après-midi (Bd Voltaire) blessant plusieurs personnes puis sont repartis. (La camarade qui a eu le coude cassé est à présent sotie de l’hôpital et porte plainte.)

 

 

 Un film sur le mode de celui en soutien à RESF « Laissez nous grandir ici » de 3mn 30 a été réalisé pour les grévistes sans-papiers, par plusieurs cinéastes dont Laurent Cantet. Il sera diffusé  en avant séance dans plus de 500 salles à partir du 10 mars.

Sa projection aura lieu  en avant premiere lundi 22 février à la cinémathèque 51 rue de Bercy à 18h45 en extérieur. Elle sera précédée d’une conférence de presse à 18h.

Plusieurs émissions radio et tv , articles dans différents journaux doivent sortir la semaine prochaine
-une soiree organisée par les travailleuses sans papiers  le 6 mars a la salle Olympe de Gouges à paris  de 17 h à 22h en soutien au mouvement de grève

- L’intiative en soutien aux grévistes au théâtre L’Européen (Paris XVII°) samedi 20 a été un succès. Bel exemple de travail en commun entre syndicats et associations, personnalités et artistes.

 

- Réu Comités de soutien/ les Onze mardi 23 février . 18h30 Bourse du travail de Paris"

 

Suite au prochain épisode...

« Modifié: 02 avril 2010 à 00:54:01 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #2 le: 25 février 2010 à 13:06:41 »
Révélations sur la répression des roms à dijon - une contre-enqûete à lire et diffuser

Disponible en lecture complète sur Internet là :
https://www.brassicanigra.org/article1595.html

En version pdf facilement photocopiable et distribuable ici :
https://www.brassicanigra.org/IMG/pdf/blabla_hs1_printer.pdf

En version pdf lisible avec les mise enpage et les photos, mais pas lourde ici :
https://www.brassicanigra.org/IMG/pdf/blabla_hs1_web.pdf

Les dénonciations et le dispositif policier et politique de
criminalisation, la prison et le fiasco juidiciaire actuel.
Les luttes passées pour le logement et l'accès à des conditions de vie
décentes, mais aussi la répression qui se redéploie aujourd'hui face au
roms de la "caserne" (locaux de l'armée occupée par une centaine de
personnes).

Un numéro hors-série du journal indépendant blabla qui retrace en détail :

-comment des roms ont été arrêtés en avril 2009 suite à des
dénonciations d'un président d'association culturelle franco-roumaine
proche des autorités.

- comment l'affaire a été exploitée pour semer la peur chez les autres
 Roms, pour légitimer les discours discriminants sur des personnes qui
vivraient « d'escroquerie permanente » et pour  justifier la répression
institutionnelle mise en oeuvre pour les faire partir de la ville et
vider les squats.

- comment Dijon a été la seule ville en France ou des ressortissants
 roumains se sont retrouvés des mois en prison pour avoir touché en
toute légalité des aides de la CAF et de la CPAM.

Après des mois de prisons et de contrôle judiciaire pour certains, et
des non-lieux qui ont fini par arriver fin janvier sans même qu'un
procès soit requis, la contre-enquête proposée dans ce journal démonte
point par point les différents chefs d'inculpations à l'encontre des
Roms arrêtés en avril dernier : "escroquerie à la CAF ET CPAM", "recel",
"aide au séjour irrégulier" et les dessous de cette affaire

Ce dossier revient aussi sur les initiatives de solidarité depuis plus
d'un an et sur le harcèlement policier actuel à la caserne. Il contient
divers encarts sur les barrages légaux et institutionnels que
rencontrent les Roms et ressortissants roumains, ainsi qu'une interview
d'une des ex-inculpées.

Autant d'infos que vous ne risquez pas de trouver dans le Bien public* !

* Quotidien local qui a publié une série d'article reprenant la version policière sur cette affaire)
« Modifié: 02 avril 2010 à 00:55:06 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #3 le: 05 mars 2010 à 20:17:27 »
Pour information sur la lutte des sans - papiers !

"Avec le soutien de leur syndicat (solidaires), des grévistes, intérimaires mis à disposition de l'entreprise ENM au mépris des règles fixées par le code du travail, occupent depuis ce matin 10 heures l'agence d'intérim SPI-MCM (entreprise d'intérim qui les a mis notamment à disposition d'ENM).
Ils occupent le siège du 22, rue saint vincent de paul à Paris 10ème (Sous le porche, porte à gauche puis premier étage) pour obtenir l'ouverture de négociations pour obtenir les CERFAs nécessaires à leur régularisation. .


Pour mémoire, les salariés occupent l'agence ENM dans le 20 ème depuis le 14 octobre, dans le cadre du mouvement des travailleurs sans papiers, soutenu par de nombreux syndicats et associations.
ENM serait ok pour une requalification de 8 CDI. Il resterait donc 10 intérimaires à la charge de SPI. Sur ces 10 intérimaires, 4 auraient la possibilité d’une requalification en CDI chez ENM au bout d'un an.

Ils comptent occuper le siège jusqu'à signature des CERFA par SPI."

« Modifié: 02 avril 2010 à 00:54:43 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #4 le: 08 mars 2010 à 10:49:36 »
Pour information

NON A l'ouverture d'un CAMPS D'INTERNEMENTS des ETRANGERS


Centre de rétention du Mesnil 2 : non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

"Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers. "

Premiers signataires :

ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature.
« Modifié: 02 avril 2010 à 00:59:04 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #5 le: 11 mars 2010 à 12:51:13 »
La Cimade - Hors la Rue

Communiqué de presse - 10 mars 2010


Attaque d'un camp de Roms à Massy
Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire

Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire Lundi 8 mars dans l'après midi, un camp rassemblant dans des abris de fortune environ 200 Roms a subi une agression extrêmement violente. Des personnes armées de battes de base-ball l'ont attaqué et mis le feu aux baraques. De nombreux témoignages évoquent la présence passive de policiers municipaux sur les lieux dés le début de ces évènements.

Ces familles ont été regroupées le soir même, à l'initiative de la Mairie, dans un gymnase de Massy. La plupart indiquent qu'il leur a été provisoirement interdit de le quitter alors qu'aucun cadre juridique ne prévoit leur privation de liberté.

102 personnes ont été "rapatriées" en Roumanie dès ce matin dans le cadre de l'aide au retour volontaire. Il est prévu que les personnes restantes le soient dans la soirée, à bord d'avions "mis à disposition" par l'administration, sans que l'on connaisse exactement la procédure légale appliqué par l'administration pour cette deuxième vague.

Parmi ces personnes figurent une dizaine de mineurs isolés dont l'expulsion est totalement interdite. Seul un rapatriement pourrait être envisagé sous le contrôle du juge des enfants.

Alors que ces familles ont été victimes de violences extrêmement graves, l'administration choisit de se "débarrasser" de ces personnes en catimini, en extrême urgence et dans des conditions légales incertaines.

Nous dénonçons le climat délétère vis-à-vis de la communauté Rom et les conditions dans lesquelles le regroupement dans le gymnase a eu lieu.

Le traitement infligé à ces familles en état de choc est inacceptable. Loin de chercher à les protéger, les pouvoirs publics profitent de cette situation pour faire pression sur les familles et les inciter fortement à un départ "volontaire", alors même que le TGI d'Evry avait donné raison à ces familles Roms qui s'opposaient à leur expulsion de ce terrain et que la décision de la Cour d'Appel était attendue pour le 16 mars.

Nous dénonçons le traitement discriminatoire et la maltraitance institutionnelle de ces populations sur le sol français, largement reconnus par la délibération de la HALDE n°2009-372 du 26 octobre 2009. Cette maltraitance, fondée sur une méconnaissance totale des réalités de terrain et des préjugés profondément ancrés vis-à-vis des Roms, est multiple.

Les associations demandent à ce qu'une enquête soit faite sur ces faits extrêmement graves, notamment sur l'attitude passive de la police municipale, ainsi que sur le cadre légal dans lequel s'est déroulé l'ensemble de la procédure.

« Modifié: 11 mars 2010 à 16:11:34 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #6 le: 12 mars 2010 à 11:38:00 »
Une lycéenne marocaine expulsée va revenir samedi en France ;D

Reuters le 12 mars 2010

Ce cas était devenu emblématique de la politique d'immigration du gouvernement pour les associations de soutien aux étrangers.

Après avoir dans un premier temps justifié l'expulsion, le gouvernement a consenti un geste "humanitaire" et lui a accordé un visa après une intervention de Nicolas Sarkozy à l'occasion de la journée internationale de la femme, lundi dernier.

RESF déclare dans un communiqué lui préparer un accueil triomphal dans les salons d'honneur de l'aéroport d'Orly pour, dit l'organisation, "faire oublier les conditions sordides de son expulsion".

Sont conviés des habitants et élèves du collège de Château-Renard, où Najlae était scolarisée, des élèves des lycées d'Orléans, des enseignants, des élus et d'autres expulsés qui ont pu revenir.

"Il s'agira de montrer (...) que la société française n'accepte pas que l'on fasse des jeunes étrangers les victimes expiatoires de la démagogie gouvernementale. D'autres jeunes ont été expulsés et doivent pouvoir revenir", écrit RESF.

Expulsée le 20 février vers son pays d'origine, Najlae Lhimer a déclaré l'avoir fui en 2005 afin d'échapper à un mariage arrangé. Elle vivait depuis à Château-Renard (Loiret), chez un frère qu'elle accuse de violences.

Des associations de soutien rapportent qu'elle a été arrêtée alors qu'elle venait porter plainte pour ces violences, une version contestée par la préfecture du Loiret.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse
« Modifié: 02 avril 2010 à 00:30:44 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #7 le: 02 avril 2010 à 00:25:42 »
Eric Besson se défend de réduire les droits des immigrés enfin il croit convaincre qui ?

Un immeuble occupé par des sans-papiers évacué à Paris, une loi votée en Belgique contre la Burqa, bientôt en France avec les amis de Gérin and Compagnie, au service de qui ?

Le soldat Besson aux ordres de Sarkhozy, fait dans l'anti clandestin, l'anti musulman pour se faire les faveurs de l'electorat de Le Pen pour son patron... Quand l'UMP ne badine plus avec la morale réactionnaire...

Après avoir déjà essuyé la veille une salve de critiques, le ministre de l'Immigration s'est efforcé, lors d'une conférence de presse, de démontrer que le durcissement des textes restait en deçà des normes européennes.

"La France est une terre d'accueil, la France a des principes, la France respecte scrupuleusement les libertés individuelles. Nul n'a envie de remettre en cause ces libertés individuelles", a-t-il affirmé.

Chaque année, la France continue à accueillir légalement plus de 170.000 étrangers, hors Union européenne, et 110.000 accèdent à la nationalité française, a souligné le ministre.

Mais Eric Besson, déjà très critiqué pour avoir lancé le débat controversé sur l'identité nationale, est apparu sur la défensive et a dû nier être à l'origine de l'évacuation, le matin même, d'un immeuble parisien occupé par environ 200 travailleurs sans papiers.

"Je n'ai pas piloté cette opération, elle relève de la préfecture de police même si j'en suis solidaire", a-t-il dit.

Eric Besson, qui s'est prononcé pour une interdiction totale de la burqa et s'efforce d'atteindre les objectifs d'expulsions fixés par Nicolas Sarkozy, ne s'en est pas moins présenté jeudi comme l'artisan d'une politique "ferme, mais juste."

"UN VÉRITABLE BANISSEMENT"

Son projet de loi, qui vise en partie à transposer en France trois directives européennes, comporte plusieurs dispositions sur l'intégration et vise à renforcer la lutte contre le travail clandestin.

Mais il modifie aussi le code de l'entrée et du séjour des étrangers en allongeant la durée de rétention administrative, qui passe de 32 à 45 jours, et crée une interdiction de retour sur le territoire français de trois à cinq ans.

Il instaure également des zones d'attente "dématérialisées" lorsque des étrangers sont interpellés en dehors de tout point de passage frontalier.

Les associations d'aide aux migrants estiment aussi que le texte restreint le contrôle du juge de la Liberté et de la détention après le désaveu infligé au gouvernement dans l'enfermement de Kurdes débarqués en Corse en janvier dernier.

Pour France terre d'asile, il s'agit en réalité d'un projet "très déséquilibré".

Si certaines mesures, comme les sanctions contre les employeurs de clandestins, relèvent des directives européennes, "les zones d'attente spéciales, l'allongement de la durée de rétention de 32 à 45 jours et le report de l'intervention du juge des libertés relèvent de la seule responsabilité des initiateurs de ce projet de loi", écrit l'association dans un communiqué.

"Du seul fait de leur arrivée, les étrangers dépourvus de documents, même demandeurs d'asile, se trouveront ipso facto en zone d'attente, c'est-à-dire enfermés et privés de l'essentiel de leurs droits", déplore pour sa part le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti).

Pour l'association, la création de "l'interdiction de retour, qui pourra frapper tout étranger en situation irrégulière, institue un véritable bannissement des territoires français et européen".

"Le texte qui doit être soumis au Parlement crée un régime d'exception pour les étrangers et affaiblit les pouvoirs du juge face à l'administration", estime également l'association Forum réfugiés.

Eric Besson a notamment répondu que la future durée de rétention des étrangers resterait inférieure à celle des autres pays européens.

A quand enfin l'égalité des droits pour les travailleurs immigrés, cela serait justice, "les sans papiers sont sous notre protection"... Et n'en déplaise aux amis de Besson je suis pour le droit de vote des immigrés à toutes les élections...Même avec Burqa... Eh ! Gérin...

« Modifié: 02 avril 2010 à 00:32:47 par W catharos »
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Re : "les sans papiers sont sous notre protection"
« Réponse #8 le: 06 avril 2010 à 17:16:09 »
ERIC BESSON EN POSITION INTENABLE SUR LES SANS-PAPIERS ?

Source Reuters

Pour montrer leur détermination, entre 200 et 300 d'entre eux, ainsi que des sympathisants, se sont rassemblés mardi après-midi devant la direction de Pôle Emploi à Paris, où une délégation a été reçue.

Jean-Claude Amara, de l'association "Droits devant!", dénonce la "répression aveugle" à laquelle se livrent selon lui les pouvoirs publics depuis quelque temps, alors même que les appels au dialogue se multiplient.

"Le gouvernement sait qu'il a perdu la bataille des idées et plutôt que de chercher le dialogue, se livre à une répression qui n'ira pas très loin", dit-il à Reuters.

Depuis l'échec de la majorité aux élections régionales, "le gouvernement est un peu perdu et est dans une situation intenable sur la question des sans-papiers", ajoute-t-il.

Jean-Claude Amara, comme les syndicats, associations et partis de gauche mobilisés, demande que le dossier soit pris en main par Eric Woerth, le nouveau ministre du Travail, et non laissé à son collègue de l'Immigration Eric Besson.

Tous demandent au gouvernement de traiter "lucidement" les demandes de régularisation de salariés sans titres de séjour, mais occupant des emplois déclarés et payant impôts et cotisations sociales.

"SORTIR DE L'INCOHÉRENCE"

Les grèves menées depuis la fin de l'année dernière concernent environ 6.000 sans-papiers. Mais les associations considèrent qu'une majorité des 300.000 à 400.000 sans-papiers présents en France ont un emploi salarié.

"Pour nous, ce dossier relève du ministère du Travail et M. Besson n'a rien à voir là-dedans", insiste Jean-Claude Amara.

Si Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, a récemment reçu les syndicats sur cette question, Eric Woerth "fait pour l'instant la sourde oreille", déplore-t-il.

Le responsable de "Droits devant!" souligne que la lutte en faveur des sans-papiers, qui a constitué un casse-tête pour tous les gouvernements successifs, a débuté "il y a plus de 14 ans".

Des piquets de grève continuent, d'une façon tournante, à occuper depuis décembre dernier des entreprises ciblées de la région parisienne, comme des agences d'intérim.

Mais le gouvernement a brusquement fait monter la tension en évacuant, fin mars et début avril, les occupants d'un chantier de construction, une agence d'intérim et le local le plus symbolique de la grève, rue du Regard, dans le VIe arrondissement de Paris.

"Malgré toutes les tentatives d'intimidation, cette campagne s'inscrira dans la durée jusqu'à la régularisation globale", affirme le collectif de soutien aux sans-papiers.

Pour sortir de l'impasse, des syndicats de salariés mais aussi patronaux avaient appelé début mars le gouvernement à ouvrir avec eux une "discussion tripartite" sur les régularisations. Sans être entendus jusqu'à présent.

Eric Besson a établi une circulaire comportant un certain nombre de critères permettant une régularisation au "cas par cas". Mais les soutiens des sans-papiers estiment que les critères ne sont pas objectifs et que la procédure est dissuasive pour les travailleurs concernés.

Dans un éditorial, Le Monde daté du 7 avril appelle le gouvernement à "sortir de l'incohérence", à "accepter le dialogue" et à "agir avec équité".

Pour le quotidien, le seul souci du ministre de l'Immigration "est de faire évacuer les sans-papiers qui occupent illégalement des locaux publics ou privés." Et la politique d'immigration "devient triste et sordide"
« Modifié: 06 avril 2010 à 17:27:09 par W catharos »
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