Auteur Sujet: Venezuela  (Lu 24193 fois)

Hors ligne ulrich savary

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Re : Venezuela
« Réponse #60 le: 08 janvier 2008 à 14:58:07 »
Camarade Fidélista.

je ne pense pas que Greg a réduit le processus révolutionnaire à quelques réformes. D'ailleurs, aucun camarade de La Riposte ne l'a dit ou écrit comme cela. Le processus révolutionnaire en cours au Vénezuéla est important pour nous comme pour tous les militants ouvriers qui sont conscients des enjeux politiques en cours dans ce pays.
Néanmoins, soutenir un mouvement ne veut pas dire lui faire un chèque en blanc ! La révolution est fragile au Vénezuéla c'est que prouve la défaite lors du référendum. Cette défaite s'explique non pas par un manque de maturité des classes populaires (rappelons tout de même que ces mêmes masses populaires ont déjoué un coup d'état, le blocus patronal, adhérer en masse au nouveau parti de la révolution etc..) mais bien par une lassitude de la partie la moins consciente des masses populaires.

Pourquoi cette lassitude de la part d'une partie des travailleurs ? Peut être que les restrictions alimentaires organisées par le patronat les écoeurent.. ou encore que malgrès les discours sur le socialisme, il continue d'exister une bourgeoisie opulente qui cotoie une extrême misère.. celle des travailleurs.

Ce qu'ont dit les camarades Greg ou encore notre camarade Alan Woods (l'un des meilleurs spécialistes de la révolution au Vénezuéla) c'est qu'une révolution ne peut pas s'arrêter en chemin ! Souvenons-nous du Chili d'Allende...
Pour finir, nos critiques sont fraternelles. Nous sommes de fervent soutien politique de la révolution bolivarienne. Je t'invite pour cela à consulter tous nos articles sur la question présent sur ce site.
 
Fraternellement.

Ulrich Savary ( en autre.. adhérent de Hands Off Venezuela )

aurelio

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Re : Venezuela
« Réponse #61 le: 09 janvier 2008 à 09:10:44 »
Bon jour,

Camarade Ulrich,

Avant de que j'argumente quelquechose il faut que je disse, comme j'imagine vous déjà souposez, que je n'ai pas tellement d'épérience politique, comme je suis sûr, vous l'avez, et Il se peut que cela soit la raison pour ne pas très bien comprendre vos arguments, moi, Je suis Vènèzuèlien et c'est pour cette raison que mon français écrit n'est pas le meilleur, toutefois, vous dîtes:

Citer
Cette défaite s'explique non pas par un manque de maturité des classes populaires (rappelons tout de même que ces mêmes masses populaires ont déjoué un coup d'état, le blocus patronal, adhérer en masse au nouveau parti de la révolution etc..) mais bien par une lassitude de la partie la moins consciente des masses populaires.

Pourquoi cette lassitude de la part d'une partie des travailleurs ? Peut être que les restrictions alimentaires organisées par le patronat les écoeurent.. ou encore que malgrès les discours sur le socialisme, il continue d'exister une bourgeoisie opulente qui cotoie une extrême misère.. celle des travailleurs.

Alors je dit: Je ne trouve pas que le fait de qu'on aie déjoué le coup d'état, le blocus patronal, et qu'on aie conformé un parti politique où participent plus ou moins dix millions des personnes, d'une population total de presque 27 millions des personnes soit une preuve irrévocable de maturité politique, à mon avis, Il nous manque beaucoup pour qu'on puisse être sufissantement matures comme pour émener le procesus au bout, je trouve que si ces personnes là, qui ont soutenu le président chavez, et la révolution pendant cettes années, aurent de la maturité politique nécésaire, le dernier réferendum aurait été une réusite et pas un défaite pour la révolution, et en plus, il n'y aurait tant des jeuns avec des critères tellement anti-patriotiques, et contre-révolutionaires.

Jusque le moment, la révolution a réussi parceque c'est chavez, le seul qui montre des arguments valables ou constructives, en essayant d'atteindre une patrie grande et des égaux, et cela est tellement évident que tout le monde rend compte, et les personnes dont interêts se sont endomagés, se révèlent et les personnes dont interêts se son couverts, appuyent le procesus, mais étant donné que ces oppositeurs ou révelés ne peuvent pas montrer leur vrais interêts, utilisent des arguments absurdes pour critiquer et essayer de faire faible la révolution. nonobstant, la manque de concience politique fait que cela marche,

Je crois, parcque je ne puis pas être sûr, que le personnes ont émené au bout ces actions d'appui au président chavez, parceque, malgré chavez n'est pas Dieu, Il a été quelque tipe de sauveur, quelqu'un qui par prémière fois s'occuppe des pauvres, mais dans ce moment là il ne faissait pas beaucoup de temps que la révolution avait été arrivée au pays, et, par conséquence la télé et la presse n'avaient pas donnée du suffisant poison aux masses, maintenant, tout est différent, à mon avis, la télé et la presse ont fait beaucoup de mal aux masses.

La dernière chose que je veux vous faire savoir, c'est que c'est vrai qu'il existe encore une bourgoisie opulente au pays, nonobstant, cela ne répresent pas du tout aucune "extrême" misère, et beaucoup moins celles des travailleurs, s'il est bien certain que il existe encore une bourgeoisie opulente au pays, répresentée par le patronat, il est certain aussi que ce patronat a dû se soumettre aux nouvelles lois du pays, salaire minimum de plus de 600BSF(BOLIVARES FUERTES) c'est plus ou moins 200€, (étant ce salaire l'un des plus hauts de l'amarique latine), une heure libre de travail pour le mères avec des enfants avec moins de 6 mois d'âge, (pour qu'elles puissent leur donner du lait), les personnes qui travaillent les dimanches et des jours de fête doivent maintenant être payés doublement, avant on leur payé comme un jour normal, il's doivent en plus donner aux employés, tous les outils nécesaire pour le travail, les patrons payent maintenant, un bon pourcentage de la rente des écoles maternelles, cela sans metioner les crédits que maintenant les banques privées, donnent aux vènèzuèliens pour créer nouvelles entreprises cooperatives et non-cooperatives aussi, et pour l'achat des maisons es surtout des voitures, et un long etc...

Et bon, Il faut aussi dire qu'il faut continuer la lutte révolutionaire, il ne faut pas baiser la garde, je comprends cela, mais je ne crois pas qu'on aie baisé la garde, et je crois que tout seul chavez posera un autre candidat pour la suivante période que ce candidat là, malgré precipité mon jugement, gagnera...

Fraternellement,

Aurelio.

Hors ligne Greg Oxley

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Re : Venezuela
« Réponse #62 le: 09 janvier 2008 à 10:06:35 »
Chers camarades,

Clairement, La Riposte soutient sans réserve la révolution vénézuélienne. Et je crois pouvoir dire que, de toutes les organisations se disant révolutionnaires en France, nous étions la première, et pendant un certain temps presque la seule, à reconnaître l'importance de ce qui se passait là-bas.

Nous avons de nombreux camarades actifs au Venezuela, qui participent pleinement à la lutte révolutionnaire en cours.

Mais il faut garder les yeux ouverts. C'est une loi historique, une loi de toutes les révolutions, qui fait que si elles s'arrêtent à mi-chemin, si elles ne brisent pas le pouvoir de la classe capitaliste, alors à un certain stade, les capitalistes reprennent le contrôle de la situation. Le Venezuela n'échappera pas à cette loi. Et notre devoir, c'est d'expliquer ceci aux travailleurs et aux jeunes au Venezuela.

La perte du référendum ne siginifie pas que la contre-révolution est forte, à ce stade. Mais je crois qu'on serait tous d'accord pour dire que c'est un sérieux avertissement.

Si les banques et les entreprises capitalistes sabordent l'économie, pourquoi les laisser entre les mains des capitalistes ? Si Chavez s'appuyait sur les masses pour les exproprier, quelle force pourrait s'y opposer ?

Oui, nous soutenons la révolution, complètement et sans réserve. Qu'il n'y ait pas de doute sur ce point. Mais le temps presse. Il faut mener la révolution jusqu'à son terme. Sinon, tôt ou tard, c'est la contre-révolution qui reprendra le dessus.

Fraternellement,

Greg Oxley






Hors ligne Naïké

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Re : Venezuela
« Réponse #63 le: 13 janvier 2008 à 14:01:18 »
Je voudrais revenir sur les dernieres déclaration de chavez, qui dit qu'il faut ralentir la marche révolutionnaire, lors de son aloccution du 7 janvier.
Malgres l'erreur de dire que la revolution est aller trop vite(cf article d'allan woods) il y a de bonne choses de dite sur les prochaines election des maires et gouverneur en decembre. Chavez a dit qu'il se refusait de nomer des candidat et que sa sera le PSUV qui les nomera et pas lui, il se refuserait categoriquement a des nominations comme il a fait par le passé.
   De plus le referundum qui a été perdus ne sera pas reproposer par le président mais devra etre reproposé par le PSUV. Et enfin l'année 2008 sera l'année du changement avec un travail accrus pour luter contre l'insecurité et les penuries alimentaires.

Donc voila les dernieres nouvelles que je voulais partager.
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

Hors ligne Greg Oxley

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Re : Venezuela
« Réponse #64 le: 13 janvier 2008 à 15:38:46 »
Chers camarades,

Cela ne rime à rien de proposer encore un référendum aux travailleurs vénézuéliens. L'échec du dernier référendum n'étais pas une défaite majeure, mais, comme nous l'avons déjà écrit plus haut, c'était un avertissement et la preuve qu'une certaine fatigue s'installe dans les masses vénézuéliennes.

On ne peut rien reprocher aux travailleurs, et la tentative d'expliquer les derniers développements par leur "immaturité" ne tient pas la route. Que veut-on de plus, franchement ? Depuis 10 ans maintenant, par toute une série d'interventions massives, les travailleurs, les paysans et les jeunes ont barré la route aux tentatives contre-révolutionnaires. Ils ont essayé de pousser la révolution en avant, ils ont exigé des mesures énergiques contre les capitalistes, les spéculateurs, les comploteurs réactionnaires. Et à chaque fois, ils se sont heurtés contre le conservatisme bureaucratique, contre le sabotage passif et souvent actif des petits bourgeois qui se sont incrustés dans les instances dirigeantes du mouvement bolivarien.

Pour ces éléments,  l'heure du socialisme ne vient jamais. Il faut toujours "attendre". D'élection en élection, de référendum en référendum, malgré tous les discours sur le "socialisme", le Venezuela est toujours sous le joug des capitalistes, et les problèmes fondamentaux qui écrasent la masse de la population, à commencer par les plus pauvres, ne sont pas résolus.

Il n'existe, au Venezuela, encore à ce stade, aucune force armée significative disposée à défendre le capitalisme contre une offensive révolutionnaire sérieuse. Si Chavez, au lieu de parler de mesures d'expropriation socialiste, commencait à les mettre en application en s'appuyant sur le soutien des travailleurs et des paysans, qui pourrait s'y opposer ?

La Riposte n'est pas "chaviste". Elle est communiste. Elle est marxiste. Elle est pour une révolution socialiste, au Venezuela et partout ailleurs. Oui, nous soutenons Chavez contre ses ennemis réactionnaires. Mais nous avons le devoir d'expliquer la vérité, à Chavez comme aux millions de travailleurs vénézuéliens qui le soutiennent. Cette interminable vaccillation, reportant toujours à "plus tard" les mesures énergiques et révolutionnaires qui s'imposent, ne peut que préparer, à terme, la défaite de la révolution.

Fraternellement,

Greg Oxley



Hors ligne Naïké

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Re : Venezuela
« Réponse #65 le: 13 janvier 2008 à 21:01:12 »
Chers camarades,

Mon precedent post était la a titre informatif, mon intention n'était pas d'encencé les paroles de chavez, ou de dire qu'il avait raison, c'est pour cela que je renvoie à l'article d'allan woods qui est la meilleure analyse que j'ais lue sur ce qui s'est passé lors du referundum, il a meme largement circulé dans divers journaux révolutionnaire, notament celui de la ojilla (programe d'information tres regardé).

Si je reprend ce qu'il dit sur le referundum, c'est parce que suite a ce referundum beaucoup de gens on eu tendence a croire que c'etait fini que ce qui etait marqué dans ce referundum ne passera plus jamais, alors que c'est faux. Ce n'est qu'un texte qui peut toujours etre apliqué, il n'y a pas besoins de loie pour exproprier, armer le peuple et que les conseils comunaux fonctionnent réellement comme des soviets. Pour tout cela il suffis de l'apuis du peuple et cet apuis il est la. Alors toute remise au lendemain n'est que perte de temps au stade ou sont les choses, d'autant que si le venezuela devenait réellement socialiste ca ferait tache d'huile en amerique latine dans un premier temps et resoudrait ainsi pour un temps le probleme de l'isolation de cette révolution.

Si jamais mon texte a put donner l'impression que j'étais chaviste, cette impresion est fause je suis un jeune marxiste qui aprend a utiliser ce formidable outil qu'est la penssée dialectique. Je vellerait à mieux préciser mes propos a l'avenir pour lever toute embiguité.

Chavez est pour moi un révolutionnaire sincere qui donne sa vie au peuple, mais il ne peut avoir toujours raison comme tout homme. Pour sa devotion au peuple je prend exemple sur lui comme sur tout les révolutionnaires dans le monde moins connus mais tout aussi meritant, car une révolution ne ce fait pas par un homme mais par les masses et une avant garde révolutionnaire.

Fraternellement Naïké Caldera
" Celui qui croit la parole en politique, n'est qu'un idiot sans espoir" Lenine.

Jordi

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Re : Venezuela
« Réponse #66 le: 13 janvier 2008 à 22:41:39 »
Chers camarades,

Je suis d'accord avec Greg Oxley. Pour rebondir sur ce qu'a dit Naïké, je trouve qu'un point très positif est que Chavez semble décidé à doter le PSUV de pouvoirs d'investitures et de laisser les militants désigner leurs représentants. Ca coupe l'herbe sous le pied à ceux qui l'accusent de tendances autocrates.

Fraternellement,

Jordi.

Hors ligne Greg Oxley

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Re : Venezuela
« Réponse #67 le: 14 janvier 2008 à 09:56:27 »
Chers camarades,

C'est vrai que Chavez est sincèrement dévoué à la cause du peuple. Peut-être, aussi, qu'il voudrait vraiment aller vers le socialisme. Le problème, c'est qu'il ne sait pas comment le faire. Il vacille. Il dit une chose et puis son contraire. Un jour, il dit vouloir détruire la bourgeoisie. Le lendemain il veut faire une alliance avec celle-ci. Et le surlendemain (il y a quelques jours), il menace d'exproprier les capitalistes encore. Il veut transformer la société "légalement", selon les règles du parlementarisme bourgeois, ce qui revient à passer d'élection en élection et d'un référendum à l'autre, laissant intact le pouvoir des capitalistes.

D'une certaine façon, les dirigeants "sincères" de ce genre sont les plus dangereux. On en a vu des semblables, dans l'histoire, comme par exemple Largo Caballero, pendant la guerre civile espagnole, qui a fini par jouer un rôle catastrophique.

Fraternellement,

Greg Oxley

(Juste une précision, pour éviter des malentendus : mon dernier message ne visait personne en particulier, et certainement pas mon camarade Naiké, qui n'est pas, bien évidemment, un "chaviste".)


Hors ligne fireball

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Re : Venezuela
« Réponse #68 le: 14 janvier 2008 à 14:18:10 »
C’est vrai que le problème avec Chávez, c’est que, si bien il a démontré être un démocrate conséquent et un anti-impérialiste courageux, ouvert aux idées marxistes, question socialisme il a l’air d’être un peu perdu.
En fait, convoquer le referendum était une erreur à la base, celui-ci n’était pas nécessaire, évidemment une fois convoqué il était absolument nécessaire de le gagner.
Pour le moment, il semble que la défaite a eu pour effet de renforcer les tendances les plus réformistes et opportunistes au sein de la bureaucratie bolivarienne.
Les pressions des bureaucrates à « chemise rouge », sociaux-démocrates, stalinistes et autres partisans de lever le pied, de « ne pas aller trop vite » et de ne surtout pas toucher a la propriété de l’oligarchie semble trouver un écho chez Chávez. Et ceci peut empirer du fait de la nécessité d’assurer sa sécurité et donc de le couper des bases, ce qui permettra à la bureaucratie d’augmenter son influence sur celui-ci.
Pour ma part, j’attends avec impatience la publication de l’ « Anti-Dieterich » (quelqu’en soit le titre définitif) d’Alan Woods…

Patrick Vandeweyer
Partido Comunista de Andalucía /Izquierda Unida/Lucha de Clases

Jordi

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Re : Venezuela
« Réponse #69 le: 14 janvier 2008 à 19:45:51 »
Bonsoir camarades,

Effectivement, le référendum se révèle après-coup être une erreur. Mais l'impact, l'élan révolutionnaires auraient été décuplés si le oui avait gagné. En ce sens, jouer la carte du référendum pouvait apparaître comme une bonne solution.
Evidemment, maintenant, Chavez est pris à son propre piège, puisqu'il est désormais impossible de faire passer par voie parlementaire les mesures sociales refusées par le peuple vénézuélien. Je suis d'accord avec Fireball qui dit que la victoire du non peut profiter à l'aire modérée du bolivarisme.

Fraternellement,

Jordi.

Hors ligne ulrich savary

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Re : Venezuela
« Réponse #70 le: 15 janvier 2008 à 14:39:45 »
Bonjour camarade Jordi.

Je ne crois pas que si le oui l'avait emporter il y aurait eu une avancée significative vers le socialisme. La constitution était très progressiste et était une bonne chose. Mais il aurait encore fallu l'appliquer !

Donc le problème aurait été le même qu'aujourd'hui: il faut faire des actes significatifs d'avancer vers le socialisme et non pas se contenter de paroles.

De même ce n'est pas en soit la convocation du référendum qui a "fatigué" les masses populaires mais c'est le comportement scandaleux de l'oligarchie et le refus de Chavez et de la bureaucratie d'attaquer celle-ci en son coeur qui fatigue les masses populaires. Tant que la révolution ne s'attaquera pas à la question de la propriété privée, la révolution sera menacé.

Aujourd'hui la situation est favorable pour écraser la classe capitaliste. Mais cela peut très vite changer. Des tas d'exemples dans l'histoire nous l'ont prouvé : l'Espagne de 1936, le Chilli d'Allende etc... .

Fraternellement.

Ulrich.

Jordi

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Re : Venezuela
« Réponse #71 le: 15 janvier 2008 à 16:38:00 »
Bonjour camarade,

Je tiens à préciser mon propos. Certes, la Constitution contenait beaucoup d'avancées importantes, et son adoption était souhaitable. Mais ce n'est pas tant son contenu précis que je parlais en parlant d'élan révolutionnaire décuplé. Je commentais en fait l'usage du référendum plutôt que de la voie parlementaire. Faire adopter des mesures aussi importantes (si elles sont appliquées) par référendum, ça entérine l'adhésion des travailleurs vénézuéliens au processus, et ça a plus d'impact que si c'est pas le Parlement. Et vu la guerre médiatique menée contre Chavez et la révolution bolivarienne, c'est le genre de choses qui comptent pour que l'opinion publique cesse d'adhérer aux mensonges impérialistes (Chavez dictateur, Chavez manipulateur, Chavez tricheur, Chavez illégitime...)

Citer
De même ce n'est pas en soit la convocation du référendum qui a "fatigué" les masses populaires mais c'est le comportement scandaleux de l'oligarchie et le refus de Chavez et de la bureaucratie d'attaquer celle-ci en son coeur qui fatigue les masses populaires. Tant que la révolution ne s'attaquera pas à la question de la propriété privée, la révolution sera menacé.
Parfaitement d'accord.


Pour information, le congrès fondateur du PSUV débutait hier. Chavez a pourfendu la bureaucratie bolivarienne et les parasites du mouvement (ce ne sont pas ses mots, mais c'était l'idée), mais bon... Espérons que la réalisation du nouveau parti (plus de 5,5 millions d'adhérents !) permettra aux masses de jouer un rôle politique plus important et de porter tort à la bureaucratie et à la nouvelle caste qui profite du bolivarisme.

Fraternellement,

Jordi.